Terminale Physique-Chimie Annale du bac 26-PYCJ2JA1

Bac physique-chimie 2026 — Asie — Jour 2 : sujet et corrigé

Le grand exercice est un jeu d’évasion en trois énigmes qui traversent la physique de l’année : trajectoire d’un projectile pour atteindre la cible, décharge d’un condensateur pour régler la résistance, interférences pour éclairer les cellules. La chimie conclut avec une datation et un titrage du cuivre par phytoremédiation.

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Corrigé rédigé comme une copie modèle, puis relu par un second correcteur : applications numériques recalculées, équations vérifiées, avec des « notes du professeur » sur les pièges du barème.

Le corrigé en ligne, question par question

L'énoncé abrégé de chaque question est affiché : cherche d'abord au brouillon, puis clique sur « Voir la correction » pour comparer avec la rédaction attendue sur une copie.

Exercice 1 — Jeu d’évasion (11 points)

1. Cible à atteindre

Q1

Exprimer les coordonnées du vecteur accélération du centre de masse M du projectile en appliquant la deuxième loi de Newton.

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Système : le projectile de masse m=100m = 100 g, assimilé à son centre de masse M.

Référentiel : celui de la pièce, supposé galiléen.

Bilan des forces : une fois sorti du canon, le projectile n’est soumis qu’à son poids P=mg\vec{P} = m\,\vec{g} (l’énoncé précise que toute autre action, en particulier celle de l’air, est négligée).

Deuxième loi de Newton appliquée au système dans le référentiel choisi :

Fext=mamg=maa=g\sum \vec{F}_{\text{ext}} = m\,\vec{a} \qquad\Longrightarrow\qquad m\,\vec{g} = m\,\vec{a} \qquad\Longrightarrow\qquad \vec{a} = \vec{g}

Dans le repère (O;i,k)(\mathrm{O}\,;\vec{i},\vec{k}) de la figure 2, l’axe (Oz)(\mathrm{O}z) est vertical ascendant alors que g\vec{g} est vertical descendant :

a {ax(t)=0az(t)=g=9,81 ms2\vec{a}\ \begin{cases} a_x(t) = 0 \\ a_z(t) = -g = -9{,}81\ \text{m}\cdot\text{s}^{-2}\end{cases}

Le mouvement est une chute libre : l’accélération ne dépend pas de la masse du projectile.

Q2

Montrer que les équations horaires du mouvement sont x(t)=v0cos(α)tx(t) = v_0\cos(\alpha)\,t et z(t)=12gt2+v0sin(α)t+Hz(t) = -\tfrac{1}{2}g\,t^{2} + v_0\sin(\alpha)\,t + H.

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Vitesse. Le vecteur vitesse est une primitive du vecteur accélération par rapport au temps. Les constantes d’intégration sont les coordonnées du vecteur vitesse initiale v0\vec{v_0}, qui fait l’angle α\alpha avec l’horizontale :

v {vx(t)=v0cosαvz(t)=gt+v0sinα\vec{v}\ \begin{cases} v_x(t) = v_0\cos\alpha \\ v_z(t) = -g\,t + v_0\sin\alpha \end{cases}

Position. Le vecteur position est à son tour une primitive du vecteur vitesse. Les nouvelles constantes d’intégration sont les coordonnées de la position initiale : d’après la figure 2, à t=0t = 0 le point M est sur l’axe (Oz)(\mathrm{O}z), donc x(0)=0x(0) = 0, et à la hauteur de la sortie du canon, donc z(0)=H=HT+HBz(0) = H = H_{\mathrm{T}} + H_{\mathrm{B}} :

OM(t) {x(t)=v0cos(α)tz(t)=12gt2+v0sin(α)t+H\boxed{\overrightarrow{\mathrm{OM}}(t)\ \begin{cases} x(t) = v_0\cos(\alpha)\cdot t \\ z(t) = -\dfrac{1}{2}\,g\,t^{2} + v_0\sin(\alpha)\cdot t + H \end{cases}}

Les équations horaires de l’énoncé sont bien retrouvées.

Q3

En déduire que l’équation de la trajectoire s’écrit z(x)=g2v02cos2(α)x2+tan(α)x+Hz(x) = -\dfrac{g}{2\,v_0^{2}\cos^{2}(\alpha)}\,x^{2} + \tan(\alpha)\cdot x + H.

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L’équation de la trajectoire donne zz en fonction de xx : il faut donc éliminer le temps entre les deux équations horaires. La première s’inverse immédiatement (avec cosα0\cos\alpha \neq 0) :

x=v0cos(α)tt=xv0cosαx = v_0\cos(\alpha)\cdot t \qquad\Longrightarrow\qquad t = \frac{x}{v_0\cos\alpha}

On reporte cette expression dans l’équation horaire de zz :

z(x)=12g(xv0cosα)2+v0sin(α)xv0cosα+Hz(x) = -\frac{1}{2}\,g\left(\frac{x}{v_0\cos\alpha}\right)^{2} + v_0\sin(\alpha)\cdot\frac{x}{v_0\cos\alpha} + H

Le second terme se simplifie en sinαcosαx=tan(α)x\dfrac{\sin\alpha}{\cos\alpha}\,x = \tan(\alpha)\,x :

z(x)=g2v02cos2(α)x2+tan(α)x+H\boxed{z(x) = -\frac{g}{2\,v_0^{2}\cos^{2}(\alpha)}\,x^{2} + \tan(\alpha)\cdot x + H}

La trajectoire est donc une portion de parabole, comme attendu pour une chute libre avec vitesse initiale non verticale.

Q4

Déterminer et calculer la valeur de la hauteur HTH_{\mathrm{T}} de la table à régler pour débloquer la serrure.

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Démarche suivie : (1) traduire mathématiquement la condition « le projectile passe par C » ; (2) isoler la hauteur HH de la sortie du canon ; (3) en déduire HT=HHBH_{\mathrm{T}} = H - H_{\mathrm{B}} ; (4) vérifier que la valeur trouvée est bien réglable sur la table.

Étape 1 — condition à imposer. La serrure se débloque si le centre de masse M passe par le point C. D’après la figure 2, ce point a pour coordonnées xC=D=3,00x_{\mathrm{C}} = D = 3{,}00 m et zC=hC=1,00z_{\mathrm{C}} = h_{\mathrm{C}} = 1{,}00 m. La trajectoire doit donc vérifier :

hC=g2v02cos2(α)D2+tan(α)D+Hh_{\mathrm{C}} = -\frac{g}{2\,v_0^{2}\cos^{2}(\alpha)}\,D^{2} + \tan(\alpha)\cdot D + H

Étape 2 — expression de HH, puis de HTH_{\mathrm{T}}. Tous les termes sont connus sauf HH, que l’on isole :

H=hC+gD22v02cos2(α)Dtan(α)H = h_{\mathrm{C}} + \frac{g\,D^{2}}{2\,v_0^{2}\cos^{2}(\alpha)} - D\,\tan(\alpha)

Comme H=HT+HBH = H_{\mathrm{T}} + H_{\mathrm{B}} :

HT=hC+gD22v02cos2(α)Dtan(α)HB\boxed{H_{\mathrm{T}} = h_{\mathrm{C}} + \frac{g\,D^{2}}{2\,v_0^{2}\cos^{2}(\alpha)} - D\,\tan(\alpha) - H_{\mathrm{B}}}

Étape 3 — application numérique. Avec cos(43,0)=0,7314\cos(43{,}0^\circ) = 0{,}7314, cos2(43,0)=0,5349\cos^{2}(43{,}0^\circ) = 0{,}5349, tan(43,0)=0,9325\tan(43{,}0^\circ) = 0{,}9325 et HB=30,0H_{\mathrm{B}} = 30{,}0 cm =0,300= 0{,}300 m :

gD22v02cos2α=9,81×(3,00)22×(5,60)2×0,5349=88,2933,549=2,6317 m\frac{g\,D^{2}}{2\,v_0^{2}\cos^{2}\alpha} = \frac{9{,}81\times (3{,}00)^{2}}{2\times (5{,}60)^{2}\times 0{,}5349} = \frac{88{,}29}{33{,}549} = 2{,}6317\ \text{m}

Dtanα=3,00×0,9325=2,7975 mD\tan\alpha = 3{,}00\times 0{,}9325 = 2{,}7975\ \text{m}

HT=1,00+2,63172,79750,300=0,5342 mH_{\mathrm{T}} = 1{,}00 + 2{,}6317 - 2{,}7975 - 0{,}300 = 0{,}5342\ \text{m}

HT=0,534H_{\mathrm{T}} = 0{,}534 m, soit HT53H_{\mathrm{T}} \approx 53 cm

Étape 4 — vérification de la faisabilité. La hauteur de la table est réglable entre 40 et 80 cm : la valeur 5353 cm est bien accessible.

Les joueurs doivent régler la table à environ 53 cm de hauteur (la sortie du canon se trouve alors à H=0,834H = 0{,}834 m du sol).

2. Résistance à régler

Q5

Montrer que l’équation différentielle vérifiée par uCu_{\mathrm{C}} lors de la décharge s’écrit duCdt+1τuC=0\dfrac{d u_{\mathrm{C}}}{d t} + \dfrac{1}{\tau}\,u_{\mathrm{C}} = 0, et donner l’expression de τ\tau en fonction de RR et CC.

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Lorsque l’interrupteur K est basculé en position 2, le générateur est mis hors circuit : le condensateur et le conducteur ohmique forment une maille unique.

Étape 1 — loi des mailles. Les deux dipôles sont branchés entre les deux mêmes nœuds A et B. Or, d’après les orientations de la figure 3, la flèche de uCu_{\mathrm{C}} pointe vers le haut et celle de uRu_{\mathrm{R}} vers le bas :

uC=VAVBetuR=VBVAuC+uR=0u_{\mathrm{C}} = V_{\mathrm{A}} - V_{\mathrm{B}} \qquad\text{et}\qquad u_{\mathrm{R}} = V_{\mathrm{B}} - V_{\mathrm{A}} \qquad\Longrightarrow\qquad u_{\mathrm{C}} + u_{\mathrm{R}} = 0

Étape 2 — lois des dipôles. Les deux dipôles sont orientés en convention récepteur (flèche de tension et flèche de courant en sens contraires) :

uR=Rieti=dqdt=CduCdt(car q=CuC)u_{\mathrm{R}} = R\,i \qquad\text{et}\qquad i = \frac{d q}{d t} = C\,\frac{d u_{\mathrm{C}}}{d t} \quad\text{(car } q = C\,u_{\mathrm{C}}\text{)}

Étape 3 — combinaison. En reportant dans la loi des mailles :

uC+RCduCdt=0u_{\mathrm{C}} + R\,C\,\frac{d u_{\mathrm{C}}}{d t} = 0

On divise par RCRC (non nul) pour faire apparaître la forme demandée :

duCdt+1τuC=0avecτ=RC\boxed{\frac{d u_{\mathrm{C}}}{d t} + \frac{1}{\tau}\,u_{\mathrm{C}} = 0 \qquad\text{avec}\qquad \tau = R\,C}

Vérification de l’homogénéité : [R]×[C]=Ω×F=VA×CV=CA=s[R]\times[C] = \Omega\times\text{F} = \dfrac{\text{V}}{\text{A}}\times\dfrac{\text{C}}{\text{V}} = \dfrac{\text{C}}{\text{A}} = \text{s}. τ\tau est bien une durée. ✓

Q6

Vérifier que cette équation différentielle admet une solution de la forme uC(t)=Aexp(tτ)u_{\mathrm{C}}(t) = A\cdot\exp\left(-\dfrac{t}{\tau}\right) et donner l’expression de AA.

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1. La fonction proposée est bien solution. On dérive la fonction proposée par rapport au temps :

duCdt(t)=A×(1τ)et/τ=1τAet/τ=uC(t)=1τuC(t)\frac{d u_{\mathrm{C}}}{d t}(t) = A\times\left(-\frac{1}{\tau}\right)\mathrm{e}^{-t/\tau} = -\frac{1}{\tau}\underbrace{A\,\mathrm{e}^{-t/\tau}}_{=\,u_{\mathrm{C}}(t)} = -\frac{1}{\tau}\,u_{\mathrm{C}}(t)

On reporte alors dans le membre de gauche de l’équation différentielle :

duCdt+1τuC=1τuC(t)+1τuC(t)=0\frac{d u_{\mathrm{C}}}{d t} + \frac{1}{\tau}\,u_{\mathrm{C}} = -\frac{1}{\tau}\,u_{\mathrm{C}}(t) + \frac{1}{\tau}\,u_{\mathrm{C}}(t) = 0 \quad\checkmark

L’égalité est vérifiée à chaque instant, et ce quelle que soit la valeur de AA : la fonction proposée est bien solution de l’équation différentielle.

2. Détermination de AA. La constante AA est fixée par la condition initiale. La tension aux bornes d’un condensateur est une fonction continue du temps : juste après le basculement de K, elle vaut encore la tension de charge U0U_0. Or uC(0)=Ae0=Au_{\mathrm{C}}(0) = A\,\mathrm{e}^{0} = A, d’où :

A=U0=5,0A = U_0 = 5{,}0 V et donc uC(t)=U0et/(RC)u_{\mathrm{C}}(t) = U_0\,\mathrm{e}^{-t/(RC)}

AA est bien homogène à une tension, et la fonction est décroissante : la tension part de 5,05{,}0 V et tend vers 0, ce qui correspond bien à une décharge.

Q7

Déterminer laquelle des trois courbes de décharge (R1R_1, R2R_2, R3R_3) correspond à la durée correcte de rotation de l’aiguille. La démarche est présentée sur l’annexe.

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Étape 1 — traduire la condition d’ouverture du coffre. L’aiguille se met en rotation quand uC=4,0u_{\mathrm{C}} = 4{,}0 V et s’arrête quand uC=1,0u_{\mathrm{C}} = 1{,}0 V. La durée de rotation est donc la durée Δt=t2t1\Delta t = t_2 - t_1 qui sépare ces deux instants ; le coffre s’ouvre si Δt=14\Delta t = 14 s.

Étape 2 — construction graphique sur l’annexe. On trace les deux droites horizontales d’ordonnées uC=4,0u_{\mathrm{C}} = 4{,}0 V et uC=1,0u_{\mathrm{C}} = 1{,}0 V, puis on projette sur l’axe des temps leurs points d’intersection avec chacune des trois courbes.

0102030400123456t (s)uC (V)R2R1R3uC = 4,0 VuC = 1,0 VΔt ≈ 14 s (courbe R1)2,516,5

Étape 3 — comparaison des trois courbes.

Courbet1t_1 pour uC=4,0u_{\mathrm{C}} = 4{,}0 Vt2t_2 pour uC=1,0u_{\mathrm{C}} = 1{,}0 VΔt=t2t1\Delta t = t_2 - t_1
R2R_2 (trait plein)1,0\approx 1{,}0 s7,5\approx 7{,}5 s6,5\approx 6{,}5 s
R1R_1 (trait mixte)2,5\approx 2{,}5 s16,5\approx 16{,}5 s14 s\approx \mathbf{14}\ \mathbf{s}
R3R_3 (pointillés)3,5\approx 3{,}5 s26,5\approx 26{,}5 s23\approx 23 s

Seule la courbe R1\boldsymbol{R_1} conduit à Δt14\Delta t \approx 14 s : c’est la valeur de résistance R1R_1 que les joueurs doivent choisir.

Les deux autres valeurs sont très éloignées de la cible (6,56{,}5 s et 2323 s, soit deux fois moins et 1,6 fois plus) : la lecture graphique, précise à ± 0,5 s sur chaque abscisse, ne laisse aucune ambiguïté.

Q8

Déduire de la courbe choisie la valeur correspondante de la constante de temps de décharge τ\tau.

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Deux méthodes graphiques, à mener sur la seule courbe R1R_1, donnent la constante de temps.

Méthode 1 — la valeur caractéristique 0,37U00{,}37\,U_0. À la date t=τt = \tau : uC(τ)=U0e1=U0/e=5,0/e=1,8u_{\mathrm{C}}(\tau) = U_0\,\mathrm{e}^{-1} = U_0/\mathrm{e} = 5{,}0/\mathrm{e} = 1{,}8 V. On repère l’ordonnée 1,81{,}8 V sur la courbe R1R_1, puis on projette le point correspondant sur l’axe des abscisses.

Méthode 2 — la tangente à l’origine. La tangente à la courbe à la date t=0t = 0 coupe l’axe des temps à l’abscisse t=τt = \tau. On retrouve la même valeur.

τ10\tau \approx 10 s (lecture graphique à ± 1 s près)

Contrôle de cohérence avec la question Q7 : Δt=τln4=10×1,39=13,9\Delta t = \tau\ln 4 = 10\times 1{,}39 = 13{,}9 s 14\approx 14 s. ✓

Q9

Calculer la valeur de la résistance RR du conducteur ohmique que les joueurs doivent choisir pour ouvrir le coffre.

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D’après la question Q5, τ=RC\tau = R\,C. On en tire RR, avec C=47 μF=47×106 FC = 47\ \mu\text{F} = 47\times 10^{-6}\ \text{F} :

R=τC=1047×106R = \frac{\tau}{C} = \frac{10}{47\times 10^{-6}}

R=2,1×105 ΩR = 2{,}1\times 10^{5}\ \Omega, soit environ 2,1×102 kΩ2{,}1\times 10^{2}\ \text{k}\Omega

La résistance variable doit donc être réglée aux alentours de 210 kΩ210\ \text{k}\Omega pour que l’aiguille tourne exactement pendant 14 s et que le coffre s’ouvre.

3. Cellules à éclairer

Q10

Nommer le phénomène physique responsable de l’alternance des zones sombres et lumineuses sur le fond de la boîte.

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Les deux fentes F1\mathrm{F_1} et F2\mathrm{F_2}, très fines et éclairées par le même faisceau laser, diffractent la lumière et se comportent comme deux sources synchrones et cohérentes. Les deux ondes qui en sont issues se superposent sur le fond de la boîte :

  • là où elles arrivent en phase, elles s’additionnent : interférences constructives → zone lumineuse ;
  • là où elles arrivent en opposition de phase, elles s’annulent : interférences destructives → zone sombre.

Il s’agit du phénomène d’interférences lumineuses.

Q11

Définir une interfrange ii.

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L’interfrange ii est la distance qui sépare les milieux de deux franges brillantes consécutives (ou, ce qui revient au même, de deux franges sombres consécutives).

C’est donc la période spatiale de la figure d’interférences ; elle s’exprime en mètres.

Q12

Déterminer la valeur de l’écartement bb des fentes à régler pour délivrer la clé.

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Démarche suivie : (1) traduire la condition « les cinq cellules sont éclairées » en une relation entre \ell et ii ; (2) en déduire la valeur de l’interfrange ; (3) inverser la relation i=λD/bi = \lambda D / b pour obtenir bb.

Étape 1 — condition sur la figure d’interférences. La clé n’est délivrée que si le centre de chacune des cinq cellules reçoit la lumière : il faut donc régler l’écartement des fentes pour que chaque cellule se trouve au milieu d’une frange brillante. Les cellules étant régulièrement espacées, deux cellules voisines sont alors distantes d’une interfrange.

La longueur \ell sépare le centre de la première cellule de celui de la cinquième : elle contient donc 51=45 - 1 = \mathbf{4} intervalles, et non 5.

Étape 2 — valeur de l’interfrange.

=4ii=4=2,0×1024=5,0×103 m=5,0 mm\ell = 4\,i \qquad\Longrightarrow\qquad i = \frac{\ell}{4} = \frac{2{,}0\times 10^{-2}}{4} = 5{,}0\times 10^{-3}\ \text{m} = 5{,}0\ \text{mm}

Étape 3 — écartement des fentes. On inverse la relation fournie, avec λ=650\lambda = 650 nm =650×109= 650\times 10^{-9} m et D=30D = 30 cm =0,30= 0{,}30 m :

i=λDbb=λDi=650×109×0,305,0×103i = \frac{\lambda\cdot D}{b} \qquad\Longrightarrow\qquad b = \frac{\lambda\cdot D}{i} = \frac{650\times 10^{-9}\times 0{,}30}{5{,}0\times 10^{-3}}

b=3,9×105b = 3{,}9\times 10^{-5} m, soit b39 μmb \approx 39\ \mu\text{m}

Contrôle de vraisemblance : b=39 μmb = 39\ \mu\text{m} est bien très supérieur à λ=0,65 μm\lambda = 0{,}65\ \mu\text{m} (condition nécessaire pour observer des franges d’interférences fines et nombreuses), tout en restant une valeur réaliste pour des fentes réglables.

Exercice 2 — Datation (4 points)

Q1

Choisir, en justifiant, la paire de noyaux atomiques isotopes parmi (3786Rb;3886Sr)({}^{86}_{37}\text{Rb}\,;\,{}^{86}_{38}\text{Sr}) et (3886Sr;3887Sr)({}^{86}_{38}\text{Sr}\,;\,{}^{87}_{38}\text{Sr}).

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Définition. Deux noyaux sont isotopes lorsqu’ils possèdent le même numéro atomique ZZ (même nombre de protons : c’est le même élément chimique) mais des nombres de masse AA différents (nombres de neutrons différents).

Examen des deux paires.

  • (3786Rb;3886Sr)({}^{86}_{37}\text{Rb}\,;\,{}^{86}_{38}\text{Sr}) : Z=37Z = 37 pour l’un, Z=38Z = 38 pour l’autre. Les numéros atomiques diffèrent : ce ne sont pas des isotopes (ils ont en revanche le même nombre de masse A=86A = 86 : ce sont des isobares) ;
  • (3886Sr;3887Sr)({}^{86}_{38}\text{Sr}\,;\,{}^{87}_{38}\text{Sr}) : même Z=38Z = 38 (ce sont deux noyaux de strontium) mais A=86A=87A = 86 \neq A = 87, soit 8638=4886-38 = 48 neutrons pour le premier et 8738=4987-38 = 49 neutrons pour le second.

La paire de noyaux isotopes est (3886Sr;3887Sr)({}^{86}_{38}\text{Sr}\,;\,{}^{87}_{38}\text{Sr}).

Q2

Écrire l’équation de la réaction de désintégration du rubidium 87 en strontium 87.

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Le noyau père est 3787Rb{}^{87}_{37}\text{Rb}, le noyau fils 3887Sr{}^{87}_{38}\text{Sr}. On écrit l’équation avec une particule inconnue ZAX{}^{A}_{Z}\text{X} et on applique les lois de conservation de Soddy :

3787Rb3887Sr+ZAX{}^{87}_{37}\text{Rb} \longrightarrow {}^{87}_{38}\text{Sr} + {}^{A}_{Z}\text{X}

  • conservation du nombre de masse : 87=87+AA=087 = 87 + A \Rightarrow A = 0 ;
  • conservation du nombre de charge : 37=38+ZZ=137 = 38 + Z \Rightarrow Z = -1.

La particule 10X{}^{0}_{-1}\text{X} est un électron.

3787Rb3887Sr+10e{}^{87}_{37}\text{Rb} \longrightarrow {}^{87}_{38}\text{Sr} + {}^{0}_{-1}\text{e}

Q3

En déduire le nom de la particule émise et le type de radioactivité mis en jeu.

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La particule émise, de nombre de masse nul et de nombre de charge 1-1, est un électron 10e{}^{0}_{-1}\text{e}.

Particule émise : un électron → radioactivité de type β\boldsymbol{\beta^{-}}.

Ce type de désintégration concerne les noyaux présentant un excès de neutrons : au sein du noyau, un neutron se transforme en proton (d’où ZZ qui augmente d’une unité tandis que AA reste inchangé).

Q4

Donner une définition du temps de demi-vie t1/2t_{1/2} d’un isotope radioactif.

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Le temps de demi-vie t1/2t_{1/2} d’un isotope radioactif est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux radioactifs initialement présents dans un échantillon se sont désintégrés.

Autrement dit, quel que soit l’instant choisi comme origine : N ⁣(t1/2)=N02N\!\left(t_{1/2}\right) = \dfrac{N_0}{2}.

C’est une grandeur caractéristique de l’isotope considéré : elle ne dépend ni de la quantité de matière, ni de la température, ni de la forme chimique sous laquelle se trouve l’élément.

Q5

Montrer, à partir de la relation 1, que t1/2t_{1/2} et λ\lambda sont liés par λ=ln2t1/2\lambda = \dfrac{\ln 2}{t_{1/2}}.

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On écrit la loi de décroissance radioactive à la date t=t1/2t = t_{1/2}, en utilisant la définition établie à la question Q4 :

N ⁣(t1/2)=N0eλt1/2etN ⁣(t1/2)=N02N\!\left(t_{1/2}\right) = N_0\,\mathrm{e}^{-\lambda\,t_{1/2}} \qquad\text{et}\qquad N\!\left(t_{1/2}\right) = \frac{N_0}{2}

En égalant les deux expressions et en simplifiant par N0N_0 (non nul) :

eλt1/2=12\mathrm{e}^{-\lambda\,t_{1/2}} = \frac{1}{2}

On applique le logarithme népérien aux deux membres, puis on utilise ln ⁣(12)=ln2\ln\!\left(\frac{1}{2}\right) = -\ln 2 :

λt1/2=ln2λ=ln2t1/2-\lambda\,t_{1/2} = -\ln 2 \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\lambda = \frac{\ln 2}{t_{1/2}}}

Application numérique (utile pour la question Q6) :

λ=ln24,88×1010=0,6934,88×1010=1,42×1011 an1\lambda = \frac{\ln 2}{4{,}88\times 10^{10}} = \frac{0{,}693}{4{,}88\times 10^{10}} = 1{,}42\times 10^{-11}\ \text{an}^{-1}

Q6

Déterminer l’âge tRt_{\mathrm{R}} de la roche prélevée sur la Lune en exploitant l’ensemble des données. Commenter.

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Démarche suivie : (1) reconnaître que les deux relations fournies décrivent la même droite ; (2) identifier terme à terme leurs coefficients directeurs ; (3) isoler tRt_{\mathrm{R}} ; (4) appliquer numériquement et commenter la valeur obtenue.

Étape 1 — deux écritures d’une même droite. La relation théorique s’écrit, avec les notations yy et xx de la figure 1 :

N(3887Sr)N(3886Sr)y=(eλtR1)coefficient directeur×N(3787Rb)N(3886Sr)x+N0(3887Sr)N0(3886Sr)ordonneˊaˋ l’origine\underbrace{\frac{N({}^{87}_{38}\text{Sr})}{N({}^{86}_{38}\text{Sr})}}_{y} = \underbrace{\left(\mathrm{e}^{\lambda\,t_{\mathrm{R}}} - 1\right)}_{\text{coefficient directeur}} \times \underbrace{\frac{N({}^{87}_{37}\text{Rb})}{N({}^{86}_{38}\text{Sr})}}_{x} + \underbrace{\frac{N_0({}^{87}_{38}\text{Sr})}{N_0({}^{86}_{38}\text{Sr})}}_{\text{ordonnée à l'origine}}

C’est une fonction affine de xx : les huit échantillons sont donc alignés, ce que confirme la figure 1. L’équation de modélisation de cette droite est y=0,0650x+0,6990y = 0{,}0650\,x + 0{,}6990.

Étape 2 — identification des coefficients directeurs.

eλtR1=0,0650eλtR=1,0650\mathrm{e}^{\lambda\,t_{\mathrm{R}}} - 1 = 0{,}0650 \qquad\Longrightarrow\qquad \mathrm{e}^{\lambda\,t_{\mathrm{R}}} = 1{,}0650

On applique le logarithme népérien, puis on remplace λ\lambda par son expression (question Q5) :

λtR=ln(1,0650)tR=ln(1,0650)λ=t1/2×ln(1,0650)ln2\lambda\,t_{\mathrm{R}} = \ln(1{,}0650) \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{t_{\mathrm{R}} = \frac{\ln(1{,}0650)}{\lambda} = \frac{t_{1/2}\times\ln(1{,}0650)}{\ln 2}}

Étape 3 — application numérique.

tR=ln(1,0650)1,42×1011=6,297×1021,42×1011t_{\mathrm{R}} = \frac{\ln(1{,}0650)}{1{,}42\times 10^{-11}} = \frac{6{,}297\times 10^{-2}}{1{,}42\times 10^{-11}}

tR=4,43×109t_{\mathrm{R}} = 4{,}43\times 10^{9} ans, soit environ 4,4 milliards d’années

Étape 4 — commentaire.

  • L’âge obtenu est très proche de l’âge estimé du système solaire (4,57×109\approx 4{,}57\times 10^{9} ans) : la roche rapportée par Apollo 17 s’est donc formée peu de temps après la naissance de la Lune. Ce résultat est cohérent avec l’idée d’une croûte lunaire très ancienne, restée peu remaniée depuis ;
  • tRt_{\mathrm{R}} est environ onze fois plus petit que la demi-vie du rubidium 87 (4,88×10104{,}88\times 10^{10} ans) : seulement 6 % environ des noyaux 87Rb{}^{87}\text{Rb} se sont désintégrés depuis la formation de la roche. C’est ce qui explique le très faible coefficient directeur de la droite (0,06500{,}0650) — et c’est aussi ce qui rend la méthode rubidium–strontium adaptée aux très grandes durées ;
  • l’ordonnée à l’origine, 0,69900{,}6990, représente le rapport isotopique 87Sr/86Sr{}^{87}\text{Sr}/{}^{86}\text{Sr} initial, identique pour tous les minéraux au moment de leur cristallisation : c’est précisément cette valeur commune qui rend les huit points alignés.

Exercice 3 — Phytoremédiation (5 points)

Q1

Définir l’équivalence d’un titrage.

Voir la correction

L’équivalence d’un titrage est l’instant où le réactif titrant et le réactif titré ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de la réaction support du titrage.

Concrètement : avant l’équivalence, le réactif titrant (versé) est limitant — il est intégralement consommé dès son introduction ; après l’équivalence, il devient l’espèce en excès et s’accumule dans le milieu. À l’équivalence exactement, les deux réactifs sont totalement consommés : c’est ici la disparition de la couleur brune du diiode qui permet de repérer cet instant.

Q2

Déterminer, en justifiant, l’oxydant et le réducteur intervenant lors du titrage du diiode I2\text{I}_2 par les ions thiosulfate S2O32\text{S}_2\text{O}_3^{2-}.

Voir la correction

On décompose l’équation du titrage en deux demi-équations électroniques :

I2(aq)+2e2I(aq)et2S2O3(aq)2S4O6(aq)2+2e\text{I}_{2(aq)} + 2\,\text{e}^- \longrightarrow 2\,\text{I}^-_{(aq)} \qquad\text{et}\qquad 2\,\text{S}_2\text{O}_{3(aq)}^{2-} \longrightarrow \text{S}_4\text{O}_{6(aq)}^{2-} + 2\,\text{e}^-

  • le diiode capte des électrons : il est réduit, c’est donc l’oxydant du couple I2/I\text{I}_2/\text{I}^- ;
  • les ions thiosulfate cèdent des électrons : ils sont oxydés, ce sont donc les réducteurs du couple S4O62/S2O32\text{S}_4\text{O}_6^{2-}/\text{S}_2\text{O}_3^{2-}.

Oxydant : le diiode I2\text{I}_2 • Réducteur : l’ion thiosulfate S2O32\text{S}_2\text{O}_3^{2-}

Vérification : en additionnant les deux demi-équations, les électrons se simplifient et l’on retrouve bien l’équation de l’énoncé I2(aq)+2S2O3(aq)22I(aq)+S4O6(aq)2\text{I}_{2(aq)} + 2\,\text{S}_2\text{O}_{3(aq)}^{2-} \longrightarrow 2\,\text{I}^-_{(aq)} + \text{S}_4\text{O}_{6(aq)}^{2-}. ✓

Q3

Donner, à l’équivalence, la relation entre n1(I2)n_1(\text{I}_2) et nE(S2O32)n_{\mathrm{E}}(\text{S}_2\text{O}_3^{2-}).

Voir la correction

À l’équivalence, les deux réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques de l’équation I2+2S2O322I+S4O62\text{I}_2 + 2\,\text{S}_2\text{O}_3^{2-} \longrightarrow 2\,\text{I}^- + \text{S}_4\text{O}_6^{2-}, dont les nombres stœchiométriques valent respectivement 1 et 2 :

n1(I2)1=nE(S2O32)2\frac{n_1(\text{I}_2)}{1} = \frac{n_{\mathrm{E}}(\text{S}_2\text{O}_3^{2-})}{2}

nE(S2O32)=2n1(I2)n_{\mathrm{E}}(\text{S}_2\text{O}_3^{2-}) = 2\,n_1(\text{I}_2), c’est-à-dire n1(I2)=nE(S2O32)2=c2VE2n_1(\text{I}_2) = \dfrac{n_{\mathrm{E}}(\text{S}_2\text{O}_3^{2-})}{2} = \dfrac{c_2\cdot V_{\mathrm{E}}}{2}

Q4

Écrire la relation entre la quantité de matière de diiode formée n1(I2)n_1(\text{I}_2) et celle des ions cuivre n0(Cu2+)n_0(\text{Cu}^{2+}) présents dans le volume V1V_1.

Voir la correction

On dresse le tableau d’avancement de la réaction de précipitation, en tenant compte du fait que les ions iodure sont introduits en excès : le réactif limitant est donc l’ion Cu2+\text{Cu}^{2+}.

2Cu(aq)2++4I(aq)2CuI(s)+I2(aq)2\,\text{Cu}^{2+}_{(aq)} + 4\,\text{I}^-_{(aq)} \longrightarrow 2\,\text{CuI}_{(s)} + \text{I}_{2(aq)}

État du systèmeAvancementn(Cu2+)n(\text{Cu}^{2+})n(I)n(\text{I}^-)n(CuI)n(\text{CuI})n(I2)n(\text{I}_2)
Initial00n0(Cu2+)n_0(\text{Cu}^{2+})excès0000
En coursxxn0(Cu2+)2xn_0(\text{Cu}^{2+}) - 2xexcès2x2xxx
Finalxmaxx_{\max}n0(Cu2+)2xmaxn_0(\text{Cu}^{2+}) - 2x_{\max}excès2xmax2x_{\max}xmaxx_{\max}

La transformation est totale et Cu2+\text{Cu}^{2+} est le réactif limitant : il est entièrement consommé à l’état final.

n0(Cu2+)2xmax=0xmax=n0(Cu2+)2n_0(\text{Cu}^{2+}) - 2\,x_{\max} = 0 \qquad\Longrightarrow\qquad x_{\max} = \frac{n_0(\text{Cu}^{2+})}{2}

Or la quantité de diiode formée est précisément n1(I2)=xmaxn_1(\text{I}_2) = x_{\max} :

n1(I2)=n0(Cu2+)2n_1(\text{I}_2) = \dfrac{n_0(\text{Cu}^{2+})}{2}, c’est-à-dire n0(Cu2+)=2n1(I2)n_0(\text{Cu}^{2+}) = 2\,n_1(\text{I}_2)

Q5

En déduire que la quantité de matière d’ions cuivre contenue dans le volume V1V_1 est n0(Cu2+)=3,0×104n_0(\text{Cu}^{2+}) = 3{,}0\times 10^{-4} mol.

Voir la correction

On combine les relations des questions Q3 et Q4 :

n0(Cu2+)=2n1(I2)=2×nE(S2O32)2=nE(S2O32)=c2×VEn_0(\text{Cu}^{2+}) = 2\,n_1(\text{I}_2) = 2\times\frac{n_{\mathrm{E}}(\text{S}_2\text{O}_3^{2-})}{2} = n_{\mathrm{E}}(\text{S}_2\text{O}_3^{2-}) = c_2\times V_{\mathrm{E}}

Les deux facteurs 2 se compensent : la quantité d’ions cuivre est égale à la quantité d’ions thiosulfate versés à l’équivalence.

n0(Cu2+)=2,0×102×15,0×103n_0(\text{Cu}^{2+}) = 2{,}0\times 10^{-2}\times 15{,}0\times 10^{-3}

n0(Cu2+)=3,0×104n_0(\text{Cu}^{2+}) = 3{,}0\times 10^{-4} mol : la valeur annoncée est bien vérifiée.

Q6

Calculer la valeur de la masse m(Cu2+)m(\text{Cu}^{2+}) de cuivre présent dans 1 kg de terre viticole analysée.

Voir la correction

Étape 1 — du prélèvement à la solution entière. Le kilogramme de terre a libéré tout son cuivre dans VS0=1V_{\mathrm{S}_0} = 1 L de solution S0\mathrm{S}_0, dont on n’a prélevé que V1=50,0V_1 = 50{,}0 mL. La solution étant homogène, la quantité totale d’ions cuivre s’obtient en multipliant par le rapport des volumes :

ntot(Cu2+)=n0(Cu2+)×VS0V1=3,0×104×100050,0=3,0×104×20,0=6,0×103 moln_{\text{tot}}(\text{Cu}^{2+}) = n_0(\text{Cu}^{2+})\times\frac{V_{\mathrm{S}_0}}{V_1} = 3{,}0\times 10^{-4}\times\frac{1000}{50{,}0} = 3{,}0\times 10^{-4}\times 20{,}0 = 6{,}0\times 10^{-3}\ \text{mol}

Étape 2 — passage à la masse.

m(Cu2+)=ntot(Cu2+)×M(Cu)=6,0×103×63,5=0,381 gm(\text{Cu}^{2+}) = n_{\text{tot}}(\text{Cu}^{2+})\times M(\text{Cu}) = 6{,}0\times 10^{-3}\times 63{,}5 = 0{,}381\ \text{g}

m(Cu2+)=3,8×102m(\text{Cu}^{2+}) = 3{,}8\times 10^{2} mg de cuivre par kilogramme de terre

Cette teneur est nettement supérieure à la limite autorisée en agriculture biologique (mt=150m_{\mathrm{t}} = 150 mg par kg de terre) : le sol doit effectivement être dépollué.

Q7

Déterminer la valeur du nombre minimum NminN_{\min} de cycles de culture à réaliser pour atteindre la teneur limite en cuivre pour l’agriculture biologique.

Voir la correction

Démarche suivie : (1) exprimer la teneur en cuivre restante après NN cycles ; (2) écrire la condition à satisfaire ; (3) résoudre l’inéquation ; (4) conclure sur l’entier NminN_{\min} et vérifier.

Étape 1 — teneur restante après NN cycles. Chaque cycle de culture extrait me=90m_{\mathrm{e}} = 90 mg de cuivre par kilogramme de terre. Après NN cycles, la masse de cuivre restant dans 1 kg de terre vaut donc, en repartant de la valeur non arrondie de la question Q6 (381381 mg par kg) :

m(N)=m(Cu2+)N×me=38190N(en mg par kg)m(N) = m(\text{Cu}^{2+}) - N\times m_{\mathrm{e}} = 381 - 90\,N \quad (\text{en mg par kg})

Étape 2 — condition à satisfaire. La teneur doit devenir inférieure ou égale à la teneur limite mt=150m_{\mathrm{t}} = 150 mg par kg :

38190N    150381 - 90\,N \;\leqslant\; 150

Étape 3 — résolution.

90N    381150=231N    23190=2,690\,N \;\geqslant\; 381 - 150 = 231 \qquad\Longrightarrow\qquad N \;\geqslant\; \frac{231}{90} = 2{,}6

Étape 4 — conclusion. Un nombre de cycles est nécessairement un entier, et l’inégalité impose N2,6N \geqslant 2{,}6 : il faut donc arrondir à l’entier supérieur.

Nmin=3N_{\min} = 3 cycles de culture

Vérification.

  • après 2 cycles : 3812×90=201381 - 2\times 90 = 201 mg par kg >150> 150 : insuffisant ;
  • après 3 cycles : 3813×90=111381 - 3\times 90 = 111 mg par kg 150\leqslant 150 : conforme. ✓

Le viticulteur devra donc consacrer trois cycles de culture de plantes phytoextractrices avant de pouvoir cultiver sa vigne selon les principes de l’agriculture biologique.

Récapitulatif des résultats numériques

Exercice 1. ax=0a_x = 0, az=g=9,81 ms2a_z = -g = -9{,}81\ \text{m}\cdot\text{s}^{-2} (chute libre) • trajectoire parabolique • H=0,834H = 0{,}834 m HT=0,534\rightarrow H_{\mathrm{T}} = 0{,}534 m 53\approx 53 cm (réglable : 40–80 cm) • τ=RC\tau = RCA=U0=5,0A = U_0 = 5{,}0 V • courbe R1R_1 (Δt14\Delta t \approx 14 s ; 6,56{,}5 s pour R2R_2, 2323 s pour R3R_3) • τ10\tau \approx 10 s R=2,1×105 Ω210 kΩ\rightarrow R = 2{,}1\times 10^{5}\ \Omega \approx 210\ \text{k}\Omega • interférences • =4ii=5,0\ell = 4i \rightarrow i = 5{,}0 mm b=3,9×105\rightarrow b = 3{,}9\times 10^{-5} m =39 μm= 39\ \mu\text{m}.

Exercice 2. Isotopes : (3886Sr;3887Sr)({}^{86}_{38}\text{Sr}\,;\,{}^{87}_{38}\text{Sr})3787Rb3887Sr+10e{}^{87}_{37}\text{Rb} \longrightarrow {}^{87}_{38}\text{Sr} + {}^{0}_{-1}\text{e} : radioactivité β\beta^{-}λ=ln2/t1/2=1,42×1011 an1\lambda = \ln 2/t_{1/2} = 1{,}42\times 10^{-11}\ \text{an}^{-1}eλtR1=0,0650tR=4,43×109\mathrm{e}^{\lambda t_{\mathrm{R}}} - 1 = 0{,}0650 \rightarrow t_{\mathrm{R}} = 4{,}43\times 10^{9} ans (≈ 4,4 milliards d’années, cohérent avec l’âge du système solaire).

Exercice 3. Oxydant I2\text{I}_2, réducteur S2O32\text{S}_2\text{O}_3^{2-}nE(S2O32)=2n1(I2)n_{\mathrm{E}}(\text{S}_2\text{O}_3^{2-}) = 2\,n_1(\text{I}_2) et n0(Cu2+)=2n1(I2)n_0(\text{Cu}^{2+}) = 2\,n_1(\text{I}_2)n0(Cu2+)=c2VE=3,0×104n_0(\text{Cu}^{2+}) = c_2 V_{\mathrm{E}} = 3{,}0\times 10^{-4} mol • ntot=6,0×103n_{\text{tot}} = 6{,}0\times 10^{-3} mol m(Cu2+)=3,8×102\rightarrow m(\text{Cu}^{2+}) = 3{,}8\times 10^{2} mg par kg de terre • N231/90=2,6Nmin=3N \geqslant 231/90 = 2{,}6 \rightarrow N_{\min} = 3 cycles (teneur finale 111 mg par kg).

Corrigé non officiel, proposé par Génies des Sciences — il ne s'agit pas du barème du jury.

Ce qui tombe dans ce sujet

Exercice 1 — Jeu d’évasion (11 points)

Pour réviser : Mouvements dans un champ uniforme · Le circuit RC · Diffraction et interférences

Exercice 2 — Datation (4 points)

Pour réviser : Transformations nucléaires et décroissance radioactive

Exercice 3 — Phytoremédiation (5 points)

Pour réviser : Méthodes de suivi d'un titrage

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