1re Mathématiques Fiche méthode

Résumé — Suites arithmétiques et variation linéaire

Un placement à intérêts simples, un abonnement qui augmente du même montant chaque année : quand une grandeur évolue en ajoutant toujours la même quantité, c’est la variation linéaire. Version discrète : les suites arithmétiques. Version continue : les fonctions affines.

Une suite, c’est quoi ?

Une suite uu associe un nombre u(n)u(n) à chaque entier nn (le rang) : c’est une grandeur qui évolue étape par étape. On note aussi unu_n (notation indicielle) — u0u_0 est souvent la valeur de départ.

Les suites arithmétiques

Définition par récurrence, puis formule explicite

un+1=un+retun=u0+n×ru_{n+1} = u_n + r \qquad \text{et} \qquad u_n = u_0 + n \times r

r est la raison : ce qu’on ajoute à chaque étape. La formule explicite donne directement le terme de rang n, sans calculer tous les précédents. (Si la suite démarre à u₁ : uₙ = u₁ + (n − 1) × r.)

  • Sens de variation : croissante si r>0r > 0, décroissante si r<0r < 0, constante si r=0r = 0.
  • Représentation graphique : les points (n;un)(n\,;\,u_n) sont alignés — signature visuelle de la croissance linéaire.

Reconnaître une suite arithmétique

Calcule les différences entre termes consécutifs : si elles sont constantes, la suite est arithmétique de raison cette différence. Exemple : 12, 15, 18, 21 → différence constante 3 → arithmétique.

Les fonctions affines (rappel de 2de)

f(x)=ax+bf(x) = ax + b

  • Représentation : une droite ; aa est le coefficient directeur (la pente), bb l’ordonnée à l’origine.
  • Le taux d’accroissement est constant et vaut aa : quand xx augmente de 1, f(x)f(x) varie de aa. C’est le parallèle continu de la raison rr.
  • Sens de variation : croissante si a>0a > 0, décroissante si a<0a < 0.

Résoudre un problème de seuil

« Au bout de combien d’étapes dépasse-t-on la valeur SS ? » : on traduit par une inéquation.

u0+n×rSnSu0r(pour r>0)u_0 + n \times r \geqslant S \quad \Longleftrightarrow \quad n \geqslant \frac{S - u_0}{r} \quad (\text{pour } r > 0)

puis on prend le premier entier qui convient. On peut aussi lire la réponse sur un graphique ou une table de valeurs (calculatrice, tableur).

Les pièges classiques

Linéaire ≠ exponentiel

Arithmétique : on ajoute la même quantité (différence constante). Géométrique : on multiplie par le même nombre (quotient constant) — c’est le chapitre suivant. Les intérêts simples relèvent du linéaire ; les intérêts composés, de l’exponentiel. Autre piège : un=u0+nru_n = u_0 + n r compte nn ajouts depuis u0u_0 — ne confonds pas rang et nombre d’étapes.

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