Bac physique-chimie 2026 — Polynésie — Jour 2 : sujet et corrigé
Les algues vertes bretonnes portent neuf points de chimie : dosage des nitrates par étalonnage, diagrammes de prédominance du sulfure d’hydrogène, revalorisation en bioplastique et biocarburant. La physique mesure ensuite le niveau d’un liquide grâce à un condensateur, avant un lancer de javelot modélisé de bout en bout.
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Exercice 1 — Les algues vertes (9 points)
Partie A — Dosage des ions nitrate
Citer deux avantages apportés par l’utilisation d’un chauffage à reflux.
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Le chauffage à reflux associe un chauffage du milieu réactionnel et un réfrigérant qui condense les vapeurs pour les renvoyer dans le ballon. Il présente donc deux avantages :
- il accélère la transformation chimique : la température est un facteur cinétique, et l’élévation de température augmente la vitesse de la réaction (1) entre le cuivre et les ions nitrate. La transformation, totale, est ainsi achevée en un temps raisonnable ;
- il évite la perte des espèces volatiles condensables : les vapeurs de solvant et d’acide se condensent dans le réfrigérant et retombent dans le ballon. On peut donc chauffer aussi longtemps qu’il le faut sans perte de matière, ce qui est indispensable pour un dosage (la quantité de matière analysée doit être conservée).
Attention toutefois : seules les espèces condensables sont retenues. Le monoxyde d’azote , dont la température d’ébullition vaut °C, traverse le réfrigérant sans se liquéfier et s’échappe : le reflux n’apporte aucune sécurité de ce côté et le montage doit être placé sous hotte.
Nommer la verrerie nécessaire à la préparation de la solution fille , en détaillant le calcul du volume à prélever.
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Principe. Une dilution conserve la quantité de matière de soluté : celle prélevée dans la solution mère se retrouve intégralement dans la solution fille .
mL
Verrerie et protocole. Les volumes doivent être mesurés avec précision : on n’utilise donc que de la verrerie jaugée.
- prélever mL de à l’aide d’une pipette jaugée de 5,0 mL munie d’une propipette ;
- les introduire dans une fiole jaugée de 10,0 mL ;
- compléter avec de l’eau distillée jusqu’au trait de jauge, boucher puis homogénéiser en retournant plusieurs fois la fiole.
Proposer une valeur de la longueur d’onde appropriée pour le dosage par étalonnage et en déduire la couleur de la solution du composé coloré.
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Choix de la longueur d’onde. On travaille toujours à la longueur d’onde pour laquelle l’absorbance est maximale : c’est là que la sensibilité du dosage est la meilleure (une petite variation de concentration y produit la plus grande variation d’absorbance) et que la mesure est la moins affectée par un léger déréglage du spectrophotomètre, la courbe y étant localement plate.
Le spectre d’absorption de la figure 1 présente son maximum aux alentours de 600 nm.
nm
Couleur de la solution. La solution absorbe principalement la radiation de longueur d’onde 600 nm, qui correspond à l’orangé sur le cercle chromatique. La couleur perçue est la couleur complémentaire de la couleur absorbée, c’est-à-dire celle qui lui est diamétralement opposée sur le cercle : le bleu (480 nm).
La solution de est bleue.
Expliquer en quoi la représentation graphique de la figure 2 est en accord avec la loi de Beer-Lambert.
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La loi de Beer-Lambert énonce que, pour une solution suffisamment diluée et à une longueur d’onde donnée, l’absorbance est proportionnelle à la concentration de l’espèce colorée :
où est le coefficient d’absorption molaire de l’espèce et la largeur de la cuve — deux grandeurs constantes au cours de l’étalonnage.
Or la figure 2 montre que les points expérimentaux sont alignés et que la droite qui les modélise passe par l’origine du repère. Ces deux caractéristiques sont précisément la signature graphique d’une relation de proportionnalité.
L’absorbance est bien proportionnelle à la concentration : la loi de Beer-Lambert est vérifiée.
Le coefficient directeur de la droite d’étalonnage vaut ; on peut l’évaluer avec le point le plus éloigné de l’origine :
À l’aide de la figure 2 et du tableau qui la précède, montrer que la quantité de matière d’ions cuivre formés dans la solution S vaut mol.
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Étape 1 — lecture graphique de la concentration de S. L’absorbance mesurée pour la solution S vaut . On reporte cette valeur sur l’axe des ordonnées, on rejoint la droite d’étalonnage horizontalement, puis on projette verticalement sur l’axe des abscisses.
(lecture graphique à ± près)
Contrôle par le calcul : . La lecture est confirmée.
Étape 2 — quantité de matière correspondante. La solution S occupe la fiole jaugée de mL, et l’énoncé précise que la quantité d’ions cuivre initialement présents est égale à celle du composé coloré :
mol : la valeur annoncée est bien vérifiée.
À partir de l’équation de réaction (1) de l’étape 1, montrer que .
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L’équation de l’étape 1 s’écrit :
Le cuivre métallique est introduit en excès et la transformation est totale : ce sont donc les ions nitrate qui limitent la réaction, et ils sont intégralement consommés à l’état final. En notant l’avancement final :
Les ions cuivre, eux, sont formés avec le nombre stœchiométrique 3 :
En isolant la quantité d’ions nitrate :
On retrouve simplement le rapport des nombres stœchiométriques : ions nitrate consommés pour ions cuivre formés.
En déduire la concentration en masse des ions nitrate présents dans les 50,0 mL d’eau souterraine. Conclure sur la qualité des eaux souterraines étudiées.
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Étape 1 — quantité de matière d’ions nitrate.
Étape 2 — masse correspondante.
Étape 3 — concentration en masse. Cette masse est celle contenue dans le volume mL d’eau souterraine prélevé au départ :
Étape 4 — conclusion. La réglementation européenne fixe un seuil de pour les eaux destinées à la consommation humaine. Or :
L’eau souterraine étudiée dépasse le seuil réglementaire : elle est impropre à la consommation humaine.
Ce dépassement, dû à l’usage intensif d’engrais azotés, est aussi ce qui alimente la prolifération des algues vertes évoquée en introduction : les nitrates sont un nutriment pour les algues.
Partie B — Le sulfure d’hydrogène
Justifier le terme « réductrices » utilisé dans l’appellation « sulfato-réductrices » pour les bactéries.
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Ces bactéries transforment les ions sulfate en sulfure d’hydrogène . Le couple oxydant/réducteur mis en jeu est : l’ion sulfate en est l’oxydant et le sulfure d’hydrogène le réducteur. Passer de l’un à l’autre est donc un gain d’électrons, c’est-à-dire une réduction :
On peut le vérifier sur le nombre d’oxydation de l’atome de soufre : il vaut dans et dans ; il diminue de 8 unités, ce qui correspond bien à la capture de 8 électrons.
Les bactéries provoquent la réduction des ions sulfate : elles sont dites « sulfato-réductrices ».
Écrire l’équation de la réaction acido-basique modélisant la transformation entre le sulfure d’hydrogène et l’eau de mer.
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Les deux couples imposés par l’énoncé sont et . On écrit les deux demi-équations acido-basiques, puis on les combine de façon que le proton échangé disparaisse :
L’acide cède un proton à l’eau, qui joue le rôle de base :
La double flèche traduit le fait que est un acide faible : la transformation est limitée et conduit à un état d’équilibre.
Tracer le diagramme de prédominance des couples et . Indiquer l’espèce chimique prédominante quand les algues vertes sont en contact avec l’eau de mer.
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Règle utilisée. Pour un couple acide/base de constante : l’acide prédomine si , la base prédomine si , et les deux espèces sont en concentrations égales pour . Les deux délimitent donc trois domaines sur l’axe des pH.
Application à l’eau de mer. Son pH vaut 8,2 :
L’espèce prédominante au contact de l’eau de mer est l’ion hydrogénosulfure .
Le sulfure d’hydrogène moléculaire , seul volatil, est donc très minoritaire tant que les algues baignent dans l’eau de mer.
Écrire l’équation d’oxydo-réduction qui a lieu quand le sulfure d’hydrogène entre en contact avec le dioxygène au moment où l’algue s’assèche. Justifier que le milieu subit une acidification.
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Les couples fournis sont et . Le sulfure d’hydrogène est le réducteur de son couple, le dioxygène l’oxydant du sien : c’est donc qui est oxydé et qui est réduit.
Demi-équations électroniques (en milieu acide).
Bilan. On additionne membre à membre après avoir égalisé le nombre d’électrons (8 de part et d’autre), puis on simplifie les 8 et les 4 qui figurent des deux côtés :
Vérification : S : ; O : ; H : ; charge : .
Justification de l’acidification. La réaction libère des ions (soit, en solution aqueuse, des ions oxonium ). La concentration en ions oxonium du milieu augmente donc.
Cette fonction étant décroissante, une augmentation de entraîne une diminution du pH.
Le milieu s’acidifie bien lorsque l’algue s’assèche à l’air libre.
Rappeler l’expression de la constante d’acidité du couple .
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La constante d’acidité est la constante d’équilibre associée à l’équation de la réaction de l’acide avec l’eau, écrite à la question Q9 :
Chaque concentration à l’équilibre y est rapportée à la concentration standard ; l’eau, solvant, n’y figure pas :
est une grandeur sans dimension, et .
Calculer la valeur du pH. En déduire l’espèce chimique prédominante à ce pH. Indiquer les risques sanitaires et environnementaux à laisser les algues vertes sécher sur la plage.
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Étape 1 — calcul du pH. On applique la relation admise, avec , bar et bar :
Étape 2 — espèce prédominante. D’après le diagramme de prédominance de la question Q10 :
C’est désormais le sulfure d’hydrogène , forme acide du couple, qui prédomine.
Étape 3 — risques encourus. Le séchage des algues sur la plage provoque donc un basculement complet : d’un milieu à où prédominait l’ion , non volatil, on passe à un milieu à où prédomine la molécule , gazeuse et donc libérée dans l’atmosphère.
- Risque sanitaire. La mention de danger H330 — « Mortel par inhalation » s’applique au gazeux. Les promeneurs, les animaux et surtout les personnes chargées du ramassage encourent un risque d’intoxication pouvant être mortel, d’autant que le gaz, plus dense que l’air, s’accumule dans les creux et que l’odorat est rapidement saturé.
- Risque environnemental. La mention H400 — « Très toxique pour les organismes aquatiques » signale que le entraîné vers la mer par le ruissellement ou la marée détruit la faune et la flore aquatiques. L’acidification du milieu (question Q11) aggrave encore la perturbation de l’écosystème littoral.
Il ne faut donc pas laisser les algues vertes sécher sur la plage : leur ramassage doit être rapide, et effectué avec des équipements de protection.
Partie C — Revalorisation des algues vertes
Nommer la famille fonctionnelle correspondant au groupe caractéristique entouré en pointillés sur la figure 3.
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Le groupe entouré est un groupe , appelé groupe hydroxyle, lié à un atome de carbone tétragonal (saturé, engagé dans quatre liaisons simples).
Il caractérise la famille des alcools.
Plus précisément, ce carbone n’est lié qu’à un seul autre atome de carbone : il s’agit d’un alcool primaire, de motif .
Identifier et recopier sur la copie le motif du polymère de la figure 3.
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Le motif d’un polymère est le plus petit groupe d’atomes dont la répétition, un grand nombre de fois, engendre la macromolécule. Sur la figure 3, on reconnaît un cycle à six atomes (cinq carbones et un oxygène) portant un groupe et deux groupes , ces cycles étant reliés entre eux par un atome d’oxygène (pont oxygène). C’est ce cycle, pont compris, qui se répète à l’identique.
Le motif est l’unité glucose (unité glucosyle), de formule brute .
Le polymère représenté est l’amylose, dont la formule s’écrit : c’est un polysaccharide, obtenu par polycondensation de molécules de glucose avec élimination d’une molécule d’eau à chaque liaison créée — d’où la formule du motif, qui compte bien une molécule d’eau de moins que le glucose.
Montrer que la quantité de matière de bioéthanol contenue dans le volume d’E85 nécessaire pour parcourir 100 km est voisine de mol.
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Étape 1 — volume de bioéthanol. D’après le tableau, il faut L d’E85 pour parcourir 100 km, et l’E85 contient 85 % en volume de bioéthanol :
Étape 2 — masse de bioéthanol.
Étape 3 — quantité de matière.
mol : la valeur annoncée est bien vérifiée (valeur non arrondie : mol).
Déterminer le volume de libéré lors d’un trajet de 100 km par la combustion du bioéthanol contenu dans l’E85. Comparer au volume libéré par le SP95 et conclure sur l’avantage du bioéthanol. (Question à prise d’initiative.)
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Démarche suivie : (1) utiliser les nombres stœchiométriques de l’équation de combustion pour passer du bioéthanol au dioxyde de carbone ; (2) convertir cette quantité de matière en volume grâce à la loi des gaz parfaits ; (3) comparer au volume libéré par le SP95 ; (4) conclure.
Étape 1 — quantité de matière de dioxyde de carbone formée. D’après l’équation de combustion :
la combustion d’une mole de bioéthanol produit deux moles de dioxyde de carbone. Le dioxygène étant en excès (l’air en fournit à volonté), le bioéthanol est entièrement brûlé :
Étape 2 — volume occupé par ce gaz. On applique la loi des gaz parfaits , avec K et bar Pa :
Étape 3 — comparaison avec le SP95. Le tableau indique pour le même trajet de 100 km :
Étape 4 — conclusion.
La combustion du bioéthanol contenu dans l’E85 libère de pour 100 km, contre pour le SP95 : environ 22 % de dioxyde de carbone en moins.
L’avantage du bioéthanol est en réalité double :
- le bioéthanol lui-même rejette directement moins de dioxyde de carbone à distance parcourue égale — l’E85 contenant encore 15 % de SP95, son rejet total est en revanche très proche de celui du SP95 ;
- surtout, le carbone qu’il rejette avait été prélevé dans l’atmosphère par les algues lors de leur photosynthèse : le bilan carbone est presque neutre, contrairement au SP95 dont le carbone, d’origine fossile, est ajouté à l’atmosphère. S’y ajoute l’intérêt de valoriser un déchet encombrant, les algues vertes échouées.
Exercice 2 — Mesure du niveau d’un liquide (6 points)
Partie A — Influence de la capacité lors de la charge d’un condensateur
Justifier que l’intensité du courant peut s’exprimer par la relation .
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1. Relation charge-tension. Par définition de la capacité, la charge portée par l’armature du condensateur est proportionnelle à la tension à ses bornes :
2. Définition de l’intensité. L’intensité du courant est le débit de charge électrique, c’est-à-dire la dérivée par rapport au temps de la charge de l’armature vers laquelle le courant est orienté. Avec les conventions de la figure 2 (le courant arrive sur l’armature portant la charge ) :
3. Combinaison. La capacité étant une constante, on peut la sortir de la dérivée :
Cette relation traduit bien le comportement observé : le courant n’existe que tant que la tension varie. Une fois le condensateur chargé, est constante et s’annule.
Établir l’équation différentielle vérifiée par la tension aux bornes du condensateur lors de la charge sous une tension .
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Loi des mailles. Le circuit comporte le générateur, le conducteur ohmique et le condensateur en série. Avec l’orientation de la figure 2 :
Loi d’Ohm. Le conducteur ohmique est orienté en convention récepteur :
Report dans la loi des mailles.
soit, sous forme canonique (coefficient 1 devant la dérivée) :
C’est une équation différentielle du premier ordre, linéaire, à coefficients constants et avec second membre.
Vérifier par un calcul que la tension a atteint, à l’instant , 63 % de sa valeur maximale, et déterminer la valeur de .
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Valeur maximale. Quand devient très grand, tend vers 0 : la tension tend vers sa valeur en régime permanent, V (le condensateur est alors totalement chargé et le courant est nul).
Valeur à . On remplace par dans la solution :
: la tension a bien atteint 63 % de sa valeur maximale.
Application numérique.
V
Préciser l’influence de la capacité sur la durée de charge complète du condensateur.
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La constante de temps du dipôle RC vaut , et la durée de charge complète est conventionnellement égale à (la tension y atteint 99 % de ).
La résistance étant fixée, cette durée est proportionnelle à la capacité : par exemple, doubler double la durée de charge.
Plus la capacité du condensateur est grande, plus la charge est lente.
C’est précisément ce qui rend le capteur utilisable : la hauteur d’huile modifie la capacité , donc la durée de charge, que le microcontrôleur sait mesurer.
Partie B — Détermination du volume d’huile contenu dans un fût métallique
En utilisant la figure 4, montrer que la valeur de la constante de temps est voisine de s. Expliquer la méthode utilisée en s’appuyant sur un schéma.
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Deux méthodes graphiques, équivalentes, permettent de déterminer . On les fait apparaître sur le même schéma.
Méthode 1 — la valeur particulière . D’après la question Q3, V. On repère l’ordonnée V sur la courbe de la figure 4, puis on projette le point correspondant sur l’axe des abscisses.
Méthode 2 — la tangente à l’origine. La tangente à la courbe à la date coupe l’asymptote horizontale V à la date . Les deux constructions donnent la même abscisse.
ms s : la valeur annoncée est bien vérifiée (lecture graphique à ± 0,01 ms près).
À l’aide des figures 4 et 5 et des données précédentes, calculer la valeur du volume d’huile contenu dans le fût métallique lors de l’enregistrement de la figure 4. (Question à prise d’initiative.)
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Démarche suivie : (1) déduire la capacité du capteur de la constante de temps mesurée en Q5 ; (2) lire sur la courbe d’étalonnage de la figure 5 la hauteur d’huile dans le capteur ; (3) remonter à la hauteur d’huile dans la cuve en ajoutant le niveau d’entrée ; (4) calculer le volume du cylindre correspondant.
Étape 1 — capacité du capteur. La constante de temps du dipôle RC vaut , d’où :
Étape 2 — hauteur d’huile dans le capteur. La figure 5 est une droite ; on détermine son équation à partir de deux points bien lisibles, et :
m
Étape 3 — hauteur d’huile dans la cuve. Attention : est la hauteur d’huile à l’intérieur du condensateur, or celui-ci ne plonge pas jusqu’au fond du fût. D’après la figure 3, l’huile n’entre dans le capteur qu’à partir du niveau cm m. La hauteur totale d’huile dans le fût vaut donc :
m
Étape 4 — volume d’huile. Le fût est assimilé à un cylindre de diamètre m :
, soit environ L
Cet ordre de grandeur est cohérent : un fût standard de 200 L, rempli à environ 85 %.
Exercice 3 — Le javelot tir sur cible (5 points)
Énoncer la deuxième loi de Newton et l’appliquer en effectuant un bilan des forces qui s’exercent sur le système au cours du lancer.
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Énoncé. Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures appliquées à un système de masse constante est égale au produit de sa masse par le vecteur accélération de son centre de masse :
Application.
- Système : le javelot, de masse g kg, assimilé au point matériel M.
- Référentiel : terrestre, supposé galiléen.
- Bilan des forces : les frottements de l’air et la poussée d’Archimède sont négligés (énoncé). Une fois le javelot lâché, il n’est donc soumis qu’à son poids , vertical et dirigé vers le bas.
La deuxième loi de Newton s’écrit alors :
Le mouvement du javelot est une chute libre : son accélération est indépendante de sa masse.
Déterminer l’expression des coordonnées et du vecteur accélération du point M au cours du temps.
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Le vecteur est vertical et dirigé vers le bas, alors que l’axe est orienté vers le haut : sa coordonnée verticale est donc négative. En projetant dans le repère :
Les deux coordonnées sont constantes : le mouvement est uniforme selon et uniformément accéléré (vers le bas) selon .
Déterminer l’expression des coordonnées et du vecteur vitesse du point M au cours du temps.
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Le vecteur vitesse est une primitive du vecteur accélération par rapport au temps. Les constantes d’intégration sont les coordonnées du vecteur vitesse initiale , qui fait un angle avec l’horizontale :
d’où, par intégration :
Montrer que les équations horaires du mouvement et du point M ont pour expression celles données par l’énoncé.
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Le vecteur position est à son tour une primitive du vecteur vitesse. Les constantes d’intégration sont cette fois les coordonnées du point de départ , situé sur l’axe à la hauteur :
Il vient :
Les équations horaires de l’énoncé sont bien retrouvées.
Démontrer que la trajectoire du point M a pour équation .
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L’équation de la trajectoire est la relation entre et : il faut donc éliminer le temps entre les deux équations horaires.
Étape 1 — exprimer en fonction de . La coordonnée n’étant pas nulle (le lancer n’est pas vertical) :
Étape 2 — reporter dans .
Étape 3 — conclusion. En reconnaissant :
La trajectoire est donc une parabole, ce que confirme l’allure de la figure 2.
Déduire de la modélisation la hauteur initiale du javelot à l’instant du lancer.
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À l’instant du lancer, le javelot se trouve en , d’abscisse . En reportant cette valeur dans l’équation modélisant la trajectoire :
Or, d’après l’équation littérale établie en Q5, le terme constant de la trajectoire est précisément .
m
Cette valeur est cohérente avec la situation : le centre de masse du javelot se trouve à hauteur d’épaule d’un joueur debout. La lecture de la figure 2 la confirme (le premier point pointé est à m).
Montrer que l’angle de lancer vaut et que la vitesse initiale est .
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On identifie terme à terme les deux écritures de la trajectoire — l’expression littérale de Q5 et la modélisation numérique :
Étape 1 — angle de lancer. Le coefficient du terme en donne directement :
: la valeur annoncée est bien vérifiée.
Étape 2 — vitesse initiale. Le coefficient du terme en donne :
Avec , donc :
: la valeur annoncée est bien vérifiée.
Soit environ , ce qui est tout à fait plausible pour un lancer à la main.
En utilisant l’équation modélisant la trajectoire, déterminer le nombre de points marqués par le joueur.
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Démarche suivie : (1) calculer l’altitude du javelot à l’abscisse de la cible ; (2) la comparer à l’altitude du centre de la cible ; (3) situer le point d’impact par rapport aux rayons des deux zones.
Étape 1 — altitude du javelot au niveau de la cible. Le joueur se place à m de la cible, et l’origine des abscisses est le point de lancer : le javelot atteint la cible pour m.
m
Étape 2 — écart au centre de la cible. Le centre de la cible est à cm m du sol :
Étape 3 — zone atteinte. Le cercle blanc central a un diamètre de 6 cm, donc un rayon de cm. Or :
Le point d’impact se situe donc à l’intérieur du cercle blanc.
Le javelot se plante dans le cercle blanc : le joueur marque 2 points.
Récapitulatif des résultats numériques
Exercice 1. mL (pipette jaugée + fiole de 10,0 mL) • nm, solution bleue • • mol • mol : eau non conforme • • à : prédomine • • : prédomine (H330, H400) • alcool (primaire) • motif (unité glucose) • mol contre ().
Exercice 2. • • V • durée de charge , proportionnelle à • s nF m m L.
Exercice 3. (chute libre) : , • , • • m • , • m, cm cm : cercle blanc, 2 points.
Corrigé non officiel, proposé par Génies des Sciences — il ne s'agit pas du barème du jury.
Ce qui tombe dans ce sujet
Exercice 1 — Les algues vertes (9 points)
Pour réviser : Méthodes physiques d'analyse d'un système chimique · Force des acides et des bases · Chimie organique et synthèse
Exercice 2 — Mesure du niveau d’un liquide (6 points)
Pour réviser : Le circuit RC · Mouvements dans un champ uniforme
Exercice 3 — Le javelot tir sur cible (5 points)
Pour réviser : Mouvements dans un champ uniforme · Cinématique et deuxième loi de Newton
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