Bac physique-chimie 2026 — Métropole — Jour 2 : sujet et corrigé
Le deuxième jour de Métropole, le mercredi 17 juin 2026. Un grand exercice de chimie autour du kéfir de fruit — dosage des ions chlorure, cinétique de la fermentation, identification de l’arôme — puis deux exercices de physique : les transferts thermiques dans une yaourtière et le satellite TESS, chasseur d’exoplanètes.
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Corrigé rédigé comme une copie modèle, puis relu par un second correcteur : applications numériques recalculées, équations vérifiées, avec des « notes du professeur » sur les pièges du barème.
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Exercice 1 — Le kéfir de fruit (9 points)
1. Détermination de la concentration des ions chlorure de l’eau du robinet
Schématiser le dispositif du titrage et légender le matériel et la verrerie, en identifiant clairement où se situent la solution titrante et la solution titrée.
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Le prélèvement des mL d’eau du robinet se fait à la fiole jaugée de 250,0 mL (verrerie jaugée, précise), puis on transvase dans le bécher. La solution titrante est introduite dans la burette graduée, qui permet de mesurer précisément le volume versé.
Recopier les lignes de code 4 et 5 et les compléter par une valeur numérique.
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La solution titrée est l’eau du robinet : mL (le commentaire précise « en mL »).
La solution titrante est le nitrate d’argent : .
4 V1=250.0 # Volume de solution titrée en mL
5 C=1.00E-2 # Concentration solution titrante en mol/L Recopier la ligne de code 7 et la compléter par l’expression du volume à l’équivalence.
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À l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques. Les nombres stœchiométriques de et valant tous deux 1 :
Les volumes étant tous deux exprimés en mL dans le programme, aucune conversion n’est nécessaire :
7 VE=C1*V1/C # Calcul du volume à l'équivalence en mLVérification : mL, ce qui correspond bien à l’abscisse de la rupture de pente observée sur les courbes simulées.
Recopier puis compléter la ligne 15 du programme, en utilisant les paramètres et , sur le même modèle que les lignes 11 et 13.
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Les listes donnent les quantités de matière pour les trois volumes , et . Pour le chlorure d’argent formé :
- en : aucun ion argent n’a été versé, il ne s’est rien formé → ;
- en : tous les ions argent versés ont réagi, donc (en mol) ;
- en : les ions chlorure ont tous été consommés à l’équivalence, il ne s’en forme plus → la quantité reste égale à .
15 nproduit=[0,C*VE*0.001,C*VE*0.001]Le facteur 0.001 convertit les mL en L, exactement comme aux lignes 11 et 13.
Tracer sur la figure de l’annexe 1 l’évolution de la quantité de matière des ions nitrate en fonction du volume de solution titrante ajouté.
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Les ions nitrate sont apportés par la solution titrante et ne participent pas à la réaction (ce sont des ions spectateurs) : ils s’accumulent donc dans le bécher au fur et à mesure des ajouts.
C’est une fonction linéaire de : le tracé est une droite passant par l’origine, de coefficient directeur , et qui ne présente aucune rupture de pente à l’équivalence.
Deux points suffisent pour la tracer :
À l’aide des courbes de l’annexe 1, interpréter qualitativement l’évolution de la conductivité au cours du titrage.
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La conductivité de la solution est la somme des contributions de tous les ions présents : . Il faut donc suivre, grâce aux courbes, quels ions apparaissent et disparaissent.
Avant l’équivalence (). Les ions argent versés sont immédiatement consommés par la réaction (leur quantité reste nulle sur la courbe correspondante). Le bilan est donc le suivant : chaque ion chlorure qui disparaît est remplacé, dans le bécher, par un ion nitrate apporté par la burette. Or :
La conductivité diminue donc, mais faiblement, car les deux conductivités molaires ioniques sont très proches.
Après l’équivalence (). Tous les ions chlorure ont été consommés (leur courbe est nulle) : les ions argent versés ne réagissent plus et s’accumulent, en même temps que les ions nitrate. On ajoute donc désormais deux ions au milieu sans en retirer aucun. La conductivité augmente, et nettement plus vite qu’elle ne diminuait avant l’équivalence, puisque les deux contributions s’ajoutent : .
La courbe décroît lentement, puis croît nettement : elle présente un minimum au volume équivalent.
C’est exactement l’allure observée expérimentalement sur la figure 2, ce qui permettra de déterminer à la question suivante.
Déterminer la concentration en masse en ions chlorure de cette eau du robinet et conclure sur son utilisation pour réaliser du kéfir.
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Démarche suivie : (1) déterminer graphiquement sur la figure 2 ; (2) en déduire la concentration en quantité de matière des ions chlorure grâce à la relation à l’équivalence ; (3) convertir en concentration en masse ; (4) comparer à la teneur maximale de .
Étape 1 — détermination graphique de . D’après la question Q6, le volume équivalent correspond au minimum de la courbe . On trace les deux portions de droite (avant et après le minimum) et on relève l’abscisse de leur point d’intersection :
mL (lecture graphique à ± 0,5 mL près)
Étape 2 — concentration en quantité de matière des ions chlorure. En reprenant la relation à l’équivalence établie à la question Q3 :
Étape 3 — concentration en masse.
Étape 4 — comparaison et conclusion.
La teneur en ions chlorure est environ 130 fois plus faible que la teneur maximale tolérée : cette eau du robinet peut sans problème être utilisée pour préparer le kéfir.
Les bactéries des grains de kéfir ne seront pas détruites et la fermentation pourra se dérouler normalement.
2. Évolution de la cinétique de la réaction de fermentation
Citer une autre méthode envisageable pour suivre la cinétique de cette réaction de fermentation.
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La fermentation produit du dioxyde de carbone gazeux. On peut donc suivre son avancement en suivant ce dégagement gazeux :
Suivi manométrique : mesurer, à l’aide d’un capteur de pression, l’évolution de la pression du gaz dans le bocal fermé.
Plus la fermentation avance, plus il se forme de : à volume et température constants, la pression dans le bocal augmente. La mesure de permet de remonter à la quantité de formée, donc à l’avancement de la réaction.
Autre méthode acceptable : un suivi volumétrique, en recueillant le gaz formé et en mesurant le volume de dégagé au cours du temps.
Montrer que .
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Dressons le tableau d’avancement de la réaction de fermentation, d’avancement :
| État | Avancement | |||
|---|---|---|---|---|
| Initial () | ||||
| À la date |
D’après le tableau, la quantité d’éthanol formée à la date vaut , d’où :
Or l’éthanol est dissous dans le volume de la boisson : . En reportant dans l’expression de la quantité de glucose restante :
À partir de la définition de la vitesse de disparition du glucose et en supposant une loi d’ordre 1, montrer que .
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Définition. La vitesse volumique de disparition du glucose est l’opposé de la dérivée par rapport au temps de sa concentration (l’opposé, pour que la vitesse soit une grandeur positive alors que diminue) :
Loi de vitesse d’ordre 1. Par définition, la vitesse est alors proportionnelle à la concentration du réactif, étant la constante de vitesse :
En égalant les deux expressions de la vitesse :
Justifier que cette équation différentielle admet pour solution .
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Il suffit de vérifier que la fonction proposée satisfait l’équation différentielle et la condition initiale.
1. Dérivation. La dérivée de vaut :
2. Report dans l’équation différentielle.
L’équation est vérifiée à chaque instant.
3. Condition initiale. À : . ✓
La fonction proposée est donc bien solution de l’équation différentielle.
Justifier que le tracé de la figure 3 permet de confirmer que la vitesse de disparition du glucose suit bien une loi de vitesse d’ordre 1.
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Si la loi d’ordre 1 est vérifiée, alors . Prenons le logarithme népérien des deux membres :
doit donc être une fonction affine du temps, de coefficient directeur et d’ordonnée à l’origine .
Or la figure 3 montre que les points expérimentaux sont effectivement alignés, et la modélisation donne :
qui est bien de la forme attendue.
L’hypothèse d’une loi de vitesse d’ordre 1 est donc validée par l’expérience.
Par identification des deux expressions :
À partir de l’équation de la modélisation, calculer la masse de glucose initialement introduite pour réaliser cette expérience. Commenter.
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Concentration initiale en glucose. D’après l’identification faite à la question Q12, , d’où :
Quantité de matière initiale. La recette produit L de boisson :
Masse initiale. En conservant la valeur non arrondie mol :
g
Commentaire. La recette prévoit d’introduire 20 g de glucose. La masse déterminée à partir du modèle, 19,5 g, en est très proche : l’écart relatif vaut
Cet écart est tout à fait compatible avec les incertitudes de pesée et de mesure de la concentration en éthanol. Le modèle cinétique d’ordre 1 est donc cohérent avec le protocole annoncé, ce qui le valide.
Déterminer la valeur du temps de demi-réaction à l’aide des résultats expérimentaux. Conclure quant à la recette fournie, sachant que la boisson doit encore contenir du sucre pour être agréable au goût.
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Calcul du temps de demi-réaction. En utilisant l’expression fournie et la constante de vitesse identifiée à la question Q12 :
Conversion en heures :
s, soit environ 36 heures (1,5 jour)
Conclusion sur la recette. La recette préconise de laisser fermenter « durant au moins 24 h ». Or :
Au bout de 24 h, la moitié du glucose n’a donc pas encore été consommée : il reste plus de la moitié du sucre initial dans la boisson. On peut le préciser :
soit environ 63 % du sucre encore présent.
La recette est cohérente : après 24 h de fermentation, la boisson contient encore une grande partie de son sucre et reste donc agréable au goût.
La fermentation a par ailleurs suffisamment avancé pour avoir produit le responsable du côté pétillant et l’éthanol caractéristique du kéfir.
3. Arôme de la boisson végétale de kéfir
Attribuer chacun des deux spectres présentés au citral et à l’acide citrique. Justifier.
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Analyse des formules topologiques (figure 4).
- le citral possède un groupe carbonyle (c’est un aldéhyde) et des doubles liaisons , mais aucun groupe hydroxyle ;
- l’acide citrique possède trois groupes carboxyle et un groupe hydroxyle , soit quatre liaisons , ainsi que trois liaisons .
Le critère discriminant est donc la présence, ou non, de la bande caractéristique de la liaison , attendue entre 3200 et 3700 et décrite comme « forte et large ».
Spectre A. Dans la zone 3200–3700 , la transmittance reste élevée : aucune bande large n’y est observée. En revanche on relève une bande forte et fine vers 1650–1730 (liaison ) et des bandes vers 2850–3100 (liaisons ). L’absence de liaison désigne le citral.
Spectre B. On observe une bande très large et intense s’étendant sur tout le domaine 3200–3700 (et même au-delà, vers 2500 ) : c’est la signature de la liaison . On retrouve également la bande forte et fine de la liaison vers 1700 .
Spectre A → citral • Spectre B → acide citrique
Choisir, en justifiant, parmi l’eau, l’acétate d’éthyle et le cyclohexane, le solvant le plus approprié pour extraire simultanément le citral, l’acide citrique et le limonène.
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Un bon solvant d’extraction doit satisfaire deux conditions :
- les espèces à extraire doivent y être plus solubles que dans l’eau ;
- il doit être non miscible à l’eau, afin que deux phases se forment et que l’on puisse les séparer par décantation.
Examen des trois solvants.
- Eau : c’est déjà le solvant de la boisson — elle ne peut évidemment pas servir à en extraire les espèces. À écarter.
- Cyclohexane : la solubilité du limonène et du citral y est grande, mais celle de l’acide citrique est nulle. Il ne permet donc pas d’extraire les trois espèces. À écarter.
- Acétate d’éthyle : la solubilité y est « convenable » pour le limonène et le citral, et « grande » pour l’acide citrique — les trois espèces y sont donc solubles. Sa miscibilité avec l’eau est « faible » : deux phases se forment bien, la décantation est possible. ✓
Le solvant le plus approprié est l’acétate d’éthyle.
En analysant le chromatogramme, déterminer l’espèce issue du citron que l’on retrouve dans la boisson et qui pourrait être responsable du goût acidulé du kéfir.
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Principe. Sur un chromatogramme, deux espèces déposées côte à côte et éluées dans les mêmes conditions migrent à la même hauteur (même rapport frontal) lorsqu’elles sont identiques. Il suffit donc de comparer la hauteur de la tache du dépôt K (extrait de kéfir) à celle des trois dépôts de référence.
Lecture du chromatogramme (figure 6).
- le dépôt K ne présente qu’une seule tache, restée très près de la ligne de dépôt ;
- le dépôt C (citral) a migré à environ un tiers de la hauteur, et le dépôt L (limonène) beaucoup plus haut : aucune des deux taches n’est à la hauteur de celle de K ;
- le dépôt A (acide citrique) est resté, lui aussi, très près de la ligne de dépôt : sa tache est à la même hauteur que celle de K.
L’espèce issue du citron présente dans la boisson est l’acide citrique.
Cohérence avec le goût. L’acide citrique possède trois groupes carboxyle : c’est un acide, capable de céder des ions en solution aqueuse. C’est donc bien lui qui est responsable du goût acidulé du kéfir.
Rigoureusement, une chromatographie ne prouve pas l’identité de deux espèces — deux composés différents peuvent migrer à la même hauteur. Elle permet seulement de conclure qu’il s’agit très probablement de la même espèce, ce qui est ici confirmé par le goût acidulé observé.
Le citral et le limonène, très peu solubles dans l’eau, sont restés dans l’écorce du citron et ne sont pas passés dans la boisson : le chromatogramme confirme leur absence dans l’extrait K.
Exercice 2 — La yaourtière (5,5 points)
1. Fabrication des yaourts dans la yaourtière
Montrer que l’énergie thermique transférée au système lors de l’étape A est voisine de J.
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Lors de l’étape A, le système passe de la température ambiante °C à la température de fabrication °C. Sa capacité thermique étant :
J : la valeur annoncée est bien vérifiée.
Calculer la durée de l’étape A, en supposant que 85 % de l’énergie électrique consommée est fournie par transfert thermique au système . En déduire que est de l’ordre de 7 heures et 50 minutes.
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Durée de l’étape A. L’énergie électrique consommée pendant l’étape A vaut . Seuls 85 % de cette énergie sont effectivement transférés au système :
s, soit environ 12 minutes
Durée de l’étape B. La phase de chauffage dure 8 heures au total et se décompose en l’étape A suivie de l’étape B :
h 50 min : la valeur annoncée est bien retrouvée.
La montée en température ne représente donc que 2,5 % de la durée totale : l’essentiel des 8 heures est consacré au maintien du système à 43 °C, température optimale de croissance des ferments lactiques.
Estimer le prix de fabrication d’un yaourt fait maison. Discuter si l’argument lié au coût des yaourts maison est vérifié.
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Démarche suivie : (1) calculer l’énergie électrique totale consommée sur les 8 h et la convertir en kW·h ; (2) chiffrer les trois postes de dépense (électricité, lait, ferments) ; (3) diviser par le nombre de yaourts et comparer au prix du commerce.
Étape 1 — énergie électrique consommée. La yaourtière consomme à la puissance pendant , puis à la puissance pendant :
Conversion en kilowattheures, sachant que :
Étape 2 — coût des trois postes (pour une fournée de 7 yaourts).
| Poste | Quantité utilisée | Coût |
|---|---|---|
| Électricité | 0,186 kW·h × 0,20 € | 0,04 € |
| Lait | 700 mL = 0,700 L × 1,05 € | 0,74 € |
| Ferments lactiques | 1 sachet de 2 g | 0,64 € |
| Total pour 7 yaourts | 1,41 € |
Étape 3 — prix d’un yaourt et comparaison.
Un yaourt maison revient à environ 0,20 €, contre 0,35 € pour un yaourt du commerce de qualité comparable.
Discussion. L’argument est vérifié : le yaourt maison coûte environ 43 % moins cher, soit une économie de 0,15 € par pot (environ 1,05 € par fournée de 7).
Cette estimation reste toutefois incomplète : elle ne tient compte ni de l’achat de la yaourtière, qui n’est amorti qu’au bout d’un grand nombre de fournées, ni de l’eau et de l’énergie nécessaires au lavage des pots, ni du temps passé. On remarque enfin que le poste dominant est de loin le lait et les ferments (1,38 €, soit 98 % du total) : l’électricité, avec 0,04 €, est presque négligeable.
2. Refroidissement des yaourts dans le réfrigérateur
Nommer les trois modes de transfert thermique permettant le refroidissement du système .
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Les trois modes de transfert thermique sont :
- la conduction : de proche en proche, sans déplacement de matière — ici du yaourt vers le pot en verre, puis du verre vers l’air à son contact ;
- la convection : par déplacement de matière — ici les mouvements de l’air froid à l’intérieur du réfrigérateur ;
- le rayonnement : par ondes électromagnétiques, sans support matériel.
Calculer la valeur du flux thermique initial cédé par le système à l’instant initial et indiquer, en justifiant, comment varie le flux thermique au cours du temps.
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Flux thermique initial. À , la température du système est °C. La loi de Newton donne :
W
Variation au cours du temps. Le système cède de l’énergie à l’air du réfrigérateur : sa température diminue au cours du temps, alors que reste constante. L’écart de température diminue donc, et comme et sont des constantes :
Le flux thermique diminue au cours du temps, en tendant vers zéro.
Le refroidissement est donc d’autant plus lent que le yaourt est déjà froid.
Indiquer la température du système après un temps très long. Montrer que la valeur de l’énergie thermique perdue par le système durant la phase de refroidissement est voisine de 12 kJ.
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Température finale. D’après la question Q5, le flux thermique tend vers zéro, ce qui signifie que l’écart tend vers zéro : les échanges cessent lorsque l’équilibre thermique est atteint.
Après un temps très long, °C.
Énergie thermique perdue. La variation d’énergie interne du système , de masse et de capacité thermique massique , vaut :
Le signe négatif traduit bien le fait que le système cède de l’énergie au milieu extérieur. En valeur absolue :
J kJ : la valeur annoncée est bien vérifiée.
Calculer la durée qui serait nécessaire pour effectuer un transfert thermique de 12 kJ à la puissance .
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Un flux thermique est une puissance : si le flux conservait sa valeur initiale , l’énergie transférée pendant la durée vaudrait , d’où :
s, soit environ 41 minutes
Tracer l’allure de l’évolution de la température en fonction du temps en indiquant les températures initiale et finale ; faire apparaître une méthode graphique de détermination du temps caractéristique .
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La fonction est une exponentielle décroissante qui part de °C et tend vers l’asymptote horizontale °C.
Méthode graphique employée : on trace la tangente à la courbe à l’instant initial ; son intersection avec l’asymptote horizontale a pour abscisse .
Seconde méthode possible : à , l’écart de température a été réduit de 63 % :
On repère l’ordonnée 14 °C sur la courbe et on lit l’abscisse correspondante.
Comparer la valeur de à celle de obtenue en Q7. Commenter.
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Calcul du temps caractéristique.
Comparaison.
Les deux durées sont égales (le léger écart ne provient que de l’arrondi de 12,35 kJ à 12 kJ à la question Q6). Ce n’est pas une coïncidence : en remplaçant et par leurs expressions littérales, on obtient en effet
: le temps caractéristique est exactement la durée qu’il faudrait pour évacuer toute l’énergie si le flux thermique gardait sa valeur initiale .
Commentaire. est donc une durée minimale : le flux étant en réalité maximal au départ puis décroissant (question Q5), le refroidissement réel est plus lent. Au bout de la durée , la température n’est descendue qu’à 13,6 °C, soit 63 % seulement de la baisse totale. Il faut environ s (soit 3 h 30) pour que la température soit pratiquement égale à celle du réfrigérateur.
Les 2 heures de réfrigérateur préconisées par la recette correspondent à , ce qui amène le yaourt à environ 5,5 °C : c’est suffisant en pratique pour un yaourt prêt à être consommé.
Exercice 3 — Le satellite TESS (5,5 points)
1. Étude du système « TOI 270 »
Exprimer la force d’attraction gravitationnelle exercée par l’étoile E sur l’exoplanète 2, en fonction de , , , et .
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La loi de la gravitation universelle donne la valeur de la force exercée par l’étoile E, de masse , sur l’exoplanète 2, de masse , dont les centres sont distants de :
Cette force est dirigée de l’exoplanète vers l’étoile E : elle est donc portée par le vecteur unitaire du repère de Frenet, qui pointe vers le centre de la trajectoire (figure 1). D’où :
En utilisant la deuxième loi de Newton, établir l’expression de la vitesse de l’exoplanète 2 en fonction de , et .
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Système : l’exoplanète 2, de masse .
Référentiel : le référentiel décrit dans l’énoncé (origine au centre de l’étoile E, axes pointant vers des étoiles lointaines), supposé galiléen.
Bilan des forces : l’exoplanète n’est soumise qu’à la force d’attraction gravitationnelle exercée par l’étoile E (l’interaction avec l’exoplanète 1 est négligée).
D’après la deuxième loi de Newton :
Le vecteur accélération est donc entièrement porté par : sa composante tangentielle est nulle.
Or, pour un mouvement circulaire de rayon , l’accélération s’écrit dans le repère de Frenet :
Par identification des composantes :
Établir que la masse de l’étoile est donnée par la relation .
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Le mouvement étant circulaire et uniforme, l’exoplanète parcourt la circonférence de son orbite, , pendant une période de révolution , à la vitesse constante :
En reportant cette expression dans le résultat de la question Q2, :
On isole :
Vérifier que la valeur de la masse déduite de cette relation est voisine de celle indiquée dans le tableau de données.
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Conversion préalable des données dans les unités du système international :
Application numérique :
kg
Cette valeur est identique à celle du tableau de données ( kg) : la relation établie à la question Q3 est donc bien vérifiée, ce qui valide le modèle du mouvement circulaire uniforme.
En utilisant la troisième loi de Kepler et les données , et , déterminer la valeur de la période exprimée en jours terrestres.
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Les deux exoplanètes sont en orbite autour du même astre attracteur : la troisième loi de Kepler s’applique, le rapport ayant la même valeur pour les deux.
Le rapport étant sans dimension, on peut conserver les kilomètres :
jours terrestres
Ce résultat est cohérent : l’exoplanète 1, plus proche de son étoile que l’exoplanète 2 (), tourne plus vite autour d’elle et sa période de révolution est donc plus courte ().
2. Mesure expérimentale de la période de révolution de l’exoplanète 1
Indiquer qualitativement l’influence de la taille de l’exoplanète sur la diminution de la puissance lumineuse relative reçue par la caméra.
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D’après la relation fournie , le rayon de l’étoile étant fixé, est une fonction croissante de .
Plus l’exoplanète est grosse, plus la diminution est importante.
C’est physiquement cohérent : une exoplanète de grand rayon masque une plus grande partie du disque de l’étoile lors de son transit, donc la puissance lumineuse reçue par la caméra chute davantage.
La dépendance est de plus quadratique : c’est la surface occultée, proportionnelle à , qui intervient. Une exoplanète deux fois plus grande provoque une chute quatre fois plus importante.
Vérifier que le rayon de l’exoplanète 1 vaut environ km.
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Lecture graphique de (figure 3). Hors transit, la puissance lumineuse relative vaut 1. Au fond du creux, elle atteint la valeur minimale . La flèche tracée sur la figure représente cet écart :
Calcul du rayon de l’exoplanète. En isolant dans la relation fournie :
km : la valeur annoncée est bien vérifiée.
(Pour comparaison, le rayon de la Terre vaut km : cette exoplanète est donc environ 2,6 fois plus grande que la Terre.)
En utilisant les figures 2 et 3, et sachant que l’angle est très petit devant 1 rad, estimer la valeur de la période de révolution de l’exoplanète 1. Commenter.
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Démarche suivie : (1) exprimer l’angle à partir de la géométrie de la figure 2 ; (2) lire la durée du transit sur la figure 3 ; (3) exploiter la proportionnalité entre l’angle balayé et la durée, le mouvement étant circulaire uniforme.
Étape 1 — expression de l’angle . D’après la figure 2, au début du transit le centre de l’exoplanète se trouve à la distance horizontale de l’axe passant par le centre de l’étoile, et à la distance de ce centre. Dans le triangle rectangle correspondant :
L’angle étant très petit devant 1 rad, l’approximation donne :
Étape 2 — durée du transit (figure 3). Le transit débute à la date et s’achève à la date , repérées par les traits pointillés :
Étape 3 — période de révolution. Le mouvement étant circulaire uniforme, l’exoplanète balaie des angles proportionnels aux durées. Pendant le transit, elle balaie l’angle (de à ) ; pendant une période , elle balaie un tour complet, soit :
Conversion en jours terrestres :
jours terrestres
Commentaire. Cette valeur est du même ordre de grandeur que celle obtenue à la question Q5 par la troisième loi de Kepler ( jours) : l’écart relatif vaut
Cet écart s’explique par l’imprécision de la lecture graphique : la durée du transit ne se lit qu’à ± 0,1 h près sur la figure 3, et comme est proportionnelle à , une telle incertitude entraîne à elle seule 6 % d’écart sur . S’y ajoutent les approximations du modèle : orbite supposée vue exactement par la tranche et mouvement supposé rigoureusement circulaire uniforme.
Les deux déterminations sont pourtant totalement indépendantes : l’une est théorique et repose sur les lois de la mécanique céleste, l’autre est expérimentale et repose uniquement sur les relevés de puissance lumineuse envoyés par le satellite TESS. Retrouver la même durée à 10 % près par ces deux voies valide la méthode des transits utilisée pour détecter les exoplanètes.
Récapitulatif des résultats numériques
Exercice 1. V1=250.0 et C=1.00E-2 • VE=C1*V1/C • nproduit=[0,C*VE*0.001,C*VE*0.001] • mL • , soit (eau utilisable) • • g • s h • spectre A = citral, spectre B = acide citrique • solvant : acétate d’éthyle • espèce identifiée : acide citrique.
Exercice 2. J • s min, h 50 min • kW·h, prix d’un yaourt ≈ 0,20 € (contre 0,35 €) • W • °C, kJ • s • s .
Exercice 3. • kg • jours (Kepler) • , km • rad, h, jours (transit) : même ordre de grandeur que par Kepler, écart ≈ 10 %.
Corrigé non officiel, proposé par Génies des Sciences — il ne s'agit pas du barème du jury.
Ce qui tombe dans ce sujet
Exercice 1 — Le kéfir de fruit (9 points)
Pour réviser : Méthodes de suivi d'un titrage · Cinétique et mécanismes réactionnels · Méthodes physiques d'analyse d'un système chimique · Chimie organique et synthèse
Exercice 2 — La yaourtière (5,5 points)
Pour réviser : Premier principe et transferts thermiques
Exercice 3 — Le satellite TESS (5,5 points)
Pour réviser : Mouvement dans un champ de gravitation
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