1re Mathématiques Fiche méthode

Résumé — Probabilités conditionnelles et indépendance

Sommaire de la fiche
  1. La probabilité conditionnelle
  2. Tableaux croisés et arbres pondérés
  3. L’indépendance
  4. Répéter une épreuve de Bernoulli
  5. Le piège du test médical

Un contrôle bientôt ? Faire mon plan de révision

Tests médicaux, jeux de hasard, sondages : ce chapitre apprend à raisonner quand une information change les probabilités. Le vocabulaire est nouveau, mais les calculs se font très bien avec un tableau ou un arbre.

La probabilité conditionnelle

Probabilité de A sachant B

PB(A)=P(A∩B)P(B)(P(B)≠0)P_B(A) = \frac{P(A \cap B)}{P(B)} \qquad (P(B) \neq 0)

On restreint l’univers aux cas où B est réalisé : parmi eux, quelle part réalise aussi A ?

Trois notations à ne jamais confondre

• P(A∩B)P(A \cap B) : probabilité que A et B se réalisent (parmi tout l’univers).
• PB(A)P_B(A) : probabilité de A sachant B (on se place parmi les cas où B est réalisé).
• PA(B)P_A(B) : probabilité de B sachant A — en général différente de PB(A)P_B(A) !

Tableaux croisés et arbres pondérés

Dans un tableau croisé d’effectifs, PB(A)P_B(A) se lit directement : effectif de la case A∩BA \cap B divisé par le total de la ligne (ou colonne) de B.

Dans un arbre pondéré :

Les règles de l’arbre

• La somme des probabilités des branches issues d’un même nœud vaut 1.
• Les branches du 2ᵉ niveau portent des probabilités conditionnelles.
• La probabilité d’un chemin = produit des probabilités de ses branches : P(A∩B)=P(A)×PA(B)P(A \cap B) = P(A) \times P_A(B).
• La probabilité d’un événement = somme des probabilités des chemins qui y mènent.

L’indépendance

Deux événements AA et BB sont indépendants quand la réalisation de l’un ne change pas la probabilité de l’autre :

PB(A)=P(A)⟺P(A∩B)=P(A)×P(B)P_B(A) = P(A) \quad \Longleftrightarrow \quad P(A \cap B) = P(A) \times P(B)

C’est la seconde égalité qu’on utilise le plus pour justifier une indépendance par le calcul.

Indépendants ≠ incompatibles

Incompatibles : A et B ne peuvent pas se produire ensemble (P(A∩B)=0P(A \cap B) = 0). Indépendants : l’un n’influence pas l’autre. Deux événements incompatibles de probabilités non nulles ne sont jamais indépendants !

Répéter une épreuve de Bernoulli

Une épreuve de Bernoulli n’a que deux issues : succès (probabilité pp) ou échec (probabilité 1−p1 - p). Quand on la répète nn fois (n⩽4n \leqslant 4) de façon identique et indépendante, on représente la situation par un arbre et on multiplie le long des chemins :

  • P(n succeˋs)=pnP(n \text{ succès}) = p^n, P(n eˊchecs)=(1−p)n\quad P(n \text{ échecs}) = (1-p)^n ;
  • « Au moins un succès » : passer par le contraire ! P(au moins un succeˋs)=1−(1−p)nP(\text{au moins un succès}) = 1 - (1-p)^n.

Le piège du test médical

Faux positifs : l’erreur de raisonnement classique

« Le test est fiable à 95 %, je suis positif, donc j’ai 95 % de chances d’être malade » : faux. La fiabilité donne Pmalade(positif)P_{\text{malade}}(\text{positif}), pas Ppositif(malade)P_{\text{positif}}(\text{malade}). Si la maladie est rare, la plupart des positifs sont des faux positifs — refais toujours le calcul avec un tableau d’effectifs.

Le cours en vidéo

← Tous les chapitres de Maths 1re