Suites arithmétiques et variation linéaire
Résumé de cours
Suites arithmétiques et variation linéaire Mathématiques · 1re · Les Génies des Sciences · geniesdessciences.com
Un placement à intérêts simples, un abonnement qui augmente du même montant chaque année : quand une grandeur évolue en ajoutant toujours la même quantité, c’est la variation linéaire. Version discrète : les suites arithmétiques. Version continue : les fonctions affines.
Une suite, c’est quoi ?
Une suite associe un nombre à chaque entier (le rang) : c’est une grandeur qui évolue étape par étape. On note aussi (notation indicielle) — est souvent la valeur de départ.
Les suites arithmétiques
Définition par récurrence, puis formule explicite
r est la raison : ce qu’on ajoute à chaque étape. La formule explicite donne directement le terme de rang n, sans calculer tous les précédents. (Si la suite démarre à u₁ : uₙ = u₁ + (n − 1) × r.)
- Sens de variation : croissante si , décroissante si , constante si .
- Représentation graphique : les points sont alignés — signature visuelle de la croissance linéaire.
Reconnaître une suite arithmétique
Calcule les différences entre termes consécutifs : si elles sont constantes, la suite est arithmétique de raison cette différence. Exemple : 12, 15, 18, 21 → différence constante 3 → arithmétique.
Les fonctions affines (rappel de 2de)
- Représentation : une droite ; est le coefficient directeur (la pente), l’ordonnée à l’origine.
- Le taux d’accroissement est constant et vaut : quand augmente de 1, varie de . C’est le parallèle continu de la raison .
- Sens de variation : croissante si , décroissante si .
Résoudre un problème de seuil
« Au bout de combien d’étapes dépasse-t-on la valeur ? » : on traduit par une inéquation.
puis on prend le premier entier qui convient. On peut aussi lire la réponse sur un graphique ou une table de valeurs (calculatrice, tableur).
Les pièges classiques
Linéaire ≠ exponentiel
Arithmétique : on ajoute la même quantité (différence constante). Géométrique : on multiplie par le même nombre (quotient constant) — c’est le chapitre suivant. Les intérêts simples relèvent du linéaire ; les intérêts composés, de l’exponentiel. Autre piège : compte ajouts depuis — ne confonds pas rang et nombre d’étapes.