Terminale Physique-Chimie Annale du bac 26-PYCJ2AN1

Bac physique-chimie 2026 — Amérique du Nord — Jour 2 : sujet et corrigé

« J’ai froid aux pieds sur le carrelage » : onze points de thermodynamique — effusivité, premier principe, transfert conducto-convectif — sur une sensation que tout le monde connaît. Suivent l’électrolyse de l’eau pour produire du dihydrogène vert et un titrage des espèces basiques d’une lessive de cendre.

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Corrigé rédigé comme une copie modèle, puis relu par un second correcteur : applications numériques recalculées, équations vérifiées, avec des « notes du professeur » sur les pièges du barème.

Le corrigé en ligne, question par question

L'énoncé abrégé de chaque question est affiché : cherche d'abord au brouillon, puis clique sur « Voir la correction » pour comparer avec la rédaction attendue sur une copie.

Exercice 1 — « J’ai froid aux pieds sur le carrelage, je préfère le parquet ! » (11 points)

1. Détermination de l’effusivité d’un matériau

Q.1

Montrer que l’effusivité s’exprime en JK1m2s1/2\text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1/2}.

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L’effusivité est définie par E=λ×cvE = \sqrt{\lambda \times c_v}. Écrivons l’unité du produit λ×cv\lambda \times c_v :

[λ]×[cv]=(JK1m1s1)×(JK1m3)=J2K2m4s1\left[\lambda\right] \times \left[c_v\right] = \left(\text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}\right) \times \left(\text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-3}\right) = \text{J}^{2}\cdot\text{K}^{-2}\cdot\text{m}^{-4}\cdot\text{s}^{-1}

Or prendre la racine carrée revient à élever à la puissance 12\frac{1}{2}, donc à diviser par 2 tous les exposants :

[E]=(J2K2m4s1)1/2=J2×12K2×12m4×12s1×12\left[E\right] = \left(\text{J}^{2}\cdot\text{K}^{-2}\cdot\text{m}^{-4}\cdot\text{s}^{-1}\right)^{1/2} = \text{J}^{2\times\frac{1}{2}}\cdot\text{K}^{-2\times\frac{1}{2}}\cdot\text{m}^{-4\times\frac{1}{2}}\cdot\text{s}^{-1\times\frac{1}{2}}

[E]=JK1m2s1/2\left[E\right] = \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1/2}

Q.2

Indiquer le sens dans lequel s’opère le transfert thermique entre le corps chaud et le corps froid.

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Le transfert thermique s’effectue spontanément du corps chaud vers le corps froid, jusqu’à ce que l’équilibre thermique soit atteint.

Ici, le transfert a lieu du morceau de carrelage (39,7 °C) vers l’eau (25,4 °C).

C’est cohérent avec les températures relevées : l’eau se réchauffe (de 25,4 °C à 25,9 °C) tandis que le carrelage se refroidit (de 39,7 °C à 25,9 °C).

Q.3

Rappeler le premier principe de la thermodynamique, définir tous les termes et leurs unités, puis l’appliquer au système dans le calorimètre.

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Énoncé du premier principe. Pour un système fermé au repos, la variation d’énergie interne entre l’état initial et l’état final est égale à la somme du travail et du transfert thermique échangés avec le milieu extérieur :

ΔU=W+Q\Delta U = W + Q

  • ΔU\Delta U : variation d’énergie interne du système, en joules (J) ;
  • WW : travail échangé avec l’extérieur, en joules (J) ;
  • QQ : transfert thermique échangé avec l’extérieur, en joules (J).

WW et QQ sont comptés positivement lorsqu’ils sont reçus par le système.

Application au système {eau+carrelage}\{\text{eau} + \text{carrelage}\} dans le calorimètre. L’énoncé précise que l’on néglige tout travail et tout transfert thermique avec l’extérieur :

W=0etQ=0ΔUsysteˋme=0W = 0 \qquad\text{et}\qquad Q = 0 \qquad\Longrightarrow\qquad \Delta U_{\text{système}} = 0

L’énergie interne étant une grandeur extensive, celle du système est la somme de celles de ses deux constituants :

ΔUsysteˋme=ΔUeau+ΔUcarrelage=0\boxed{\Delta U_{\text{système}} = \Delta U_{\text{eau}} + \Delta U_{\text{carrelage}} = 0}

Autrement dit, toute l’énergie cédée par le carrelage est reçue par l’eau.

Q.4

Montrer que la variation d’énergie interne de l’eau dans le calorimètre vaut 1,50×1031{,}50\times 10^{3} J.

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L’eau est un système incompressible, donc ΔUeau=Ceau×ΔT\Delta U_{\text{eau}} = C_{\text{eau}}\times \Delta T avec Ceau=meau×ceauC_{\text{eau}} = m_{\text{eau}} \times c_{\text{eau}} :

ΔUeau=meauceau(θfinaleθi,eau)\Delta U_{\text{eau}} = m_{\text{eau}}\, c_{\text{eau}} \left(\theta_{\text{finale}} - \theta_{i,\text{eau}}\right)

Avec meau=720m_{\text{eau}} = 720 g =0,720= 0{,}720 kg, et une variation de température ΔT=25,925,4=0,5\Delta T = 25{,}9 - 25{,}4 = 0{,}5 °C =0,5= 0{,}5 K :

ΔUeau=0,720×4,18×103×0,5\Delta U_{\text{eau}} = 0{,}720 \times 4{,}18\times 10^{3} \times 0{,}5

ΔUeau=1,50×103\Delta U_{\text{eau}} = 1{,}50\times 10^{3} J : la valeur annoncée est bien vérifiée.

Cette valeur est positive : l’eau a bien reçu de l’énergie, conformément à la question Q.2.

Q.5

En déduire que la capacité thermique du morceau de carrelage vaut Ccarrelage=109 JK1C_{\text{carrelage}} = 109\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1}.

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D’après le premier principe appliqué à la question Q.3 :

ΔUcarrelage=ΔUeau=1,50×103 J\Delta U_{\text{carrelage}} = -\Delta U_{\text{eau}} = -1{,}50\times 10^{3}\ \text{J}

Le carrelage étant lui aussi un système incompressible :

ΔUcarrelage=Ccarrelage(θfinaleθi,carrelage)Ccarrelage=ΔUcarrelageθfinaleθi,carrelage\Delta U_{\text{carrelage}} = C_{\text{carrelage}} \left(\theta_{\text{finale}} - \theta_{i,\text{carrelage}}\right) \qquad\Longrightarrow\qquad C_{\text{carrelage}} = \frac{\Delta U_{\text{carrelage}}}{\theta_{\text{finale}} - \theta_{i,\text{carrelage}}}

Ccarrelage=1,50×10325,939,7=1,50×10313,8C_{\text{carrelage}} = \frac{-1{,}50\times 10^{3}}{25{,}9 - 39{,}7} = \frac{-1{,}50\times 10^{3}}{-13{,}8}

Ccarrelage=109 JK1C_{\text{carrelage}} = 109\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1} : la valeur annoncée est bien vérifiée.

Le résultat est positif, comme doit l’être toute capacité thermique : les deux signes négatifs se compensent (le carrelage cède de l’énergie et sa température diminue).

Q.6

Calculer la valeur de la capacité thermique volumique du carrelage cvcarrelagec_{v\,\text{carrelage}}.

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Par définition, la capacité thermique volumique est le quotient de la capacité thermique du morceau par son volume :

cvcarrelage=CcarrelageV=1095,50×105c_{v\,\text{carrelage}} = \frac{C_{\text{carrelage}}}{V} = \frac{109}{5{,}50\times 10^{-5}}

cvcarrelage=1,98×106 JK1m3c_{v\,\text{carrelage}} = 1{,}98\times 10^{6}\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-3}

Q.7

Montrer que l’effusivité du carrelage vaut Ecarrelage=1,60×103 JK1m2s1/2E_{\text{carrelage}} = 1{,}60\times 10^{3}\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1/2}.

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En appliquant la définition de l’effusivité, avec λcarrelage=1,3 JK1m1s1\lambda_{\text{carrelage}} = 1{,}3\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1} :

Ecarrelage=λcarrelage×cvcarrelage=1,3×1,98×106=2,57×106E_{\text{carrelage}} = \sqrt{\lambda_{\text{carrelage}} \times c_{v\,\text{carrelage}}} = \sqrt{1{,}3 \times 1{,}98\times 10^{6}} = \sqrt{2{,}57\times 10^{6}}

Ecarrelage=1,60×103 JK1m2s1/2E_{\text{carrelage}} = 1{,}60\times 10^{3}\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1/2} : la valeur annoncée est bien vérifiée.

Q.8

Justifier la cohérence des valeurs d’effusivité des matériaux par rapport au texte d’introduction.

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Comparons les deux effusivités déterminées expérimentalement :

Ecarrelage=1,60×103  >  Ebois=0,476×103 JK1m2s1/2E_{\text{carrelage}} = 1{,}60\times 10^{3} \;>\; E_{\text{bois}} = 0{,}476\times 10^{3}\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1/2}

EcarrelageEbois=1,60×1030,476×103=3,4\frac{E_{\text{carrelage}}}{E_{\text{bois}}} = \frac{1{,}60\times 10^{3}}{0{,}476\times 10^{3}} = 3{,}4

L’effusivité du carrelage est donc environ 3,4 fois plus grande que celle du bois.

Or le texte d’introduction cite explicitement le carrelage comme exemple de matériau à forte effusivité (« un matériau absorbe rapidement de l’énergie thermique sans se réchauffer notablement en surface (cas de la pierre, de l’acier, du carrelage) ») et le bois comme exemple de matériau à faible effusivité (« le matériau se réchauffe très rapidement sur la surface de contact … comme c’est le cas pour le bois »).

Les valeurs mesurées sont donc cohérentes avec le texte : celle du carrelage est bien nettement supérieure à celle du bois.

2. Mesure et calcul de la température de contact

Q.9

Exprimer la valeur de Tmesure.SBT_{\text{mesure.SB}} en kelvin.

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La conversion des degrés Celsius en kelvins s’écrit T(K)=θ(°C)+273T(\text{K}) = \theta(\text{°C}) + 273. Avec θmesure.SB=28,3\theta_{\text{mesure.SB}} = 28{,}3 °C :

Tmesure.SB=28,3+273T_{\text{mesure.SB}} = 28{,}3 + 273

Tmesure.SB=301,3T_{\text{mesure.SB}} = 301{,}3 K

L’incertitude-type associée à la mesure vaut 0,20{,}2 °C, soit 0,20{,}2 K : on peut écrire Tmesure.SB=(301,3±0,2)T_{\text{mesure.SB}} = (301{,}3 \pm 0{,}2) K.

Q.10

Calculer la valeur de la température de contact théorique Tcalcul.SBT_{\text{calcul.SB}} entre la poche de silicone et le bois.

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Convertissons d’abord les températures initiales en kelvins :

Tsilicone=34,1+273=307,1 KetTbois=19,6+273=292,6 KT_{\text{silicone}} = 34{,}1 + 273 = 307{,}1\ \text{K} \qquad\text{et}\qquad T_{\text{bois}} = 19{,}6 + 273 = 292{,}6\ \text{K}

En appliquant la relation fournie avec A == silicone et B == bois :

Tcalcul.SB=EsiliconeTsilicone+EboisTboisEsilicone+EboisT_{\text{calcul.SB}} = \frac{E_{\text{silicone}}\, T_{\text{silicone}} + E_{\text{bois}}\, T_{\text{bois}}}{E_{\text{silicone}} + E_{\text{bois}}}

Tcalcul.SB=0,756×103×307,1+0,476×103×292,60,756×103+0,476×103=3,714×1051,232×103T_{\text{calcul.SB}} = \frac{0{,}756\times 10^{3} \times 307{,}1 + 0{,}476\times 10^{3} \times 292{,}6}{0{,}756\times 10^{3} + 0{,}476\times 10^{3}} = \frac{3{,}714\times 10^{5}}{1{,}232\times 10^{3}}

Tcalcul.SB=301,5T_{\text{calcul.SB}} = 301{,}5 K

Q.11

Comparer les températures de contact mesurées et calculées, et conclure.

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Rassemblons les quatre valeurs :

ContactTmesureT_{\text{mesure}} (K)TcalculT_{\text{calcul}} (K)TmesureTcalcul\lvert T_{\text{mesure}} - T_{\text{calcul}} \rvert (K)
silicone–bois301,3301{,}3301,5301{,}50,20{,}2
silicone–carrelage297,2297{,}2297,4297{,}40,20{,}2

L’incertitude-type associée à chaque mesure de température vaut u(T)=0,2\mathrm{u}(T) = 0{,}2 °C =0,2= 0{,}2 K. Formons, pour chaque contact, le quotient qui permet de discuter l’accord entre une valeur mesurée et une valeur de référence :

TmesureTcalculu(T)=0,20,2=1,0dans les deux cas\frac{\lvert T_{\text{mesure}} - T_{\text{calcul}} \rvert}{\mathrm{u}(T)} = \frac{0{,}2}{0{,}2} = 1{,}0 \qquad\text{dans les deux cas}

Ce quotient est inférieur à 2 : l’écart entre la mesure et le calcul s’explique entièrement par l’incertitude de mesure.

Les valeurs mesurées et calculées sont en accord pour les deux couples de matériaux : le modèle de la température de contact est validé par l’expérience.

Q.12

Expliquer les raisons de la sensation décrite dans le titre de l’exercice.

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Démarche suivie : (1) comparer les températures de contact réellement atteintes dans les deux cas ; (2) expliquer cet écart par la relation donnant TcalculT_{\text{calcul}} ; (3) revenir à l’interprétation physique du texte d’introduction.

Étape 1 — les deux températures de contact. Les deux sols sont à la même température initiale (19,6\approx 19{,}6 °C), et le pied est dans les deux cas à 34,1 °C. Pourtant, les températures de contact mesurées diffèrent nettement :

θcontact, bois=301,3273=28,3 °Ccontreθcontact, carrelage=297,2273=24,2 °C\theta_{\text{contact, bois}} = 301{,}3 - 273 = 28{,}3\ \text{°C} \qquad\text{contre}\qquad \theta_{\text{contact, carrelage}} = 297{,}2 - 273 = 24{,}2\ \text{°C}

soit un écart de plus de 4 °C.

Étape 2 — explication par les effusivités. La température de contact est une moyenne pondérée par les effusivités : c’est le matériau de plus forte effusivité qui « impose » sa température. Or :

Ecarrelage=1,60×103  >  Esilicone=0,756×103  >  Ebois=0,476×103E_{\text{carrelage}} = 1{,}60\times 10^{3} \;>\; E_{\text{silicone}} = 0{,}756\times 10^{3} \;>\; E_{\text{bois}} = 0{,}476\times 10^{3}

  • sur le carrelage, Ecarrelage>EsiliconeE_{\text{carrelage}} > E_{\text{silicone}} : c’est le sol, froid, qui l’emporte, et la température de contact se rapproche de la sienne ;
  • sur le bois, Ebois<EsiliconeE_{\text{bois}} < E_{\text{silicone}} : c’est cette fois le pied, chaud, qui l’emporte, et la température de contact reste proche de la sienne.

Étape 3 — interprétation physique. Le carrelage, de forte effusivité, absorbe rapidement l’énergie thermique du pied sans se réchauffer en surface : le pied continue donc à lui céder de l’énergie et sa surface se refroidit fortement. Le bois, de faible effusivité, se réchauffe au contraire très vite au niveau de la surface de contact, et cesse alors de prendre de l’énergie au pied.

Les capteurs thermiques de la peau ne perçoivent pas la température du sol, mais la température de contact : celle-ci est bien plus basse sur le carrelage (24,2 °C) que sur le parquet (28,3 °C), d’où la sensation de froid sur le carrelage.

3. Transfert conducto-convectif

Q.13

Préciser quel transfert thermique supplémentaire, lié à la présence d’eau liquide, apparaît dans le thermostat par rapport aux matériaux solides utilisés précédemment.

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Dans un solide (carrelage, bois), les particules ne peuvent pas se déplacer : le transfert thermique s’y fait uniquement par conduction, de proche en proche.

Dans un liquide, les particules peuvent au contraire se déplacer : un mode de transfert supplémentaire apparaît.

Le transfert supplémentaire est la convection : le déplacement de l’eau liquide transporte elle-même l’énergie thermique.

C’est la raison pour laquelle on parle ici d’un transfert « conducto-convectif » : les deux modes coexistent, d’où la loi de Newton utilisée dans la suite.

Q.14

Donner l’expression du transfert thermique QQ en fonction du flux thermique ϕ\phi pendant une durée très petite Δt\Delta t.

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Le flux thermique est l’énergie transférée par unité de temps : c’est une puissance, exprimée en watts.

ϕ=QΔtQ=ϕ×Δt\phi = \frac{Q}{\Delta t} \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{Q = \phi \times \Delta t}

Cette relation n’est valable que pour une durée Δt\Delta t très petite, pendant laquelle le flux ϕ\phi peut être considéré comme constant — or il dépend ici de θ\theta, qui varie au cours du temps.

Q.15

Montrer, par application du premier principe au silicone, que les variations de sa température vérifient dθdt+1τθ=1τθT\dfrac{d\theta}{d t} + \dfrac{1}{\tau}\,\theta = \dfrac{1}{\tau}\,\theta_T, avec τ=Csiliconeheau-silicone×S\tau = \dfrac{C_{\text{silicone}}}{h_{\text{eau-silicone}}\times S}.

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Système : le silicone contenu dans la poche, de capacité thermique CsiliconeC_{\text{silicone}}.

Pendant une durée très petite Δt\Delta t, sa température varie de Δθ\Delta\theta. Le premier principe, appliqué à ce système incompressible et en négligeant le travail, s’écrit :

ΔU=QavecΔU=Csilicone×Δθ\Delta U = Q \qquad\text{avec}\qquad \Delta U = C_{\text{silicone}} \times \Delta\theta

Le transfert thermique reçu par le silicone pendant Δt\Delta t s’obtient par la question Q.14, en y reportant la loi de Newton :

Q=ϕ×Δt=heau-silicone×S×(θTθ)×ΔtQ = \phi \times \Delta t = h_{\text{eau-silicone}} \times S \times \left(\theta_T - \theta\right)\times \Delta t

En égalant les deux expressions :

CsiliconeΔθ=heau-siliconeS(θTθ)ΔtΔθΔt=heau-siliconeSCsilicone(θTθ)C_{\text{silicone}}\,\Delta\theta = h_{\text{eau-silicone}}\, S \left(\theta_T - \theta\right)\Delta t \qquad\Longrightarrow\qquad \frac{\Delta\theta}{\Delta t} = \frac{h_{\text{eau-silicone}}\, S}{C_{\text{silicone}}}\left(\theta_T - \theta\right)

En faisant tendre Δt\Delta t vers 0, le taux de variation devient la dérivée :

dθdt=heau-siliconeSCsilicone(θTθ)\frac{d\theta}{d t} = \frac{h_{\text{eau-silicone}}\, S}{C_{\text{silicone}}}\left(\theta_T - \theta\right)

On reconnaît le temps caractéristique τ=Csiliconeheau-silicone×S\tau = \dfrac{C_{\text{silicone}}}{h_{\text{eau-silicone}}\times S}, c’est-à-dire heau-siliconeSCsilicone=1τ\dfrac{h_{\text{eau-silicone}}\,S}{C_{\text{silicone}}} = \dfrac{1}{\tau} :

dθdt=1τ(θTθ)=1τθT1τθ\frac{d\theta}{d t} = \frac{1}{\tau}\left(\theta_T - \theta\right) = \frac{1}{\tau}\,\theta_T - \frac{1}{\tau}\,\theta

En regroupant les termes en θ\theta dans le membre de gauche :

dθdt+1τ×θ=1τ×θT\boxed{\frac{d\theta}{d t} + \frac{1}{\tau}\times \theta = \frac{1}{\tau}\times \theta_T}

Q.16

Comparer les deux courbes obtenues en annexe et commenter.

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L’annexe présente, en fonction du temps, la température mesurée (croix) et la température modélisée (points gris) au centre de la poche de silicone.

Comparaison. Les deux séries de points sont pratiquement superposées sur toute la durée de l’acquisition (3 heures, soit 1,08×1041{,}08\times 10^{4} s) : elles partent toutes deux d’environ 11,6 °C, décroissent de la même façon et atteignent la température du thermostat (0 °C) vers t6×103t \approx 6\times 10^{3} s. Les écarts éventuels restent inférieurs à la taille des points.

Commentaire. La fonction du modèle, θ(t)=11,6et/(1,04×103)+16,3×103\theta(t) = 11{,}6\,\mathrm{e}^{-t/(1{,}04\times 10^{3})} + 16{,}3\times 10^{-3}, est bien de la forme θ(t)=(θ(0)θT)et/τ+θT\theta(t) = \left(\theta(0) - \theta_T\right)\mathrm{e}^{-t/\tau} + \theta_T annoncée par l’énoncé, avec :

θ(0)θT=11,6 °Cτ=1,04×103 sθT=16,3×1030 °C\theta(0) - \theta_T = 11{,}6\ \text{°C} \qquad \tau = 1{,}04\times 10^{3}\ \text{s} \qquad \theta_T = 16{,}3\times 10^{-3} \approx 0\ \text{°C}

La valeur θT0\theta_T \approx 0 °C obtenue par la modélisation correspond exactement à la température du thermostat eau liquide/glace, ce qui est un excellent contrôle.

Le modèle du transfert conducto-convectif (loi de Newton) décrit très fidèlement l’expérience : il est validé.

Q.17

Déterminer la valeur du temps caractéristique τ\tau par construction graphique sur l’annexe.

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Méthode employée : tangente à l’origine. Pour une décroissance exponentielle, la tangente à la courbe à l’instant initial coupe l’asymptote horizontale θ=θT\theta = \theta_T à l’abscisse t=τt = \tau. Ici θT0\theta_T \approx 0 °C : l’asymptote se confond avec l’axe des abscisses.

1234567891024681012θ (°C)Temps (×10³ s)θ(0) = 11,6 °Ct = τtangente à l’origine :elle coupe l’asymptote θ = θT ≈ 0 °Cà l’abscisse t = τ0,37 × 11,6 = 4,3 °C (seconde méthode)

En projetant sur l’axe des abscisses le point d’intersection de la tangente avec l’asymptote, on lit :

τ1,0×103\tau \approx 1{,}0\times 10^{3} s

Seconde méthode possible : à t=τt = \tau, la température vaut θ(τ)=0,37×(θ(0)θT)+θT=0,37×11,6=4,3\theta(\tau) = 0{,}37 \times \left(\theta(0) - \theta_T\right) + \theta_T = 0{,}37 \times 11{,}6 = 4{,}3 °C. On repère cette ordonnée sur la courbe et on lit l’abscisse correspondante : on retrouve τ1,0×103\tau \approx 1{,}0\times 10^{3} s.

Cette lecture graphique est cohérente avec la valeur 1,04×1031{,}04\times 10^{3} s figurant dans l’équation du modèle inscrite sur l’annexe.

Q.18

Calculer la valeur de heau-siliconeh_{\text{eau-silicone}}, sachant que Csilicone=179 JK1C_{\text{silicone}} = 179\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1} et S=0,0172 m2S = 0{,}0172\ \text{m}^{2}.

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En isolant heau-siliconeh_{\text{eau-silicone}} dans l’expression du temps caractéristique établie à la question Q.15 :

τ=Csiliconeheau-silicone×Sheau-silicone=Csiliconeτ×S\tau = \frac{C_{\text{silicone}}}{h_{\text{eau-silicone}}\times S} \qquad\Longrightarrow\qquad h_{\text{eau-silicone}} = \frac{C_{\text{silicone}}}{\tau \times S}

heau-silicone=1791,0×103×0,0172=17917,2=10,4h_{\text{eau-silicone}} = \frac{179}{1{,}0\times 10^{3} \times 0{,}0172} = \frac{179}{17{,}2} = 10{,}4

Le temps caractéristique ayant été lu avec 2 chiffres significatifs, le résultat s’écrit avec 2 chiffres significatifs :

heau-silicone=1,0×101 Js1K1m2h_{\text{eau-silicone}} = 1{,}0\times 10^{1}\ \text{J}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2}

Q.19

Comparer les valeurs des deux coefficients conducto-convectifs et indiquer le fluide dans lequel le pied se refroidit le plus vite.

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heau-silicone=10 Js1K1m2ethair-silicone=3,51 Js1K1m2h_{\text{eau-silicone}} = 10\ \text{J}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2} \qquad\text{et}\qquad h_{\text{air-silicone}} = 3{,}51\ \text{J}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2}

heau-siliconehair-silicone=103,513\frac{h_{\text{eau-silicone}}}{h_{\text{air-silicone}}} = \frac{10}{3{,}51} \approx 3

Le coefficient conducto-convectif avec l’eau est environ 3 fois plus grand qu’avec l’air.

Or, comme le rappelle l’énoncé, « plus le coefficient de transfert conducto-convectif est grand, plus le flux sera important ». À écart de température égal, le pied cède donc environ 3 fois plus d’énergie par seconde dans l’eau que dans l’air.

Le pied se refroidit plus vite dans l’eau que dans l’air.

On peut le confirmer par le temps caractéristique, inversement proportionnel à hh :

τair=Csiliconehair-silicone×S=1793,51×0,0172=3,0×103 s\tau_{\text{air}} = \frac{C_{\text{silicone}}}{h_{\text{air-silicone}}\times S} = \frac{179}{3{,}51 \times 0{,}0172} = 3{,}0\times 10^{3}\ \text{s}

soit environ 3 fois plus long que dans l’eau (1,0×1031{,}0\times 10^{3} s) : le refroidissement dans l’air est bien 3 fois plus lent. C’est d’ailleurs l’expérience de chacun — on a beaucoup plus vite froid dans une eau à 20 °C que dans l’air à 20 °C.

Exercice 2 — HOPE, l’espoir du dihydrogène vert (5 points)

Q.1

Déterminer, en MWh\text{MW}\cdot\text{h}, l’énergie moyenne produite par l’éolienne chaque jour au mois de décembre 2023.

Voir la correction

Le mois de décembre compte 31 jours. L’énergie moyenne produite par jour est donc le quotient de l’énergie totale par le nombre de jours :

Ejour=Edeˊcembre31=92231E_{\text{jour}} = \frac{E_{\text{décembre}}}{31} = \frac{922}{31}

Ejour=29,7 MWhE_{\text{jour}} = 29{,}7\ \text{MW}\cdot\text{h} par jour

Q.2

Compléter le document 2 de l’annexe en y faisant figurer le sens de circulation du courant électrique II et celui des électrons dans le circuit électrique.

Voir la correction

Dans le circuit extérieur, le courant électrique conventionnel sort de la borne + du générateur, traverse les fils conducteurs et l’électrolyseur, puis revient par la borne . Les électrons, porteurs de charge négative, circulent dans les fils en sens inverse du courant.

G+anodecathode(2 H+(aq) ; SO42−(aq))cellule d’électrolyseIIee

Courant II : de la borne ++ vers l’électrode de gauche, puis dans la solution vers l’électrode de droite, et retour à la borne -. Électrons : en sens inverse dans les fils conducteurs.

Q.3

Écrire les demi-équations électroniques des deux couples d’oxydoréduction et associer à chaque électrode la demi-équation s’y produisant.

Voir la correction

Demi-équations des deux couples.

  • couple H(aq)+/H2(g)\text{H}^+_{(aq)}\,/\,\text{H}_{2\,(g)} : 2H(aq)++2e=H2(g)\quad 2\,\text{H}^+_{(aq)} + 2\,\text{e}^- = \text{H}_{2\,(g)}
  • couple O2(g)/H2O()\text{O}_{2\,(g)}\,/\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} : O2(g)+4H(aq)++4e=2H2O()\quad \text{O}_{2\,(g)} + 4\,\text{H}^+_{(aq)} + 4\,\text{e}^- = 2\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)}

Attribution aux électrodes. À l’électrode reliée à la borne - du générateur, les électrons arrivent : ils sont donc consommés, il s’y produit une réduction. À l’électrode reliée à la borne ++, les électrons sont au contraire arrachés : il s’y produit une oxydation.

Électrode reliée à la borne ++ (anode) — oxydationÉlectrode reliée à la borne - (cathode) — réduction
2H2O()O2(g)+4H(aq)++4e2\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} \longrightarrow \text{O}_{2\,(g)} + 4\,\text{H}^+_{(aq)} + 4\,\text{e}^-2H(aq)++2eH2(g)2\,\text{H}^+_{(aq)} + 2\,\text{e}^- \longrightarrow \text{H}_{2\,(g)}
dégagement de dioxygènedégagement de dihydrogène
Q.4

En déduire l’équation de la réaction modélisant la transformation qui a lieu au sein de l’électrolyseur.

Voir la correction

Les électrons produits à l’anode sont exactement ceux qui sont consommés à la cathode : il faut donc équilibrer leur nombre. On multiplie la demi-équation de réduction par 2 :

cathode (×2):4H(aq)++4e2H2(g)\text{cathode }(\times 2) : \quad 4\,\text{H}^+_{(aq)} + 4\,\text{e}^- \longrightarrow 2\,\text{H}_{2\,(g)}

anode:2H2O()O2(g)+4H(aq)++4e\text{anode} : \quad 2\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} \longrightarrow \text{O}_{2\,(g)} + 4\,\text{H}^+_{(aq)} + 4\,\text{e}^-

En additionnant membre à membre, les 4 électrons et les 4 ions H+\text{H}^+ se simplifient :

2H2O()2H2(g)+O2(g)\boxed{2\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} \longrightarrow 2\,\text{H}_{2\,(g)} + \text{O}_{2\,(g)}}

L’électrolyse réalise donc la décomposition de l’eau en dihydrogène et dioxygène.

Q.5

Exprimer en fonction de II, Δt\Delta t et FF la quantité de matière d’électrons échangés dans cet électrolyseur, puis calculer sa valeur.

Voir la correction

La charge électrique transférée pendant la durée Δt\Delta t vaut Q=I×ΔtQ = I \times \Delta t. Comme une mole d’électrons transporte la charge FF :

n(e)=QF=I×ΔtF\boxed{n(\text{e}^-) = \frac{Q}{F} = \frac{I \times \Delta t}{F}}

Conversion des données : I=7,25I = 7{,}25 mA =7,25×103= 7{,}25\times 10^{-3} A et Δt=6 min 47 s=6×60+47=407\Delta t = 6\ \text{min}\ 47\ \text{s} = 6\times 60 + 47 = 407 s.

n(e)=7,25×103×40796500=2,9596500n(\text{e}^-) = \frac{7{,}25\times 10^{-3} \times 407}{96\,500} = \frac{2{,}95}{96\,500}

n(e)=3,06×105n(\text{e}^-) = 3{,}06\times 10^{-5} mol

Q.6

Montrer que la masse de dihydrogène produite vaut 3,06×1053{,}06\times 10^{-5} g dans l’électrolyseur du laboratoire.

Voir la correction

D’après la demi-équation se produisant à la cathode, 2H(aq)++2eH2(g)2\,\text{H}^+_{(aq)} + 2\,\text{e}^- \longrightarrow \text{H}_{2\,(g)}, il faut 2 moles d’électrons pour former 1 mole de dihydrogène :

n(H2)=n(e)2=3,06×1052=1,53×105 moln(\text{H}_2) = \frac{n(\text{e}^-)}{2} = \frac{3{,}06\times 10^{-5}}{2} = 1{,}53\times 10^{-5}\ \text{mol}

La masse molaire du dihydrogène vaut M(H2)=2×M(H)=2×1,0=2,0 gmol1M(\text{H}_2) = 2 \times M(\text{H}) = 2 \times 1{,}0 = 2{,}0\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1}, d’où :

m(H2)=n(H2)×M(H2)=1,53×105×2,0m(\text{H}_2) = n(\text{H}_2) \times M(\text{H}_2) = 1{,}53\times 10^{-5} \times 2{,}0

m(H2)=3,06×105m(\text{H}_2) = 3{,}06\times 10^{-5} g : la valeur annoncée est bien vérifiée.

Q.7

Calculer l’énergie nécessaire, dans ces conditions, pour récupérer 400 kg de dihydrogène.

Voir la correction

Démarche suivie : (1) calculer l’énergie électrique consommée par l’électrolyseur du laboratoire ; (2) en déduire l’énergie nécessaire par gramme de dihydrogène ; (3) extrapoler aux 400 kg visés.

Étape 1 — énergie consommée au laboratoire. L’énergie électrique reçue par l’électrolyseur, soumis à la tension UU et parcouru par l’intensité II pendant la durée Δt\Delta t, vaut :

Elabo=U×I×Δt=4,74×7,25×103×407=14,0 JE_{\text{labo}} = U \times I \times \Delta t = 4{,}74 \times 7{,}25\times 10^{-3} \times 407 = 14{,}0\ \text{J}

Étape 2 — énergie par gramme de dihydrogène. Cette énergie a permis de produire m=3,06×105m = 3{,}06\times 10^{-5} g de dihydrogène (question Q.6) :

Elabom=14,03,06×105=4,58×105 Jg1\frac{E_{\text{labo}}}{m} = \frac{14{,}0}{3{,}06\times 10^{-5}} = 4{,}58\times 10^{5}\ \text{J}\cdot\text{g}^{-1}

Étape 3 — extrapolation à 400 kg. Avec m=400m' = 400 kg =4,00×105= 4{,}00\times 10^{5} g, et en supposant que l’électrolyseur industriel fonctionne avec la même efficacité que celui du laboratoire :

E=4,58×105×4,00×105E = 4{,}58\times 10^{5} \times 4{,}00\times 10^{5}

E=1,83×1011E = 1{,}83\times 10^{11} J

Convertissons en mégawattheures, sachant que 1 Wh=36001\ \text{W}\cdot\text{h} = 3\,600 J :

E=1,83×10113600=5,08×107 Wh=50,8 MWhE = \frac{1{,}83\times 10^{11}}{3\,600} = 5{,}08\times 10^{7}\ \text{W}\cdot\text{h} = 50{,}8\ \text{MW}\cdot\text{h}

Q.8

Vérifier si ce résultat est cohérent avec le résultat trouvé à la question Q.1. Commenter.

Voir la correction

Comparons l’énergie nécessaire chaque jour à l’énergie disponible chaque jour :

Eneˊcessaire=50,8 MWh>Ejour=29,7 MWhE_{\text{nécessaire}} = 50{,}8\ \text{MW}\cdot\text{h} \qquad > \qquad E_{\text{jour}} = 29{,}7\ \text{MW}\cdot\text{h}

EneˊcessaireEjour=50,829,7=1,7\frac{E_{\text{nécessaire}}}{E_{\text{jour}}} = \frac{50{,}8}{29{,}7} = 1{,}7

Le résultat n’est pas cohérent : l’éolienne ne produit pas assez d’énergie. Il en faudrait environ 1,7 fois plus pour atteindre les 400 kg de dihydrogène par jour.

Commentaire. Plusieurs remarques permettent de nuancer cette conclusion :

  • le calcul de la question Q.7 suppose que l’installation industrielle a exactement la même efficacité que le petit électrolyseur du laboratoire. Or un électrolyseur industriel est optimisé : à quantité de dihydrogène égale, il consomme moins d’énergie. L’énergie réellement nécessaire est donc probablement plus faible que les 50,8 MWh\text{MW}\cdot\text{h} calculés ;
  • l’énergie produite par l’éolienne varie fortement d’un mois à l’autre : la valeur de 922 MWh\text{MW}\cdot\text{h} ne concerne que le mois de décembre 2023. Décembre étant un mois généralement venteux, la moyenne annuelle serait plutôt inférieure — ce qui ne ferait qu’aggraver le constat ;
  • pour atteindre l’objectif, on peut installer plusieurs éoliennes flottantes autour de la plateforme — c’est d’ailleurs le principe des parcs éoliens en mer.

Exercice 3 — La lessive de cendre (4 points)

1. Étude de l’ion carbonate

Q.1

Définir une espèce chimique basique selon Brönsted.

Voir la correction

Selon Brönsted, une base est une espèce chimique capable de capter (accepter) un ou plusieurs protons H+\text{H}^+ au cours d’une transformation chimique.

(Par opposition, un acide de Brönsted est une espèce capable de céder un ou plusieurs protons H+\text{H}^+.)

Q.2

Calculer la concentration en quantité de matière des ions carbonate dans la solution S.

Voir la correction

Quantité de matière de carbonate de potassium dissous, avec m=3,0m = 3{,}0 g et M(K2CO3)=138,0 gmol1M(\text{K}_2\text{CO}_3) = 138{,}0\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1} :

n(K2CO3)=mM(K2CO3)=3,0138,0=2,17×102 moln(\text{K}_2\text{CO}_3) = \frac{m}{M(\text{K}_2\text{CO}_3)} = \frac{3{,}0}{138{,}0} = 2{,}17\times 10^{-2}\ \text{mol}

La dissolution du solide libère les ions selon K2CO3(s)2K(aq)++CO32(aq)\text{K}_2\text{CO}_{3\,(s)} \longrightarrow 2\,\text{K}^+_{(aq)} + \text{CO}_3^{2-}{}_{(aq)} : il se forme donc une mole d’ions carbonate par mole de solide dissous.

n(CO32)=n(K2CO3)=2,17×102 moln(\text{CO}_3^{2-}) = n(\text{K}_2\text{CO}_3) = 2{,}17\times 10^{-2}\ \text{mol}

La solution est préparée dans une fiole jaugée de V=100,0V = 100{,}0 mL =0,1000= 0{,}1000 L :

C=n(CO32)V=2,17×1020,1000C = \frac{n(\text{CO}_3^{2-})}{V} = \frac{2{,}17\times 10^{-2}}{0{,}1000}

C=2,2×101 molL1C = 2{,}2\times 10^{-1}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

Q.3

Écrire et ajuster l’équation de la réaction acido-basique se produisant entre CO32\text{CO}_3^{2-} et H2O\text{H}_2\text{O}.

Voir la correction

L’ion carbonate est la base du couple HCO3(aq)/CO32(aq)\text{HCO}_3^-{}_{(aq)}\,/\,\text{CO}_3^{2-}{}_{(aq)} : il capte un proton. L’eau joue ici le rôle d’acide, dans le couple H2O()/HO(aq)\text{H}_2\text{O}_{(\ell)}\,/\,\text{HO}^-_{(aq)} : elle cède un proton.

CO32(aq)+H+HCO3(aq)etH2O()HO(aq)+H+\text{CO}_3^{2-}{}_{(aq)} + \text{H}^+ \longrightarrow \text{HCO}_3^-{}_{(aq)} \qquad\text{et}\qquad \text{H}_2\text{O}_{(\ell)} \longrightarrow \text{HO}^-_{(aq)} + \text{H}^+

En additionnant ces deux demi-équations, le proton se simplifie :

CO32(aq)+H2O()HCO3(aq)+HO(aq)\boxed{\text{CO}_3^{2-}{}_{(aq)} + \text{H}_2\text{O}_{(\ell)} \rightleftarrows \text{HCO}_3^-{}_{(aq)} + \text{HO}^-_{(aq)}}

Vérification de l’ajustement : conservation des éléments (C : 1 = 1 ; O : 3+1 = 3+1 ; H : 2 = 1+1) et conservation de la charge (2+0=11-2 + 0 = -1 - 1). ✓

Q.4

Le pH de la solution S est de 11,8. En déduire la concentration en ions hydroxyde HO\text{HO}^- dans S.

Voir la correction

La concentration en ions oxonium se déduit du pH :

[H3O+]=c×10pH=1011,8=1,58×1012 molL1[\text{H}_3\text{O}^+] = c^{\circ}\times 10^{-\text{pH}} = 10^{-11{,}8} = 1{,}58\times 10^{-12}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

Le produit ionique de l’eau relie les deux concentrations :

Ke=[H3O+][HO](c)2[HO]=Ke(c)2[H3O+]=1,0×10141,58×1012K_e = \frac{[\text{H}_3\text{O}^+]\,[\text{HO}^-]}{(c^{\circ})^{2}} \qquad\Longrightarrow\qquad [\text{HO}^-] = \frac{K_e\,(c^{\circ})^{2}}{[\text{H}_3\text{O}^+]} = \frac{1{,}0\times 10^{-14}}{1{,}58\times 10^{-12}}

[HO]=6,3×103 molL1[\text{HO}^-] = 6{,}3\times 10^{-3}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

Méthode équivalente : pOH=pKepH=14,011,8=2,2\text{pOH} = \text{p}K_e - \text{pH} = 14{,}0 - 11{,}8 = 2{,}2, d’où [HO]=102,2=6,3×103 molL1[\text{HO}^-] = 10^{-2{,}2} = 6{,}3\times 10^{-3}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Q.5

Comparer la concentration en ions hydroxyde à la concentration apportée en ions carbonate. En déduire que l’ion carbonate est une base faible.

Voir la correction

Formons le quotient des deux concentrations :

[HO]C=6,3×1032,2×101=2,9×102soit environ 2,9 %\frac{[\text{HO}^-]}{C} = \frac{6{,}3\times 10^{-3}}{2{,}2\times 10^{-1}} = 2{,}9\times 10^{-2} \qquad\text{soit environ } 2{,}9\ \%

[HO]=6,3×103    C=2,2×101 molL1[\text{HO}^-] = 6{,}3\times 10^{-3} \;\ll\; C = 2{,}2\times 10^{-1}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

D’après le tableau d’avancement de la réaction de la question Q.3, chaque ion carbonate ayant réagi produit un ion hydroxyde. Le quotient [HO]/C[\text{HO}^-]/C représente donc le taux d’avancement final de la réaction : seuls environ 3 % des ions carbonate introduits ont effectivement réagi avec l’eau.

Si l’ion carbonate était une base forte, sa réaction avec l’eau serait totale et l’on aurait [HO]=C[\text{HO}^-] = C. Ce n’est manifestement pas le cas : la transformation est très limitée.

L’ion carbonate est donc une base faible.

Par conséquent, plus de 97 % des ions carbonate restent sous la forme CO32\text{CO}_3^{2-} en solution (l’ion HCO3\text{HCO}_3^- formé demeure minoritaire) : on peut légitimement assimiler la lessive de cendre à une simple solution d’ions carbonate.

2. Titrage des espèces basiques contenues dans la lessive de cendre

Q.6

Écrire les demi-équations des couples mettant en jeu les ions carbonate et celui de l’eau, et justifier l’équation support de la réaction de titrage.

Voir la correction

Demi-équations des couples mettant en jeu les ions carbonate :

couple HCO3/CO32:HCO3(aq)=CO32(aq)+H+\text{couple } \text{HCO}_3^-/\text{CO}_3^{2-} : \quad \text{HCO}_3^-{}_{(aq)} = \text{CO}_3^{2-}{}_{(aq)} + \text{H}^+

couple H2CO3/HCO3:H2CO3(aq)=HCO3(aq)+H+\text{couple } \text{H}_2\text{CO}_3/\text{HCO}_3^- : \quad \text{H}_2\text{CO}_{3\,(aq)} = \text{HCO}_3^-{}_{(aq)} + \text{H}^+

Demi-équation du couple de l’eau H2O()/HO(aq)\text{H}_2\text{O}_{(\ell)}\,/\,\text{HO}^-_{(aq)} :

H2O()=HO(aq)+H+\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} = \text{HO}^-_{(aq)} + \text{H}^+

Demi-équation du couple réellement mis en jeu par le titrant. La solution titrante est de l’acide chlorhydrique : elle apporte des ions oxonium, qui cèdent des protons. C’est donc le couple H3O(aq)+/H2O()\text{H}_3\text{O}^+_{(aq)}\,/\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} qui intervient dans la réaction de titrage :

H3O(aq)+=H2O()+H+\text{H}_3\text{O}^+_{(aq)} = \text{H}_2\text{O}_{(\ell)} + \text{H}^+

Justification de l’équation de titrage. L’ion carbonate capte successivement deux protons pour se transformer en H2CO3\text{H}_2\text{CO}_3 :

CO32(aq)+H+HCO3(aq)puisHCO3(aq)+H+H2CO3(aq)\text{CO}_3^{2-}{}_{(aq)} + \text{H}^+ \longrightarrow \text{HCO}_3^-{}_{(aq)} \qquad\text{puis}\qquad \text{HCO}_3^-{}_{(aq)} + \text{H}^+ \longrightarrow \text{H}_2\text{CO}_{3\,(aq)}

Ces deux protons sont cédés par deux ions oxonium :

2H3O(aq)+2H2O()+2H+2\,\text{H}_3\text{O}^+_{(aq)} \longrightarrow 2\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} + 2\,\text{H}^+

En additionnant l’ensemble, les protons se simplifient :

CO32(aq)+2H3O(aq)+H2CO3(aq)+2H2O()\boxed{\text{CO}_3^{2-}{}_{(aq)} + 2\,\text{H}_3\text{O}^+_{(aq)} \longrightarrow \text{H}_2\text{CO}_{3\,(aq)} + 2\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)}}

Vérification : conservation des éléments (C : 1 = 1 ; O : 3 + 2 = 3 + 2 ; H : 6 = 2 + 4) et de la charge (2+2=0-2 + 2 = 0). ✓

Q.7

Déterminer la valeur de la concentration en quantité de matière en ions carbonate de la lessive de cendre S0S_0.

Voir la correction

Démarche suivie : (1) exploiter la relation à l’équivalence, en tenant compte des nombres stœchiométriques ; (2) remonter de la solution diluée S1S_1 à la lessive S0S_0 grâce au facteur de dilution.

Étape 1 — concentration de la solution diluée S1S_1. D’après l’équation de titrage établie à la question Q.6, 2 moles d’ions oxonium sont nécessaires pour faire réagir 1 mole d’ions carbonate. À l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :

n(H3O+)verseˊ2=n(CO32)titreˊ1cA×Veq=2×C1×V1\frac{n(\text{H}_3\text{O}^+)_{\text{versé}}}{2} = \frac{n(\text{CO}_3^{2-})_{\text{titré}}}{1} \qquad\Longrightarrow\qquad c_A \times V_{\text{eq}} = 2 \times C_1 \times V_1

C1=cA×Veq2V1=5,00×103×17,02×10,0=4,25×103 molL1C_1 = \frac{c_A \times V_{\text{eq}}}{2\,V_1} = \frac{5{,}00\times 10^{-3} \times 17{,}0}{2 \times 10{,}0} = 4{,}25\times 10^{-3}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

Étape 2 — concentration de la lessive S0S_0. La solution S1S_1 a été obtenue par une dilution par 10 de S0S_0 : la concentration de S0S_0 est donc dix fois plus grande.

C0=10×C1=10×4,25×103C_0 = 10 \times C_1 = 10 \times 4{,}25\times 10^{-3}

C0=4,25×102 molL1C_0 = 4{,}25\times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

Q.8

Déterminer un encadrement du volume de lessive de cendre à introduire dans la machine à laver pour répondre aux préconisations de l’étiquette. Commenter.

Voir la correction

Étape 1 — quantité d’espèces basiques préconisée. Les mesures qualifient l’eau de dure. D’après le tableau de l’étiquette, il faut introduire, pour 5 kg de linge, une quantité d’espèces chimiques basiques comprise entre :

6,0×103 molet1,0×102 mol6{,}0\times 10^{-3}\ \text{mol} \quad\text{et}\quad 1{,}0\times 10^{-2}\ \text{mol}

Étape 2 — volume de lessive de cendre correspondant. D’après la question Q.5, l’espèce basique de la lessive de cendre est l’ion carbonate, de concentration C0=4,25×102 molL1C_0 = 4{,}25\times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}. La quantité apportée par un volume VV vaut n=C0×Vn = C_0 \times V, d’où V=nC0V = \dfrac{n}{C_0} :

Vmin=6,0×1034,25×102=0,14 L=1,4×102 mLV_{\min} = \frac{6{,}0\times 10^{-3}}{4{,}25\times 10^{-2}} = 0{,}14\ \text{L} = 1{,}4\times 10^{2}\ \text{mL}

Vmax=1,0×1024,25×102=0,24 L=2,4×102 mLV_{\max} = \frac{1{,}0\times 10^{-2}}{4{,}25\times 10^{-2}} = 0{,}24\ \text{L} = 2{,}4\times 10^{2}\ \text{mL}

1,4×102 mLV2,4×102 mL1{,}4\times 10^{2}\ \text{mL} \leqslant V \leqslant 2{,}4\times 10^{2}\ \text{mL} (soit environ de 140 mL à 240 mL de lessive de cendre)

Étape 3 — commentaire. Pour une lessive commerciale, l’énoncé indique un volume compris entre 50 et 150 mL. Il faut donc verser nettement plus de lessive de cendre — environ deux fois plus — pour apporter la même quantité d’espèces basiques.

C’est cohérent : la lessive de cendre est obtenue par simple trempage de cendres dans l’eau, sans étape de concentration ; elle est donc moins concentrée en espèces basiques qu’un produit industriel.

Le résultat reste néanmoins tout à fait praticable au quotidien : verser environ 200 mL de lessive de cendre à chaque machine ne pose aucune difficulté — il faut simplement en préparer davantage, ce qui reste peu coûteux puisque la matière première est un déchet de combustion.

Récapitulatif des résultats numériques

Exercice 1. [E]=JK1m2s1/2[E] = \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1/2}ΔUeau=1,50×103\Delta U_{\text{eau}} = 1{,}50\times 10^{3} J • Ccarrelage=109 JK1C_{\text{carrelage}} = 109\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1}cv=1,98×106 JK1m3c_{v} = 1{,}98\times 10^{6}\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-3}Ecarrelage=1,60×103E_{\text{carrelage}} = 1{,}60\times 10^{3} (soit 3,4×Ebois3{,}4 \times E_{\text{bois}}) • Tmesure.SB=301,3T_{\text{mesure.SB}} = 301{,}3 K, Tcalcul.SB=301,5T_{\text{calcul.SB}} = 301{,}5 K (quotient =1,0<2= 1{,}0 < 2 : accord) • τ=1,0×103\tau = 1{,}0\times 10^{3} s • heau-silicone=10 Js1K1m2h_{\text{eau-silicone}} = 10\ \text{J}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2}, soit 3×hair-silicone\approx 3\times h_{\text{air-silicone}} : refroidissement 3 fois plus rapide dans l’eau.

Exercice 2. Ejour=29,7 MWhE_{\text{jour}} = 29{,}7\ \text{MW}\cdot\text{h} • anode : 2H2OO2+4H++4e2\,\text{H}_2\text{O} \longrightarrow \text{O}_2 + 4\,\text{H}^+ + 4\,\text{e}^- ; cathode : 2H++2eH22\,\text{H}^+ + 2\,\text{e}^- \longrightarrow \text{H}_2 • bilan : 2H2O2H2+O22\,\text{H}_2\text{O} \longrightarrow 2\,\text{H}_2 + \text{O}_2n(e)=3,06×105n(\text{e}^-) = 3{,}06\times 10^{-5} mol • m(H2)=3,06×105m(\text{H}_2) = 3{,}06\times 10^{-5} g • E=1,83×1011E = 1{,}83\times 10^{11} J =50,8 MWh>29,7 MWh= 50{,}8\ \text{MW}\cdot\text{h} > 29{,}7\ \text{MW}\cdot\text{h} : l’éolienne seule ne suffit pas (facteur 1,7).

Exercice 3. C=2,2×101 molL1C = 2{,}2\times 10^{-1}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}[HO]=6,3×103 molL1[\text{HO}^-] = 6{,}3\times 10^{-3}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} • taux d’avancement 3\approx 3 % : base faible • C0=4,25×102 molL1C_0 = 4{,}25\times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}1,4×102 mLV2,4×102 mL1{,}4\times 10^{2}\ \text{mL} \leqslant V \leqslant 2{,}4\times 10^{2}\ \text{mL}, soit environ le double du volume d’une lessive commerciale.

Corrigé non officiel, proposé par Génies des Sciences — il ne s'agit pas du barème du jury.

Ce qui tombe dans ce sujet

Exercice 1 — « J’ai froid aux pieds sur le carrelage, je préfère le parquet ! » (11 points)

Pour réviser : Premier principe et transferts thermiques

Exercice 2 — HOPE, l’espoir du dihydrogène vert (5 points)

Pour réviser : Piles et électrolyse

Exercice 3 — La lessive de cendre (4 points)

Pour réviser : Force des acides et des bases · Méthodes de suivi d'un titrage

Chaque lien mène au chapitre complet : le cours en vidéo, la fiche méthode, les exercices corrigés et le quiz.

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