Terminale Physique-Chimie Annale du bac 26-PYCJ2ME1

Bac physique-chimie 2026 — Métropole — Jour 2 : sujet et corrigé

Le deuxième jour de Métropole, le mercredi 17 juin 2026. Un grand exercice de chimie autour du kéfir de fruit — dosage des ions chlorure, cinétique de la fermentation, identification de l’arôme — puis deux exercices de physique : les transferts thermiques dans une yaourtière et le satellite TESS, chasseur d’exoplanètes.

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Corrigé rédigé comme une copie modèle, puis relu par un second correcteur : applications numériques recalculées, équations vérifiées, avec des « notes du professeur » sur les pièges du barème.

Le corrigé en ligne, question par question

L'énoncé abrégé de chaque question est affiché : cherche d'abord au brouillon, puis clique sur « Voir la correction » pour comparer avec la rédaction attendue sur une copie.

Exercice 1 — Le kéfir de fruit (9 points)

1. Détermination de la concentration des ions chlorure de l’eau du robinet

Q1

Schématiser le dispositif du titrage et légender le matériel et la verrerie, en identifiant clairement où se situent la solution titrante et la solution titrée.

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conductimètreσagitateur magnétiqueBurette graduée — solution TITRANTE :nitrate d’argent (Ag+ + NO3)C = 1,00×10−2 mol·L−1CelluleconductimétriqueBécher — solution TITRÉE :V1 = 250,0 mL d’eau du robinetbarreau aimanté

Le prélèvement des V1=250,0V_1 = 250{,}0 mL d’eau du robinet se fait à la fiole jaugée de 250,0 mL (verrerie jaugée, précise), puis on transvase dans le bécher. La solution titrante est introduite dans la burette graduée, qui permet de mesurer précisément le volume versé.

Q2

Recopier les lignes de code 4 et 5 et les compléter par une valeur numérique.

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La solution titrée est l’eau du robinet : V1=250,0V_1 = 250{,}0 mL (le commentaire précise « en mL »).

La solution titrante est le nitrate d’argent : C=1,00×102 molL1C = 1{,}00\times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}.

4    V1=250.0       # Volume de solution titrée en mL
5    C=1.00E-2      # Concentration solution titrante en mol/L
Q3

Recopier la ligne de code 7 et la compléter par l’expression du volume à l’équivalence.

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À l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques. Les nombres stœchiométriques de Ag+\text{Ag}^+ et Cl\text{Cl}^- valant tous deux 1 :

n(Ag+)verseˊ=n(Cl)initialC×VE=C1×V1n(\text{Ag}^+)_{\text{versé}} = n(\text{Cl}^-)_{\text{initial}} \qquad\Longrightarrow\qquad C \times V_E = C_1 \times V_1

VE=C1×V1CV_E = \frac{C_1 \times V_1}{C}

Les volumes étant tous deux exprimés en mL dans le programme, aucune conversion n’est nécessaire :

7    VE=C1*V1/C     # Calcul du volume à l'équivalence en mL

Vérification : VE=5×104×250,01,00×102=12,5V_E = \dfrac{5\times 10^{-4} \times 250{,}0}{1{,}00\times 10^{-2}} = 12{,}5 mL, ce qui correspond bien à l’abscisse de la rupture de pente observée sur les courbes simulées.

Q4

Recopier puis compléter la ligne 15 du programme, en utilisant les paramètres CC et VEV_E, sur le même modèle que les lignes 11 et 13.

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Les listes donnent les quantités de matière pour les trois volumes V=0V = 0, V=VEV = V_E et V=VmaxV = V_{\max}. Pour le chlorure d’argent formé :

  • en V=0V = 0 : aucun ion argent n’a été versé, il ne s’est rien formé → 00 ;
  • en V=VEV = V_E : tous les ions argent versés ont réagi, donc n(AgCl)=n(Ag+)verseˊ=C×VE×103n(\text{AgCl}) = n(\text{Ag}^+)_{\text{versé}} = C\times V_E \times 10^{-3} (en mol) ;
  • en V=VmaxV = V_{\max} : les ions chlorure ont tous été consommés à l’équivalence, il ne s’en forme plus → la quantité reste égale à C×VE×103C\times V_E \times 10^{-3}.
15   nproduit=[0,C*VE*0.001,C*VE*0.001]

Le facteur 0.001 convertit les mL en L, exactement comme aux lignes 11 et 13.

Q5

Tracer sur la figure de l’annexe 1 l’évolution de la quantité de matière des ions nitrate en fonction du volume VV de solution titrante ajouté.

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Les ions nitrate NO3\text{NO}_3^- sont apportés par la solution titrante et ne participent pas à la réaction (ce sont des ions spectateurs) : ils s’accumulent donc dans le bécher au fur et à mesure des ajouts.

n(NO3)=C×V(V en L)n(\text{NO}_3^-) = C \times V \qquad (V\ \text{en L})

C’est une fonction linéaire de VV : le tracé est une droite passant par l’origine, de coefficient directeur CC, et qui ne présente aucune rupture de pente à l’équivalence.

Deux points suffisent pour la tracer :

V=0    n=0etV=25,0 mL    n=1,00×102×25,0×103=2,50×104 molV = 0 \;\rightarrow\; n = 0 \qquad\text{et}\qquad V = 25{,}0\ \text{mL} \;\rightarrow\; n = 1{,}00\times 10^{-2}\times 25{,}0\times 10^{-3} = 2{,}50\times 10^{-4}\ \text{mol}

05101520250,501,001,502,002,50V (mL)Quantités de matière (×10−4 mol)VEions chlorure Clions argent Ag+chlorure d’argent AgClions nitrate NO3(tracé demandé)
Q6

À l’aide des courbes de l’annexe 1, interpréter qualitativement l’évolution de la conductivité au cours du titrage.

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La conductivité de la solution est la somme des contributions de tous les ions présents : σ=iλi[Xi]\sigma = \sum_i \lambda_i \, [X_i]. Il faut donc suivre, grâce aux courbes, quels ions apparaissent et disparaissent.

Avant l’équivalence (V<VEV < V_E). Les ions argent versés sont immédiatement consommés par la réaction (leur quantité reste nulle sur la courbe correspondante). Le bilan est donc le suivant : chaque ion chlorure qui disparaît est remplacé, dans le bécher, par un ion nitrate apporté par la burette. Or :

λ(NO3)=7,1 mSm2mol1  <  λ(Cl)=7,6 mSm2mol1\lambda(\text{NO}_3^-) = 7{,}1\ \text{mS}\cdot\text{m}^{2}\cdot\text{mol}^{-1} \;<\; \lambda(\text{Cl}^-) = 7{,}6\ \text{mS}\cdot\text{m}^{2}\cdot\text{mol}^{-1}

La conductivité diminue donc, mais faiblement, car les deux conductivités molaires ioniques sont très proches.

Après l’équivalence (V>VEV > V_E). Tous les ions chlorure ont été consommés (leur courbe est nulle) : les ions argent versés ne réagissent plus et s’accumulent, en même temps que les ions nitrate. On ajoute donc désormais deux ions au milieu sans en retirer aucun. La conductivité augmente, et nettement plus vite qu’elle ne diminuait avant l’équivalence, puisque les deux contributions s’ajoutent : λ(Ag+)+λ(NO3)=6,2+7,1=13,3 mSm2mol1\lambda(\text{Ag}^+) + \lambda(\text{NO}_3^-) = 6{,}2 + 7{,}1 = 13{,}3\ \text{mS}\cdot\text{m}^{2}\cdot\text{mol}^{-1}.

La courbe σ=f(V)\sigma = f(V) décroît lentement, puis croît nettement : elle présente un minimum au volume équivalent.

C’est exactement l’allure observée expérimentalement sur la figure 2, ce qui permettra de déterminer VEV_E à la question suivante.

Q7

Déterminer la concentration en masse en ions chlorure de cette eau du robinet et conclure sur son utilisation pour réaliser du kéfir.

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Démarche suivie : (1) déterminer graphiquement VEV_E sur la figure 2 ; (2) en déduire la concentration en quantité de matière des ions chlorure grâce à la relation à l’équivalence ; (3) convertir en concentration en masse ; (4) comparer à la teneur maximale de 2 gL12\ \text{g}\cdot\text{L}^{-1}.

Étape 1 — détermination graphique de VEV_E. D’après la question Q6, le volume équivalent correspond au minimum de la courbe σ=f(V)\sigma = f(V). On trace les deux portions de droite (avant et après le minimum) et on relève l’abscisse de leur point d’intersection :

VE=11,0V_E = 11{,}0 mL (lecture graphique à ± 0,5 mL près)

Étape 2 — concentration en quantité de matière des ions chlorure. En reprenant la relation à l’équivalence établie à la question Q3 :

C1=C×VEV1=1,00×102×11,0250,0=4,40×104 molL1C_1 = \frac{C \times V_E}{V_1} = \frac{1{,}00\times 10^{-2} \times 11{,}0}{250{,}0} = 4{,}40\times 10^{-4}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

Étape 3 — concentration en masse.

t(Cl)=C1×M(Cl)=4,40×104×35,5=1,56×102 gL1t(\text{Cl}^-) = C_1 \times M(\text{Cl}) = 4{,}40\times 10^{-4} \times 35{,}5 = 1{,}56\times 10^{-2}\ \text{g}\cdot\text{L}^{-1}

Étape 4 — comparaison et conclusion.

t(Cl)=1,6×102 gL1    tmax=2 gL1t(\text{Cl}^-) = 1{,}6\times 10^{-2}\ \text{g}\cdot\text{L}^{-1} \;\ll\; t_{\max} = 2\ \text{g}\cdot\text{L}^{-1}

La teneur en ions chlorure est environ 130 fois plus faible que la teneur maximale tolérée : cette eau du robinet peut sans problème être utilisée pour préparer le kéfir.

Les bactéries des grains de kéfir ne seront pas détruites et la fermentation pourra se dérouler normalement.

2. Évolution de la cinétique de la réaction de fermentation

Q8

Citer une autre méthode envisageable pour suivre la cinétique de cette réaction de fermentation.

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La fermentation produit du dioxyde de carbone gazeux. On peut donc suivre son avancement en suivant ce dégagement gazeux :

Suivi manométrique : mesurer, à l’aide d’un capteur de pression, l’évolution de la pression du gaz dans le bocal fermé.

Plus la fermentation avance, plus il se forme de CO2\text{CO}_2 : à volume et température constants, la pression dans le bocal augmente. La mesure de P(t)P(t) permet de remonter à la quantité de CO2\text{CO}_2 formée, donc à l’avancement de la réaction.

Autre méthode acceptable : un suivi volumétrique, en recueillant le gaz formé et en mesurant le volume de CO2\text{CO}_2 dégagé au cours du temps.

Q9

Montrer que nglu(t)=nglu(t0)Ceˊth(t)VBoisson2n_{\text{glu}}(t) = n_{\text{glu}}(t_0) - \dfrac{C_{\text{éth}}(t)\cdot V_{\text{Boisson}}}{2}.

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Dressons le tableau d’avancement de la réaction de fermentation, d’avancement xx :

ÉtatAvancementC6H12O6\text{C}_6\text{H}_{12}\text{O}_62 CH3CH2OH2\ \text{CH}_3\text{CH}_2\text{OH}2 CO22\ \text{CO}_2
Initial (t0t_0)00nglu(t0)n_{\text{glu}}(t_0)0000
À la date ttxxnglu(t0)xn_{\text{glu}}(t_0) - x2x2x2x2x

D’après le tableau, la quantité d’éthanol formée à la date tt vaut neˊth(t)=2xn_{\text{éth}}(t) = 2x, d’où :

x=neˊth(t)2x = \frac{n_{\text{éth}}(t)}{2}

Or l’éthanol est dissous dans le volume VBoissonV_{\text{Boisson}} de la boisson : neˊth(t)=Ceˊth(t)×VBoissonn_{\text{éth}}(t) = C_{\text{éth}}(t) \times V_{\text{Boisson}}. En reportant dans l’expression de la quantité de glucose restante :

nglu(t)=nglu(t0)x  nglu(t)=nglu(t0)Ceˊth(t)VBoisson2  n_{\text{glu}}(t) = n_{\text{glu}}(t_0) - x \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\;n_{\text{glu}}(t) = n_{\text{glu}}(t_0) - \frac{C_{\text{éth}}(t)\cdot V_{\text{Boisson}}}{2}\;}

Q10

À partir de la définition de la vitesse de disparition du glucose et en supposant une loi d’ordre 1, montrer que dCglu(t)dt+kCglu(t)=0\dfrac{d C_{\text{glu}}(t)}{d t} + k\cdot C_{\text{glu}}(t) = 0.

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Définition. La vitesse volumique de disparition du glucose est l’opposé de la dérivée par rapport au temps de sa concentration (l’opposé, pour que la vitesse soit une grandeur positive alors que CgluC_{\text{glu}} diminue) :

vglu(t)=dCglu(t)dtv_{\text{glu}}(t) = -\frac{d C_{\text{glu}}(t)}{d t}

Loi de vitesse d’ordre 1. Par définition, la vitesse est alors proportionnelle à la concentration du réactif, kk étant la constante de vitesse :

vglu(t)=kCglu(t)v_{\text{glu}}(t) = k \cdot C_{\text{glu}}(t)

En égalant les deux expressions de la vitesse :

dCglu(t)dt=kCglu(t)  dCglu(t)dt+kCglu(t)=0  -\frac{d C_{\text{glu}}(t)}{d t} = k \cdot C_{\text{glu}}(t) \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\;\frac{d C_{\text{glu}}(t)}{d t} + k \cdot C_{\text{glu}}(t) = 0\;}

Q11

Justifier que cette équation différentielle admet pour solution Cglu(t)=Cglu(0)ektC_{\text{glu}}(t) = C_{\text{glu}}(0)\cdot \mathrm{e}^{-k\,t}.

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Il suffit de vérifier que la fonction proposée satisfait l’équation différentielle et la condition initiale.

1. Dérivation. La dérivée de Cglu(t)=Cglu(0)ektC_{\text{glu}}(t) = C_{\text{glu}}(0)\,\mathrm{e}^{-k t} vaut :

dCgludt(t)=Cglu(0)×(k)ekt=kCglu(0)ekt=kCglu(t)\frac{d C_{\text{glu}}}{d t}(t) = C_{\text{glu}}(0)\times(-k)\,\mathrm{e}^{-k t} = -k\,C_{\text{glu}}(0)\,\mathrm{e}^{-k t} = -k\,C_{\text{glu}}(t)

2. Report dans l’équation différentielle.

dCgludt(t)+kCglu(t)=kCglu(t)+kCglu(t)=0\frac{d C_{\text{glu}}}{d t}(t) + k\,C_{\text{glu}}(t) = -k\,C_{\text{glu}}(t) + k\,C_{\text{glu}}(t) = 0

L’équation est vérifiée à chaque instant.

3. Condition initiale. À t=0t = 0 : Cglu(0)×e0=Cglu(0)C_{\text{glu}}(0)\times \mathrm{e}^{0} = C_{\text{glu}}(0). ✓

La fonction proposée est donc bien solution de l’équation différentielle.

Q12

Justifier que le tracé de la figure 3 permet de confirmer que la vitesse de disparition du glucose suit bien une loi de vitesse d’ordre 1.

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Si la loi d’ordre 1 est vérifiée, alors Cglu(t)=Cglu(0)ektC_{\text{glu}}(t) = C_{\text{glu}}(0)\,\mathrm{e}^{-k t}. Prenons le logarithme népérien des deux membres :

lnCglu(t)=ln ⁣(Cglu(0)ekt)=lnCglu(0)+ln ⁣(ekt)\ln C_{\text{glu}}(t) = \ln\!\left(C_{\text{glu}}(0)\,\mathrm{e}^{-k t}\right) = \ln C_{\text{glu}}(0) + \ln\!\left(\mathrm{e}^{-k t}\right)

lnCglu(t)=kt+lnCglu(0)\ln C_{\text{glu}}(t) = -k\,t + \ln C_{\text{glu}}(0)

lnCglu\ln C_{\text{glu}} doit donc être une fonction affine du temps, de coefficient directeur k-k et d’ordonnée à l’origine lnCglu(0)\ln C_{\text{glu}}(0).

Or la figure 3 montre que les points expérimentaux sont effectivement alignés, et la modélisation donne :

lnCglu=5,34×106×t2,22\ln C_{\text{glu}} = -5{,}34\times 10^{-6}\times t - 2{,}22

qui est bien de la forme attendue.

L’hypothèse d’une loi de vitesse d’ordre 1 est donc validée par l’expérience.

Par identification des deux expressions :

k=5,34×106 s1etlnCglu(0)=2,22k = 5{,}34\times 10^{-6}\ \text{s}^{-1} \qquad\text{et}\qquad \ln C_{\text{glu}}(0) = -2{,}22

Q13

À partir de l’équation de la modélisation, calculer la masse de glucose initialement introduite pour réaliser cette expérience. Commenter.

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Concentration initiale en glucose. D’après l’identification faite à la question Q12, lnCglu(0)=2,22\ln C_{\text{glu}}(0) = -2{,}22, d’où :

Cglu(0)=e2,22=1,09×101 molL1C_{\text{glu}}(0) = \mathrm{e}^{-2{,}22} = 1{,}09\times 10^{-1}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

Quantité de matière initiale. La recette produit VBoisson=1,0V_{\text{Boisson}} = 1{,}0 L de boisson :

nglu(0)=Cglu(0)×VBoisson=1,09×101×1,0=1,09×101 moln_{\text{glu}}(0) = C_{\text{glu}}(0) \times V_{\text{Boisson}} = 1{,}09\times 10^{-1} \times 1{,}0 = 1{,}09\times 10^{-1}\ \text{mol}

Masse initiale. En conservant la valeur non arrondie nglu(0)=1,086×101n_{\text{glu}}(0) = 1{,}086\times 10^{-1} mol :

mglu=nglu(0)×M(C6H12O6)=1,086×101×180,0m_{\text{glu}} = n_{\text{glu}}(0) \times M(\text{C}_6\text{H}_{12}\text{O}_6) = 1{,}086\times 10^{-1} \times 180{,}0

mglu=19,5m_{\text{glu}} = 19{,}5 g

Commentaire. La recette prévoit d’introduire 20 g de glucose. La masse déterminée à partir du modèle, 19,5 g, en est très proche : l’écart relatif vaut

19,52020=2,5 %\frac{\left| 19{,}5 - 20 \right|}{20} = 2{,}5\ \%

Cet écart est tout à fait compatible avec les incertitudes de pesée et de mesure de la concentration en éthanol. Le modèle cinétique d’ordre 1 est donc cohérent avec le protocole annoncé, ce qui le valide.

Q14

Déterminer la valeur du temps de demi-réaction à l’aide des résultats expérimentaux. Conclure quant à la recette fournie, sachant que la boisson doit encore contenir du sucre pour être agréable au goût.

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Calcul du temps de demi-réaction. En utilisant l’expression fournie et la constante de vitesse identifiée à la question Q12 :

t1/2=ln2k=ln25,34×106=1,30×105 st_{1/2} = \frac{\ln 2}{k} = \frac{\ln 2}{5{,}34\times 10^{-6}} = 1{,}30\times 10^{5}\ \text{s}

Conversion en heures :

t1/2=1,30×1053600=36 ht_{1/2} = \frac{1{,}30\times 10^{5}}{3600} = 36\ \text{h}

t1/2=1,30×105t_{1/2} = 1{,}30\times 10^{5} s, soit environ 36 heures (1,5 jour)

Conclusion sur la recette. La recette préconise de laisser fermenter « durant au moins 24 h ». Or :

24 h  <  t1/2=36 h24\ \text{h} \;<\; t_{1/2} = 36\ \text{h}

Au bout de 24 h, la moitié du glucose n’a donc pas encore été consommée : il reste plus de la moitié du sucre initial dans la boisson. On peut le préciser :

Cglu(24 h)Cglu(0)=ekt=e5,34×106×8,64×104=0,63\frac{C_{\text{glu}}(24\ \text{h})}{C_{\text{glu}}(0)} = \mathrm{e}^{-k t} = \mathrm{e}^{-5{,}34\times 10^{-6}\times 8{,}64\times 10^{4}} = 0{,}63

soit environ 63 % du sucre encore présent.

La recette est cohérente : après 24 h de fermentation, la boisson contient encore une grande partie de son sucre et reste donc agréable au goût.

La fermentation a par ailleurs suffisamment avancé pour avoir produit le CO2\text{CO}_2 responsable du côté pétillant et l’éthanol caractéristique du kéfir.

3. Arôme de la boisson végétale de kéfir

Q15

Attribuer chacun des deux spectres présentés au citral et à l’acide citrique. Justifier.

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Analyse des formules topologiques (figure 4).

  • le citral possède un groupe carbonyle C=O\text{C=O} (c’est un aldéhyde) et des doubles liaisons C=C\text{C=C}, mais aucun groupe hydroxyle O–H\text{O–H} ;
  • l’acide citrique possède trois groupes carboxyle COOH-\text{COOH} et un groupe hydroxyle OH-\text{OH}, soit quatre liaisons O–H\text{O–H}, ainsi que trois liaisons C=O\text{C=O}.

Le critère discriminant est donc la présence, ou non, de la bande caractéristique de la liaison O–H\text{O–H}, attendue entre 3200 et 3700 cm1\text{cm}^{-1} et décrite comme « forte et large ».

Spectre A. Dans la zone 3200–3700 cm1\text{cm}^{-1}, la transmittance reste élevée : aucune bande large n’y est observée. En revanche on relève une bande forte et fine vers 1650–1730 cm1\text{cm}^{-1} (liaison C=O\text{C=O}) et des bandes vers 2850–3100 cm1\text{cm}^{-1} (liaisons C–H\text{C–H}). L’absence de liaison O–H\text{O–H} désigne le citral.

Spectre B. On observe une bande très large et intense s’étendant sur tout le domaine 3200–3700 cm1\text{cm}^{-1} (et même au-delà, vers 2500 cm1\text{cm}^{-1}) : c’est la signature de la liaison O–H\text{O–H}. On retrouve également la bande forte et fine de la liaison C=O\text{C=O} vers 1700 cm1\text{cm}^{-1}.

Spectre A → citral • Spectre B → acide citrique

Q16

Choisir, en justifiant, parmi l’eau, l’acétate d’éthyle et le cyclohexane, le solvant le plus approprié pour extraire simultanément le citral, l’acide citrique et le limonène.

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Un bon solvant d’extraction doit satisfaire deux conditions :

  1. les espèces à extraire doivent y être plus solubles que dans l’eau ;
  2. il doit être non miscible à l’eau, afin que deux phases se forment et que l’on puisse les séparer par décantation.

Examen des trois solvants.

  • Eau : c’est déjà le solvant de la boisson — elle ne peut évidemment pas servir à en extraire les espèces. À écarter.
  • Cyclohexane : la solubilité du limonène et du citral y est grande, mais celle de l’acide citrique est nulle. Il ne permet donc pas d’extraire les trois espèces. À écarter.
  • Acétate d’éthyle : la solubilité y est « convenable » pour le limonène et le citral, et « grande » pour l’acide citrique — les trois espèces y sont donc solubles. Sa miscibilité avec l’eau est « faible » : deux phases se forment bien, la décantation est possible. ✓

Le solvant le plus approprié est l’acétate d’éthyle.

Q17

En analysant le chromatogramme, déterminer l’espèce issue du citron que l’on retrouve dans la boisson et qui pourrait être responsable du goût acidulé du kéfir.

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Principe. Sur un chromatogramme, deux espèces déposées côte à côte et éluées dans les mêmes conditions migrent à la même hauteur (même rapport frontal) lorsqu’elles sont identiques. Il suffit donc de comparer la hauteur de la tache du dépôt K (extrait de kéfir) à celle des trois dépôts de référence.

Lecture du chromatogramme (figure 6).

  • le dépôt K ne présente qu’une seule tache, restée très près de la ligne de dépôt ;
  • le dépôt C (citral) a migré à environ un tiers de la hauteur, et le dépôt L (limonène) beaucoup plus haut : aucune des deux taches n’est à la hauteur de celle de K ;
  • le dépôt A (acide citrique) est resté, lui aussi, très près de la ligne de dépôt : sa tache est à la même hauteur que celle de K.

L’espèce issue du citron présente dans la boisson est l’acide citrique.

Cohérence avec le goût. L’acide citrique possède trois groupes carboxyle COOH-\text{COOH} : c’est un acide, capable de céder des ions H+\text{H}^+ en solution aqueuse. C’est donc bien lui qui est responsable du goût acidulé du kéfir.

Rigoureusement, une chromatographie ne prouve pas l’identité de deux espèces — deux composés différents peuvent migrer à la même hauteur. Elle permet seulement de conclure qu’il s’agit très probablement de la même espèce, ce qui est ici confirmé par le goût acidulé observé.

Le citral et le limonène, très peu solubles dans l’eau, sont restés dans l’écorce du citron et ne sont pas passés dans la boisson : le chromatogramme confirme leur absence dans l’extrait K.

Exercice 2 — La yaourtière (5,5 points)

1. Fabrication des yaourts dans la yaourtière

Q1

Montrer que l’énergie thermique QchauffageQ_{\text{chauffage}} transférée au système {S}\{S\} lors de l’étape A est voisine de 9,2×1049{,}2\times 10^{4} J.

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Lors de l’étape A, le système {S}\{S\} passe de la température ambiante θamb=20\theta_{\text{amb}} = 20 °C à la température de fabrication θfab=43\theta_{\text{fab}} = 43 °C. Sa capacité thermique étant CC :

Qchauffage=C×(θfabθamb)=4,0×103×(4320)=4,0×103×23Q_{\text{chauffage}} = C \times \left(\theta_{\text{fab}} - \theta_{\text{amb}}\right) = 4{,}0\times 10^{3} \times (43 - 20) = 4{,}0\times 10^{3} \times 23

Qchauffage=9,2×104Q_{\text{chauffage}} = 9{,}2\times 10^{4} J : la valeur annoncée est bien vérifiée.

Q2

Calculer la durée ΔtA\Delta t_A de l’étape A, en supposant que 85 % de l’énergie électrique consommée est fournie par transfert thermique au système {S}\{S\}. En déduire que ΔtB\Delta t_B est de l’ordre de 7 heures et 50 minutes.

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Durée de l’étape A. L’énergie électrique consommée pendant l’étape A vaut EA=PA×ΔtAE_A = P_A \times \Delta t_A. Seuls 85 % de cette énergie sont effectivement transférés au système {S}\{S\} :

0,85×PA×ΔtA=QchauffageΔtA=Qchauffage0,85×PA0{,}85 \times P_A \times \Delta t_A = Q_{\text{chauffage}} \qquad\Longrightarrow\qquad \Delta t_A = \frac{Q_{\text{chauffage}}}{0{,}85 \times P_A}

ΔtA=9,2×1040,85×150=9,2×104127,5=7,2×102 s\Delta t_A = \frac{9{,}2\times 10^{4}}{0{,}85 \times 150} = \frac{9{,}2\times 10^{4}}{127{,}5} = 7{,}2\times 10^{2}\ \text{s}

ΔtA=7,2×102\Delta t_A = 7{,}2\times 10^{2} s, soit environ 12 minutes

Durée de l’étape B. La phase de chauffage dure 8 heures au total et se décompose en l’étape A suivie de l’étape B :

ΔtB=8 hΔtA=8 h12 min=7 h 48 min\Delta t_B = 8\ \text{h} - \Delta t_A = 8\ \text{h} - 12\ \text{min} = 7\ \text{h}\ 48\ \text{min}

ΔtB7\Delta t_B \approx 7 h 50 min : la valeur annoncée est bien retrouvée.

La montée en température ne représente donc que 2,5 % de la durée totale : l’essentiel des 8 heures est consacré au maintien du système à 43 °C, température optimale de croissance des ferments lactiques.

Q3

Estimer le prix de fabrication d’un yaourt fait maison. Discuter si l’argument lié au coût des yaourts maison est vérifié.

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Démarche suivie : (1) calculer l’énergie électrique totale consommée sur les 8 h et la convertir en kW·h ; (2) chiffrer les trois postes de dépense (électricité, lait, ferments) ; (3) diviser par le nombre de yaourts et comparer au prix du commerce.

Étape 1 — énergie électrique consommée. La yaourtière consomme à la puissance PAP_A pendant ΔtA\Delta t_A, puis à la puissance PBP_B pendant ΔtB\Delta t_B :

E=PA×ΔtA+PB×ΔtB=150×7,2×102+20×(8×36007,2×102)E = P_A \times \Delta t_A + P_B \times \Delta t_B = 150 \times 7{,}2\times 10^{2} + 20 \times \left(8\times 3600 - 7{,}2\times 10^{2}\right)

E=1,08×105+20×2,81×104=6,70×105 JE = 1{,}08\times 10^{5} + 20 \times 2{,}81\times 10^{4} = 6{,}70\times 10^{5}\ \text{J}

Conversion en kilowattheures, sachant que 1 kWh=3600 kJ=3,600×106 J1\ \text{kW}\cdot\text{h} = 3\,600\ \text{kJ} = 3{,}600\times 10^{6}\ \text{J} :

E=6,70×1053,600×106=0,186 kWhE = \frac{6{,}70\times 10^{5}}{3{,}600\times 10^{6}} = 0{,}186\ \text{kW}\cdot\text{h}

Étape 2 — coût des trois postes (pour une fournée de 7 yaourts).

PosteQuantité utiliséeCoût
Électricité0,186 kW·h × 0,20 €0,04 €
Lait700 mL = 0,700 L × 1,05 €0,74 €
Ferments lactiques1 sachet de 2 g0,64 €
Total pour 7 yaourts1,41 €

Étape 3 — prix d’un yaourt et comparaison.

prix d’un yaourt=1,417=0,20 €\text{prix d'un yaourt} = \frac{1{,}41}{7} = 0{,}20\ \text{€}

Un yaourt maison revient à environ 0,20 €, contre 0,35 € pour un yaourt du commerce de qualité comparable.

Discussion. L’argument est vérifié : le yaourt maison coûte environ 43 % moins cher, soit une économie de 0,15 € par pot (environ 1,05 € par fournée de 7).

Cette estimation reste toutefois incomplète : elle ne tient compte ni de l’achat de la yaourtière, qui n’est amorti qu’au bout d’un grand nombre de fournées, ni de l’eau et de l’énergie nécessaires au lavage des pots, ni du temps passé. On remarque enfin que le poste dominant est de loin le lait et les ferments (1,38 €, soit 98 % du total) : l’électricité, avec 0,04 €, est presque négligeable.

2. Refroidissement des yaourts dans le réfrigérateur

Q4

Nommer les trois modes de transfert thermique permettant le refroidissement du système {P}\{P\}.

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Les trois modes de transfert thermique sont :

  • la conduction : de proche en proche, sans déplacement de matière — ici du yaourt vers le pot en verre, puis du verre vers l’air à son contact ;
  • la convection : par déplacement de matière — ici les mouvements de l’air froid à l’intérieur du réfrigérateur ;
  • le rayonnement : par ondes électromagnétiques, sans support matériel.
Q5

Calculer la valeur du flux thermique initial Φ0\Phi_0 cédé par le système {P}\{P\} à l’instant initial t=0t = 0 et indiquer, en justifiant, comment varie le flux thermique au cours du temps.

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Flux thermique initial. À t=0t = 0, la température du système est θ0=30\theta_0 = 30 °C. La loi de Newton donne :

Φ0=hS(θ0θreˊfri)=10×0,019×(304,0)=0,19×26\Phi_0 = h \cdot S \cdot \left(\theta_0 - \theta_{\text{réfri}}\right) = 10 \times 0{,}019 \times (30 - 4{,}0) = 0{,}19 \times 26

Φ0=4,9\Phi_0 = 4{,}9 W

Variation au cours du temps. Le système {P}\{P\} cède de l’énergie à l’air du réfrigérateur : sa température θ\theta diminue au cours du temps, alors que θreˊfri\theta_{\text{réfri}} reste constante. L’écart de température (θθreˊfri)\left(\theta - \theta_{\text{réfri}}\right) diminue donc, et comme hh et SS sont des constantes :

Le flux thermique Φ=hS(θθreˊfri)\Phi = h\,S\,(\theta - \theta_{\text{réfri}}) diminue au cours du temps, en tendant vers zéro.

Le refroidissement est donc d’autant plus lent que le yaourt est déjà froid.

Q6

Indiquer la température du système {P}\{P\} après un temps très long. Montrer que la valeur de l’énergie thermique perdue par le système {P}\{P\} durant la phase de refroidissement est voisine de 12 kJ.

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Température finale. D’après la question Q5, le flux thermique tend vers zéro, ce qui signifie que l’écart (θθreˊfri)\left(\theta - \theta_{\text{réfri}}\right) tend vers zéro : les échanges cessent lorsque l’équilibre thermique est atteint.

Après un temps très long, θfinale=θreˊfri=4,0\theta_{\text{finale}} = \theta_{\text{réfri}} = 4{,}0 °C.

Énergie thermique perdue. La variation d’énergie interne du système {P}\{P\}, de masse mm et de capacité thermique massique cYc_Y, vaut :

Q=mcY(θfinaleθ0)=0,19×2,5×103×(4,030)Q = m \cdot c_Y \cdot \left(\theta_{\text{finale}} - \theta_0\right) = 0{,}19 \times 2{,}5\times 10^{3} \times (4{,}0 - 30)

Q=475×(26)=1,2×104 JQ = 475 \times (-26) = -1{,}2\times 10^{4}\ \text{J}

Le signe négatif traduit bien le fait que le système cède de l’énergie au milieu extérieur. En valeur absolue :

Q=1,2×104\left| Q \right| = 1{,}2\times 10^{4} J =12= 12 kJ : la valeur annoncée est bien vérifiée.

Q7

Calculer la durée Δt0\Delta t_0 qui serait nécessaire pour effectuer un transfert thermique de 12 kJ à la puissance Φ0\Phi_0.

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Un flux thermique est une puissance : si le flux conservait sa valeur initiale Φ0\Phi_0, l’énergie transférée pendant la durée Δt0\Delta t_0 vaudrait Q=Φ0×Δt0\left| Q \right| = \Phi_0 \times \Delta t_0, d’où :

Δt0=QΦ0=1,2×1044,9\Delta t_0 = \frac{\left| Q \right|}{\Phi_0} = \frac{1{,}2\times 10^{4}}{4{,}9}

Δt0=2,4×103\Delta t_0 = 2{,}4\times 10^{3} s, soit environ 41 minutes

Q8

Tracer l’allure de l’évolution de la température θ\theta en fonction du temps en indiquant les températures initiale et finale ; faire apparaître une méthode graphique de détermination du temps caractéristique τ\tau.

Voir la correction

La fonction θ(t)=(θ0θreˊfri)et/τ+θreˊfri\theta(t) = \left(\theta_0 - \theta_{\text{réfri}}\right)\mathrm{e}^{-t/\tau} + \theta_{\text{réfri}} est une exponentielle décroissante qui part de θ0=30\theta_0 = 30 °C et tend vers l’asymptote horizontale θ=θreˊfri=4,0\theta = \theta_{\text{réfri}} = 4{,}0 °C.

2500500075001000012500051015202530t (s)θ (°C)asymptote θréfri = 4,0 °Cθ0 = 30 °Ct = τtangente à l’origineelle coupe l’asymptoteà l’abscisse t = τ

Méthode graphique employée : on trace la tangente à la courbe à l’instant initial t=0t = 0 ; son intersection avec l’asymptote horizontale θ=θreˊfri\theta = \theta_{\text{réfri}} a pour abscisse t=τt = \tau.

Seconde méthode possible : à t=τt = \tau, l’écart de température a été réduit de 63 % :

θ(τ)=(θ0θreˊfri)e1+θreˊfri=0,37×26+4,0=13,6 °C14 °C\theta(\tau) = \left(\theta_0 - \theta_{\text{réfri}}\right)\mathrm{e}^{-1} + \theta_{\text{réfri}} = 0{,}37 \times 26 + 4{,}0 = 13{,}6\ \text{°C} \approx 14\ \text{°C}

On repère l’ordonnée 14 °C sur la courbe et on lit l’abscisse correspondante.

Q9

Comparer la valeur de τ\tau à celle de Δt0\Delta t_0 obtenue en Q7. Commenter.

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Calcul du temps caractéristique.

τ=mcYhS=0,19×2,5×10310×0,019=4750,19=2,5×103 s\tau = \frac{m\,c_Y}{h\,S} = \frac{0{,}19 \times 2{,}5\times 10^{3}}{10 \times 0{,}019} = \frac{475}{0{,}19} = 2{,}5\times 10^{3}\ \text{s}

Comparaison.

τ=2,5×103 setΔt0=2,4×103 s\tau = 2{,}5\times 10^{3}\ \text{s} \qquad\text{et}\qquad \Delta t_0 = 2{,}4\times 10^{3}\ \text{s}

Les deux durées sont égales (le léger écart ne provient que de l’arrondi de 12,35 kJ à 12 kJ à la question Q6). Ce n’est pas une coïncidence : en remplaçant Q\left|Q\right| et Φ0\Phi_0 par leurs expressions littérales, on obtient en effet

Δt0=QΦ0=mcY(θ0θreˊfri)hS(θ0θreˊfri)=mcYhS=τ\Delta t_0 = \frac{\left|Q\right|}{\Phi_0} = \frac{m\,c_Y\left(\theta_0 - \theta_{\text{réfri}}\right)}{h\,S\left(\theta_0 - \theta_{\text{réfri}}\right)} = \frac{m\,c_Y}{h\,S} = \tau

Δt0=τ\Delta t_0 = \tau : le temps caractéristique est exactement la durée qu’il faudrait pour évacuer toute l’énergie si le flux thermique gardait sa valeur initiale Φ0\Phi_0.

Commentaire. Δt0\Delta t_0 est donc une durée minimale : le flux étant en réalité maximal au départ puis décroissant (question Q5), le refroidissement réel est plus lent. Au bout de la durée τ\tau, la température n’est descendue qu’à 13,6 °C, soit 63 % seulement de la baisse totale. Il faut environ 5τ1,2×1045\tau \approx 1{,}2\times 10^{4} s (soit 3 h 30) pour que la température soit pratiquement égale à celle du réfrigérateur.

Les 2 heures de réfrigérateur préconisées par la recette correspondent à 2,9τ2{,}9\,\tau, ce qui amène le yaourt à environ 5,5 °C : c’est suffisant en pratique pour un yaourt prêt à être consommé.

Exercice 3 — Le satellite TESS (5,5 points)

1. Étude du système « TOI 270 »

Q1

Exprimer la force d’attraction gravitationnelle F\vec{F} exercée par l’étoile E sur l’exoplanète 2, en fonction de M2M_2, MEM_E, GG, R2R_2 et uN\vec{u_N}.

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La loi de la gravitation universelle donne la valeur de la force exercée par l’étoile E, de masse MEM_E, sur l’exoplanète 2, de masse M2M_2, dont les centres sont distants de R2R_2 :

F=GME×M2R22F = G\,\frac{M_E \times M_2}{R_2^{\,2}}

Cette force est dirigée de l’exoplanète vers l’étoile E : elle est donc portée par le vecteur unitaire uN\vec{u_N} du repère de Frenet, qui pointe vers le centre de la trajectoire (figure 1). D’où :

  F=GMEM2R22  uN  \boxed{\;\vec{F} = G\,\frac{M_E \, M_2}{R_2^{\,2}}\; \vec{u_N}\;}

Q2

En utilisant la deuxième loi de Newton, établir l’expression de la vitesse v2v_2 de l’exoplanète 2 en fonction de GG, MEM_E et R2R_2.

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Système : l’exoplanète 2, de masse M2M_2.

Référentiel : le référentiel décrit dans l’énoncé (origine au centre de l’étoile E, axes pointant vers des étoiles lointaines), supposé galiléen.

Bilan des forces : l’exoplanète n’est soumise qu’à la force d’attraction gravitationnelle exercée par l’étoile E (l’interaction avec l’exoplanète 1 est négligée).

D’après la deuxième loi de Newton :

Fext=M2aGMEM2R22uN=M2aa=GMER22uN\sum \vec{F}_{\text{ext}} = M_2\,\vec{a} \qquad\Longrightarrow\qquad G\,\frac{M_E\,M_2}{R_2^{\,2}}\,\vec{u_N} = M_2\,\vec{a} \qquad\Longrightarrow\qquad \vec{a} = G\,\frac{M_E}{R_2^{\,2}}\,\vec{u_N}

Le vecteur accélération est donc entièrement porté par uN\vec{u_N} : sa composante tangentielle est nulle.

Or, pour un mouvement circulaire de rayon R2R_2, l’accélération s’écrit dans le repère de Frenet :

a=dv2dtuT+v22R2uN\vec{a} = \frac{d v_2}{d t}\,\vec{u_T} + \frac{v_2^{\,2}}{R_2}\,\vec{u_N}

Par identification des composantes :

dv2dt=0(le mouvement est donc bien uniforme)etv22R2=GMER22\frac{d v_2}{d t} = 0 \quad\text{(le mouvement est donc bien uniforme)} \qquad\text{et}\qquad \frac{v_2^{\,2}}{R_2} = G\,\frac{M_E}{R_2^{\,2}}

v22=GMER2  v2=GMER2  v_2^{\,2} = \frac{G\,M_E}{R_2} \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\; v_2 = \sqrt{\frac{G\,M_E}{R_2}} \;}

Q3

Établir que la masse MEM_E de l’étoile est donnée par la relation ME=4π2R23GT22M_E = \dfrac{4\pi^{2}\cdot R_2^{\,3}}{G\cdot T_2^{\,2}}.

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Le mouvement étant circulaire et uniforme, l’exoplanète parcourt la circonférence de son orbite, 2πR22\pi R_2, pendant une période de révolution T2T_2, à la vitesse constante v2v_2 :

v2=2πR2T2v_2 = \frac{2\pi R_2}{T_2}

En reportant cette expression dans le résultat de la question Q2, v22=GMER2v_2^{\,2} = \dfrac{G M_E}{R_2} :

(2πR2T2)2=GMER24π2R22T22=GMER2\left(\frac{2\pi R_2}{T_2}\right)^{2} = \frac{G\,M_E}{R_2} \qquad\Longrightarrow\qquad \frac{4\pi^{2} R_2^{\,2}}{T_2^{\,2}} = \frac{G\,M_E}{R_2}

On isole MEM_E :

  ME=4π2R23GT22  \boxed{\; M_E = \frac{4\pi^{2}\,R_2^{\,3}}{G\,T_2^{\,2}} \;}

Q4

Vérifier que la valeur de la masse MEM_E déduite de cette relation est voisine de celle indiquée dans le tableau de données.

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Conversion préalable des données dans les unités du système international :

R2=1,08×107 km=1,08×1010 mR_2 = 1{,}08\times 10^{7}\ \text{km} = 1{,}08\times 10^{10}\ \text{m}

T2=11,4 jours=11,4×24×3600=9,85×105 sT_2 = 11{,}4\ \text{jours} = 11{,}4 \times 24 \times 3600 = 9{,}85\times 10^{5}\ \text{s}

Application numérique :

ME=4π2R23GT22=4π2×(1,08×1010)36,67×1011×(9,85×105)2M_E = \frac{4\pi^{2}\,R_2^{\,3}}{G\,T_2^{\,2}} = \frac{4\pi^{2} \times \left(1{,}08\times 10^{10}\right)^{3}}{6{,}67\times 10^{-11} \times \left(9{,}85\times 10^{5}\right)^{2}}

ME=7,68×1029M_E = 7{,}68\times 10^{29} kg

Cette valeur est identique à celle du tableau de données (ME=7,68×1029M_E = 7{,}68\times 10^{29} kg) : la relation établie à la question Q3 est donc bien vérifiée, ce qui valide le modèle du mouvement circulaire uniforme.

Q5

En utilisant la troisième loi de Kepler et les données R1R_1, R2R_2 et T2T_2, déterminer la valeur de la période T1T_1 exprimée en jours terrestres.

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Les deux exoplanètes sont en orbite autour du même astre attracteur : la troisième loi de Kepler s’applique, le rapport T2R3\dfrac{T^{2}}{R^{3}} ayant la même valeur pour les deux.

T12R13=T22R23T12=T22×R13R23T1=T2×(R1R2)3/2\frac{T_1^{\,2}}{R_1^{\,3}} = \frac{T_2^{\,2}}{R_2^{\,3}} \qquad\Longrightarrow\qquad T_1^{\,2} = T_2^{\,2} \times \frac{R_1^{\,3}}{R_2^{\,3}} \qquad\Longrightarrow\qquad T_1 = T_2 \times \left(\frac{R_1}{R_2}\right)^{3/2}

Le rapport R1/R2R_1/R_2 étant sans dimension, on peut conserver les kilomètres :

R1R2=6,77×1061,08×107=0,627\frac{R_1}{R_2} = \frac{6{,}77\times 10^{6}}{1{,}08\times 10^{7}} = 0{,}627

T1=11,4×(0,627)3/2=11,4×0,496T_1 = 11{,}4 \times (0{,}627)^{3/2} = 11{,}4 \times 0{,}496

T1=5,66T_1 = 5{,}66 jours terrestres

Ce résultat est cohérent : l’exoplanète 1, plus proche de son étoile que l’exoplanète 2 (R1<R2R_1 < R_2), tourne plus vite autour d’elle et sa période de révolution est donc plus courte (T1<T2T_1 < T_2).

2. Mesure expérimentale de la période de révolution T1T_1 de l’exoplanète 1

Q6

Indiquer qualitativement l’influence de la taille de l’exoplanète sur la diminution ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} de la puissance lumineuse relative reçue par la caméra.

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D’après la relation fournie ΔPlum=(r1rE)2\Delta P_{\text{lum}} = \left(\dfrac{r_1}{r_E}\right)^{2}, le rayon rEr_E de l’étoile étant fixé, ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} est une fonction croissante de r1r_1.

Plus l’exoplanète est grosse, plus la diminution ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} est importante.

C’est physiquement cohérent : une exoplanète de grand rayon masque une plus grande partie du disque de l’étoile lors de son transit, donc la puissance lumineuse reçue par la caméra chute davantage.

La dépendance est de plus quadratique : c’est la surface occultée, proportionnelle à r12r_1^{\,2}, qui intervient. Une exoplanète deux fois plus grande provoque une chute quatre fois plus importante.

Q7

Vérifier que le rayon r1r_1 de l’exoplanète 1 vaut environ 1,7×1041{,}7\times 10^{4} km.

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Lecture graphique de ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} (figure 3). Hors transit, la puissance lumineuse relative vaut 1. Au fond du creux, elle atteint la valeur minimale 0,9960{,}996. La flèche ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} tracée sur la figure représente cet écart :

ΔPlum=10,996=4,0×103\Delta P_{\text{lum}} = 1 - 0{,}996 = 4{,}0\times 10^{-3}

Calcul du rayon de l’exoplanète. En isolant r1r_1 dans la relation fournie :

ΔPlum=(r1rE)2r1=rE×ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} = \left(\frac{r_1}{r_E}\right)^{2} \qquad\Longrightarrow\qquad r_1 = r_E \times \sqrt{\Delta P_{\text{lum}}}

r1=2,63×105×4,0×103=2,63×105×6,32×102r_1 = 2{,}63\times 10^{5} \times \sqrt{4{,}0\times 10^{-3}} = 2{,}63\times 10^{5} \times 6{,}32\times 10^{-2}

r1=1,7×104r_1 = 1{,}7\times 10^{4} km : la valeur annoncée est bien vérifiée.

(Pour comparaison, le rayon de la Terre vaut 6,4×1036{,}4\times 10^{3} km : cette exoplanète est donc environ 2,6 fois plus grande que la Terre.)

Q8

En utilisant les figures 2 et 3, et sachant que l’angle α\alpha est très petit devant 1 rad, estimer la valeur de la période T1T_1 de révolution de l’exoplanète 1. Commenter.

Voir la correction

Démarche suivie : (1) exprimer l’angle α\alpha à partir de la géométrie de la figure 2 ; (2) lire la durée du transit sur la figure 3 ; (3) exploiter la proportionnalité entre l’angle balayé et la durée, le mouvement étant circulaire uniforme.

Étape 1 — expression de l’angle α\alpha. D’après la figure 2, au début du transit le centre de l’exoplanète se trouve à la distance horizontale (rE+r1)\left(r_E + r_1\right) de l’axe passant par le centre de l’étoile, et à la distance R1R_1 de ce centre. Dans le triangle rectangle correspondant :

sinα=rE+r1R1\sin\alpha = \frac{r_E + r_1}{R_1}

L’angle α\alpha étant très petit devant 1 rad, l’approximation sinαα\sin\alpha \approx \alpha donne :

α=rE+r1R1=2,63×105+1,7×1046,77×106=2,80×1056,77×106=4,14×102 rad\alpha = \frac{r_E + r_1}{R_1} = \frac{2{,}63\times 10^{5} + 1{,}7\times 10^{4}}{6{,}77\times 10^{6}} = \frac{2{,}80\times 10^{5}}{6{,}77\times 10^{6}} = 4{,}14\times 10^{-2}\ \text{rad}

Étape 2 — durée du transit (figure 3). Le transit débute à la date tit_i et s’achève à la date tft_f, repérées par les traits pointillés :

ti0,8 htf+0,8 hΔttransit=tfti=1,6 ht_i \approx -0{,}8\ \text{h} \qquad t_f \approx +0{,}8\ \text{h} \qquad\Longrightarrow\qquad \Delta t_{\text{transit}} = t_f - t_i = 1{,}6\ \text{h}

Étape 3 — période de révolution. Le mouvement étant circulaire uniforme, l’exoplanète balaie des angles proportionnels aux durées. Pendant le transit, elle balaie l’angle 2α2\alpha (de α-\alpha à +α+\alpha) ; pendant une période T1T_1, elle balaie un tour complet, soit 2π2\pi :

ΔttransitT1=2α2πT1=π×Δttransitα\frac{\Delta t_{\text{transit}}}{T_1} = \frac{2\alpha}{2\pi} \qquad\Longrightarrow\qquad T_1 = \frac{\pi \times \Delta t_{\text{transit}}}{\alpha}

T1=π×1,64,14×102=1,2×102 hT_1 = \frac{\pi \times 1{,}6}{4{,}14\times 10^{-2}} = 1{,}2\times 10^{2}\ \text{h}

Conversion en jours terrestres :

T1=1,2×10224=5,1 joursT_1 = \frac{1{,}2\times 10^{2}}{24} = 5{,}1\ \text{jours}

T15,1T_1 \approx 5{,}1 jours terrestres

Commentaire. Cette valeur est du même ordre de grandeur que celle obtenue à la question Q5 par la troisième loi de Kepler (T1=5,66T_1 = 5{,}66 jours) : l’écart relatif vaut

5,15,665,6610 %\frac{\left| 5{,}1 - 5{,}66 \right|}{5{,}66} \approx 10\ \%

Cet écart s’explique par l’imprécision de la lecture graphique : la durée du transit ne se lit qu’à ± 0,1 h près sur la figure 3, et comme T1T_1 est proportionnelle à Δttransit\Delta t_{\text{transit}}, une telle incertitude entraîne à elle seule 6 % d’écart sur T1T_1. S’y ajoutent les approximations du modèle : orbite supposée vue exactement par la tranche et mouvement supposé rigoureusement circulaire uniforme.

Les deux déterminations sont pourtant totalement indépendantes : l’une est théorique et repose sur les lois de la mécanique céleste, l’autre est expérimentale et repose uniquement sur les relevés de puissance lumineuse envoyés par le satellite TESS. Retrouver la même durée à 10 % près par ces deux voies valide la méthode des transits utilisée pour détecter les exoplanètes.

Récapitulatif des résultats numériques

Exercice 1. V1=250.0 et C=1.00E-2VE=C1*V1/Cnproduit=[0,C*VE*0.001,C*VE*0.001]VE=11,0V_E = 11{,}0 mL • C1=4,40×104 molL1C_1 = 4{,}40\times 10^{-4}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}, soit t(Cl)=1,6×102 gL12 gL1t(\text{Cl}^-) = 1{,}6\times 10^{-2}\ \text{g}\cdot\text{L}^{-1} \ll 2\ \text{g}\cdot\text{L}^{-1} (eau utilisable) • k=5,34×106 s1k = 5{,}34\times 10^{-6}\ \text{s}^{-1}mglu=19,5m_{\text{glu}} = 19{,}5 g • t1/2=1,30×105t_{1/2} = 1{,}30\times 10^{5} s =36= 36 h • spectre A = citral, spectre B = acide citrique • solvant : acétate d’éthyle • espèce identifiée : acide citrique.

Exercice 2. Qchauffage=9,2×104Q_{\text{chauffage}} = 9{,}2\times 10^{4} J • ΔtA=7,2×102\Delta t_A = 7{,}2\times 10^{2} s =12= 12 min, ΔtB7\Delta t_B \approx 7 h 50 min • E=0,186E = 0{,}186 kW·h, prix d’un yaourt ≈ 0,20 € (contre 0,35 €) • Φ0=4,9\Phi_0 = 4{,}9 W • θfinale=4,0\theta_{\text{finale}} = 4{,}0 °C, Q=12|Q| = 12 kJ • Δt0=2,4×103\Delta t_0 = 2{,}4\times 10^{3} s • τ=2,5×103\tau = 2{,}5\times 10^{3} s =Δt0= \Delta t_0.

Exercice 3. v2=GME/R2v_2 = \sqrt{G M_E/R_2}ME=7,68×1029M_E = 7{,}68\times 10^{29} kg • T1=5,66T_1 = 5{,}66 jours (Kepler) • ΔPlum=4,0×103\Delta P_{\text{lum}} = 4{,}0\times 10^{-3}, r1=1,7×104r_1 = 1{,}7\times 10^{4} km • α=4,14×102\alpha = 4{,}14\times 10^{-2} rad, Δttransit=1,6\Delta t_{\text{transit}} = 1{,}6 h, T15,1T_1 \approx 5{,}1 jours (transit) : même ordre de grandeur que par Kepler, écart ≈ 10 %.

Corrigé non officiel, proposé par Génies des Sciences — il ne s'agit pas du barème du jury.

Ce qui tombe dans ce sujet

Exercice 2 — La yaourtière (5,5 points)

Pour réviser : Premier principe et transferts thermiques

Exercice 3 — Le satellite TESS (5,5 points)

Pour réviser : Mouvement dans un champ de gravitation

Chaque lien mène au chapitre complet : le cours en vidéo, la fiche méthode, les exercices corrigés et le quiz.

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