Bac physique-chimie 2026 — Antilles-Guyane — Jour 2 : sujet et corrigé
Onze points construits autour de la sécurité incendie : niveau sonore de la sirène, déclenchement thermique du sprinkler, relation de Bernoulli dans la lance et trajectoire du jet. La chimie suit avec le paracétamol — titrage conductimétrique et cinétique — puis la désinfection de l’eau d’une piscine.
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Exercice 1 — Sécurité incendie (11 points)
1. La sirène d’alarme incendie
Déterminer la fréquence du son n° 2 et préciser si cette fréquence est associée à un son plus grave ou plus aigu que le son n° 1.
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Le signal étant périodique, on mesure sa période sur la figure 1. Pour gagner en précision, on relève plusieurs périodes plutôt qu’une seule : entre le premier et le dernier front descendant, on compte 3 périodes :
La fréquence est l’inverse de la période — on conserve ici la valeur non arrondie de , sans quoi l’erreur se répercute sur :
Hz
Comparaison. . Or plus la fréquence d’un son est faible, plus ce son est grave.
Le son n° 2 est donc plus grave que le son n° 1.
Déterminer la valeur de l’atténuation par absorption du niveau d’intensité sonore entre les points M et N, notée , en décibels.
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Les points M et N sont situés à la même distance m de la sirène : l’atténuation géométrique (due à l’éloignement) est donc identique pour les deux. La différence observée entre les deux niveaux ne peut provenir que de l’absorption par la cloison qui les sépare.
dB
Calculer la valeur du niveau d’intensité sonore mesuré à 2,0 m du son émis par la sirène à installer, puis déterminer sa classe.
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La nouvelle sirène doit produire dB à la distance m. On cherche le niveau à la distance m, en appliquant la relation fournie :
dB
Détermination de la classe. D’après le tableau de la figure 4 :
La sirène à installer appartient à la classe C.
2. Le sprinkler, un dispositif d’extinction automatique
Indiquer dans quel sens s’effectue le transfert thermique entre l’ampoule du sprinkler et l’air extérieur dans l’expérience réalisée au laboratoire. Justifier.
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Comparons les températures initiales : l’ampoule est à °C, l’air chaud à °C. L’air extérieur est donc le corps chaud, l’ampoule le corps froid.
Or un transfert thermique s’effectue spontanément du corps chaud vers le corps froid.
Le transfert thermique s’effectue de l’air extérieur vers l’ampoule.
Justification expérimentale : la courbe de la figure 6 montre que la température de l’ampoule augmente (de 22 °C à environ 53 °C) : l’ampoule reçoit bien de l’énergie.
En appliquant le premier principe de la thermodynamique à l’ampoule pendant une durée , montrer que .
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Système : l’ampoule du sprinkler, de capacité thermique .
Pendant la durée , sa température varie de . Le premier principe, en négligeant le travail et les autres transferts d’énergie, s’écrit :
Le transfert thermique reçu pendant s’obtient à partir du flux thermique, qui est une puissance () :
En égalant les deux expressions :
Résoudre l’équation différentielle pour établir que .
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On vérifie que la fonction proposée satisfait l’équation différentielle et la condition initiale.
1. Dérivation.
C’est exactement l’équation différentielle de l’énoncé. ✓
2. Condition initiale. À : . ✓
La fonction proposée est bien solution de l’équation différentielle.
À la date , calculer la valeur de la température de l’ampoule.
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°C
Autrement dit, au bout de la durée , l’ampoule a effectué 63 % de son échauffement total.
En déduire, à partir d’une lecture graphique sur la courbe de la figure 6, la valeur du temps caractéristique .
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On repère l’ordonnée °C sur la courbe de la figure 6, puis on projette le point correspondant sur l’axe des abscisses :
s (lecture graphique à ± 4 s près)
Calculer la valeur de l’indice de temps de réponse du sprinkler étudié.
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En isolant dans la relation fournie, avec :
Cette valeur est du même ordre que celle annoncée ensuite par l’énoncé pour le sprinkler étudié () : l’écart, de l’ordre de 5 %, est compatible avec l’imprécision de la lecture graphique de la question Q8 (une erreur de 2 s sur déplace de 4 unités).
Déterminer l’expression de la durée nécessaire pour que le sprinkler se déclenche à partir du moment où les fumées arrivent à son contact, en fonction de , , et . Calculer sa valeur.
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Démarche suivie : (1) identifier les nouvelles conditions (entrepôt et fumées) ; (2) calculer le temps caractéristique correspondant ; (3) inverser la loi pour isoler ; (4) appliquer numériquement.
Étape 1 — nouvelles conditions. Le sprinkler est initialement à la température de l’entrepôt, °C. Les fumées jouent maintenant le rôle du fluide extérieur : °C, à la vitesse . L’ampoule se rompt à °C.
Étape 2 — temps caractéristique dans ces conditions. Le est une caractéristique propre au sprinkler, mais dépend de la vitesse du fluide :
Étape 3 — expression de . On écrit que la température atteint à la date :
On applique le logarithme népérien, puis on isole :
Étape 4 — application numérique.
s
Le sprinkler se déclenche donc moins de 20 secondes après l’arrivée des fumées : le dispositif est remarquablement réactif, ce qui est essentiel pour limiter la propagation de l’incendie.
3. La lance à incendie
En utilisant l’expression du débit volumique, montrer que la vitesse de l’eau au point A vaut lorsque le débit volumique de la lance est maximal.
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Conversion du débit volumique maximal en unités du système international :
De la relation on tire, avec :
: la valeur annoncée est bien vérifiée.
En utilisant la relation de Bernoulli et les valeurs des pressions données figure 8, montrer que la vitesse de l’eau à la sortie de la lance au point B est .
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D’après la figure 8, les points A et B sont à la même altitude : . Les termes se simplifient donc dans la relation de Bernoulli :
On isole :
Avec bar Pa et bar Pa :
: la valeur annoncée est bien vérifiée.
On remarque que le terme de vitesse en A () est négligeable devant le terme de pression () : c’est bien la chute de pression dans la lance qui accélère l’eau.
En appliquant la deuxième loi de Newton, déterminer les coordonnées et du vecteur accélération du point M.
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Système : la goutte d’eau, de masse , assimilée à son centre de masse M.
Référentiel : terrestre, supposé galiléen.
Bilan des forces : les frottements de l’air étant négligés, la goutte n’est soumise qu’à son poids .
D’après la deuxième loi de Newton :
Le vecteur étant vertical et dirigé vers le bas, alors que est orienté vers le haut :
Le mouvement est une chute libre : l’accélération est indépendante de la masse de la goutte.
Montrer que les équations horaires et du centre de masse M sont celles données par l’énoncé.
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Vitesse. Le vecteur vitesse est la primitive du vecteur accélération. Les constantes d’intégration sont les coordonnées du vecteur vitesse initiale , qui fait un angle avec l’horizontale :
Position. Le vecteur position est à son tour la primitive du vecteur vitesse. À , le point M se trouve en B, d’abscisse et d’altitude m :
Les équations horaires de l’énoncé sont bien retrouvées.
Déterminer la valeur de la portée maximale, notée . Interpréter l’écart observé avec la valeur fournie dans la documentation de la figure 7.
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Étape 1 — condition définissant la portée. La portée est la distance OP : c’est l’abscisse du point où le jet atteint le sol, c’est-à-dire où .
Étape 2 — résolution. Calculons le discriminant de ce trinôme du second degré :
La solution négative n’a pas de sens physique (elle correspond au point situé « derrière » le pompier) : on la rejette.
m
Étape 3 — interprétation de l’écart. La documentation annonce une portée maximale de 40 m : la valeur calculée est près de 4 fois plus grande.
L’écart s’explique par les frottements de l’air, que le modèle néglige explicitement (question Q13). Or ils sont ici considérables :
- la vitesse de sortie est très élevée (, soit environ ), et la force de frottement croît très vite avec la vitesse ;
- le jet se fragmente rapidement en fines gouttelettes, dont la surface totale exposée à l’air est bien plus grande que celle d’un jet compact : elles sont donc fortement freinées.
Le modèle de la chute libre surestime largement la portée : il ne peut fournir qu’une borne supérieure.
Exercice 2 — Le paracétamol (5 points)
1. Contrôle de la teneur en principe actif
Écrire la formule semi-développée du paracétamol, puis entourer et nommer les groupes caractéristiques présents dans cette molécule.
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Dans cette formule semi-développée, toutes les liaisons entre atomes autres que sont représentées ; seules les liaisons sont sous-entendues (d’où l’écriture « CH » aux sommets du cycle).
Le paracétamol comporte deux groupes caractéristiques :
- le groupe hydroxyle , porté par le cycle benzénique ;
- le groupe amide : un atome de carbone doublement lié à un atome d’oxygène et simplement lié à un atome d’azote.
À l’aide des conductivités ioniques molaires et en négligeant l’effet de la dilution, justifier qualitativement l’évolution de la pente de la courbe au cours du titrage, avant et après l’équivalence.
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La conductivité de la solution est la somme des contributions de tous les ions présents : . Il faut donc suivre quels ions apparaissent et disparaissent.
Avant l’équivalence. Les ions hydroxyde versés sont immédiatement consommés par la réaction de titrage : ils ne s’accumulent pas. En revanche s’accumulent les ions sodium (spectateurs, apportés par la solution titrante) et les ions (formés par la réaction). La conductivité augmente donc avec une pente proportionnelle à :
Après l’équivalence. Tout le paracétamol a été consommé : les ions hydroxyde versés ne réagissent plus et s’accumulent, en même temps que les ions sodium. La pente devient alors proportionnelle à :
En négligeant la dilution, la pente est environ fois plus grande après l’équivalence qu’avant : la courbe présente une nette rupture de pente vers le haut à l’équivalence.
Cette forte augmentation s’explique par la conductivité ionique molaire de l’ion hydroxyde, très supérieure à celle des autres ions présents.
Sur la courbe expérimentale de l’annexe 1, le rapport mesuré est plutôt de l’ordre de 3 : l’écart provient précisément de la dilution, que l’énoncé demande de négliger.
En faisant figurer la construction graphique sur la courbe de l’annexe 1, vérifier que la quantité de matière de paracétamol contenu dans le sachet vaut mol.
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Construction. On trace les deux portions de droite mises en évidence à la question Q2 (avant et après l’équivalence) et l’on relève l’abscisse de leur point d’intersection.
Lecture graphique : mL (à ± 0,3 mL près)
Vérification. D’après l’équation de titrage, les nombres stœchiométriques du paracétamol et de l’ion hydroxyde valent tous deux 1. À l’équivalence :
mol : la valeur annoncée mol est bien vérifiée.
L’écart, de l’ordre de 1,5 %, est très inférieur à l’incertitude de lecture du volume équivalent ( mL, soit 2 %). Pour la suite, on reprend la valeur de l’énoncé, mol, qui correspond à mL.
Déterminer la valeur de la masse de paracétamol contenue dans le sachet et son incertitude-type associée. Écrire le résultat de la mesure avec un nombre adapté de chiffres significatifs, en milligrammes.
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Masse mesurée.
Incertitude-type. Calculons d’abord les deux incertitudes relatives :
mg
Écriture du résultat. La valeur mesurée s’arrondit au même rang que son incertitude-type :
Discuter de la compatibilité entre la valeur de la masse de paracétamol mesurée et la valeur de référence indiquée sur la notice.
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La notice indique mg. Calculons le quotient :
Le quotient étant inférieur à 2, l’écart entre la masse mesurée et la valeur de référence s’explique entièrement par les incertitudes de mesure.
La valeur mesurée est compatible avec l’indication de la notice : la teneur en principe actif du sachet est conforme.
2. Étude cinétique
Écrire l’expression de la vitesse volumique de disparition du paracétamol en fonction de sa concentration.
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La vitesse volumique de disparition d’une espèce est l’opposé de la dérivée par rapport au temps de sa concentration — l’opposé, afin que la vitesse soit positive alors que la concentration diminue :
Elle s’exprime ici en .
En utilisant la réponse précédente et sachant que l’évolution suit une loi de vitesse d’ordre 1, montrer que .
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Une loi de vitesse d’ordre 1 signifie que la vitesse est proportionnelle à la concentration du réactif, la constante de proportionnalité étant la constante de vitesse :
En égalant avec l’expression de la question Q6 :
En utilisant la courbe de la figure 1, montrer sans calcul que la vitesse de disparition du paracétamol diminue au cours du temps.
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D’après la question Q6, la vitesse volumique de disparition est l’opposé du coefficient directeur de la tangente à la courbe .
Or la courbe de la figure 1 est décroissante et sa pente devient de moins en moins raide : les tangentes successives sont de plus en plus proches de l’horizontale, la courbe « s’aplatit » nettement entre et h.
La valeur absolue du coefficient directeur des tangentes diminue : la vitesse de disparition du paracétamol diminue au cours du temps.
Ce résultat est cohérent avec la loi d’ordre 1 établie à la question Q7 : , et la concentration diminue.
Déterminer la valeur de la durée nécessaire pour que la valeur limite soit atteinte depuis la prise du médicament. Expliquer l’écart avec les recommandations de la notice.
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Démarche suivie : (1) convertir la concentration en masse limite en concentration en quantité de matière ; (2) inverser la loi de décroissance exponentielle pour obtenir la durée écoulée depuis le pic ; (3) ajouter les 30 minutes séparant la prise du pic ; (4) comparer aux recommandations.
Étape 1 — conversion de .
Étape 2 — durée écoulée depuis le pic. La concentration au pic vaut , et :
Étape 3 — durée depuis la prise du médicament. La date correspond au pic, atteint 30 minutes ( h) après la prise :
h, soit environ 3 h 45 min après la prise (valeur non arrondie : h h 46 min)
Étape 4 — comparaison avec les recommandations. La notice impose d’attendre au moins six heures entre deux prises, alors que l’effet antalgique s’atténue fortement dès 3 h 45. Il existe donc une période d’environ deux heures pendant laquelle le patient ne bénéficie plus de l’effet du médicament sans pouvoir en reprendre.
Explication. Ce n’est pas l’efficacité qui fixe l’intervalle entre deux prises, mais la sécurité. L’énoncé rappelle que le paracétamol est transformé en produits dont l’un est toxique. Le délai de six heures et la limite d’un gramme par prise servent à laisser à l’organisme le temps d’éliminer le paracétamol et ses métabolites, afin d’éviter que le produit toxique ne s’accumule — au prix d’une couverture antalgique incomplète.
Exercice 3 — Traitement de l’eau d’une piscine (4 points)
1. Formation des chloramines
Sur l’annexe 2, représenter les flèches courbes pour l’acte élémentaire n° 1. Indiquer, en justifiant, s’il s’agit d’une substitution, d’une addition ou d’une élimination.
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Sens des flèches courbes.
- (1) : le doublet non liant de l’atome d’azote de (site donneur, riche en électrons) attaque l’atome de chlore, appauvri en électrons par l’atome d’oxygène plus électronégatif auquel il est lié (site accepteur). Une liaison se crée ;
- (2) : simultanément, le doublet liant de la liaison se déplace vers l’atome d’oxygène, plus électronégatif : cette liaison se rompt et il se forme l’ion .
Catégorie de réaction. Sur l’atome de chlore, le groupe a été remplacé par le groupe : un groupe d’atomes a été échangé contre un autre, sans modification du nombre de liaisons multiples.
Il s’agit d’une réaction de substitution.
Établir l’équation de la réaction modélisée par le mécanisme réactionnel fourni.
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On additionne membre à membre les deux actes élémentaires :
Les espèces et , produites au premier acte puis intégralement consommées au second, sont des intermédiaires réactionnels : elles se simplifient.
Vérification : N : ; H : ; O : ; Cl : . ✓
Le produit est la monochloramine, responsable de l’odeur « de chlore » et des irritations des yeux évoquées dans l’énoncé.
2. L’ion hypochlorite au service de la désinfection
Donner la définition d’un acide au sens de Brönsted.
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Un acide au sens de Brönsted est une espèce chimique capable de céder un ou plusieurs protons au cours d’une transformation chimique.
Exprimer la constante d’acidité du couple acide hypochloreux / ion hypochlorite.
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L’équation de la réaction de l’acide hypochloreux avec l’eau s’écrit :
La constante d’acidité est la constante d’équilibre associée à cette équation. Chaque concentration y est rapportée à la concentration standard , et l’eau (solvant) n’y figure pas :
Calculer le rapport des concentrations lorsque le pH de l’eau de piscine est égal à 7,4.
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En isolant le rapport cherché dans l’expression de la question Q4 :
Avec et :
Ce rapport est légèrement inférieur à 1 : c’est cohérent avec le diagramme de prédominance, puisque , l’acide hypochloreux prédomine — mais de très peu.
Montrer que pour atteindre le seuil de « chlore libre », il est nécessaire que soit égale à .
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D’après la question Q5, . En reportant dans la relation fournie :
On isole la concentration cherchée, avec :
: la valeur annoncée est bien vérifiée.
3. Obtention des ions hypochlorite par électrolyse
Indiquer sur le schéma de l’annexe 3 le sens de circulation des électrons, le sens du courant et la polarité du générateur.
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Raisonnement. On part des équations fournies pour identifier la nature de chaque électrode :
- électrode n° 1 : — les électrons sont consommés, c’est une réduction : cette électrode est la cathode, reliée à la borne négative du générateur ;
- électrode n° 2 : — les électrons sont produits, c’est une oxydation : cette électrode est l’anode, reliée à la borne positive.
Borne du côté de l’électrode n° 2, borne du côté de l’électrode n° 1. Le courant sort de la borne ; les électrons circulent en sens inverse dans les fils.
Calculer la durée nécessaire de l’électrolyse pour atteindre le seuil de la norme AFSSET.
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Démarche suivie : (1) calculer la quantité d’ions hypochlorite à produire dans le volume de la piscine ; (2) remonter, par les deux équations, à la quantité d’électrons échangés ; (3) en déduire la quantité d’électricité puis la durée.
Étape 1 — quantité d’ions hypochlorite à produire. Le volume de la piscine vaut L :
Étape 2 — quantité d’électrons échangés. D’après l’équation , il faut une mole de dichlore par mole d’ions hypochlorite formée :
D’après la réaction à l’anode, , il se forme une mole de dichlore pour deux moles d’électrons :
Étape 3 — quantité d’électricité et durée.
s, soit environ 9,1 heures
Il faut donc faire fonctionner l’électrolyseur près de neuf heures pour atteindre le seuil minimal de « chlore libre » — ce qui explique que ces dispositifs fonctionnent en continu, plusieurs heures par jour, pour compenser aussi la consommation du chlore par les matières organiques.
Récapitulatif des résultats numériques
Exercice 1. ms Hz (plus grave) • dB • dB, classe C • transfert de l’air vers l’ampoule • °C s • • s • , • m (contre 40 m : frottements négligés).
Exercice 2. Groupes hydroxyle et amide • rapport des pentes • mL mol • mg • : conforme • h h 45 après la prise (contre 6 h préconisées : contrainte de toxicité).
Exercice 3. Substitution • • • • électrode 1 = cathode (borne ), électrode 2 = anode (borne ) • mol, C, s h.
Corrigé non officiel, proposé par Génies des Sciences — il ne s'agit pas du barème du jury.
Ce qui tombe dans ce sujet
Exercice 1 — Sécurité incendie (11 points)
Pour réviser : Intensité et niveau d'intensité sonore · Premier principe et transferts thermiques · La mécanique des fluides · Mouvements dans un champ uniforme
Exercice 2 — Le paracétamol (5 points)
Pour réviser : Méthodes de suivi d'un titrage · Cinétique et mécanismes réactionnels
Exercice 3 — Traitement de l’eau d’une piscine (4 points)
Pour réviser : Cinétique et mécanismes réactionnels · Force des acides et des bases · Piles et électrolyse
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