Bac physique-chimie 2026 — Centres étrangers — Jour 2 : sujet et corrigé
Le cyclotron Arronax de Nantes ouvre le sujet : accélération de particules chargées dans un champ électrique, puis production de radioisotopes et scintigraphie. La chimie prend le relais avec l’acide azélaïque des cosmétiques — propriétés acido-basiques et dosage — et une estérification, l’exemple type de la réaction non totale.
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Exercice 1 — Le cyclotron Arronax (11 points)
1. Le fonctionnement d’un cyclotron
Montrer que la valeur de la norme du poids de l’ion est négligeable devant celle de la force électrique qui s’applique sur l’ion.
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Poids de l’ion.
Force électrique. Le champ électrique entre les plaques vaut, après conversion de en volts et de en mètres :
Comparaison. On compare les deux valeurs par leur quotient :
: le poids est totalement négligeable devant la force électrique.
Dans toute la suite de l’étude du mouvement entre les plaques, on ne tiendra donc compte que de la force électrique.
Reproduire la figure 2 et la compléter en faisant apparaître la force électrique qui s’applique sur l’ion et le champ électrique présent dans tout l’espace entre les plaques.
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Raisonnement préalable. L’ion part de O sans vitesse initiale et se déplace vers les croissants (« sens du mouvement » de la figure 2) : la force électrique qui l’accélère est donc dirigée vers la droite, dans le sens de .
Or avec : la force et le champ sont de sens opposés. Le vecteur champ électrique est donc dirigé vers la gauche, de la plaque de droite vers la plaque de gauche. Entre deux plaques parallèles le champ est uniforme : on le représente par des vecteurs identiques (même direction, même sens, même longueur) en tout point de l’espace situé entre les plaques.
est dirigée vers les croissants ; , de sens opposé, est dirigé vers les décroissants, uniformément entre les deux plaques.
On vérifie la cohérence : les lignes de champ vont toujours de la plaque positive vers la plaque négative : la plaque 2, celle de droite, est donc la borne positive. Et un ion négatif est bien attiré par une plaque positive.
Exprimer l’accélération de l’ion dans la zone accélératrice en fonction de , , et , en utilisant la deuxième loi de Newton.
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Système : l’ion , de masse et de charge .
Référentiel : le référentiel lié aux plaques, supposé galiléen, muni de l’axe de vecteur unitaire .
Bilan des forces : le poids, négligeable d’après la question Q1 ; la force électrique .
D’après la question Q2, le vecteur champ est dirigé selon :
La deuxième loi de Newton appliquée au système s’écrit :
Cette accélération est constante : le mouvement de l’ion entre les plaques est rectiligne uniformément accéléré.
Montrer que la vitesse et la position de l’ion dans la zone accélératrice s’écrivent et .
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Vitesse. La coordonnée du vecteur vitesse est une primitive par rapport au temps de :
L’ion est émis au point O sans vitesse initiale : , donc .
Position. L’abscisse est à son tour une primitive de :
L’ion est émis au point O, d’abscisse nulle : , donc .
Les deux expressions de l’énoncé sont bien retrouvées.
Calculer la valeur de la vitesse de l’ion après le premier passage dans la zone accélératrice, lorsque .
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Étape 1 — valeur de l’accélération.
Étape 2 — durée du parcours entre les plaques. On cherche la date à laquelle :
Étape 3 — vitesse atteinte. On reporte cette durée (non arrondie) dans l’expression de :
Cette vitesse représente environ 1 % de la célérité de la lumière : la mécanique newtonienne reste légitime.
Vérifier que l’énergie cinétique de l’ion à la sortie de la zone accélératrice vaut J.
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J : la valeur annoncée est bien vérifiée.
Contrôle par le théorème de l’énergie cinétique. Entre O et la seconde plaque, seule la force électrique travaille :
On retrouve la même valeur : le résultat est confirmé.
Ce résultat est remarquable : lors d’une traversée, la particule gagne une énergie , indépendante de la distance entre les plaques. Exprimée en électronvolts, elle vaut exactement 65 keV, c’est-à-dire le nombre de volts de la tension appliquée — c’est toute l’origine de l’unité « électronvolt ».
Calculer le nombre de tours complets effectués par les particules avant leur sortie du cyclotron (question à prise d’initiative).
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Démarche suivie : (1) convertir en joules l’énergie cinétique de sortie donnée en MeV ; (2) diviser par le gain d’énergie obtenu à chaque passage entre les plaques pour compter les passages ; (3) traduire ce nombre de passages en nombre de tours.
Étape 1 — énergie cinétique de sortie en joules.
Étape 2 — nombre de passages entre les plaques. Les particules ne gagnent d’énergie que dans la zone accélératrice, à raison de J par passage ; elles n’en gagnent aucune dans les cavités (le champ magnétique ne travaille pas). Le nombre de passages est donc :
Étape 3 — passage du nombre de passages au nombre de tours. À chaque demi-tour la particule décrit un demi-cercle dans une cavité, puis traverse une fois la zone accélératrice. Un tour complet comporte donc deux traversées de l’espace inter-plaques :
tours complets (soit 560 tours)
Ce très grand nombre de tours est exactement l’intérêt du cyclotron : il permet d’atteindre 70 MeV avec une tension modeste de 65 kV, en faisant repasser des centaines de fois la particule dans la même zone accélératrice.
2. La production de radioisotope et la scintigraphie
Écrire l’équation de la réaction nucléaire conduisant à la formation du fluor 18.
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Une cible riche en oxygène 18 (, ) est bombardée par des protons ; il se forme du fluor 18 (, ) et un neutron :
Vérification des lois de conservation de Soddy :
- nombre de nucléons : et
- nombre de charges : et
Donner le nom et le symbole de la particule émise lors d’une désintégration , puis écrire l’équation de la transformation nucléaire du fluor 18.
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La particule émise lors d’une désintégration est le positon (ou positron), antiparticule de l’électron, de symbole : sa charge est et son nombre de nucléons est nul.
Le noyau père est le fluor 18 (). D’après les lois de conservation, le noyau fils a pour nombre de charges : c’est l’oxygène 18, et pour nombre de nucléons :
Au niveau du noyau, cette désintégration correspond à la transformation d’un proton en neutron.
Calculer la longueur d’onde correspondant à l’énergie moyenne transportée par le photon (511 keV). Justifier alors l’utilisation d’une gamma-caméra.
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Étape 1 — conversion de l’énergie en joules.
Étape 2 — longueur d’onde associée. On isole dans la relation , avec :
m, soit environ 2,4 pm
Étape 3 — domaine du rayonnement. D’après le schéma des domaines des ondes électromagnétiques, la frontière entre les rayons X et les rayons se situe vers m. Or :
Le rayonnement émis appartient au domaine des rayons : il faut donc bien un détecteur adapté à ce domaine, c’est-à-dire une gamma-caméra.
Montrer que l’expression est bien solution de l’équation différentielle .
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1. Dérivation. On dérive la fonction proposée par rapport au temps ( et sont des constantes) :
C’est exactement l’équation différentielle proposée.
2. Condition initiale. À la date :
ce qui correspond bien au nombre de noyaux présents au moment de l’injection.
La fonction est bien solution de l’équation différentielle, avec la condition initiale imposée.
Définir puis déterminer graphiquement la valeur du temps de demi-vie du fluor 18.
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Définition. Le temps de demi-vie d’un noyau radioactif est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux radioactifs initialement présents dans un échantillon se sont désintégrés :
Lecture graphique. On repère l’ordonnée 50 % sur l’axe vertical, on se déplace horizontalement jusqu’à la courbe, puis on projette verticalement sur l’axe des temps :
s (lecture graphique à s près)
Soit environ 110 minutes, c’est-à-dire 1 h 50 min.
Calculer la valeur de la constante radioactive correspondant au fluor 18.
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On isole dans la relation fournie :
, soit à deux chiffres significatifs ; on conserve pour la suite
La constante radioactive s’exprime bien en : c’est l’inverse d’une durée, comme l’impose l’homogénéité de l’équation différentielle .
Déterminer le pourcentage de traceur radioactif restant dans le corps du patient après l’analyse des clichés.
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Étape 1 — date correspondant à la fin de l’analyse des clichés. D’après le déroulement de l’examen, en comptant à partir de l’injection () :
- attente de la diffusion et de la fixation du traceur : environ 1 h ;
- enregistrement des clichés puis analyse : environ 30 min.
Étape 2 — pourcentage de noyaux restants.
Il reste environ 57 % du traceur radioactif dans le corps du patient.
Contrôle graphique. Sur la courbe de décroissance fournie par l’énoncé, l’ordonnée lue pour s vaut bien environ 57 % : les deux méthodes concordent.
Autre lecture du même résultat : s représente , soit un peu moins d’une demi-vie — il est donc normal qu’il reste un peu plus de la moitié des noyaux.
Calculer la durée nécessaire pour qu’il reste moins de 1 % de traceur radioactif dans le corps du patient. Commenter cette valeur.
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Étape 1 — mise en inéquation. On cherche la date à partir de laquelle :
Étape 2 — résolution. La fonction logarithme népérien étant strictement croissante, on peut l’appliquer aux deux membres :
s, soit environ 12 heures
Vérification par les demi-vies. Passer sous 1 % revient à diviser par 100, donc à attendre demi-vies : s.
Étape 3 — commentaire. Le patient quitte l’hôpital 2 h après le début de l’examen, alors qu’il faut environ 12 h pour que l’activité du traceur devienne négligeable. À sa sortie il reste d’ailleurs
Le patient reste radioactif pendant le reste de la journée : des précautions s’imposent après la sortie.
Concrètement : boire abondamment pour accélérer l’élimination urinaire du traceur, et éviter les contacts rapprochés et prolongés avec les jeunes enfants et les femmes enceintes jusqu’au lendemain.
Ce temps de demi-vie de 110 minutes constitue malgré tout un bon compromis : assez long pour que le traceur se fixe et que les clichés soient exploitables, assez court pour que la dose reçue par le patient reste faible. Avec un isotope de demi-vie de plusieurs jours, le patient resterait radioactif pendant des semaines.
Exercice 2 — L’acide azélaïque dans les cosmétiques (5 points)
1. Propriétés de l’acide azélaïque
Écrire la formule topologique de l’acide azélaïque, de formule .
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Dans une formule topologique, la chaîne carbonée est représentée par une ligne brisée : chaque extrémité et chaque sommet correspond à un atome de carbone, les atomes d’hydrogène liés aux carbones ne sont pas écrits. Seuls les hétéroatomes (ici les atomes d’oxygène) et les hydrogènes qu’ils portent sont représentés.
La molécule comporte atomes de carbone : la ligne brisée doit donc présenter 9 sommets, les deux carbones des extrémités portant chacun un groupe .
Formule brute correspondante : , de masse molaire , en accord avec la valeur fournie par l’énoncé.
Entourer le(s) groupe(s) caractéristique(s) et nommer les fonctions chimiques associées.
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La molécule possède deux groupes caractéristiques identiques, chacun situé à une extrémité de la chaîne : le groupe carboxyle , formé d’un atome de carbone doublement lié à un atome d’oxygène et simplement lié à un groupe hydroxyle.
Les deux groupes caractéristiques sont des groupes carboxyle : ils correspondent à la fonction acide carboxylique. L’acide azélaïque est un diacide carboxylique.
Nommer la molécule d’acide azélaïque en nomenclature officielle, à l’aide des règles fournies.
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Étape 1 — chaîne principale. La chaîne carbonée principale comporte 9 atomes de carbone : d’après le tableau fourni, le nom de l’alcane correspondant est le nonane.
Étape 2 — famille chimique et suffixe. La fonction présente est la fonction acide carboxylique : d’après le second tableau, le nom prend la forme « acide … oïque ».
Étape 3 — multiplicité du groupe. La molécule possède deux groupes carboxyle identiques : la règle fournie impose de faire précéder le suffixe du préfixe multiplicatif « di », d’où la terminaison « … dioïque ».
L’acide azélaïque se nomme acide nonanedioïque.
Aucun indice de position n’est nécessaire : les deux carbones fonctionnels sont, par construction, les carbones des extrémités de la chaîne, numérotés 1 et 9.
Établir le diagramme de prédominance de l’acide azélaïque ( et ).
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Le diacide perd successivement ses deux protons, ce qui fait intervenir deux couples acide/base :
Pour chaque couple, la forme acide prédomine si et la forme basique si . On obtient trois domaines :
prédomine pour ; pour ; pour .
Déterminer la forme prédominante de l’acide azélaïque dans un milieu de (pH moyen de la peau du visage).
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On situe la valeur sur le diagramme précédent :
Le pH est supérieur à : la forme a déjà cédé son premier proton. Il est inférieur à : le second proton n’est pas encore cédé.
À la surface de la peau, c’est l’ion (l’ion hydrogénoazélate) qui prédomine.
2. Dosage de l’acide azélaïque dans une solution commerciale
Schématiser et légender le montage permettant de réaliser ce titrage, en indiquant le nom et la position des espèces titrante et titrée.
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Il s’agit d’un titrage suivi par pH-métrie : on verse progressivement la solution titrante contenue dans la burette et l’on mesure le pH de la solution titrée après chaque ajout.
L’espèce titrante (hydroxyde de sodium) est dans la burette ; l’espèce titrée (acide azélaïque du sérum dilué) est dans le bécher.
Deux précisions attendues : le barreau aimanté et l’agitateur assurent l’homogénéité de la solution après chaque ajout ; si nécessaire, on ajoute de l’eau distillée dans le bécher pour que la partie sensible de la sonde soit entièrement immergée — cet ajout d’eau ne modifie pas la quantité de matière d’acide titrée, donc pas le volume équivalent.
Montrer, en exploitant les résultats du titrage, que la masse d’acide azélaïque contenue dans un flacon de sérum vaut 3,3 g (question à prise d’initiative).
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Démarche suivie : (1) déterminer le volume équivalent à partir de la courbe dérivée ; (2) en déduire la quantité d’ions hydroxyde versés à l’équivalence ; (3) utiliser la stœchiométrie de la réaction de titrage pour obtenir la quantité d’acide dans la prise d’essai ; (4) remonter à la fiole jaugée puis au flacon par le facteur de dilution ; (5) convertir en masse.
Étape 1 — détermination du volume à l’équivalence. Le volume équivalent est l’abscisse du maximum de la courbe dérivée , c’est-à-dire l’abscisse du point d’inflexion du saut de pH :
mL (lecture graphique à mL près)
Étape 2 — quantité d’ions hydroxyde versés à l’équivalence.
Étape 3 — quantité d’acide azélaïque dans la prise d’essai. À l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de l’équation :
Étape 4 — retour à la fiole jaugée, puis au flacon. Cette quantité est celle contenue dans la prise d’essai mL prélevée dans la fiole jaugée de 100,0 mL. La solution étant homogène, la fiole entière en contient dix fois plus :
Or la totalité du flacon ( mL) a été versée dans cette fiole : la quantité d’acide azélaïque du flacon est donc exactement .
Étape 5 — conversion en masse.
g : la valeur annoncée par l’énoncé est bien vérifiée.
En déduire si le pourcentage massique déterminé expérimentalement est cohérent avec l’indication donnée par le site de vente (10 % en masse).
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Étape 1 — masse de sérum contenue dans le flacon. La densité du sérum est , d’où :
Étape 2 — pourcentage massique mesuré.
, soit
Étape 3 — test de compatibilité. La valeur de référence annoncée par le site est %. On calcule le quotient proposé par l’énoncé :
Le quotient étant inférieur à 2, l’écart entre la valeur mesurée et l’indication du fabricant s’explique entièrement par les incertitudes de mesure.
Le pourcentage massique déterminé expérimentalement est cohérent avec l’indication du site de vente : l’étiquetage du sérum est conforme.
Robustesse de la conclusion. En reprenant la valeur non arrondie g, on obtiendrait % et : la conclusion () est inchangée. Elle ne dépend donc pas de l’arrondi effectué à la question Q7.
Exercice 3 — Une synthèse non totale, l’estérification (4 points)
1. Mode opératoire de l’estérification
Choisir parmi les trois montages proposés celui qui est adapté à la synthèse de l’ester, et indiquer l’intérêt de l’élément 1 et celui de l’élément 2.
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Le protocole impose de chauffer à reflux pendant une heure. Il faut donc un montage dans lequel les vapeurs sont condensées puis ramenées dans le ballon.
- dans les montages 1 et 3, le réfrigérant conduit les vapeurs condensées vers un récipient extérieur au ballon (erlenmeyer, éprouvette de recueil) : ce sont des montages de type distillation, dans lesquels le condensat quitte définitivement le milieu réactionnel — les réactifs seraient perdus ;
- seul le montage 2 comporte un réfrigérant vertical placé directement au-dessus du ballon : les vapeurs condensées y retombent. C’est le montage de chauffage à reflux.
Le montage adapté est le montage 2 : le chauffage à reflux.
Intérêt de l’élément 1 (le dispositif de chauffage). La température est un facteur cinétique : chauffer augmente la fréquence et l’efficacité des chocs entre molécules, donc la vitesse de la réaction. L’estérification étant une réaction lente, ce chauffage permet d’atteindre l’état final en une heure au lieu de plusieurs jours.
Intérêt de l’élément 2 (le réfrigérant à eau). Il condense les vapeurs des espèces volatiles (éthanol, acide éthanoïque, ester) et les renvoie dans le ballon. On peut ainsi chauffer sans perte de matière et sans rejet de vapeurs inflammables ou irritantes : les quantités de matière du milieu réactionnel restent inchangées.
Élément 1 : chauffer pour accélérer la réaction (facteur cinétique). Élément 2 : condenser les vapeurs pour éviter toute perte de matière.
Indiquer le rôle de l’acide sulfurique et l’intérêt de son ajout.
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L’acide sulfurique est introduit en très faible quantité (0,5 mL) et ne figure pas dans l’équation de la réaction : il n’est ni un réactif, ni un produit — il est régénéré en fin de réaction.
L’acide sulfurique joue le rôle de catalyseur (catalyse acide, homogène).
Intérêt de son ajout. Il augmente la vitesse de la réaction en offrant un chemin réactionnel de moindre énergie d’activation : associé au chauffage à reflux, il permet d’atteindre l’état final en une heure.
Limite à connaître : un catalyseur ne modifie pas l’état final du système. Le taux d’avancement final, la constante d’équilibre et donc le rendement sont exactement les mêmes avec ou sans acide sulfurique.
Calculer la valeur de la masse d’ester obtenue si la réaction était totale.
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Étape 1 — tableau d’avancement. Les deux réactifs sont introduits en quantités égales : mol.
| État | ||||
|---|---|---|---|---|
| État initial () | ||||
| En cours () | ||||
| État final si totale () |
Étape 2 — avancement maximal. Si la réaction était totale, le réactif limitant serait entièrement consommé. Les deux réactifs étant introduits en proportions stœchiométriques (1 pour 1), ils sont tous les deux limitants :
Étape 3 — masse molaire de l’ester puis masse. L’ester est l’éthanoate d’éthyle , de formule brute :
g
2. L’estérification : une réaction non totale
Rappeler la définition du taux d’avancement final , puis montrer que la constante d’équilibre s’écrit .
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Définition. Le taux d’avancement final est le quotient de l’avancement final réellement atteint par l’avancement maximal qu’aurait la réaction si elle était totale :
Quantités de matière à l’état final. Ici mol, donc :
Expression de la constante d’équilibre. La constante d’équilibre est la valeur prise par le quotient de réaction à l’état d’équilibre :
Les termes se simplifient :
Choisir, en justifiant, parmi et le taux d’avancement final réel de cette réaction.
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Par définition, avec : le taux d’avancement final est nécessairement compris entre 0 et 1.
Or : cette solution mathématique signifierait que la réaction a produit deux fois plus d’ester que si elle avait été totale, ce qui est physiquement impossible. On la rejette.
Le taux d’avancement final réel est .
Cette valeur, nettement inférieure à 1, confirme que l’estérification est une réaction non totale : à l’état final, il reste dans le ballon de l’acide éthanoïque et de l’éthanol n’ayant pas réagi.
Déterminer la valeur de la masse d’ester réellement produit lors de cette synthèse.
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Étape 1 — avancement final.
Étape 2 — masse d’ester correspondante. D’après le tableau d’avancement, :
g
Rendement de la synthèse.
Le rendement est ici égal au taux d’avancement final, ce qui est logique : les deux quotients comparent la même quantité d’ester obtenue à celle qu’aurait donnée une réaction totale.
Proposer deux modifications des paramètres expérimentaux permettant d’améliorer le rendement de cette estérification.
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Pour augmenter le rendement, il faut déplacer l’état final dans le sens direct, c’est-à-dire faire évoluer le système de façon que le quotient de réaction reste inférieur à .
Modification 1 — introduire un excès de l’un des réactifs. En introduisant par exemple de l’éthanol en excès (), le dénominateur de augmente : le système évolue dans le sens direct pour retrouver . Une proportion plus grande de l’acide éthanoïque (désormais réactif limitant) est convertie en ester : le rendement calculé par rapport à ce réactif limitant augmente.
Modification 2 — éliminer l’un des produits au fur et à mesure de sa formation. En extrayant l’eau formée (par exemple à l’aide d’un montage de type Dean-Stark) ou en distillant l’ester au fur et à mesure, le numérateur de est maintenu faible : reste inférieur à et la réaction se poursuit dans le sens direct sans jamais atteindre l’équilibre.
Deux modifications efficaces : (1) utiliser un excès d’un des réactifs ; (2) éliminer l’eau (ou l’ester) au fur et à mesure de sa formation.
Variante également acceptable : remplacer l’acide éthanoïque par l’anhydride éthanoïque. La réaction avec l’alcool devient alors totale et le rendement s’approche de 100 %.
Récapitulatif des résultats numériques
Exercice 1. N, N () • vers les croissants, opposé • • s, • J keV • 1120 passages soit tours • • positon , • m : rayons • s ( h 50), • 57 % restants après 1 h 30 • s ( h) pour descendre sous 1 %.
Exercice 2. , deux groupes carboxyle acide nonanedioïque • si ; si ; si , donc à • mL mol, mol, g • g, , : indication conforme.
Exercice 3. Montage 2 (reflux) • = catalyseur • mol, , g • • (car ) • mol, g, % • excès d’un réactif ou élimination de l’eau formée.
Corrigé non officiel, proposé par Génies des Sciences — il ne s'agit pas du barème du jury.
Ce qui tombe dans ce sujet
Exercice 1 — Le cyclotron Arronax (11 points)
Pour réviser : Mouvements dans un champ uniforme · Transformations nucléaires et décroissance radioactive
Exercice 2 — L’acide azélaïque dans les cosmétiques (5 points)
Pour réviser : Force des acides et des bases · Méthodes de suivi d'un titrage
Exercice 3 — Une synthèse non totale, l’estérification (4 points)
Pour réviser : Chimie organique et synthèse · Évolution spontanée d'un système chimique · Optimisation et stratégie de synthèse
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Coquilles repérées dans le sujet officiel
- Exercice 3, Q4 : le sujet officiel imprime « + 2Kτ » au lieu de « − 2Kτ » dans l’équation du second degré. Les racines fournies par l’énoncé (0,67 et 2,0) sont bien celles de l’équation correcte — le corrigé détaille la rectification.
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