Terminale Physique-Chimie Annale du bac 26-PYCJ2AG1

Bac physique-chimie 2026 — Antilles-Guyane — Jour 2 : sujet et corrigé

Onze points construits autour de la sécurité incendie : niveau sonore de la sirène, déclenchement thermique du sprinkler, relation de Bernoulli dans la lance et trajectoire du jet. La chimie suit avec le paracétamol — titrage conductimétrique et cinétique — puis la désinfection de l’eau d’une piscine.

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Corrigé rédigé comme une copie modèle, puis relu par un second correcteur : applications numériques recalculées, équations vérifiées, avec des « notes du professeur » sur les pièges du barème.

Le corrigé en ligne, question par question

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Exercice 1 — Sécurité incendie (11 points)

1. La sirène d’alarme incendie

Q1

Déterminer la fréquence f2f_2 du son n° 2 et préciser si cette fréquence est associée à un son plus grave ou plus aigu que le son n° 1.

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Le signal étant périodique, on mesure sa période sur la figure 1. Pour gagner en précision, on relève plusieurs périodes plutôt qu’une seule : entre le premier et le dernier front descendant, on compte 3 périodes :

3T=1,24711,2402=6,9×103 sT=6,9×1033=2,29×103 s3\,T = 1{,}2471 - 1{,}2402 = 6{,}9\times 10^{-3}\ \text{s} \qquad\Longrightarrow\qquad T = \frac{6{,}9\times 10^{-3}}{3} = 2{,}29\times 10^{-3}\ \text{s}

La fréquence est l’inverse de la période — on conserve ici la valeur non arrondie de TT, sans quoi l’erreur se répercute sur f2f_2 :

f2=1T=12,29×103f_2 = \frac{1}{T} = \frac{1}{2{,}29\times 10^{-3}}

f2=4,4×102f_2 = 4{,}4\times 10^{2} Hz

Comparaison. f2=4,4×102 Hz<f1=544 Hzf_2 = 4{,}4\times 10^{2}\ \text{Hz} < f_1 = 544\ \text{Hz}. Or plus la fréquence d’un son est faible, plus ce son est grave.

Le son n° 2 est donc plus grave que le son n° 1.

Q2

Déterminer la valeur de l’atténuation par absorption du niveau d’intensité sonore entre les points M et N, notée AA, en décibels.

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Les points M et N sont situés à la même distance d=5,0d = 5{,}0 m de la sirène : l’atténuation géométrique (due à l’éloignement) est donc identique pour les deux. La différence observée entre les deux niveaux ne peut provenir que de l’absorption par la cloison qui les sépare.

A=LMLN=9267A = L_{\text{M}} - L_{\text{N}} = 92 - 67

A=25A = 25 dB

Q3

Calculer la valeur du niveau d’intensité sonore LL mesuré à 2,0 m du son émis par la sirène à installer, puis déterminer sa classe.

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La nouvelle sirène doit produire LM=104L'_{\text{M}} = 104 dB à la distance d1=5,0d_1 = 5{,}0 m. On cherche le niveau LL à la distance d2=2,0d_2 = 2{,}0 m, en appliquant la relation fournie :

L=LM20log ⁣(d2d1)=10420log ⁣(2,05,0)=10420log(0,40)L = L'_{\text{M}} - 20\log\!\left(\frac{d_2}{d_1}\right) = 104 - 20\log\!\left(\frac{2{,}0}{5{,}0}\right) = 104 - 20\log(0{,}40)

L=10420×(0,398)=104+8,0L = 104 - 20 \times (-0{,}398) = 104 + 8{,}0

L=1,12×102L = 1{,}12\times 10^{2} dB

Détermination de la classe. D’après le tableau de la figure 4 :

105 dB    L=112 dB    115 dB105\ \text{dB} \;\leqslant\; L = 112\ \text{dB} \;\leqslant\; 115\ \text{dB}

La sirène à installer appartient à la classe C.

2. Le sprinkler, un dispositif d’extinction automatique

Q4

Indiquer dans quel sens s’effectue le transfert thermique entre l’ampoule du sprinkler et l’air extérieur dans l’expérience réalisée au laboratoire. Justifier.

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Comparons les températures initiales : l’ampoule est à θ0=22\theta_0 = 22 °C, l’air chaud à θext=54\theta_{\text{ext}} = 54 °C. L’air extérieur est donc le corps chaud, l’ampoule le corps froid.

Or un transfert thermique s’effectue spontanément du corps chaud vers le corps froid.

Le transfert thermique s’effectue de l’air extérieur vers l’ampoule.

Justification expérimentale : la courbe de la figure 6 montre que la température de l’ampoule augmente (de 22 °C à environ 53 °C) : l’ampoule reçoit bien de l’énergie.

Q5

En appliquant le premier principe de la thermodynamique à l’ampoule pendant une durée Δt\Delta t, montrer que ΔθΔt=ϵSvC(θextθ(t))\dfrac{\Delta\theta}{\Delta t} = \dfrac{\epsilon\cdot S\cdot\sqrt{v}}{C}\cdot(\theta_{\text{ext}} - \theta(t)).

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Système : l’ampoule du sprinkler, de capacité thermique CC.

Pendant la durée Δt\Delta t, sa température varie de Δθ\Delta\theta. Le premier principe, en négligeant le travail et les autres transferts d’énergie, s’écrit :

ΔU=QavecΔU=CΔθ\Delta U = Q \qquad\text{avec}\qquad \Delta U = C\cdot\Delta\theta

Le transfert thermique reçu pendant Δt\Delta t s’obtient à partir du flux thermique, qui est une puissance (ϕ=Q/Δt\phi = Q/\Delta t) :

Q=ϕ×Δt=ϵSv(θextθ(t))×ΔtQ = \phi\times\Delta t = \epsilon\cdot S\cdot\sqrt{v}\cdot\left(\theta_{\text{ext}} - \theta(t)\right)\times\Delta t

En égalant les deux expressions :

CΔθ=ϵSv(θextθ(t))ΔtΔθΔt=ϵSvC(θextθ(t))C\cdot\Delta\theta = \epsilon\, S\,\sqrt{v}\left(\theta_{\text{ext}} - \theta(t)\right)\Delta t \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\frac{\Delta\theta}{\Delta t} = \frac{\epsilon\cdot S\cdot\sqrt{v}}{C}\cdot\left(\theta_{\text{ext}} - \theta(t)\right)}

Q6

Résoudre l’équation différentielle pour établir que θ(t)=θext+(θ0θext)et/τ\theta(t) = \theta_{\text{ext}} + (\theta_0 - \theta_{\text{ext}})\,\mathrm{e}^{-t/\tau}.

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On vérifie que la fonction proposée satisfait l’équation différentielle et la condition initiale.

1. Dérivation.

dθdt(t)=(θ0θext)×(1τ)et/τ=1τ(θ0θext)et/τ=θ(t)θext\frac{d\theta}{d t}(t) = \left(\theta_0 - \theta_{\text{ext}}\right)\times\left(-\frac{1}{\tau}\right)\mathrm{e}^{-t/\tau} = -\frac{1}{\tau}\underbrace{\left(\theta_0-\theta_{\text{ext}}\right)\mathrm{e}^{-t/\tau}}_{=\,\theta(t)\,-\,\theta_{\text{ext}}}

dθdt(t)=1τθ(t)+θextτ\frac{d\theta}{d t}(t) = -\frac{1}{\tau}\,\theta(t) + \frac{\theta_{\text{ext}}}{\tau}

C’est exactement l’équation différentielle de l’énoncé. ✓

2. Condition initiale. À t=0t = 0 : θ(0)=θext+(θ0θext)e0=θ0\theta(0) = \theta_{\text{ext}} + \left(\theta_0-\theta_{\text{ext}}\right)\mathrm{e}^{0} = \theta_0. ✓

La fonction proposée est bien solution de l’équation différentielle.

Q7

À la date t=τt = \tau, calculer la valeur θ(τ)\theta(\tau) de la température de l’ampoule.

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θ(τ)=θext+(θ0θext)e1=54+(2254)×0,368=5432×0,368\theta(\tau) = \theta_{\text{ext}} + \left(\theta_0-\theta_{\text{ext}}\right)\mathrm{e}^{-1} = 54 + (22 - 54)\times 0{,}368 = 54 - 32\times 0{,}368

θ(τ)=42\theta(\tau) = 42 °C

Autrement dit, au bout de la durée τ\tau, l’ampoule a effectué 63 % de son échauffement total.

Q8

En déduire, à partir d’une lecture graphique sur la courbe de la figure 6, la valeur du temps caractéristique τ\tau.

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On repère l’ordonnée θ=42\theta = 42 °C sur la courbe de la figure 6, puis on projette le point correspondant sur l’axe des abscisses :

τ42\tau \approx 42 s (lecture graphique à ± 4 s près)

Q9

Calculer la valeur de l’indice de temps de réponse RTIR_{\text{TI}} du sprinkler étudié.

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En isolant RTIR_{\text{TI}} dans la relation fournie, avec v=5,0 ms1v = 5{,}0\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1} :

τ=RTIvRTI=τ×v=42×5,0=42×2,24\tau = \frac{R_{\text{TI}}}{\sqrt{v}} \qquad\Longrightarrow\qquad R_{\text{TI}} = \tau\times\sqrt{v} = 42 \times \sqrt{5{,}0} = 42\times 2{,}24

RTI=94 m1/2s1/2R_{\text{TI}} = 94\ \text{m}^{1/2}\cdot\text{s}^{1/2}

Cette valeur est du même ordre que celle annoncée ensuite par l’énoncé pour le sprinkler étudié (RTI=90 m1/2s1/2R_{\text{TI}} = 90\ \text{m}^{1/2}\cdot\text{s}^{1/2}) : l’écart, de l’ordre de 5 %, est compatible avec l’imprécision de la lecture graphique de la question Q8 (une erreur de 2 s sur τ\tau déplace RTIR_{\text{TI}} de 4 unités).

Q10

Déterminer l’expression de la durée truptt_{\text{rupt}} nécessaire pour que le sprinkler se déclenche à partir du moment où les fumées arrivent à son contact, en fonction de θrupt\theta_{\text{rupt}}, θ0\theta_0, θext\theta_{\text{ext}} et τ\tau. Calculer sa valeur.

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Démarche suivie : (1) identifier les nouvelles conditions (entrepôt et fumées) ; (2) calculer le temps caractéristique correspondant ; (3) inverser la loi θ(t)\theta(t) pour isoler truptt_{\text{rupt}} ; (4) appliquer numériquement.

Étape 1 — nouvelles conditions. Le sprinkler est initialement à la température de l’entrepôt, θ0=15\theta_0 = 15 °C. Les fumées jouent maintenant le rôle du fluide extérieur : θext=200\theta_{\text{ext}} = 200 °C, à la vitesse vfumeˊe=3,0 ms1v_{\text{fumée}} = 3{,}0\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}. L’ampoule se rompt à θrupt=68\theta_{\text{rupt}} = 68 °C.

Étape 2 — temps caractéristique dans ces conditions. Le RTIR_{\text{TI}} est une caractéristique propre au sprinkler, mais τ\tau dépend de la vitesse du fluide :

τ=RTIvfumeˊe=903,0=52 s\tau = \frac{R_{\text{TI}}}{\sqrt{v_{\text{fumée}}}} = \frac{90}{\sqrt{3{,}0}} = 52\ \text{s}

Étape 3 — expression de truptt_{\text{rupt}}. On écrit que la température atteint θrupt\theta_{\text{rupt}} à la date truptt_{\text{rupt}} :

θrupt=θext+(θ0θext)etrupt/τetrupt/τ=θruptθextθ0θext\theta_{\text{rupt}} = \theta_{\text{ext}} + \left(\theta_0-\theta_{\text{ext}}\right)\mathrm{e}^{-t_{\text{rupt}}/\tau} \qquad\Longrightarrow\qquad \mathrm{e}^{-t_{\text{rupt}}/\tau} = \frac{\theta_{\text{rupt}} - \theta_{\text{ext}}}{\theta_0 - \theta_{\text{ext}}}

On applique le logarithme népérien, puis on isole truptt_{\text{rupt}} :

trupt=τln ⁣(θ0θextθruptθext)\boxed{t_{\text{rupt}} = \tau\cdot\ln\!\left(\frac{\theta_0 - \theta_{\text{ext}}}{\theta_{\text{rupt}} - \theta_{\text{ext}}}\right)}

Étape 4 — application numérique.

trupt=52×ln ⁣(1520068200)=52×ln ⁣(185132)=52×ln(1,40)=52×0,338t_{\text{rupt}} = 52 \times \ln\!\left(\frac{15 - 200}{68 - 200}\right) = 52 \times \ln\!\left(\frac{-185}{-132}\right) = 52 \times \ln(1{,}40) = 52\times 0{,}338

trupt=18t_{\text{rupt}} = 18 s

Le sprinkler se déclenche donc moins de 20 secondes après l’arrivée des fumées : le dispositif est remarquablement réactif, ce qui est essentiel pour limiter la propagation de l’incendie.

3. La lance à incendie

Q11

En utilisant l’expression du débit volumique, montrer que la vitesse de l’eau au point A vaut vA=5,2 ms1v_{\text{A}} = 5{,}2\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1} lorsque le débit volumique de la lance est maximal.

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Conversion du débit volumique maximal en unités du système international :

DV=500 Lmin1=500×10360=8,33×103 m3s1D_V = 500\ \text{L}\cdot\text{min}^{-1} = \frac{500\times 10^{-3}}{60} = 8{,}33\times 10^{-3}\ \text{m}^{3}\cdot\text{s}^{-1}

De la relation DV=SvD_V = S\cdot v on tire, avec SA=1,6×103 m2S_{\text{A}} = 1{,}6\times 10^{-3}\ \text{m}^{2} :

vA=DVSA=8,33×1031,6×103v_{\text{A}} = \frac{D_V}{S_{\text{A}}} = \frac{8{,}33\times 10^{-3}}{1{,}6\times 10^{-3}}

vA=5,2 ms1v_{\text{A}} = 5{,}2\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1} : la valeur annoncée est bien vérifiée.

Q12

En utilisant la relation de Bernoulli et les valeurs des pressions données figure 8, montrer que la vitesse de l’eau à la sortie de la lance au point B est vB=38 ms1v_{\text{B}} = 38\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}.

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D’après la figure 8, les points A et B sont à la même altitude : zA=zBz_{\text{A}} = z_{\text{B}}. Les termes ρgz\rho\, g\, z se simplifient donc dans la relation de Bernoulli :

12ρvA2+PA=12ρvB2+PB\tfrac{1}{2}\rho\,v_{\text{A}}^{2} + P_{\text{A}} = \tfrac{1}{2}\rho\,v_{\text{B}}^{2} + P_{\text{B}}

On isole vB2v_{\text{B}}^{2} :

vB2=vA2+2(PAPB)ρeauv_{\text{B}}^{2} = v_{\text{A}}^{2} + \frac{2\left(P_{\text{A}} - P_{\text{B}}\right)}{\rho_{\text{eau}}}

Avec PA=8,0P_{\text{A}} = 8{,}0 bar =8,0×105= 8{,}0\times 10^{5} Pa et PB=1,0P_{\text{B}} = 1{,}0 bar =1,0×105= 1{,}0\times 10^{5} Pa :

vB2=(5,2)2+2×(8,0×1051,0×105)1,0×103=27+1,4×103=1,43×103v_{\text{B}}^{2} = (5{,}2)^{2} + \frac{2\times\left(8{,}0\times 10^{5} - 1{,}0\times 10^{5}\right)}{1{,}0\times 10^{3}} = 27 + 1{,}4\times 10^{3} = 1{,}43\times 10^{3}

vB=38 ms1v_{\text{B}} = 38\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1} : la valeur annoncée est bien vérifiée.

On remarque que le terme de vitesse en A (2727) est négligeable devant le terme de pression (1,4×1031{,}4\times 10^{3}) : c’est bien la chute de pression dans la lance qui accélère l’eau.

Q13

En appliquant la deuxième loi de Newton, déterminer les coordonnées ax(t)a_x(t) et az(t)a_z(t) du vecteur accélération a\vec{a} du point M.

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Système : la goutte d’eau, de masse mm, assimilée à son centre de masse M.

Référentiel : terrestre, supposé galiléen.

Bilan des forces : les frottements de l’air étant négligés, la goutte n’est soumise qu’à son poids P=mg\vec{P} = m\,\vec{g}.

D’après la deuxième loi de Newton :

Fext=mamg=maa=g\sum\vec{F}_{\text{ext}} = m\,\vec{a} \qquad\Longrightarrow\qquad m\,\vec{g} = m\,\vec{a} \qquad\Longrightarrow\qquad \vec{a} = \vec{g}

Le vecteur g\vec{g} étant vertical et dirigé vers le bas, alors que k\vec{k} est orienté vers le haut :

a {ax(t)=0az(t)=g=9,81 ms2\vec{a}\ \begin{cases} a_x(t) = 0 \\ a_z(t) = -g = -9{,}81\ \text{m}\cdot\text{s}^{-2} \end{cases}

Le mouvement est une chute libre : l’accélération est indépendante de la masse de la goutte.

Q14

Montrer que les équations horaires x(t)x(t) et z(t)z(t) du centre de masse M sont celles données par l’énoncé.

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Vitesse. Le vecteur vitesse est la primitive du vecteur accélération. Les constantes d’intégration sont les coordonnées du vecteur vitesse initiale vB\vec{v}_{\text{B}}, qui fait un angle α\alpha avec l’horizontale :

v {vx(t)=vBcosαvz(t)=gt+vBsinα\vec{v}\ \begin{cases} v_x(t) = v_{\text{B}}\cos\alpha \\ v_z(t) = -g\,t + v_{\text{B}}\sin\alpha \end{cases}

Position. Le vecteur position est à son tour la primitive du vecteur vitesse. À t=0t = 0, le point M se trouve en B, d’abscisse xB=0x_{\text{B}} = 0 et d’altitude zB=1,30z_{\text{B}} = 1{,}30 m :

{x(t)=vBcos(α)tz(t)=12gt2+vBsin(α)t+zB\boxed{\begin{cases} x(t) = v_{\text{B}}\cos(\alpha)\cdot t \\ z(t) = -\dfrac{1}{2}g\,t^{2} + v_{\text{B}}\sin(\alpha)\cdot t + z_{\text{B}} \end{cases}}

Les équations horaires de l’énoncé sont bien retrouvées.

Q15

Déterminer la valeur de la portée maximale, notée xmaxx_{\max}. Interpréter l’écart observé avec la valeur fournie dans la documentation de la figure 7.

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Étape 1 — condition définissant la portée. La portée est la distance OP : c’est l’abscisse du point où le jet atteint le sol, c’est-à-dire où z=0z = 0.

6,72×103x2+0,990x+1,30=0-6{,}72\times 10^{-3}\,x^{2} + 0{,}990\,x + 1{,}30 = 0

Étape 2 — résolution. Calculons le discriminant de ce trinôme du second degré :

Δ=(0,990)24×(6,72×103)×1,30=0,980+0,0349=1,015\Delta = (0{,}990)^{2} - 4\times\left(-6{,}72\times 10^{-3}\right)\times 1{,}30 = 0{,}980 + 0{,}0349 = 1{,}015

Δ=1,007\sqrt{\Delta} = 1{,}007

x=0,990±1,0072×(6,72×103)x1=1,3 moux2=1,49×102 mx = \frac{-0{,}990 \pm 1{,}007}{2\times\left(-6{,}72\times 10^{-3}\right)} \qquad\Longrightarrow\qquad x_1 = -1{,}3\ \text{m} \quad\text{ou}\quad x_2 = 1{,}49\times 10^{2}\ \text{m}

La solution négative n’a pas de sens physique (elle correspond au point situé « derrière » le pompier) : on la rejette.

xmax=1,5×102x_{\max} = 1{,}5\times 10^{2} m

Étape 3 — interprétation de l’écart. La documentation annonce une portée maximale de 40 m : la valeur calculée est près de 4 fois plus grande.

L’écart s’explique par les frottements de l’air, que le modèle néglige explicitement (question Q13). Or ils sont ici considérables :

  • la vitesse de sortie est très élevée (38 ms138\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}, soit environ 1,4×102 kmh11{,}4\times 10^{2}\ \text{km}\cdot\text{h}^{-1}), et la force de frottement croît très vite avec la vitesse ;
  • le jet se fragmente rapidement en fines gouttelettes, dont la surface totale exposée à l’air est bien plus grande que celle d’un jet compact : elles sont donc fortement freinées.

Le modèle de la chute libre surestime largement la portée : il ne peut fournir qu’une borne supérieure.

Exercice 2 — Le paracétamol (5 points)

1. Contrôle de la teneur en principe actif

Q1

Écrire la formule semi-développée du paracétamol, puis entourer et nommer les groupes caractéristiques présents dans cette molécule.

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HOCCHCHCCHCHNHCOCH3groupe hydroxylegroupe amide

Dans cette formule semi-développée, toutes les liaisons entre atomes autres que C–H\text{C–H} sont représentées ; seules les liaisons C–H\text{C–H} sont sous-entendues (d’où l’écriture « CH » aux sommets du cycle).

Le paracétamol comporte deux groupes caractéristiques :

  • le groupe hydroxyle OH-\text{OH}, porté par le cycle benzénique ;
  • le groupe amide CONH-\text{CO}-\text{NH}- : un atome de carbone doublement lié à un atome d’oxygène et simplement lié à un atome d’azote.
Q2

À l’aide des conductivités ioniques molaires et en négligeant l’effet de la dilution, justifier qualitativement l’évolution de la pente de la courbe au cours du titrage, avant et après l’équivalence.

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La conductivité de la solution est la somme des contributions de tous les ions présents : σ=iλi[Xi]\sigma = \sum_i \lambda_i\,[X_i]. Il faut donc suivre quels ions apparaissent et disparaissent.

Avant l’équivalence. Les ions hydroxyde versés sont immédiatement consommés par la réaction de titrage : ils ne s’accumulent pas. En revanche s’accumulent les ions sodium Na+\text{Na}^+ (spectateurs, apportés par la solution titrante) et les ions C8H8NO2\text{C}_8\text{H}_8\text{NO}_2^- (formés par la réaction). La conductivité augmente donc avec une pente proportionnelle à :

λ(Na+)+λ(C8H8NO2)=(5,01+1,7)×103=6,7×103 Sm2mol1\lambda(\text{Na}^+) + \lambda(\text{C}_8\text{H}_8\text{NO}_2^-) = \left(5{,}01 + 1{,}7\right)\times 10^{-3} = 6{,}7\times 10^{-3}\ \text{S}\cdot\text{m}^{2}\cdot\text{mol}^{-1}

Après l’équivalence. Tout le paracétamol a été consommé : les ions hydroxyde versés ne réagissent plus et s’accumulent, en même temps que les ions sodium. La pente devient alors proportionnelle à :

λ(Na+)+λ(HO)=(5,01+19,8)×103=24,8×103 Sm2mol1\lambda(\text{Na}^+) + \lambda(\text{HO}^-) = \left(5{,}01 + 19{,}8\right)\times 10^{-3} = 24{,}8\times 10^{-3}\ \text{S}\cdot\text{m}^{2}\cdot\text{mol}^{-1}

En négligeant la dilution, la pente est environ 24,86,73,7\dfrac{24{,}8}{6{,}7} \approx 3{,}7 fois plus grande après l’équivalence qu’avant : la courbe présente une nette rupture de pente vers le haut à l’équivalence.

Cette forte augmentation s’explique par la conductivité ionique molaire de l’ion hydroxyde, très supérieure à celle des autres ions présents.

Sur la courbe expérimentale de l’annexe 1, le rapport mesuré est plutôt de l’ordre de 3 : l’écart provient précisément de la dilution, que l’énoncé demande de négliger.

Q3

En faisant figurer la construction graphique sur la courbe de l’annexe 1, vérifier que la quantité de matière npn_{\text{p}} de paracétamol contenu dans le sachet vaut 3,43×1033{,}43\times 10^{-3} mol.

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Construction. On trace les deux portions de droite mises en évidence à la question Q2 (avant et après l’équivalence) et l’on relève l’abscisse de leur point d’intersection.

048121620240500100015002000V (mL)σ (µS/cm)VE ≈ 13,9 mL

Lecture graphique : VE13,9V_E \approx 13{,}9 mL (à ± 0,3 mL près)

Vérification. D’après l’équation de titrage, les nombres stœchiométriques du paracétamol et de l’ion hydroxyde valent tous deux 1. À l’équivalence :

np=n(HO)verseˊ=C×VE=0,250×13,9×103=3,48×103 moln_{\text{p}} = n(\text{HO}^-)_{\text{versé}} = C\times V_E = 0{,}250 \times 13{,}9\times 10^{-3} = 3{,}48\times 10^{-3}\ \text{mol}

np3,5×103n_{\text{p}} \approx 3{,}5\times 10^{-3} mol : la valeur annoncée 3,43×1033{,}43\times 10^{-3} mol est bien vérifiée.

L’écart, de l’ordre de 1,5 %, est très inférieur à l’incertitude de lecture du volume équivalent (u(VE)=0,29\mathrm{u}(V_E) = 0{,}29 mL, soit 2 %). Pour la suite, on reprend la valeur de l’énoncé, np=3,43×103n_{\text{p}} = 3{,}43\times 10^{-3} mol, qui correspond à VE=13,7V_E = 13{,}7 mL.

Q4

Déterminer la valeur de la masse de paracétamol mmesm_{\text{mes}} contenue dans le sachet et son incertitude-type associée. Écrire le résultat de la mesure avec un nombre adapté de chiffres significatifs, en milligrammes.

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Masse mesurée.

mmes=np×M(C8H9NO2)=3,43×103×151=0,518 g=518 mgm_{\text{mes}} = n_{\text{p}}\times M(\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2) = 3{,}43\times 10^{-3}\times 151 = 0{,}518\ \text{g} = 518\ \text{mg}

Incertitude-type. Calculons d’abord les deux incertitudes relatives :

u(C)C=0,0100,250=0,040etu(VE)VE=0,2913,7=0,021\frac{\mathrm{u}(C)}{C} = \frac{0{,}010}{0{,}250} = 0{,}040 \qquad\text{et}\qquad \frac{\mathrm{u}(V_E)}{V_E} = \frac{0{,}29}{13{,}7} = 0{,}021

u(mmes)=mmes×(u(C)C)2+(u(VE)VE)2=518×(0,040)2+(0,021)2=518×0,045\mathrm{u}(m_{\text{mes}}) = m_{\text{mes}}\times \sqrt{\left(\frac{\mathrm{u}(C)}{C}\right)^{2}+\left(\frac{\mathrm{u}(V_E)}{V_E}\right)^{2}} = 518 \times \sqrt{(0{,}040)^{2}+(0{,}021)^{2}} = 518\times 0{,}045

u(mmes)=23\mathrm{u}(m_{\text{mes}}) = 23 mg

Écriture du résultat. La valeur mesurée s’arrondit au même rang que son incertitude-type :

mmes=(518±23) mg\boxed{m_{\text{mes}} = \left(518 \pm 23\right)\ \text{mg}}

Q5

Discuter de la compatibilité entre la valeur de la masse de paracétamol mesurée et la valeur de référence indiquée sur la notice.

Voir la correction

La notice indique mref=500m_{\text{ref}} = 500 mg. Calculons le quotient zz :

z=mmesmrefu(mmes)=51850023=1823z = \frac{\left| m_{\text{mes}} - m_{\text{ref}} \right|}{\mathrm{u}(m_{\text{mes}})} = \frac{\left| 518 - 500 \right|}{23} = \frac{18}{23}

z=0,78<2z = 0{,}78 < 2

Le quotient étant inférieur à 2, l’écart entre la masse mesurée et la valeur de référence s’explique entièrement par les incertitudes de mesure.

La valeur mesurée est compatible avec l’indication de la notice : la teneur en principe actif du sachet est conforme.

2. Étude cinétique

Q6

Écrire l’expression de la vitesse volumique de disparition vPv_{\text{P}} du paracétamol en fonction de sa concentration.

Voir la correction

La vitesse volumique de disparition d’une espèce est l’opposé de la dérivée par rapport au temps de sa concentration — l’opposé, afin que la vitesse soit positive alors que la concentration diminue :

vP=d[C8H9NO2]dt\boxed{v_{\text{P}} = -\frac{d\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right]}{d t}}

Elle s’exprime ici en μmolL1h1\mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}.

Q7

En utilisant la réponse précédente et sachant que l’évolution suit une loi de vitesse d’ordre 1, montrer que d[C8H9NO2]dt=k[C8H9NO2]\dfrac{d\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right]}{d t} = -k\cdot\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right].

Voir la correction

Une loi de vitesse d’ordre 1 signifie que la vitesse est proportionnelle à la concentration du réactif, la constante de proportionnalité étant la constante de vitesse kk :

vP=k[C8H9NO2]v_{\text{P}} = k\cdot\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right]

En égalant avec l’expression de la question Q6 :

d[C8H9NO2]dt=k[C8H9NO2]d[C8H9NO2]dt=k[C8H9NO2]-\frac{d\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right]}{d t} = k\cdot\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right] \qquad\Longrightarrow\qquad \boxed{\frac{d\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right]}{d t} = -k\cdot\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right]}

Q8

En utilisant la courbe de la figure 1, montrer sans calcul que la vitesse de disparition du paracétamol diminue au cours du temps.

Voir la correction

D’après la question Q6, la vitesse volumique de disparition est l’opposé du coefficient directeur de la tangente à la courbe [C8H9NO2]=f(t)\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right] = f(t).

Or la courbe de la figure 1 est décroissante et sa pente devient de moins en moins raide : les tangentes successives sont de plus en plus proches de l’horizontale, la courbe « s’aplatit » nettement entre t=0t = 0 et t=6t = 6 h.

La valeur absolue du coefficient directeur des tangentes diminue : la vitesse de disparition du paracétamol diminue au cours du temps.

Ce résultat est cohérent avec la loi d’ordre 1 établie à la question Q7 : vP=k[C8H9NO2]v_{\text{P}} = k\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right], et la concentration diminue.

Q9

Déterminer la valeur de la durée nécessaire pour que la valeur limite climc_{\lim} soit atteinte depuis la prise du médicament. Expliquer l’écart avec les recommandations de la notice.

Voir la correction

Démarche suivie : (1) convertir la concentration en masse limite en concentration en quantité de matière ; (2) inverser la loi de décroissance exponentielle pour obtenir la durée écoulée depuis le pic ; (3) ajouter les 30 minutes séparant la prise du pic ; (4) comparer aux recommandations.

Étape 1 — conversion de climc_{\lim}.

[C8H9NO2]lim=climM(C8H9NO2)=8×103151=5,3×105 molL1=53 μmolL1\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right]_{\lim} = \frac{c_{\lim}}{M(\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2)} = \frac{8\times 10^{-3}}{151} = 5{,}3\times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} = 53\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

Étape 2 — durée écoulée depuis le pic. La concentration au pic vaut [C8H9NO2]0=132 μmolL1\left[\text{C}_8\text{H}_9\text{NO}_2\right]_0 = 132\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}, et k=0,28 h1k = 0{,}28\ \text{h}^{-1} :

53=132ektekt=53132=0,4053 = 132\,\mathrm{e}^{-k t} \qquad\Longrightarrow\qquad \mathrm{e}^{-k t} = \frac{53}{132} = 0{,}40

t=ln(0,40)k=0,910,28=3,3 ht = -\frac{\ln(0{,}40)}{k} = \frac{0{,}91}{0{,}28} = 3{,}3\ \text{h}

Étape 3 — durée depuis la prise du médicament. La date t=0t = 0 correspond au pic, atteint 30 minutes (0,50{,}5 h) après la prise :

Δt=3,3+0,5\Delta t = 3{,}3 + 0{,}5

Δt=3,8\Delta t = 3{,}8 h, soit environ 3 h 45 min après la prise (valeur non arrondie : 3,763{,}76 h =3= 3 h 46 min)

Étape 4 — comparaison avec les recommandations. La notice impose d’attendre au moins six heures entre deux prises, alors que l’effet antalgique s’atténue fortement dès 3 h 45. Il existe donc une période d’environ deux heures pendant laquelle le patient ne bénéficie plus de l’effet du médicament sans pouvoir en reprendre.

Explication. Ce n’est pas l’efficacité qui fixe l’intervalle entre deux prises, mais la sécurité. L’énoncé rappelle que le paracétamol est transformé en produits dont l’un est toxique. Le délai de six heures et la limite d’un gramme par prise servent à laisser à l’organisme le temps d’éliminer le paracétamol et ses métabolites, afin d’éviter que le produit toxique ne s’accumule — au prix d’une couverture antalgique incomplète.

Exercice 3 — Traitement de l’eau d’une piscine (4 points)

1. Formation des chloramines

Q1

Sur l’annexe 2, représenter les flèches courbes pour l’acte élémentaire n° 1. Indiquer, en justifiant, s’il s’agit d’une substitution, d’une addition ou d’une élimination.

Voir la correction
HNHH+HOClClN+HHH+HO(1)(2)

Sens des flèches courbes.

  • (1) : le doublet non liant de l’atome d’azote de NH3\text{NH}_3 (site donneur, riche en électrons) attaque l’atome de chlore, appauvri en électrons par l’atome d’oxygène plus électronégatif auquel il est lié (site accepteur). Une liaison N–Cl\text{N–Cl} se crée ;
  • (2) : simultanément, le doublet liant de la liaison O–Cl\text{O–Cl} se déplace vers l’atome d’oxygène, plus électronégatif : cette liaison se rompt et il se forme l’ion HO\text{HO}^-.

Catégorie de réaction. Sur l’atome de chlore, le groupe OH-\text{OH} a été remplacé par le groupe NH3+-\text{NH}_3^+ : un groupe d’atomes a été échangé contre un autre, sans modification du nombre de liaisons multiples.

Il s’agit d’une réaction de substitution.

Q2

Établir l’équation de la réaction modélisée par le mécanisme réactionnel fourni.

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On additionne membre à membre les deux actes élémentaires :

acte 1:NH3+HOClClNH3++HOacte 2:ClNH3++HOClNH2+H2O\begin{aligned} \text{acte 1} &: \quad \text{NH}_3 + \text{HOCl} \longrightarrow \text{ClNH}_3^+ + \text{HO}^- \\ \text{acte 2} &: \quad \text{ClNH}_3^+ + \text{HO}^- \longrightarrow \text{ClNH}_2 + \text{H}_2\text{O} \end{aligned}

Les espèces ClNH3+\text{ClNH}_3^+ et HO\text{HO}^-, produites au premier acte puis intégralement consommées au second, sont des intermédiaires réactionnels : elles se simplifient.

NH3(aq)+HClO(aq)NH2Cl(aq)+H2O()\boxed{\text{NH}_{3(aq)} + \text{HClO}_{(aq)} \longrightarrow \text{NH}_2\text{Cl}_{(aq)} + \text{H}_2\text{O}_{(\ell)}}

Vérification : N : 1=11 = 1 ; H : 3+1=2+23+1 = 2+2 ; O : 1=11 = 1 ; Cl : 1=11 = 1. ✓

Le produit NH2Cl\text{NH}_2\text{Cl} est la monochloramine, responsable de l’odeur « de chlore » et des irritations des yeux évoquées dans l’énoncé.

2. L’ion hypochlorite au service de la désinfection

Q3

Donner la définition d’un acide au sens de Brönsted.

Voir la correction

Un acide au sens de Brönsted est une espèce chimique capable de céder un ou plusieurs protons H+\text{H}^+ au cours d’une transformation chimique.

Q4

Exprimer la constante d’acidité KAK_A du couple acide hypochloreux / ion hypochlorite.

Voir la correction

L’équation de la réaction de l’acide hypochloreux avec l’eau s’écrit :

HClO(aq)+H2O()ClO(aq)+H3O(aq)+\text{HClO}_{(aq)} + \text{H}_2\text{O}_{(\ell)} \rightleftarrows \text{ClO}^-_{(aq)} + \text{H}_3\text{O}^+_{(aq)}

La constante d’acidité est la constante d’équilibre associée à cette équation. Chaque concentration y est rapportée à la concentration standard cc^{\circ}, et l’eau (solvant) n’y figure pas :

KA=[ClO]eˊq×[H3O+]eˊq[HClO]eˊq×c\boxed{K_A = \frac{\left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}\times\left[\text{H}_3\text{O}^+\right]_{\text{éq}}}{\left[\text{HClO}\right]_{\text{éq}}\times c^{\circ}}}

Q5

Calculer le rapport des concentrations [ClO]eˊq[HClO]eˊq\dfrac{\left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}}{\left[\text{HClO}\right]_{\text{éq}}} lorsque le pH de l’eau de piscine est égal à 7,4.

Voir la correction

En isolant le rapport cherché dans l’expression de la question Q4 :

[ClO]eˊq[HClO]eˊq=KA×c[H3O+]eˊq\frac{\left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}}{\left[\text{HClO}\right]_{\text{éq}}} = \frac{K_A\times c^{\circ}}{\left[\text{H}_3\text{O}^+\right]_{\text{éq}}}

Avec KA=10pKA=107,5K_A = 10^{-\text{p}K_A} = 10^{-7{,}5} et [H3O+]=c×10pH=c×107,4\left[\text{H}_3\text{O}^+\right] = c^{\circ}\times 10^{-\text{pH}} = c^{\circ}\times 10^{-7{,}4} :

[ClO]eˊq[HClO]eˊq=107,5107,4=100,1\frac{\left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}}{\left[\text{HClO}\right]_{\text{éq}}} = \frac{10^{-7{,}5}}{10^{-7{,}4}} = 10^{-0{,}1}

[ClO]eˊq[HClO]eˊq=0,79\dfrac{\left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}}{\left[\text{HClO}\right]_{\text{éq}}} = 0{,}79

Ce rapport est légèrement inférieur à 1 : c’est cohérent avec le diagramme de prédominance, puisque pH=7,4<pKA=7,5\text{pH} = 7{,}4 < \text{p}K_A = 7{,}5, l’acide hypochloreux prédomine — mais de très peu.

Q6

Montrer que pour atteindre le seuil cm seuil=2 mgL1c_{\text{m seuil}} = 2\ \text{mg}\cdot\text{L}^{-1} de « chlore libre », il est nécessaire que [ClO]eˊq\left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}} soit égale à 1,7×105 molL11{,}7\times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Voir la correction

D’après la question Q5, [HClO]eˊq=[ClO]eˊq0,79\left[\text{HClO}\right]_{\text{éq}} = \dfrac{\left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}}{0{,}79}. En reportant dans la relation fournie :

cm=[HClO]eˊqM(HClO)+[ClO]eˊqM(ClO)=[ClO]eˊq(M(HClO)0,79+M(ClO))c_{\text{m}} = \left[\text{HClO}\right]_{\text{éq}}M(\text{HClO}) + \left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}M(\text{ClO}^-) = \left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}\left(\frac{M(\text{HClO})}{0{,}79} + M(\text{ClO}^-)\right)

cm=[ClO]eˊq(52,50,79+51,5)=[ClO]eˊq×1,18×102c_{\text{m}} = \left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}\left(\frac{52{,}5}{0{,}79} + 51{,}5\right) = \left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}\times 1{,}18\times 10^{2}

On isole la concentration cherchée, avec cm seuil=2 mgL1=2×103 gL1c_{\text{m seuil}} = 2\ \text{mg}\cdot\text{L}^{-1} = 2\times 10^{-3}\ \text{g}\cdot\text{L}^{-1} :

[ClO]eˊq=2×1031,18×102\left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}} = \frac{2\times 10^{-3}}{1{,}18\times 10^{2}}

[ClO]eˊq=1,7×105 molL1\left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}} = 1{,}7\times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} : la valeur annoncée est bien vérifiée.

3. Obtention des ions hypochlorite par électrolyse

Q7

Indiquer sur le schéma de l’annexe 3 le sens de circulation des électrons, le sens du courant et la polarité du générateur.

Voir la correction

Raisonnement. On part des équations fournies pour identifier la nature de chaque électrode :

  • électrode n° 1 : 2H2O()+2eH2(g)+2HO(aq)2\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} + 2\,\text{e}^- \longrightarrow \text{H}_{2(g)} + 2\,\text{HO}^-_{(aq)} — les électrons sont consommés, c’est une réduction : cette électrode est la cathode, reliée à la borne négative du générateur ;
  • électrode n° 2 : 2Cl(aq)Cl2(g)+2e2\,\text{Cl}^-_{(aq)} \longrightarrow \text{Cl}_{2(g)} + 2\,\text{e}^- — les électrons sont produits, c’est une oxydation : cette électrode est l’anode, reliée à la borne positive.
G+IIeeÉlectrode n° 1Électrode n° 2CATHODEréductiondégagement de H2ANODEoxydationdégagement de Cl2

Borne ++ du côté de l’électrode n° 2, borne - du côté de l’électrode n° 1. Le courant sort de la borne ++ ; les électrons circulent en sens inverse dans les fils.

Q8

Calculer la durée Δt\Delta t nécessaire de l’électrolyse pour atteindre le seuil de la norme AFSSET.

Voir la correction

Démarche suivie : (1) calculer la quantité d’ions hypochlorite à produire dans le volume de la piscine ; (2) remonter, par les deux équations, à la quantité d’électrons échangés ; (3) en déduire la quantité d’électricité puis la durée.

Étape 1 — quantité d’ions hypochlorite à produire. Le volume de la piscine vaut V=50 m3=5,0×104V = 50\ \text{m}^{3} = 5{,}0\times 10^{4} L :

n(ClO)=[ClO]eˊq×V=1,7×105×5,0×104=0,85 moln(\text{ClO}^-) = \left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}}\times V = 1{,}7\times 10^{-5}\times 5{,}0\times 10^{4} = 0{,}85\ \text{mol}

Étape 2 — quantité d’électrons échangés. D’après l’équation Cl2(g)+2HO(aq)ClO(aq)+Cl(aq)+H2O()\text{Cl}_{2(g)} + 2\,\text{HO}^-_{(aq)} \longrightarrow \text{ClO}^-_{(aq)} + \text{Cl}^-_{(aq)} + \text{H}_2\text{O}_{(\ell)}, il faut une mole de dichlore par mole d’ions hypochlorite formée :

n(Cl2)=n(ClO)=0,85 moln(\text{Cl}_2) = n(\text{ClO}^-) = 0{,}85\ \text{mol}

D’après la réaction à l’anode, 2Cl(aq)Cl2(g)+2e2\,\text{Cl}^-_{(aq)} \longrightarrow \text{Cl}_{2(g)} + 2\,\text{e}^-, il se forme une mole de dichlore pour deux moles d’électrons :

n(e)=2×n(Cl2)=2×0,85=1,7 moln(\text{e}^-) = 2\times n(\text{Cl}_2) = 2\times 0{,}85 = 1{,}7\ \text{mol}

Étape 3 — quantité d’électricité et durée.

Q=n(e)×NA×e=1,7×6,02×1023×1,6×1019=1,64×105 CQ = n(\text{e}^-)\times N_A\times e = 1{,}7 \times 6{,}02\times 10^{23}\times 1{,}6\times 10^{-19} = 1{,}64\times 10^{5}\ \text{C}

Q=IΔtΔt=QI=1,64×1055,0=3,3×104 sQ = I\cdot\Delta t \qquad\Longrightarrow\qquad \Delta t = \frac{Q}{I} = \frac{1{,}64\times 10^{5}}{5{,}0} = 3{,}3\times 10^{4}\ \text{s}

Δt=3,3×104\Delta t = 3{,}3\times 10^{4} s, soit environ 9,1 heures

Il faut donc faire fonctionner l’électrolyseur près de neuf heures pour atteindre le seuil minimal de « chlore libre » — ce qui explique que ces dispositifs fonctionnent en continu, plusieurs heures par jour, pour compenser aussi la consommation du chlore par les matières organiques.

Récapitulatif des résultats numériques

Exercice 1. T=2,29T = 2{,}29 ms f2=4,4×102\rightarrow f_2 = 4{,}4\times 10^{2} Hz (plus grave) • A=25A = 25 dB • L=112L = 112 dB, classe C • transfert de l’air vers l’ampoule • θ(τ)=42\theta(\tau) = 42 °C τ42\rightarrow \tau \approx 42 s • RTI=94 m1/2s1/2R_{\text{TI}} = 94\ \text{m}^{1/2}\cdot\text{s}^{1/2}trupt=18t_{\text{rupt}} = 18 s • vA=5,2 ms1v_{\text{A}} = 5{,}2\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}, vB=38 ms1v_{\text{B}} = 38\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}xmax=1,5×102x_{\max} = 1{,}5\times 10^{2} m (contre 40 m : frottements négligés).

Exercice 2. Groupes hydroxyle et amide • rapport des pentes 3,7\approx 3{,}7VE=13,7V_E = 13{,}7 mL np=3,43×103\rightarrow n_{\text{p}} = 3{,}43\times 10^{-3} mol • mmes=(518±23)m_{\text{mes}} = (518 \pm 23) mg • z=0,78<2z = 0{,}78 < 2 : conforme • Δt=3,8\Delta t = 3{,}8 h 3\approx 3 h 45 après la prise (contre 6 h préconisées : contrainte de toxicité).

Exercice 3. Substitution • NH3(aq)+HClO(aq)NH2Cl(aq)+H2O()\text{NH}_{3(aq)} + \text{HClO}_{(aq)} \longrightarrow \text{NH}_2\text{Cl}_{(aq)} + \text{H}_2\text{O}_{(\ell)}[ClO]/[HClO]=0,79\left[\text{ClO}^-\right]/\left[\text{HClO}\right] = 0{,}79[ClO]eˊq=1,7×105 molL1\left[\text{ClO}^-\right]_{\text{éq}} = 1{,}7\times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} • électrode 1 = cathode (borne -), électrode 2 = anode (borne ++) • n(e)=1,7n(\text{e}^-) = 1{,}7 mol, Q=1,64×105Q = 1{,}64\times 10^{5} C, Δt=3,3×104\Delta t = 3{,}3\times 10^{4} s 9,1\approx 9{,}1 h.

Corrigé non officiel, proposé par Génies des Sciences — il ne s'agit pas du barème du jury.

Ce qui tombe dans ce sujet

Exercice 2 — Le paracétamol (5 points)

Pour réviser : Méthodes de suivi d'un titrage · Cinétique et mécanismes réactionnels

Exercice 3 — Traitement de l’eau d’une piscine (4 points)

Pour réviser : Cinétique et mécanismes réactionnels · Force des acides et des bases · Piles et électrolyse

Chaque lien mène au chapitre complet : le cours en vidéo, la fiche méthode, les exercices corrigés et le quiz.

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