Exercices — Les suites numériques
💡 Conseil : fais chaque exercice au brouillon avant d’ouvrir le corrigé — c’est en te trompant que tu progresses.
Exercice 1 — Suite définie par une formule explicite
La suite est définie pour tout entier naturel par .
- Calculer , et .
- Calculer .
- Exprimer en fonction de , sous forme développée et réduite.
- Vérifier la formule obtenue à la question 3 pour .
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1. On remplace par la valeur voulue : ; ; .
2. Pas besoin des termes précédents — c’est tout l’intérêt d’une formule explicite : .
3. On remplace par partout, avec des parenthèses :
4. Pour , la formule donne : c’est bien la valeur trouvée à la question 1 ✓.
Réflexe à retenir : pour calculer , remplace par entre parenthèses dans toute la formule — l’oubli des parenthèses dans est l’erreur numéro un du chapitre.
Exercice 2 — Suite définie par récurrence
La suite est définie par et, pour tout entier naturel , .
- Calculer , et .
- La suite semble-t-elle croissante ? (Aucune démonstration demandée.)
- Peut-on calculer d’un seul coup ? Décrire en français un algorithme qui le calcule.
- La suite vérifie la même relation , mais avec . Calculer , et . Que remarque-t-on ?
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1. On applique la règle de passage à partir de : ; ; .
2. Les termes calculés augmentent () : la suite semble croissante. Ce n’est qu’une conjecture — quelques termes ne démontrent rien.
3. Non : la relation de récurrence ne donne un terme qu’à partir du précédent. Algorithme en français : « partir de la valeur , puis répéter fois l’opération “tripler et ajouter 2” ; le résultat final est ». C’est exactement ce qu’on programme avec une boucle (tableur, Python ou calculatrice).
4. : on retombe sur ! Donc et : la suite est constante. Même règle de passage, premier terme différent → comportement totalement différent : le premier terme fait partie intégrante de la définition.
Réflexe à retenir : une suite définie par récurrence se calcule de proche en proche — et son comportement dépend autant du premier terme que de la règle de passage.
Exercice 3 — Un motif géométrique : la frise d’allumettes
Avec des allumettes, on construit une frise de carrés accolés : carré demande allumettes, et pour chaque carré supplémentaire, on accole allumettes à droite de la frise. On note le nombre d’allumettes nécessaires pour une frise de carrés ().
- Calculer , et .
- Exprimer en fonction de .
- Justifier que pour tout .
- Combien d’allumettes faut-il pour carrés ? Combien de carrés complets peut-on construire avec allumettes ?
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1. . Chaque nouveau carré ajoute allumettes : et .
2. Passer de carrés à carrés coute allumettes de plus : .
3. Décompte direct sur le motif : la frise commence par allumette verticale (le bord gauche), puis chaque carré apporte allumettes (le haut, le bas et son bord droit). Pour carrés :
On retrouve bien , et ✓.
4. allumettes. Avec allumettes, on cherche le plus grand tel que , c’est-à-dire , soit : on construit carrés — et comme , il ne reste aucune allumette.
Réflexe à retenir : face à un motif qui grandit, pose-toi deux questions : « qu’est-ce qui s’ajoute à chaque étape ? » (→ relation de récurrence) et « comment compter directement l’étape ? » (→ formule explicite). Les deux doivent redonner les mêmes premiers termes.
Exercice 4 — Sens de variation
Étudier le sens de variation des suites suivantes, définies pour tout entier naturel :
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1. On étudie le signe de la différence :
Pour tout entier , , donc : la suite est strictement croissante.
2. Tous les termes sont strictement positifs (produit de nombres strictement positifs). On peut donc utiliser le quotient :
Chaque terme vaut 90 % du précédent : la suite est strictement décroissante.
3. . Ce signe change : pour , il s’annule pour , puis pour . La suite n’est donc ni croissante ni décroissante. Les premiers termes le confirment : ; ; ; ; ; ; … — elle descend, puis remonte.
Réflexe à retenir : la différence marche toujours ; le quotient est réservé aux suites à termes strictement positifs (pratique quand la formule est un produit ou une puissance). Et conclus toujours « pour tout » — si le signe change, la suite n’est ni croissante ni décroissante.
Exercice 5 — Conjecturer une limite (type contrôle ⭐)
- La suite est définie par et, pour tout entier naturel , . Calculer , , et .
- Quelle conjecture peut-on faire sur la limite de ? (On pourra calculer quelques termes supplémentaires à la calculatrice.)
- Que se passe-t-il si on choisit ?
- Conjecturer le comportement des suites et quand devient très grand.
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1. ; ; ; .
2. En poursuivant : , , … Les termes descendent en se rapprochant de plus en plus de : on conjecture que la suite a pour limite . (À ce stade, c’est une observation, pas une démonstration.)
3. : on retombe sur , donc tous les termes valent . La suite est constante — la valeur est un point d’équilibre de la règle de passage, ce qui rend la conjecture de la question 2 très crédible.
4. Pour : les termes ( ; ; ; …) finissent par dépasser n’importe quel plafond : on conjecture que tend vers . Pour : les termes oscillent ; ; ; … sans se stabiliser : n’a pas de limite.
Réflexe à retenir : pour conjecturer une limite, calcule des termes lointains (, , ) à la calculatrice ou au tableur, puis classe le comportement : les termes s’accumulent vers un nombre (limite finie), explosent (limite infinie) ou oscillent (pas de limite).
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- Les suites numériques (1re)