1re Mathématiques Maths tronc commun BO n°14 du 2 avril 2026

Probabilités conditionnelles et indépendance

Résumé de cours

Probabilités conditionnelles et indépendance Mathématiques · 1re · Les Génies des Sciences · geniesdessciences.com

Tests médicaux, jeux de hasard, sondages : ce chapitre apprend à raisonner quand une information change les probabilités. Le vocabulaire est nouveau, mais les calculs se font très bien avec un tableau ou un arbre.

La probabilité conditionnelle

Probabilité de A sachant B

PB(A)=P(AB)P(B)(P(B)0)P_B(A) = \frac{P(A \cap B)}{P(B)} \qquad (P(B) \neq 0)

On restreint l’univers aux cas où B est réalisé : parmi eux, quelle part réalise aussi A ?

Trois notations à ne jamais confondre

P(AB)P(A \cap B) : probabilité que A et B se réalisent (parmi tout l’univers).
PB(A)P_B(A) : probabilité de A sachant B (on se place parmi les cas où B est réalisé).
PA(B)P_A(B) : probabilité de B sachant A — en général différente de PB(A)P_B(A) !

Tableaux croisés et arbres pondérés

Dans un tableau croisé d’effectifs, PB(A)P_B(A) se lit directement : effectif de la case ABA \cap B divisé par le total de la ligne (ou colonne) de B.

Dans un arbre pondéré :

Les règles de l’arbre

• La somme des probabilités des branches issues d’un même nœud vaut 1.
• Les branches du 2ᵉ niveau portent des probabilités conditionnelles.
• La probabilité d’un chemin = produit des probabilités de ses branches : P(AB)=P(A)×PA(B)P(A \cap B) = P(A) \times P_A(B).
• La probabilité d’un événement = somme des probabilités des chemins qui y mènent.

L’indépendance

Deux événements AA et BB sont indépendants quand la réalisation de l’un ne change pas la probabilité de l’autre :

PB(A)=P(A)P(AB)=P(A)×P(B)P_B(A) = P(A) \quad \Longleftrightarrow \quad P(A \cap B) = P(A) \times P(B)

C’est la seconde égalité qu’on utilise le plus pour justifier une indépendance par le calcul.

Indépendants ≠ incompatibles

Incompatibles : A et B ne peuvent pas se produire ensemble (P(AB)=0P(A \cap B) = 0). Indépendants : l’un n’influence pas l’autre. Deux événements incompatibles de probabilités non nulles ne sont jamais indépendants !

Répéter une épreuve de Bernoulli

Une épreuve de Bernoulli n’a que deux issues : succès (probabilité pp) ou échec (probabilité 1p1 - p). Quand on la répète nn fois (n4n \leqslant 4) de façon identique et indépendante, on représente la situation par un arbre et on multiplie le long des chemins :

  • P(n succeˋs)=pnP(n \text{ succès}) = p^n, P(n eˊchecs)=(1p)n\quad P(n \text{ échecs}) = (1-p)^n ;
  • « Au moins un succès » : passer par le contraire ! P(au moins un succeˋs)=1(1p)nP(\text{au moins un succès}) = 1 - (1-p)^n.

Le piège du test médical

Faux positifs : l’erreur de raisonnement classique

« Le test est fiable à 95 %, je suis positif, donc j’ai 95 % de chances d’être malade » : faux. La fiabilité donne Pmalade(positif)P_{\text{malade}}(\text{positif}), pas Ppositif(malade)P_{\text{positif}}(\text{malade}). Si la maladie est rare, la plupart des positifs sont des faux positifs — refais toujours le calcul avec un tableau d’effectifs.

Exercices corrigés

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