Exercices — Fréquences et probabilités conditionnelles
💡 Conseil : fais chaque exercice au brouillon avant d’ouvrir le corrigé — c’est en te trompant que tu progresses.
Exercice 1 — Filles, garçons et demi-pension
On interroge les élèves de seconde d’un lycée sur leur régime de cantine :
| Demi-pensionnaires | Externes | Total | |
|---|---|---|---|
| Filles | 96 | 24 | 120 |
| Garçons | 54 | 26 | 80 |
| Total | 150 | 50 | 200 |
- Calculer la fréquence marginale des filles, puis celle des demi-pensionnaires.
- Calculer la fréquence des demi-pensionnaires parmi les filles.
- Calculer la fréquence des filles parmi les demi-pensionnaires.
- Les phrases « des filles mangent à la cantine » et « des demi-pensionnaires sont des filles » disent-elles la même chose ? Expliquer.
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1. Une fréquence marginale se calcule avec l’effectif total : filles ; demi-pensionnaires .
2. L’ensemble de référence se réduit aux filles : .
3. Cette fois, on se restreint aux demi-pensionnaires : .
4. Non : les deux phrases partent de la même case du tableau (les filles demi-pensionnaires), mais la divisent par deux totaux différents ( filles pour l’une, demi-pensionnaires pour l’autre). Une fréquence conditionnelle n’a de sens qu’avec son ensemble de référence.
Réflexe à retenir : une fréquence conditionnelle se calcule en divisant une case du tableau par le total de sa ligne ou de sa colonne — jamais par l’effectif total.
Exercice 2 — Compléter le tableau du club
Un club de sports de raquette compte licenciés ; chacun pratique soit le tennis, soit le padel. des licenciés jouent au tennis et, parmi eux, sont des femmes. Le club compte femmes en tout.
- Reproduire et compléter le tableau croisé des effectifs :
| Tennis | Padel | Total | |
|---|---|---|---|
| Femmes | … | … | … |
| Hommes | … | … | … |
| Total | … | … | 250 |
- Quelle est la fréquence des femmes parmi les joueurs de padel ?
- Quelle est la fréquence marginale des femmes dans le club ?
- Parmi les femmes du club, quelle est la fréquence des joueuses de tennis ?
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1. On traduit chaque pourcentage en effectif. Joueurs de tennis : , donc joueurs de padel. Femmes au tennis : de , soit . Femmes au padel : . Le reste se déduit par différences :
| Tennis | Padel | Total | |
|---|---|---|---|
| Femmes | 60 | 60 | 120 |
| Hommes | 90 | 40 | 130 |
| Total | 150 | 100 | 250 |
2. : des joueurs de padel sont des femmes.
3. : c’est la part des femmes dans tout le club.
4. : la moitié des femmes du club joue au tennis.
Réflexe à retenir : pour compléter un tableau croisé, transforme chaque pourcentage en effectif (proportion × effectif de référence), puis fais parler les totaux de lignes et de colonnes.
Exercice 3 — La médiathèque (du tableau aux probabilités)
Une médiathèque compte adhérents. On a relevé leur âge et leur rayon préféré :
| BD | Romans | Total | |
|---|---|---|---|
| Mineurs | 18 | 12 | 30 |
| Adultes | 22 | 28 | 50 |
| Total | 40 | 40 | 80 |
On tire au sort un adhérent, chacun ayant la même chance d’être choisi. On note « être mineur » et « préférer les BD ».
- Calculer et .
- Calculer .
- Calculer et interpréter cette valeur par une phrase.
- Calculer . Comparer avec : que constate-t-on ?
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1. Le tirage est équiprobable : et .
2. : être mineur et préférer les BD, soit adhérents : .
3. On restreint l’univers aux mineurs : . Si l’adhérent tiré au sort est mineur, il y a de chances qu’il préfère les BD.
4. . Les deux probabilités conditionnelles sont différentes () : même case commune, mais pas le même ensemble de référence.
Réflexe à retenir : au tirage au sort équiprobable, probabilité = fréquence. , et pour une probabilité conditionnelle on change simplement de dénominateur.
Exercice 4 — L’atelier théâtre (arbre de probabilité)
Un grand atelier théâtre accueille des lycéens de tous niveaux. Les fréquences observées, stables depuis plusieurs années sur de très nombreux inscrits, permettent de modéliser la situation : des inscrits sont en seconde ; parmi les inscrits de seconde, sont débutants ; parmi les autres inscrits, sont débutants.
On tire au sort un inscrit. On note « être en seconde » ( : évènement contraire) et « être débutant ». On admet donc : , et .
- Quelle propriété du cours justifie d’utiliser comme probabilités des fréquences observées sur un grand nombre de cas ?
- Construire l’arbre pondéré de la situation.
- Que représente le nombre porté par une branche de l’arbre ? Est-ce la probabilité d’être un inscrit de seconde débutant ?
- Calculer , puis . Interpréter chaque résultat.
- Peut-on lire directement sur cet arbre la probabilité (être en seconde sachant qu’on est débutant) ?
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1. La loi des grands nombres, version vulgarisée : « lorsque est grand, sauf exception, la fréquence observée est proche de la probabilité ». Elle autorise à construire le modèle à partir des fréquences constatées.
2. Premier niveau : () et (, car ). Depuis : () et (). Depuis : () et (). À chaque nœud, la somme des branches vaut bien .
3. C’est la probabilité conditionnelle : parmi les inscrits de seconde, la part de débutants. Ce n’est pas : les branches du second niveau se lisent toujours « sachant » ce qui précède.
4. On multiplie le long de chaque chemin :
des inscrits sont des élèves de seconde débutants. De même :
des inscrits sont des débutants d’un autre niveau que la seconde.
5. Non. L’arbre est construit dans le sens « niveau, puis expérience » : il n’affiche que les probabilités conditionnelles sachant ou . Pour connaître , il faudrait inverser le conditionnement — cela se fait en revenant à un tableau d’effectifs, comme dans l’exercice suivant.
Réflexe à retenir : sur un arbre, chaque nœud somme à 1, et un chemin se lit en multipliant ses branches : .
Exercice 5 — Le test de dépistage (type contrôle ⭐)
Dans une population, une maladie touche des personnes. On fait passer un test de dépistage à personnes. Ce test est positif chez des personnes malades (c’est sa sensibilité) et négatif chez des personnes non malades (c’est sa spécificité).
- Reproduire et compléter le tableau d’effectifs :
| Test positif | Test négatif | Total | |
|---|---|---|---|
| Malades | … | … | … |
| Non malades | … | … | … |
| Total | … | … | 1 000 |
- Comment appelle-t-on les personnes non malades dont le test est positif ? Les personnes malades dont le test est négatif ? Donner leurs effectifs.
- On tire au sort une personne parmi les . Donner , puis .
- Calculer . Comparer avec la question 3 : que constate-t-on ?
- Expliquer, à l’aide des effectifs du tableau, d’où vient ce résultat surprenant.
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1. Malades : de , soit personnes — dont de tests positifs : positifs et négatifs. Non malades : personnes — dont de tests négatifs : négatifs et positifs. On complète par sommes :
| Test positif | Test négatif | Total | |
|---|---|---|---|
| Malades | 90 | 10 | 100 |
| Non malades | 90 | 810 | 900 |
| Total | 180 | 820 | 1 000 |
2. Les personnes non malades testées positives sont les faux positifs ; les personnes malades testées négatives sont les faux négatifs.
3. . La sensibilité est la probabilité d’un test positif sachant que la personne est malade : .
4. On se restreint aux personnes testées positives :
Le test « détecte des malades », et pourtant une personne testée positive n’a qu’une chance sur deux d’être réellement malade : mais . Inverser le « sachant que » change tout.
5. La maladie est rare : les non-malades sont fois plus nombreux ( contre ). Même avec seulement d’erreurs, ils produisent faux positifs — exactement autant que les vrais positifs. Dans le groupe des testés positifs, une personne sur deux seulement est malade.
Réflexe à retenir : pour retourner un « sachant que », pas de formule magique — construis le tableau d’effectifs et change simplement de total de référence.
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