Terminale Physique-Chimie Annale du bac 26-PYCJ1AN1

Bac physique-chimie 2026 — Amérique du Nord — Jour 1 : sujet et corrigé

Un sujet très chimie : le captage du dioxyde de carbone en cimenterie enchaîne acide-base, titrage pH-métrique, mécanisme réactionnel et électrolyse. La physique suit avec l’effet photoélectrique appliqué au photovoltaïque, puis le lancer franc de la Wemba-mania, un classique du mouvement dans le champ de pesanteur.

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Corrigé rédigé comme une copie modèle, puis relu par un second correcteur : applications numériques recalculées, équations vérifiées, avec des « notes du professeur » sur les pièges du barème.

Le corrigé en ligne, question par question

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Exercice 1 — Valorisation du dioxyde de carbone dans les cimenteries (9 points)

1. Captage de la molécule de dioxyde de carbone par la molécule d’éthanolamine

Q.1

Reproduire la formule topologique de l’éthanolamine, entourer les groupes caractéristiques et nommer les familles fonctionnelles correspondantes.

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HONH2groupe hydroxylegroupe amino

La molécule d’éthanolamine possède deux groupes caractéristiques :

  • le groupe hydroxyle –OH\text{–OH}, porté par un atome de carbone lié à un seul autre atome de carbone : famille des alcools (alcool primaire) ;
  • le groupe amino –NH2\text{–NH}_2 : famille des amines (amine primaire).
Q.2

Vérifier que la concentration en quantité de matière de la solution commerciale à 20 % en masse vaut C=3,3 molL1C = 3{,}3\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}.

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La densité de la solution vaut d=1,0d = 1{,}0, donc sa masse volumique est :

ρsol=d×ρeau=1,0×1,00=1,0 gmL1\rho_{\text{sol}} = d \times \rho_{\text{eau}} = 1{,}0 \times 1{,}00 = 1{,}0\ \text{g}\cdot\text{mL}^{-1}

Masse d’un volume V=1,0V = 1{,}0 L =1,0×103= 1{,}0\times 10^{3} mL de solution :

msol=ρsol×V=1,0×1,0×103=1,0×103 gm_{\text{sol}} = \rho_{\text{sol}} \times V = 1{,}0 \times 1{,}0\times 10^{3} = 1{,}0\times 10^{3}\ \text{g}

La solution est à 20 % en masse d’éthanolamine, donc la masse d’éthanolamine dissoute vaut :

m=20100×msol=0,20×1,0×103=2,0×102 gm = \frac{20}{100}\times m_{\text{sol}} = 0{,}20 \times 1{,}0\times 10^{3} = 2{,}0\times 10^{2}\ \text{g}

Quantité de matière correspondante :

n=mM(C2H7NO)=2,0×10261,0=3,28 moln = \frac{m}{M(\text{C}_2\text{H}_7\text{NO})} = \frac{2{,}0\times 10^{2}}{61{,}0} = 3{,}28\ \text{mol}

Concentration en quantité de matière :

C=nV=3,281,0=3,3 molL1C = \frac{n}{V} = \frac{3{,}28}{1{,}0} = 3{,}3\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

La valeur annoncée C=3,3 molL1C = 3{,}3\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} est bien vérifiée.

Q.3

Tracer le diagramme de prédominance du couple acide-base de l’éthanolamine.

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pHpKA = 9,5pH = 11C2H8NO+ prédomine(forme acide)C2H7NO prédomine(forme basique)

Pour pH<pKA\text{pH} < \mathrm{p}K_A la forme acide C2H8NO+\text{C}_2\text{H}_8\text{NO}^+ prédomine ; pour pH>pKA\text{pH} > \mathrm{p}K_A c’est la forme basique C2H7NO\text{C}_2\text{H}_7\text{NO} qui prédomine.

Q.4

Sous quelle forme l’éthanolamine est-elle majoritairement présente à pH=11\text{pH} = 11 ?

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On compare le pH de la solution au pKA\mathrm{p}K_A du couple :

pH=11  >  pKA=9,5\text{pH} = 11 \;>\; \mathrm{p}K_A = 9{,}5

D’après le diagramme de prédominance, l’espèce qui prédomine est donc la forme basique de l’éthanolamine, c’est-à-dire C2H7NO\text{C}_2\text{H}_7\text{NO}.

À pH=11\text{pH} = 11, l’éthanolamine est majoritairement sous sa forme basique C2H7NO(aq)\text{C}_2\text{H}_7\text{NO}_{(aq)}.

Q.5

Donner l’expression du taux d’avancement final.

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Le taux d’avancement final τ\tau est le quotient de l’avancement final par l’avancement maximal :

τ=xfxmax\boxed{\tau = \frac{x_f}{x_{\max}}}

C’est un nombre sans dimension, compris entre 0 et 1.

Q.6

Exprimer xmaxx_{\max} en fonction de CC et VV.

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Équation de la réaction de l’éthanolamine avec l’eau :

C2H7NO(aq)+H2O()C2H8NO(aq)++HO(aq)\text{C}_2\text{H}_7\text{NO}_{(aq)} + \text{H}_2\text{O}_{(\ell)} \rightleftarrows \text{C}_2\text{H}_8\text{NO}^+_{(aq)} + \text{HO}^-_{(aq)}

ÉtatAvancementC2H7NO\text{C}_2\text{H}_7\text{NO}H2O\text{H}_2\text{O}C2H8NO+\text{C}_2\text{H}_8\text{NO}^+HO\text{HO}^-
Initial00ni=CVn_i = C\cdot Vsolvant (excès)0000
En coursxxCVxC\cdot V - xexcèsxxxx
Final réelxfx_fCVxfC\cdot V - x_fexcèsxfx_fxfx_f
Maximalxmaxx_{\max}CVxmax=0C\cdot V - x_{\max} = 0excèsxmaxx_{\max}xmaxx_{\max}

L’eau est le solvant : elle est en très large excès. Le réactif limitant est donc l’éthanolamine. Si la transformation était totale, l’éthanolamine serait entièrement consommée :

CVxmax=0soitxmax=CVC\cdot V - x_{\max} = 0 \qquad\text{soit}\qquad \boxed{x_{\max} = C\cdot V}

Q.7

Montrer que τ=KecC10pH\tau = \dfrac{K_e \cdot c^{\circ}}{C\cdot 10^{-\text{pH}}}.

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D’après le tableau d’avancement, l’avancement final est relié à la quantité d’ions hydroxyde formés :

xf=nf(HO)=[HO]f×Vx_f = n_f(\text{HO}^-) = [\text{HO}^-]_f \times V

Or, par définition du produit ionique de l’eau :

Ke=[H3O+][HO](c)2[HO]=Ke(c)2[H3O+]K_e = \frac{[\text{H}_3\text{O}^+]\,[\text{HO}^-]}{(c^{\circ})^{2}} \qquad\Longrightarrow\qquad [\text{HO}^-] = \frac{K_e\,(c^{\circ})^{2}}{[\text{H}_3\text{O}^+]}

et, par définition du pH, [H3O+]=c×10pH[\text{H}_3\text{O}^+] = c^{\circ}\times 10^{-\text{pH}}. D’où :

[HO]=Ke(c)2c×10pH=Kec10pH[\text{HO}^-] = \frac{K_e\,(c^{\circ})^{2}}{c^{\circ}\times 10^{-\text{pH}}} = \frac{K_e\cdot c^{\circ}}{10^{-\text{pH}}}

On en déduit le taux d’avancement (le volume VV se simplifie : τ\tau ne dépend pas du volume étudié) :

τ=xfxmax=[HO]f×VC×V=[HO]fCτ=KecC10pH\tau = \frac{x_f}{x_{\max}} = \frac{[\text{HO}^-]_f \times V}{C\times V} = \frac{[\text{HO}^-]_f}{C} \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\tau = \frac{K_e\cdot c^{\circ}}{C\cdot 10^{-\text{pH}}}}

Q.8

Calculer τ\tau et commenter.

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τ=KecC10pH=1,0×1014×1,03,3×1011=3,0×104\tau = \frac{K_e\cdot c^{\circ}}{C\cdot 10^{-\text{pH}}} = \frac{1{,}0\times 10^{-14}\times 1{,}0}{3{,}3\times 10^{-11}} = 3{,}0\times 10^{-4}

τ=3,0×104\tau = 3{,}0\times 10^{-4}, soit environ 0,030 %.

Commentaire. Le taux d’avancement est très inférieur à 1 : seule une molécule d’éthanolamine sur environ 3,3×1033{,}3\times 10^{3} réagit effectivement avec l’eau. La transformation est donc très limitée, ce qui est cohérent avec le fait que l’éthanolamine est une base faible : elle ne réagit que très partiellement avec l’eau.

Q.9

Identifier un intermédiaire réactionnel du mécanisme et justifier.

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L’espèce chimique HO–CH2–CH2–NH2+–COO\text{HO–CH}_2\text{–CH}_2\text{–NH}_2^+\text{–COO}^- (l’amphion formé à l’étape 1) est un intermédiaire réactionnel.

Justification : elle est produite lors de l’étape 1 puis consommée lors de l’étape 2. Elle n’apparaît donc ni parmi les réactifs, ni parmi les produits de l’équation de la réaction globale : c’est la définition d’un intermédiaire réactionnel.

Q.10

Recopier l’étape 1 et représenter les flèches courbes traduisant les transferts électroniques, en justifiant leur sens.

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HOCH2CH2NHH+OCO(1) attaque par le doublet non liant de N(2) rupture de la liaison π

Produit obtenu : HO–CH2–CH2–NH2+–COO\text{HO–CH}_2\text{–CH}_2\text{–NH}_2^+\text{–COO}^-

Justification du sens des flèches courbes. Une flèche courbe représente le déplacement d’un doublet d’électrons, toujours orienté d’un site donneur de doublet d’électrons vers un site accepteur :

  • flèche (1) : l’atome d’azote porte un doublet non liant et il est plus électronégatif que les atomes de carbone et d’hydrogène auxquels il est lié : il porte donc une charge partielle δ\delta^- et constitue un site donneur. L’atome de carbone du CO2\text{CO}_2 est lié à deux atomes d’oxygène plus électronégatifs que lui : il porte une charge partielle δ+\delta^+ et constitue un site accepteur. Le doublet non liant de l’azote attaque cet atome de carbone et crée la liaison N–C\text{N–C} ;
  • flèche (2) : pour que l’atome de carbone ne dépasse pas quatre liaisons (règle de l’octet), le doublet π\pi d’une des liaisons C=O\text{C=O} se déplace sur l’atome d’oxygène, plus électronégatif, qui porte alors une charge négative.

2. Contrôle qualité d’une solution d’éthanolamine

Q.11

Choisir le matériel permettant de préparer 250,0 mL de la solution S50S_{50} diluée 50 fois.

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Lors d’une dilution, la quantité de matière de soluté se conserve :

Cmeˋre×Vpreˊleveˊ=Cfille×VfilleavecF=CmeˋreCfille=VfilleVpreˊleveˊ=50C_{\text{mère}}\times V_{\text{prélevé}} = C_{\text{fille}}\times V_{\text{fille}} \qquad\text{avec}\qquad F = \frac{C_{\text{mère}}}{C_{\text{fille}}} = \frac{V_{\text{fille}}}{V_{\text{prélevé}}} = 50

d’où le volume de solution SS à prélever :

Vpreˊleveˊ=VfilleF=250,050=5,00 mLV_{\text{prélevé}} = \frac{V_{\text{fille}}}{F} = \frac{250{,}0}{50} = 5{,}00\ \text{mL}

Matériel : une pipette jaugée de 5,00 mL et une fiole jaugée de 250,0 mL (+ un bécher de 50 mL pour prélever la solution SS).

Justification : pour préparer une solution de concentration connue avec précision, on utilise exclusivement de la verrerie jaugée (pipette jaugée et fiole jaugée), dont l’incertitude est bien plus faible que celle de la verrerie graduée (pipettes graduées, éprouvettes) ou des béchers, qui ne servent qu’à contenir un liquide.

Q.12

Définir l’équivalence d’un titrage.

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L’équivalence d’un titrage est l’état du système chimique pour lequel les réactifs titrant et titré ont été introduits (et donc consommés) dans les proportions stœchiométriques de l’équation de la réaction support du titrage.

Avant l’équivalence, le réactif titré est en excès ; après l’équivalence, c’est le réactif titrant qui est en excès. À l’équivalence, les deux réactifs sont totalement consommés.

Q.13

Déterminer le volume équivalent VEV_E à partir de la courbe de titrage.

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Méthode employée : méthode de la courbe dérivée. Le volume équivalent correspond au saut de pH, c’est-à-dire au point d’inflexion de la courbe pH=f(V)\text{pH} = f(V). Ce point d’inflexion se repère par l’extremum de la courbe dérivée d(pH)dV\dfrac{d(\text{pH})}{d V} : ici, le titrage d’une base par un acide fait diminuer le pH, la dérivée est donc négative et l’on cherche son minimum.

En projetant le minimum de la courbe dérivée sur l’axe des abscisses, on lit :

VE=14,3V_E = 14{,}3 mL (lecture graphique à ± 0,2 mL près)

Remarque : cette valeur est cohérente avec le saut de pH observé sur la courbe pH=f(V)\text{pH} = f(V), entre V13V \approx 13 mL et V15,5V \approx 15{,}5 mL. La méthode des tangentes parallèles conduirait au même résultat.

Q.14

En déduire le titre massique en éthanolamine de la solution SS.

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Démarche suivie : (1) exploiter la relation à l’équivalence pour obtenir la concentration de S50S_{50} ; (2) remonter à la concentration de SS grâce au facteur de dilution ; (3) convertir cette concentration en titre massique.

Étape 1 — concentration de la solution diluée S50S_{50}. D’après l’équation du titrage C2H7NO(aq)+H3O(aq)+C2H8NO(aq)++H2O()\text{C}_2\text{H}_7\text{NO}_{(aq)} + \text{H}_3\text{O}^+_{(aq)} \longrightarrow \text{C}_2\text{H}_8\text{NO}^+_{(aq)} + \text{H}_2\text{O}_{(\ell)}, les nombres stœchiométriques des deux réactifs valent 1. À l’équivalence :

n(C2H7NO)titreˊ=n(H3O+)verseˊC50×VB=CA×VEn(\text{C}_2\text{H}_7\text{NO})_{\text{titré}} = n(\text{H}_3\text{O}^+)_{\text{versé}} \qquad\Longrightarrow\qquad C_{50}\times V_B = C_A \times V_E

C50=CA×VEVB=0,10×14,325,0=5,72×102 molL1C_{50} = \frac{C_A \times V_E}{V_B} = \frac{0{,}10 \times 14{,}3}{25{,}0} = 5{,}72\times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

Étape 2 — concentration de la solution SS. La solution SS a été diluée 50 fois pour obtenir S50S_{50}, donc :

CS=50×C50=50×5,72×102=2,86 molL1C_S = 50 \times C_{50} = 50 \times 5{,}72\times 10^{-2} = 2{,}86\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

Étape 3 — titre massique. Considérons un volume V=1,0V = 1{,}0 L de solution SS. Il contient une masse d’éthanolamine :

m=CS×M×V=2,86×61,0×1,0=1,74×102 gm = C_S \times M \times V = 2{,}86 \times 61{,}0 \times 1{,}0 = 1{,}74\times 10^{2}\ \text{g}

La masse de ce litre de solution vaut, comme à la question Q.2 :

msol=d×ρeau×V=1,0×103 gm_{\text{sol}} = d \times \rho_{\text{eau}} \times V = 1{,}0\times 10^{3}\ \text{g}

Le titre massique est le quotient de ces deux masses :

t=mmsol=1,74×1021,0×103=0,174t = \frac{m}{m_{\text{sol}}} = \frac{1{,}74\times 10^{2}}{1{,}0\times 10^{3}} = 0{,}174

t17 %t \approx 17\ \% en masse d’éthanolamine dans la solution SS.

Q.15

Commenter le résultat obtenu.

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Le titre massique mesuré, t17 %t \approx 17\ \%, est inférieur à la valeur nominale de 20 % : la solution SS s’est effectivement altérée au cours du temps, sa concentration en éthanolamine a diminué.

En se référant au tableau, cette valeur se situe entre 15 % et 20 % :

  • l’efficacité de captation du CO2\text{CO}_2 est comprise entre « faible » et « bonne » : elle est donc dégradée par rapport à une solution à 20 % ;
  • la tolérance à la corrosion des équipements est en revanche comprise entre « acceptable » et « très bonne » : la solution ne présente pas de risque pour l’installation.

La solution reste utilisable sans danger pour les équipements, mais le captage du CO2\text{CO}_2 y serait moins performant.

Le technicien a donc intérêt à réajuster la solution en y ajoutant de l’éthanolamine pour revenir à un titre de l’ordre de 20 %, valeur qui offre le meilleur compromis entre une bonne efficacité de captation et une corrosion acceptable.

3. Production de méthanol à partir du dioxyde de carbone capté

Q.16

Écrire l’équation de la réaction de formation du méthanol.

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Les réactifs sont le dioxyde de carbone CO2\text{CO}_2 et le dihydrogène H2\text{H}_2 ; les produits sont le méthanol CH3OH\text{CH}_3\text{OH} et l’eau H2O\text{H}_2\text{O}. Après ajustement des nombres stœchiométriques :

CO2(g)+3H2(g)CH3OH()+H2O()\boxed{\text{CO}_{2(g)} + 3\,\text{H}_{2(g)} \longrightarrow \text{CH}_3\text{OH}_{(\ell)} + \text{H}_2\text{O}_{(\ell)}}

Vérification de la conservation des éléments : C : 1=11 = 1 ; O : 2=1+12 = 1+1 ; H : 3×2=6=4+23\times 2 = 6 = 4 + 2. \checkmark

Q.17

Déterminer la durée nécessaire à la production de 37 500 tonnes de dihydrogène.

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Masse de dihydrogène à produire, exprimée en kilogrammes :

m(H2)=37500 t=37500×103=3,75×107 kgm(\text{H}_2) = 37\,500\ \text{t} = 37\,500\times 10^{3} = 3{,}75\times 10^{7}\ \text{kg}

La production d’un kilogramme de dihydrogène nécessite une énergie de 55 kWh55\ \text{kW}\cdot\text{h}. L’énergie électrique totale nécessaire vaut donc :

E=55×m(H2)=55×3,75×107=2,0625×109 kWhE = 55 \times m(\text{H}_2) = 55 \times 3{,}75\times 10^{7} = 2{,}0625\times 10^{9}\ \text{kW}\cdot\text{h}

Les électrolyseurs fonctionnent à la puissance P=330 MW=3,30×105 kWP = 330\ \text{MW} = 3{,}30\times 10^{5}\ \text{kW}. Comme E=P×ΔtE = P\times \Delta t :

Δt=EP=2,0625×1093,30×105=6,25×103 h\Delta t = \frac{E}{P} = \frac{2{,}0625\times 10^{9}}{3{,}30\times 10^{5}} = 6{,}25\times 10^{3}\ \text{h}

Δt6,3×103\Delta t \approx 6{,}3\times 10^{3} h (soit 6 250 h), c’est-à-dire environ 2,6×1022{,}6\times 10^{2} jours (près de 9 mois).

Q.18

La puissance des électrolyseurs est-elle suffisante ?

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L’usine doit produire ces 37 500 tonnes de dihydrogène chaque année. Or une année compte :

Δtan=365×24=8,76×103 h\Delta t_{\text{an}} = 365 \times 24 = 8{,}76\times 10^{3}\ \text{h}

Comparons les deux durées :

Δt=6,25×103 h  <  Δtan=8,76×103 h\Delta t = 6{,}25\times 10^{3}\ \text{h} \;<\; \Delta t_{\text{an}} = 8{,}76\times 10^{3}\ \text{h}

Oui : la puissance de 330 MW est suffisante pour produire les 37 500 t de dihydrogène par an.

Les électrolyseurs devraient fonctionner 6,25×1038,76×1030,71\dfrac{6{,}25\times 10^{3}}{8{,}76\times 10^{3}} \approx 0{,}71, soit environ 71 % du temps : il reste une marge d’environ 29 % de l’année, ce qui est appréciable pour les opérations de maintenance et les éventuels arrêts de production.

Exercice 2 — L’effet photoélectrique et ses applications (6 points)

1. Une approche historique de l’effet photoélectrique

Q.1

Décrire l’effet photoélectrique.

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L’effet photoélectrique est l’émission d’électrons par un métal éclairé par un rayonnement électromagnétique.

Cette émission ne se produit que si la fréquence ν\nu du rayonnement est supérieure à une fréquence seuil νs\nu_s, caractéristique du métal éclairé, et ce quelle que soit l’intensité lumineuse : une lumière très intense de fréquence trop faible n’arrache aucun électron.

Ce phénomène s’interprète par l’aspect corpusculaire de la lumière : la lumière est constituée de photons transportant chacun un quantum d’énergie E=hνE = h\nu. Un photon cède la totalité de son énergie à un unique électron du métal ; si cette énergie est au moins égale au travail d’extraction WextW_{\text{ext}}, l’électron est arraché.

Q.2

Calculer la fréquence seuil νs\nu_s du zinc.

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À la fréquence seuil, l’énergie du photon est exactement égale au travail d’extraction :

hνs=Wext(Zn)νs=Wext(Zn)hh\,\nu_s = W_{\text{ext}}(\text{Zn}) \qquad\Longrightarrow\qquad \nu_s = \frac{W_{\text{ext}}(\text{Zn})}{h}

En convertissant le travail d’extraction en joules : Wext=4,3×1,60×1019=6,88×1019W_{\text{ext}} = 4{,}3 \times 1{,}60\times 10^{-19} = 6{,}88\times 10^{-19} J.

νs=6,88×10196,63×1034=1,038×1015 Hz\nu_s = \frac{6{,}88\times 10^{-19}}{6{,}63\times 10^{-34}} = 1{,}038\times 10^{15}\ \text{Hz}

νs=1,0×1015\nu_s = 1{,}0\times 10^{15} Hz (valeur non arrondie conservée : 1,038×10151{,}038\times 10^{15} Hz)

Q.3

En déduire la longueur d’onde seuil et le domaine correspondant.

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Dans le vide, longueur d’onde et fréquence sont liées par λ=cν\lambda = \dfrac{c}{\nu}, d’où :

λs=cνs=3,00×1081,038×1015=2,9×107 m=2,9×102 nm\lambda_s = \frac{c}{\nu_s} = \frac{3{,}00\times 10^{8}}{1{,}038\times 10^{15}} = 2{,}9\times 10^{-7}\ \text{m} = 2{,}9\times 10^{2}\ \text{nm}

λs2,9×102\lambda_s \approx 2{,}9\times 10^{2} nm (valeur non arrondie : 289 nm)

Cette longueur d’onde est comprise entre 100 nm et 400 nm : elle appartient donc au domaine des ultraviolets (UV), immédiatement au-delà du violet en énergie (le visible commence à 400 nm).

Q.4

Justifier que l’effet photoélectrique se produit pour λ=250\lambda = 250 nm.

Voir la correction

Calculons l’énergie d’un photon de cette radiation :

E=hcλ=6,63×1034×3,00×108250×109=7,96×1019 JE = \frac{h\,c}{\lambda} = \frac{6{,}63\times 10^{-34}\times 3{,}00\times 10^{8}}{250\times 10^{-9}} = 7{,}96\times 10^{-19}\ \text{J}

soit, en électronvolts :

E=7,96×10191,60×1019=4,97 eVE = \frac{7{,}96\times 10^{-19}}{1{,}60\times 10^{-19}} = 4{,}97\ \text{eV}

Comparons au travail d’extraction du zinc :

E=4,97 eV  >  Wext(Zn)=4,3 eVE = 4{,}97\ \text{eV} \;>\; W_{\text{ext}}(\text{Zn}) = 4{,}3\ \text{eV}

Chaque photon transporte une énergie supérieure au travail d’extraction : l’effet photoélectrique se produit bien.

(On peut aussi comparer les longueurs d’onde : λ=250 nm<λs=289 nm\lambda = 250\ \text{nm} < \lambda_s = 289\ \text{nm}, donc ν>νs\nu > \nu_s.)

Q.5

Établir l’expression de la vitesse d’éjection des électrons.

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Bilan d’énergie pour un photon absorbé par un électron. L’énergie du photon incident sert d’une part à extraire l’électron du métal (travail d’extraction), d’autre part à lui communiquer de l’énergie cinétique :

Ephoton=Wext+Ecsoithν=hνs+12mev2E_{\text{photon}} = W_{\text{ext}} + E_c \qquad\text{soit}\qquad h\nu = h\nu_s + \frac{1}{2}\, m_e\, v^{2}

On isole l’énergie cinétique :

12mev2=hνhνs=h(ννs)\frac{1}{2}\, m_e\, v^{2} = h\nu - h\nu_s = h\,(\nu - \nu_s)

v2=2h(ννs)mev=2h(ννs)mev^{2} = \frac{2\,h\,(\nu - \nu_s)}{m_e} \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{v = \sqrt{\frac{2\,h\,(\nu-\nu_s)}{m_e}}}

(on ne garde que la racine positive, vv étant une valeur de vitesse).

Q.6

Calculer la valeur de cette vitesse.

Voir la correction

Fréquence de la radiation utilisée :

ν=cλ=3,00×108250×109=1,20×1015 Hz\nu = \frac{c}{\lambda} = \frac{3{,}00\times 10^{8}}{250\times 10^{-9}} = 1{,}20\times 10^{15}\ \text{Hz}

ννs=1,20×10151,038×1015=1,62×1014 Hz\nu - \nu_s = 1{,}20\times 10^{15} - 1{,}038\times 10^{15} = 1{,}62\times 10^{14}\ \text{Hz}

v=2×6,63×1034×1,62×10149,11×1031=2,36×1011v = \sqrt{\frac{2\times 6{,}63\times 10^{-34}\times 1{,}62\times 10^{14}}{9{,}11\times 10^{-31}}} = \sqrt{2{,}36\times 10^{11}}

v4,9×105 ms1v \approx 4{,}9\times 10^{5}\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}

Q.7

Quel paramètre influence la vitesse, et dans quel sens le modifier ?

Voir la correction

D’après l’expression v=2h(ννs)mev = \sqrt{\dfrac{2h(\nu-\nu_s)}{m_e}}, seule la fréquence ν\nu de la radiation (et donc, de façon équivalente, sa longueur d’onde λ=c/ν\lambda = c/\nu) intervient : νs\nu_s, hh et mem_e sont des constantes fixées par le métal et par la nature de l’électron.

vv est une fonction croissante de ν\nu : pour augmenter la vitesse d’éjection des électrons, il faut donc augmenter la fréquence de la radiation, c’est-à-dire diminuer sa longueur d’onde.

Paramètre : la fréquence ν\nu (à augmenter) — soit la longueur d’onde λ\lambda (à diminuer).

Remarque : l’intensité lumineuse n’a aucune influence sur la vitesse des électrons émis ; elle ne modifie que leur nombre, donc l’intensité du courant mesuré par l’ampèremètre.

2. Étude d’un panneau photovoltaïque

Q.8

Déterminer le rendement du panneau dans les conditions optimales, pour un éclairement E=800 Wm2E = 800\ \text{W}\cdot\text{m}^{-2}.

Voir la correction

Surface utile du panneau :

S=L×=1,346×1,112=1,50 m2S = L \times \ell = 1{,}346 \times 1{,}112 = 1{,}50\ \text{m}^{2}

Puissance lumineuse reçue :

Plum=E×S=800×1,50=1,20×103 WP_{\text{lum}} = E \times S = 800 \times 1{,}50 = 1{,}20\times 10^{3}\ \text{W}

Puissance électrique fournie dans les conditions optimales : d’après la figure 2, la courbe P=f(U)P = f(U) tracée pour un éclairement de 800 Wm2800\ \text{W}\cdot\text{m}^{-2} passe par un maximum :

Peˊlec, max140 W(pour U22 V)P_{\text{élec, max}} \approx 140\ \text{W} \qquad (\text{pour } U \approx 22\ \text{V})

Rendement :

η=PutilePrec¸ue=Peˊlec, maxPlum=1401,20×103=0,12\eta = \frac{P_{\text{utile}}}{P_{\text{reçue}}} = \frac{P_{\text{élec, max}}}{P_{\text{lum}}} = \frac{140}{1{,}20\times 10^{3}} = 0{,}12

η0,12\eta \approx 0{,}12, soit un rendement d’environ 12 %.

Ce rendement, inférieur à 1, est cohérent : une grande partie de l’énergie lumineuse reçue n’est pas convertie en énergie électrique (photons non absorbés, dissipation thermique par effet Joule).

Q.9

Déterminer le nombre de panneaux à installer et commenter.

Voir la correction

Démarche suivie : (1) calculer l’énergie électrique annuelle à produire ; (2) calculer l’énergie électrique produite par un panneau en un an ; (3) faire le quotient et arrondir à l’entier supérieur.

Étape 1 — besoin annuel à couvrir. Le particulier souhaite couvrir la moitié de sa consommation annuelle :

Eaˋ produire=75002=3,75×103 kWh par anE_{\text{à produire}} = \frac{7\,500}{2} = 3{,}75\times 10^{3}\ \text{kW}\cdot\text{h par an}

Étape 2 — production annuelle d’un panneau. L’énergie lumineuse reçue en un an par un panneau de surface S=1,50 m2S = 1{,}50\ \text{m}^{2}, pour un ensoleillement moyen de 4,1 kWhm24{,}1\ \text{kW}\cdot\text{h}\cdot\text{m}^{-2} par jour, vaut :

Erec¸ue=4,1×365×S=4,1×365×1,50=2,24×103 kWhE_{\text{reçue}} = 4{,}1 \times 365 \times S = 4{,}1 \times 365 \times 1{,}50 = 2{,}24\times 10^{3}\ \text{kW}\cdot\text{h}

Avec un rendement moyen annuel ηan=10 %=0,10\eta_{\text{an}} = 10\ \% = 0{,}10, l’énergie électrique produite par panneau est :

Epanneau=ηan×Erec¸ue=0,10×2,24×103=2,24×102 kWh par anE_{\text{panneau}} = \eta_{\text{an}} \times E_{\text{reçue}} = 0{,}10 \times 2{,}24\times 10^{3} = 2{,}24\times 10^{2}\ \text{kW}\cdot\text{h par an}

Étape 3 — nombre de panneaux.

N=Eaˋ produireEpanneau=3,75×1032,24×102=16,7N = \frac{E_{\text{à produire}}}{E_{\text{panneau}}} = \frac{3{,}75\times 10^{3}}{2{,}24\times 10^{2}} = 16{,}7

Le nombre de panneaux étant nécessairement entier, et le besoin devant être couvert, on arrondit à l’entier supérieur :

Il faut installer N=17N = 17 panneaux photovoltaïques.

Commentaire. Ces 17 panneaux occupent une surface de 17×1,5026 m217 \times 1{,}50 \approx 26\ \text{m}^{2} de toiture : c’est une surface importante mais tout à fait compatible avec le toit d’une maison individuelle, le projet est donc réalisable.

Ce résultat reste toutefois une estimation : le calcul suppose une orientation et une inclinaison idéales des panneaux, l’absence d’ombrage et une valeur moyenne d’ensoleillement. De plus, la production est très saisonnière (beaucoup plus forte en été) et n’a pas lieu au même moment que la consommation : il faut donc soit stocker l’énergie, soit l’échanger avec le réseau électrique.

Exercice 3 — La Wemba-mania (5 points)

Q.1

Déterminer la nature du mouvement du ballon selon l’axe OxOx.

Voir la correction

D’après la figure 2, la modélisation de la coordonnée xx du centre d’inertie G est x(t)=4,0×tx(t) = 4{,}0\times t : c’est une fonction linéaire du temps.

La coordonnée vx=dxdtv_x = \dfrac{d x}{d t} est donc constante : les vecteurs vitesse successifs ont la même projection sur OxOx, la distance parcourue selon OxOx pendant des durées égales est la même.

Selon l’axe OxOx, le mouvement du ballon est rectiligne uniforme.

Q.2

Déterminer vxv_x.

Voir la correction

La coordonnée vxv_x du vecteur vitesse est la dérivée de xx par rapport au temps, c’est-à-dire le coefficient directeur de la droite de la figure 2 :

vx=dxdt=ddt(4,0t)=4,0v_x = \frac{d x}{d t} = \frac{d}{d t}(4{,}0\,t) = 4{,}0

vx=4,0 ms1v_x = 4{,}0\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1} (constante)

Q.3

Déterminer vy0v_{y0}.

Voir la correction

D’après la figure 3, vy(t)=9,7t+5,0v_y(t) = -9{,}7\,t + 5{,}0. La coordonnée initiale s’obtient pour t=0t = 0 (ordonnée à l’origine de la droite) :

vy0=vy(0)=9,7×0+5,0=5,0v_{y0} = v_y(0) = -9{,}7\times 0 + 5{,}0 = 5{,}0

vy0=5,0 ms1v_{y0} = 5{,}0\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}

Q.4

En déduire la valeur v0v_0 de la vitesse initiale et l’angle α\alpha avec l’horizontale.

Voir la correction

Le vecteur vitesse initiale a pour coordonnées vx=4,0 ms1v_x = 4{,}0\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1} et vy0=5,0 ms1v_{y0} = 5{,}0\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}. Sa norme s’obtient par le théorème de Pythagore :

v0=vx2+vy02=4,02+5,02=41v_0 = \sqrt{v_x^{2} + v_{y0}^{2}} = \sqrt{4{,}0^{2} + 5{,}0^{2}} = \sqrt{41}

v0=6,4 ms1v_0 = 6{,}4\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}

L’angle α\alpha avec l’horizontale vérifie :

tanα=vy0vx=5,04,0=1,25\tan\alpha = \frac{v_{y0}}{v_x} = \frac{5{,}0}{4{,}0} = 1{,}25

α=arctan(1,25)=51\alpha = \arctan(1{,}25) = 51^{\circ}

v0=6,4 ms1v_0 = 6{,}4\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1} et α51\alpha \approx 51^{\circ}

Q.5

Donner les coordonnées du vecteur accélération du ballon.

Voir la correction

Système : le ballon, de masse mm, assimilé à son centre d’inertie G.

Référentiel : terrestre, supposé galiléen.

Bilan des forces : le ballon n’est soumis qu’à son poids P=mg\vec{P} = m\,\vec{g} (les frottements de l’air et la poussée d’Archimède sont négligés).

D’après la deuxième loi de Newton :

Fext=mamg=maa=g\sum \vec{F}_{\text{ext}} = m\,\vec{a} \qquad\Longrightarrow\qquad m\,\vec{g} = m\,\vec{a} \qquad\Longrightarrow\qquad \vec{a} = \vec{g}

Le vecteur g\vec{g} est vertical, dirigé vers le bas, donc dans le repère (xOy)(xOy) où l’axe OyOy est orienté vers le haut, le vecteur accélération a pour coordonnées :

ax(t)=0etay(t)=g=9,81 ms2a_x(t) = 0 \qquad\text{et}\qquad a_y(t) = -g = -9{,}81\ \text{m}\cdot\text{s}^{-2}

Le mouvement est une chute libre : a=g\vec{a} = \vec{g}, indépendante de la masse du ballon.

Q.6

Établir les équations horaires du mouvement.

Voir la correction

Le vecteur vitesse est la primitive du vecteur accélération par rapport au temps. En tenant compte des conditions initiales vx(0)=4,0 ms1v_x(0) = 4{,}0\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1} et vy(0)=5,0 ms1v_y(0) = 5{,}0\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1} (questions Q.2 et Q.3) :

vx(t)=4,0etvy(t)=gt+5,0=9,81t+5,0v_x(t) = 4{,}0 \qquad\text{et}\qquad v_y(t) = -g\,t + 5{,}0 = -9{,}81\,t + 5{,}0

Le vecteur position est à son tour la primitive du vecteur vitesse. Les conditions initiales sont celles du point G0\text{G}_0 : x0=0x_0 = 0 m et y0=h=3,05y_0 = h = 3{,}05 m.

x(t)=4,0t+x0=4,0tety(t)=12gt2+5,0t+y0=9,812t2+5,0t+3,05x(t) = 4{,}0\,t + x_0 = 4{,}0\,t \qquad\text{et}\qquad y(t) = -\frac{1}{2}\,g\,t^{2} + 5{,}0\,t + y_0 = -\frac{9{,}81}{2}\,t^{2} + 5{,}0\,t + 3{,}05

Or 9,812=4,9054,9\dfrac{9{,}81}{2} = 4{,}905 \approx 4{,}9, d’où :

x(t)=4,0tety(t)=4,9t2+5,0t+3,05\boxed{x(t) = 4{,}0\,t \qquad\text{et}\qquad y(t) = -4{,}9\,t^{2} + 5{,}0\,t + 3{,}05}

Les équations horaires proposées par l’énoncé sont bien retrouvées.

Q.7

Établir l’équation de la trajectoire du ballon.

Voir la correction

Pour obtenir l’équation de la trajectoire y=f(x)y = f(x), on élimine le temps entre les deux équations horaires. De x=4,0tx = 4{,}0\,t on tire :

t=x4,0t = \frac{x}{4{,}0}

En reportant dans l’expression de y(t)y(t) :

y=4,9(x4,0)2+5,0×x4,0+3,05=4,916x2+5,04,0x+3,05y = -4{,}9\left(\frac{x}{4{,}0}\right)^{2} + 5{,}0\times\frac{x}{4{,}0} + 3{,}05 = -\frac{4{,}9}{16}\,x^{2} + \frac{5{,}0}{4{,}0}\,x + 3{,}05

y=0,306x2+1,25x+3,05y = -0{,}306\,x^{2} + 1{,}25\,x + 3{,}05

y=0,31x2+1,3x+3,05\boxed{y = -0{,}31\,x^{2} + 1{,}3\,x + 3{,}05}

La trajectoire du ballon est donc bien une parabole, comme attendu pour une chute libre avec vitesse initiale non verticale.

Q.8

Le lancer franc est-il réussi sans que le ballon touche le cercle métallique ?

Voir la correction

Démarche suivie : (1) traduire la réussite du panier par une condition géométrique ; (2) déterminer l’abscisse du centre du ballon lorsqu’il atteint la hauteur du cerceau ; (3) comparer l’écart obtenu à la condition établie.

Étape 1 — condition de réussite. Le cerceau est horizontal, à la hauteur h=3,05h = 3{,}05 m, et son centre se situe à xpanier=4,2x_{\text{panier}} = 4{,}2 m de la ligne de lancer franc. Le ballon (diamètre d=25d = 25 cm =0,25= 0{,}25 m) passe à travers le cerceau (diamètre D=0,45D = 0{,}45 m) sans le toucher si, lorsque le centre du ballon franchit le plan du cerceau, la distance horizontale entre le centre du ballon et le centre du panier est inférieure à :

Dd2=0,450,252=0,10 m\frac{D-d}{2} = \frac{0{,}45 - 0{,}25}{2} = 0{,}10\ \text{m}

Étape 2 — abscisse du ballon à la hauteur du cerceau. On cherche l’abscisse xx pour laquelle y=h=3,05y = h = 3{,}05 m :

0,31x2+1,3x+3,05=3,050,31x2+1,3x=0-0{,}31\,x^{2} + 1{,}3\,x + 3{,}05 = 3{,}05 \qquad\Longleftrightarrow\qquad -0{,}31\,x^{2} + 1{,}3\,x = 0

x(0,31x+1,3)=0x=0oux=1,30,31=4,19 mx\,\bigl(-0{,}31\,x + 1{,}3\bigr) = 0 \qquad\Longrightarrow\qquad x = 0 \quad\text{ou}\quad x = \frac{1{,}3}{0{,}31} = 4{,}19\ \text{m}

La solution x=0x = 0 correspond au point de lâcher G0\text{G}_0 ; la solution physique recherchée est donc x=4,19x = 4{,}19 m.

Le ballon est bien en phase descendante en ce point : le sommet de la parabole est atteint en xS=1,32×0,31=2,1x_S = \dfrac{1{,}3}{2\times 0{,}31} = 2{,}1 m, où yS=4,4y_S = 4{,}4 m >3,05> 3{,}05 m. Le ballon passe donc largement au-dessus du cerceau avant de redescendre dans le panier.

Étape 3 — comparaison. L’écart horizontal entre le centre du ballon et le centre du panier vaut :

xxpanier=4,194,2=0,01 m=1 cm\bigl|x - x_{\text{panier}}\bigr| = \bigl|4{,}19 - 4{,}2\bigr| = 0{,}01\ \text{m} = 1\ \text{cm}

0,01 m  <  0,10 m0{,}01\ \text{m} \;<\; 0{,}10\ \text{m}

L’écart est inférieur au jeu disponible : le ballon passe dans le panier sans toucher le cercle métallique. Le lancer franc est réussi.

Récapitulatif des résultats numériques

Exercice 1. C=3,3 molL1C = 3{,}3\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}τ=3,0×104\tau = 3{,}0\times 10^{-4}VE=14,3V_E = 14{,}3 mL • t17t \approx 17 % • Δt6,3×103\Delta t \approx 6{,}3\times 10^{3} h (puissance suffisante).

Exercice 2. νs=1,0×1015\nu_s = 1{,}0\times 10^{15} Hz • λs=2,9×102\lambda_s = 2{,}9\times 10^{2} nm (UV) • v=4,9×105 ms1v = 4{,}9\times 10^{5}\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}η12\eta \approx 12 % • N=17N = 17 panneaux.

Exercice 3. vx=4,0 ms1v_x = 4{,}0\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}vy0=5,0 ms1v_{y0} = 5{,}0\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}v0=6,4 ms1v_0 = 6{,}4\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}, α=51\alpha = 51^{\circ}x=4,19x = 4{,}19 m à la hauteur du cerceau : panier réussi.

Corrigé non officiel, proposé par Génies des Sciences — il ne s'agit pas du barème du jury.

Ce qui tombe dans ce sujet

Exercice 1 — Valorisation du dioxyde de carbone dans les cimenteries (9 points)

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Pour réviser : Le photon et l'effet photoélectrique

Exercice 3 — La Wemba-mania (5 points)

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