Exercices corrigés — Les transformations du plan
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- Exercice 1 : Reconnaître une transformation et ce qu'elle conserve
- Exercice 2 : Identifier une transformation sur un quadrillage
- Exercice 3 : Conservations, rapport k et Thalès : le cours en un paragraphe
- Exercice 4 : Construire l'image d'un triangle par une rotation et une homothétie
- Exercice 5 : Réduction d'un cône : Thalès, homothétie et volume
- Les trois réflexes à retenir
Glisser, retourner, faire un demi-tour, tourner, agrandir : une transformation se reconnaît d’abord à l’œil, sur une frise, un pavage ou un quadrillage. En 3e, la rotation et l’homothétie rejoignent les symétries et la translation, et la même question revient souvent : parmi les longueurs, les angles, les aires et parfois les volumes, qu’est-ce qui change, et qu’est-ce qui ne change pas ? Les trois premiers exercices vérifient que le cours est compris, sans calcul : deux quiz, dont un sur un quadrillage, et un texte à trous, corrigés dès que tu valides. Les deux suivants se rédigent au brouillon, avec un corrigé détaillé comme au tableau : une construction sur quadrillage, puis un gobelet conique rempli à mi-hauteur, comme en évaluation.
Les transformations du plan : l’essentiel
La symétrie axiale
Définie par un axe (d). La figure est retournée de l’autre côté de l’axe, comme dans un miroir.
La symétrie centrale
Définie par un centre O. La figure fait un demi-tour autour de O : c’est aussi la rotation de centre O d’angle 180°.
La translation
Définie par un glissement : une direction, un sens et une longueur, que donne la flèche. La figure glisse sans tourner.
La rotation
Définie par un centre, un angle et un sens. Ici, un quart de tour de centre O, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Ces quatre transformations conservent les longueurs, les angles, les aires, l’alignement et le parallélisme : l’image est superposable à la figure de départ.
L’homothétie
Définie par un centre O et un rapport k, un nombre non nul.
Rapport 2 : l’image est du même côté de O, deux fois plus grande.
Rapport −2 : l’image est de l’autre côté de O, deux fois plus grande, et elle a fait un demi-tour.
Les longueurs sont multipliées par k sans son signe : c’est un agrandissement s’il est plus grand que 1, une réduction s’il est plus petit que 1. Les angles sont conservés, les aires sont multipliées par k².
Agrandissement ou réduction de rapport k : longueurs × k · aires × k² · volumes × k³
Thalès et l’homothétie
Dans une configuration de Thalès de sommet A, les deux triangles se correspondent par une homothétie de centre A : de rapport positif pour les triangles emboîtés, négatif pour le papillon.
Avant de te lancer : pour les exercices 4 et 5, cherche au brouillon avant d’ouvrir le corrigé : c’est en te trompant que tu progresses. Pour l’exercice 4, reproduis la figure sur une feuille à petits carreaux, ou imprime la fiche PDF : le quadrillage y est. Les exercices réussis se cochent au fur et à mesure, et la page retient où tu en es.
Reconnaître une transformation et ce qu'elle conserve
★★★Questions flash de cours
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Juste. La bonne réponse : Une translation. Quand le calque glisse sans tourner ni se retourner, chaque point de la figure se déplace dans la même direction, dans le même sens et de la même longueur : c'est une translation. Pour une rotation, le calque tournerait autour d'un point fixe ; pour une symétrie axiale, il faudrait le retourner autour d'une droite, face contre la feuille.
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Juste. La bonne réponse : La symétrie de centre O. Un demi-tour autour du point O, c'est la symétrie de centre O : c'est aussi la rotation de centre O et d'angle 180°. Le calque n'a pas été retourné, ce n'est donc pas une symétrie axiale ; et il a tourné autour d'un point fixe, ce n'est pas une translation.
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Juste. La bonne réponse : Les deux triangles ont les mêmes longueurs, les mêmes angles et la même aire. Une rotation conserve les longueurs, les angles et les aires : le triangle A'B'C' est superposable au triangle ABC. L'angle de 50° indique de combien la figure a tourné autour de O, il ne s'ajoute à aucun angle du triangle : la somme des angles d'un triangle reste d'ailleurs égale à 180°. Garder les angles en changeant l'aire, c'est ce que peut faire une homothétie, pas une rotation.
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Juste. La bonne réponse : Sur la droite (OM), de l'autre côté de O par rapport à M, et deux fois plus loin de O que M. Le rapport −2 donne deux informations. Son signe moins place M' de l'autre côté du centre O ; le nombre 2, sans son signe, multiplie la distance au centre : OM' = 2 × OM. La deuxième proposition décrit l'homothétie de rapport 2, la troisième celle de rapport −0,5.
Identifier une transformation sur un quadrillage
★★★Quiz sur une figure : symétries, translation, rotation
Les quatre questions portent sur la figure ci-dessous : cinq pièces en forme de L, la droite (d) et le point O. Pour chaque question, regarde si la pièce a glissé, tourné, fait un demi-tour ou été retournée.
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Juste. La bonne réponse : Une translation. La pièce 2 est orientée comme la pièce 1 : la grande branche est verticale et le pied part vers la droite, en bas. Elle a seulement glissé, de 10 carreaux vers la droite et de 5 carreaux vers le bas : c'est une translation. La symétrie de centre O transforme la pièce 1 en la pièce 4, et la symétrie d'axe (d) la transforme en la pièce 3.
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Juste. La bonne réponse : La symétrie d'axe (d). Dans la pièce 3, le pied part vers la gauche au lieu de partir vers la droite : la pièce a été retournée, comme dans un miroir posé sur la droite (d). Les deux pièces sont à la même distance de (d), la pièce 1 à gauche et la pièce 3 à droite : c'est la symétrie d'axe (d). Une translation ne retourne pas une figure, et une symétrie centrale lui fait faire un demi-tour sans la retourner.
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Juste. La bonne réponse : La symétrie de centre O. La pièce 4 a la tête en bas, et son pied part vers la gauche, en haut : elle a fait un demi-tour. Le point O est le milieu du segment qui joint un sommet de la pièce 1 au sommet qui lui correspond dans la pièce 4 : c'est la symétrie de centre O. Un quart de tour ne laisserait pas la grande branche verticale, il la coucherait.
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Juste. La bonne réponse : La rotation de centre O, d'angle 90°, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La grande branche de la pièce 5 est couchée : la pièce a fait un quart de tour autour de O. Pour passer de la pièce 1, en haut à gauche de O, à la pièce 5, en bas à gauche, elle tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Dans l'autre sens, le quart de tour l'aurait envoyée en haut à droite de O, et la symétrie de centre O donne la pièce 4.
Conservations, rapport k et Thalès : le cours en un paragraphe
★★★Le cours en un texte à trous
Une rotation est définie par un centre, un angle et un sens . La symétrie de centre O est la rotation de centre O et d'angle 180° . Comme la symétrie axiale et la translation, ces transformations conservent les longueurs, les angles et les aires : l'image est superposable à la figure de départ. Une homothétie, elle, conserve les angles : l'image a la même forme que la figure, mais pas forcément la même taille. Avec un rapport de 3, les longueurs sont multipliées par 3 et les aires par 9 . Avec un rapport de −0,5, l'image est de l'autre côté du centre et les longueurs sont divisées par 2 : la figure est réduite . Si l'on agrandit un solide dans le rapport 2, son volume est multiplié par 8 . Enfin, dans une configuration de Thalès de sommet A, les deux triangles se correspondent par une homothétie de centre A .
Trois pièges se cachent dans ce paragraphe. Un rapport négatif ne rend pas une longueur négative : avec −0,5, les longueurs sont multipliées par 0,5, le rapport sans son signe, c'est-à-dire divisées par 2, et le signe moins place l'image de l'autre côté du centre. Ensuite, les aires ne suivent pas les longueurs : avec un rapport de 3, elles sont multipliées par 3² = 9. Enfin, un volume est multiplié par le cube du rapport : agrandir un solide dans le rapport 2 multiplie son volume par 2³ = 8, et non par 2.
Construire l'image d'un triangle par une rotation et une homothétie
★★★Construire sur un quadrillage, puis calculer longueurs et aires
Sur le quadrillage ci-dessous, on considère que le côté d’un carreau mesure 1 cm. Le triangle ABC est rectangle en A.
- Construire le triangle A’B’C’, image du triangle ABC par la rotation de centre O, d’angle 90°, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
- Construire le triangle DEF, image du triangle ABC par l’homothétie de centre O et de rapport −2 : les points D, E et F sont les images des points A, B et C.
- Lire sur le quadrillage les longueurs AB et AC, puis calculer l’aire du triangle ABC.
- Sans mesurer, donner les longueurs A’B’ et A’C’ et l’aire du triangle A’B’C’. Justifier.
- Sans mesurer, donner les longueurs DE et DF, et dire si le triangle DEF est rectangle. Lucas affirme : « Le rapport vaut −2, donc l’aire du triangle DEF est le double de celle du triangle ABC. » A-t-il raison ?
Voir le corrigé
1. Sur un quadrillage, on repère chaque sommet par le chemin, en carreaux, qui le relie au centre O. Un quart de tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre change chaque déplacement vers la droite en un déplacement vers le haut, et chaque déplacement vers le haut en un déplacement vers la gauche, sans changer le nombre de carreaux :
- pour aller de O à A : 1 carreau vers la droite, puis 1 vers le haut ; donc pour aller de O à A’ : 1 carreau vers le haut, puis 1 vers la gauche ;
- de O à B : 5 vers la droite, puis 1 vers le haut ; donc de O à B’ : 5 vers le haut, puis 1 vers la gauche ;
- de O à C : 1 vers la droite, puis 4 vers le haut ; donc de O à C’ : 1 vers le haut, puis 4 vers la gauche.
On relie A’, B’ et C’ : c’est le triangle violet de la figure ci-dessous. Contrôle : A’B’C’ a les mêmes dimensions que ABC, et ses côtés de l’angle droit ont tourné d’un quart de tour : [A’B’] est vertical, [A’C’] est horizontal.
2. Pour l’homothétie de rapport −2, on double chaque déplacement depuis O, et on le fait dans le sens contraire, puisque le rapport est négatif :
- de O à A : 1 vers la droite, puis 1 vers le haut ; donc de O à D : 2 vers la gauche, puis 2 vers le bas ;
- de O à B : 5 vers la droite, puis 1 vers le haut ; donc de O à E : 10 vers la gauche, puis 2 vers le bas ;
- de O à C : 1 vers la droite, puis 4 vers le haut ; donc de O à F : 2 vers la gauche, puis 8 vers le bas.
Les points A, O et D sont alignés, et O est entre A et D : c’est le pointillé de la figure. Le triangle DEF est le triangle jaune.
3. Le côté [AB] est horizontal et couvre 4 carreaux, le côté [AC] est vertical et en couvre 3 : AB = 4 cm et AC = 3 cm. Le triangle est rectangle en A, donc [AB] est une base et [AC] la hauteur qui lui correspond :
4. Une rotation conserve les longueurs et les aires. Donc A’B’ = AB = 4 cm, A’C’ = AC = 3 cm, et le triangle A’B’C’ a la même aire que le triangle ABC : 6 cm². La figure le confirme : [A’B’] couvre 4 carreaux et [A’C’] en couvre 3.
5. Dans une homothétie de rapport −2, les longueurs sont multipliées par 2, le rapport sans son signe moins :
Une homothétie conserve les angles : l’angle mesure 90°, comme l’angle , et le triangle DEF est rectangle en D. Lucas se trompe : les aires sont multipliées par le carré du rapport, , et non par 2.
Contrôle direct : . L’aire du triangle DEF est le quadruple de celle du triangle ABC.
Réflexe à retenir : sur un quadrillage, construis l’image d’un point en suivant son chemin en carreaux depuis le centre. Pour un quart de tour, le chemin tourne ; pour une homothétie, il est multiplié par le rapport sans son signe, et parcouru dans l’autre sens si le rapport est négatif.
Réduction d'un cône : Thalès, homothétie et volume
★★★Type évaluation, avec un document à exploiter
À la fontaine à eau du collège, les gobelets en papier ont la forme d’un cône, la pointe en bas. Hugo remplit un gobelet jusqu’à 5 cm de hauteur, et pense qu’il est à moitié plein.
Fiche du fournisseur : gobelet conique en papier ; diamètre de l’ouverture : 8 cm ; profondeur : 10 cm ; contenance : environ 17 cL.
Sur la coupe : S est la pointe du gobelet, [AB] est un diamètre de l’ouverture, de milieu H, et la droite (SH) est l’axe du gobelet. L’eau monte jusqu’au point K de [SH], avec SK = 5 cm ; sa surface est un disque de rayon KM, et les droites (KM) et (HA) sont parallèles.
Rappels : volume d’un cône = (aire de la base × hauteur) ÷ 3 ; aire d’un disque de rayon r = π × r × r ; 1 L = 1 dm³ = 1 000 cm³ et 1 L = 100 cL.
- Calculer le volume du gobelet, en cm³, arrondi à l’unité. La contenance annoncée par le fournisseur est-elle cohérente ?
- Calculer KM, le rayon de la surface de l’eau.
- Le triangle SKM est l’image du triangle SHA par une homothétie. Préciser son centre et son rapport. En déduire que l’eau forme un cône qui est une réduction du gobelet, et donner le rapport de cette réduction.
- Calculer le volume d’eau, arrondi au dixième de cm³. Hugo a-t-il raison ?
- Vérifier qu’en remplissant le gobelet jusqu’à 8 cm de hauteur, on dépasse un peu la moitié de son volume.
Voir le corrigé
1. Le rayon de l’ouverture est la moitié du diamètre : 8 cm ÷ 2 = 4 cm. La base du cône est un disque de rayon 4 cm :
La hauteur du cône est la profondeur du gobelet, 10 cm. On note V le volume du gobelet :
Le gobelet a un volume d’environ 168 cm³. Comme 1 L = 1 000 cm³ et 1 L = 100 cL, 1 cL vaut 1 000 cm³ ÷ 100 = 10 cm³ : 168 cm³ font 16,8 cL, soit environ 17 cL. La contenance annoncée est cohérente.
2. Les points S, K et H sont alignés, les points S, M et A sont alignés, et les droites (KM) et (HA) sont parallèles. D’après le théorème de Thalès, dans le triangle SHA :
avec SH = 10 cm, la profondeur, et HA = 4 cm, le rayon de l’ouverture. On garde l’égalité qui contient KM :
Le rayon de la surface de l’eau est KM = 2 cm.
3. D’après les égalités de la question 2, le point K est sur la demi-droite [SH) avec SK = 0,5 × SH, et le point M est sur la demi-droite [SA) avec SM = 0,5 × SA. Le triangle SKM est donc l’image du triangle SHA par l’homothétie de centre S et de rapport :
Le rapport est positif : K et M sont du même côté de S que H et A. Le même raisonnement vaut pour toutes les coupes qui passent par l’axe : l’eau forme un cône de même pointe S, qui est une réduction du gobelet de rapport 0,5. Sa hauteur, 5 cm, et son rayon, 2 cm, sont bien les moitiés de 10 cm et de 4 cm.
4. Dans une réduction de rapport 0,5, les volumes sont multipliés par le cube du rapport :
On note le volume d’eau :
Contrôle direct, avec un cône de rayon 2 cm et de hauteur 5 cm : . Hugo se trompe : 0,125 est un huitième, l’eau n’occupe que le huitième du gobelet, environ 20,9 cm³ sur 168 cm³. Rempli à mi-hauteur, un cône posé sur sa pointe est loin d’être à moitié plein : toute la partie large reste au-dessus de l’eau.
5. À 8 cm de hauteur, l’eau forme une réduction du gobelet de rapport . Son volume est celui du gobelet multiplié par :
La moitié du volume du gobelet vaut . Comme 85,8 cm³ dépasse 83,8 cm³, le gobelet rempli jusqu’à 8 cm est un peu plus qu’à moitié plein : 0,512 est un peu plus grand que 0,5.
Réflexe à retenir : pour un solide réduit, cherche d’abord le rapport, une longueur de la réduction divisée par la longueur qui lui correspond. Choisis ensuite l’exposant selon la grandeur demandée : 1 pour une longueur, 2 pour une aire, 3 pour un volume.
Les trois réflexes à retenir
- La taille d’abord, le mouvement ensuite. Si la taille change, c’est une homothétie. Sinon, regarde si la figure a glissé (translation), tourné autour d’un point (rotation), fait un demi-tour (symétrie centrale) ou été retournée comme dans un miroir (symétrie axiale).
- Le rapport k donne deux informations. Son signe dit de quel côté du centre se trouve l’image ; le nombre sans son signe multiplie les longueurs. Une longueur reste positive, même avec un rapport négatif.
- Une longueur, une aire, un volume : trois exposants. Avec un rapport k, les longueurs sont multipliées par k, les aires par k² et les volumes par k³ (k sans son signe). Relis la grandeur demandée avant de choisir.
Pour aller plus loin, les exercices sur le théorème de Thalès reprennent la configuration du gobelet, et les exercices de géométrie dans l’espace les volumes des solides.