Statistiques descriptives
Résumé de cours
Statistiques descriptives Mathématiques · 2de · Les Génies des Sciences · geniesdessciences.com
Les notes d’un trimestre, les températures du mois, les salaires d’une entreprise : impossible de tout regarder valeur par valeur. La statistique descriptive résume une série par quelques indicateurs — de position (autour de quelle valeur se situe la série ?) et de dispersion (les valeurs sont-elles serrées ou étalées ?).
Les indicateurs de position
- La moyenne : la somme des valeurs divisée par l’effectif total.
- La médiane (rappel de 3e) : elle partage la série ordonnée en deux moitiés — au moins la moitié des valeurs lui sont inférieures ou égales, au moins la moitié supérieures ou égales.
- Les quartiles (rappel de 3e) : est la plus petite valeur de la série telle qu’au moins un quart des valeurs lui soient inférieures ou égales ( : au moins trois quarts).
Moyenne pondérée
Chaque valeur compte autant de fois que son effectif. C’est aussi la formule pour fusionner des moyennes de groupes : 15 filles à 12,4 de moyenne et 10 garçons à 11,2 donnent (15 × 12,4 + 10 × 11,2) ÷ 25 = 11,92 — et surtout pas (12,4 + 11,2) ÷ 2.
La linéarité de la moyenne
Si on ajoute le même nombre à toutes les valeurs, la moyenne augmente de . Si on multiplie toutes les valeurs par , la moyenne est multipliée par . Un point bonus pour toute la classe → moyenne +1 ; des prix qui augmentent tous de 10 % (× 1,1) → prix moyen × 1,1. Aucun nouveau calcul à faire.
Les indicateurs de dispersion
- L’étendue : l’écart entre la plus grande et la plus petite valeur.
- L’écart interquartile : la largeur de la « moitié centrale » de la série.
- L’écart type : il mesure la dispersion des valeurs autour de la moyenne. En seconde, on le lit à la calculatrice (mode statistiques), aucune formule à apprendre — mais il faut savoir l’interpréter : plus il est grand, plus les valeurs sont étalées autour de la moyenne ; il s’exprime dans la même unité que les valeurs ; il vaut quand toutes les valeurs sont égales.
Ajouter ou supprimer une valeur
La moyenne utilise toutes les valeurs : ajouter (ou supprimer) une valeur très éloignée des autres la déplace nettement — elle est sensible aux valeurs extrêmes. La médiane, elle, ne dépend que du milieu de la série ordonnée : elle bouge peu. Un seul très haut salaire fait grimper le salaire moyen d’une entreprise, mais presque pas le salaire médian — d’où l’intérêt de citer les deux.
Séries regroupées en classes de même amplitude
Pour une grandeur continue (tailles, temps d’écran…), on regroupe les valeurs en classes comme , …
- Histogramme : un rectangle par classe ; à amplitudes égales, la hauteur est proportionnelle à l’effectif.
- Moyenne : on remplace chaque classe par son centre (hypothèse : répartition uniforme dans la classe), puis on calcule la moyenne pondérée par les effectifs — c’est une estimation.
- Classe médiane : la première classe où l’effectif cumulé atteint la moitié de l’effectif total ; en supposant la répartition uniforme dans cette classe, on peut affiner l’estimation de la médiane par proportionnalité.
- Polygone des fréquences cumulées : on place, à la borne de fin de chaque classe, la fréquence cumulée croissante, puis on relie les points par des segments — la médiane se lit à l’ordonnée 50 %.
Comparer deux séries
Deux couples d’indicateurs servent de référence : (moyenne ; écart type) et (médiane ; écart interquartile). Deux classes peuvent avoir la même moyenne de 12 avec des profils opposés : écart type 1 (résultats groupés) ou écart type 5 (résultats en dents de scie). Position et dispersion : il faut les deux pour décrire une série.
Les pièges classiques
La moyenne seule peut mentir
Sensible aux valeurs extrêmes, la moyenne peut s’éloigner de la valeur « typique » — la médiane, elle, résiste. Pour une série regroupée en classes, la moyenne calculée avec les centres n’est qu’une estimation : les valeurs exactes ont disparu au regroupement. Et ne compare jamais deux séries sur la seule moyenne : ajoute toujours un indicateur de dispersion.