Probabilités conditionnelles et indépendance
Résumé de cours
Probabilités conditionnelles et indépendance Mathématiques · 1re · Les Génies des Sciences · geniesdessciences.com
Tests médicaux, jeux de hasard, sondages : ce chapitre apprend à raisonner quand une information change les probabilités. Le vocabulaire est nouveau, mais les calculs se font très bien avec un tableau ou un arbre.
La probabilité conditionnelle
Probabilité de A sachant B
On restreint l’univers aux cas où B est réalisé : parmi eux, quelle part réalise aussi A ?
Trois notations à ne jamais confondre
• : probabilité que A et B se réalisent (parmi tout l’univers).
• : probabilité de A sachant B (on se place parmi les cas où B est réalisé).
• : probabilité de B sachant A — en général différente de !
Tableaux croisés et arbres pondérés
Dans un tableau croisé d’effectifs, se lit directement : effectif de la case divisé par le total de la ligne (ou colonne) de B.
Dans un arbre pondéré :
Les règles de l’arbre
• La somme des probabilités des branches issues d’un même nœud vaut 1.
• Les branches du 2ᵉ niveau portent des probabilités conditionnelles.
• La probabilité d’un chemin = produit des probabilités de ses branches : .
• La probabilité d’un événement = somme des probabilités des chemins qui y mènent.
L’indépendance
Deux événements et sont indépendants quand la réalisation de l’un ne change pas la probabilité de l’autre :
C’est la seconde égalité qu’on utilise le plus pour justifier une indépendance par le calcul.
Indépendants ≠ incompatibles
Incompatibles : A et B ne peuvent pas se produire ensemble (). Indépendants : l’un n’influence pas l’autre. Deux événements incompatibles de probabilités non nulles ne sont jamais indépendants !
Répéter une épreuve de Bernoulli
Une épreuve de Bernoulli n’a que deux issues : succès (probabilité ) ou échec (probabilité ). Quand on la répète fois () de façon identique et indépendante, on représente la situation par un arbre et on multiplie le long des chemins :
- , ;
- « Au moins un succès » : passer par le contraire ! .
Le piège du test médical
Faux positifs : l’erreur de raisonnement classique
« Le test est fiable à 95 %, je suis positif, donc j’ai 95 % de chances d’être malade » : faux. La fiabilité donne , pas . Si la maladie est rare, la plupart des positifs sont des faux positifs — refais toujours le calcul avec un tableau d’effectifs.