Exercices — PGCD, théorèmes de Bézout et de Gauss, nombres premiers
💡 Conseil : fais chaque exercice au brouillon avant d’ouvrir le corrigé — c’est en te trompant que tu progresses.
Exercice 1 — Algorithme d’Euclide
- Calculer à l’aide de l’algorithme d’Euclide.
- En déduire la forme irréductible de la fraction .
- Les nombres et sont-ils premiers entre eux ?
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1. On enchaîne les divisions euclidiennes, chaque diviseur devenant le nouveau dividende :
Le dernier reste non nul est : .
2. On divise numérateur et dénominateur par le PGCD : et , donc :
Cette fraction est irréductible : et sont premiers entre eux (leur PGCD vaut , ce sont d’ailleurs deux nombres premiers distincts).
3. Non : leur PGCD vaut . « Premiers entre eux » signifie exactement « PGCD égal à ».
Réflexe à retenir : dans l’algorithme d’Euclide, le PGCD est le dernier reste non nul — pas le dernier quotient, ni le dernier reste (qui vaut ). Et diviser par le PGCD rend toujours une fraction irréductible.
Exercice 2 — Remontée de Bézout et inverse modulaire
- Vérifier, par l’algorithme d’Euclide, que et sont premiers entre eux.
- En « remontant » les calculs, déterminer un couple d’entiers tel que .
- En déduire un inverse de modulo , puis résoudre la congruence .
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1. , puis , puis . Le dernier reste non nul est : , les nombres sont premiers entre eux.
2. On isole les restes en partant de l’avant-dernière ligne :
d’où, en remplaçant :
Le couple convient. Vérification : ✓.
3. L’égalité se traduit par : le nombre est un inverse de modulo . On multiplie alors les deux membres de la congruence par :
Les solutions sont les entiers , . Vérification : ✓.
Réflexe à retenir : la remontée de Bézout se fait en isolant les restes ligne par ligne, de bas en haut — et un couple de Bézout pour premiers entre eux te donne gratuitement l’inverse de modulo : c’est l’arme qui transforme en .
Exercice 3 — Équation diophantienne complète
On considère l’équation , d’inconnues et entiers relatifs.
- Justifier que admet des solutions.
- Vérifier que , et en déduire une solution particulière de .
- Montrer que si est solution de , alors divise .
- Résoudre l’équation .
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1. (deux nombres premiers distincts), et divise : l’équation admet donc des solutions entières.
2. ✓. En multipliant les deux membres par :
donc est une solution particulière de .
3. Si , on soustrait l’égalité :
Ainsi divise . Comme est premier avec , le théorème de Gauss donne : divise .
4. D’après la question 3, avec . En reportant dans : , d’où , c’est-à-dire . Réciproquement, pour tout :
donc tous ces couples sont bien solutions. Conclusion :
Réflexe à retenir : le plan Bézout → solution particulière → soustraction → Gauss → réciproque se déroule à l’identique dans toutes les équations . Ne saute jamais la réciproque : c’est elle qui garantit qu’on a exactement les solutions, ni plus ni moins.
Exercice 4 — Nombres premiers et décomposition
- Décomposer et en produits de facteurs premiers.
- En déduire , puis retrouver ce résultat avec l’algorithme d’Euclide.
- Les nombres et sont-ils premiers ?
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1. On divise par les premiers successifs :
2. Le PGCD s’obtient en gardant les facteurs premiers communs, chacun avec le plus petit exposant : facteurs communs (exposants et ) et (exposants et ) :
Par Euclide : , puis , puis : dernier reste non nul ✓.
3. Pour : on teste les premiers jusqu’à , soit . Et : pas premier. Pour : également ; est impair, sa somme de chiffres n’est pas divisible par , il ne finit ni par ni par , et : aucun premier jusqu’à ne le divise, donc est premier.
Réflexe à retenir : pour tester la primalité de , il suffit d’essayer les diviseurs premiers jusqu’à — au-delà, tout diviseur aurait un « partenaire » plus petit que , déjà testé. Et la décomposition en facteurs premiers donne le PGCD sans aucune division euclidienne.
Exercice 5 — Petit théorème de Fermat en action (type contrôle ⭐)
- Rappeler l’énoncé du petit théorème de Fermat, puis justifier que .
- Déterminer le reste de la division euclidienne de par .
- Montrer que, pour tout entier naturel , le nombre est divisible par .
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1. Petit théorème de Fermat : si est premier et ne divise pas , alors (et pour tout entier : ). Ici est premier et ne divise pas , donc :
2. On divise l’exposant par : . Alors :
Or , donc : le reste est .
3. On applique la deuxième version du théorème avec , valable pour tout entier (divisible par ou non) :
c’est-à-dire que divise , pour tout .
Réflexe à retenir : modulo un premier , Fermat te donne l’exposant qui « remet le compteur à » : c’est , pas . Ensuite, même scénario que pour toutes les grandes puissances : division euclidienne de l’exposant, puis compatibilité des congruences. Et la version , valable sans condition, expédie les divisibilités du type .
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