Tle Mathématiques Fiche méthode

Résumé — Les fonctions sinus et cosinus

Sommaire de la fiche
  1. Le cercle trigonométrique : les rappels de 1re
  2. Deux fonctions définies sur ℝ
  3. Les dérivées
  4. Les variations
  5. Résoudre cos x = a ou sin x = a sur un intervalle : le cercle
  6. Les pièges classiques

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Le son, les marées, le courant alternatif, un ressort qui oscille : dès qu’un phénomène se répète à l’identique, les fonctions cosinus et sinus entrent en scène. Ce sont tes premières fonctions périodiques — et elles ont une élégance rare : chacune est, au signe près, la dérivée de l’autre.

Le cercle trigonométrique : les rappels de 1re

Sur le cercle de centre OO et de rayon 11, au réel xx (enroulé depuis le point (1 ; 0)(1\,;\,0)) correspond un point MM : cos⁡x\cos x est l’abscisse de MM, sin⁡x\sin x son ordonnée. D’où l’encadrement −1≤cos⁡x≤1-1 \leq \cos x \leq 1 et −1≤sin⁡x≤1-1 \leq \sin x \leq 1, et la relation cos⁡2x+sin⁡2x=1\cos^2 x + \sin^2 x = 1 (c’est Pythagore sur le cercle).

Les valeurs remarquables, à savoir sur le bout des doigts :

x0π6π4π3π2cos⁡x13222120sin⁡x01222321\begin{array}{c|ccccc} x & 0 & \dfrac{\pi}{6} & \dfrac{\pi}{4} & \dfrac{\pi}{3} & \dfrac{\pi}{2} \\[2mm] \hline \cos x & 1 & \dfrac{\sqrt{3}}{2} & \dfrac{\sqrt{2}}{2} & \dfrac{1}{2} & 0 \\[2mm] \sin x & 0 & \dfrac{1}{2} & \dfrac{\sqrt{2}}{2} & \dfrac{\sqrt{3}}{2} & 1 \end{array}

Et les angles associés, que le cercle redonne par symétrie (inutile de les apprendre par cœur si tu sais dessiner) :

  • cos⁡(−x)=cos⁡x\cos(-x) = \cos x et sin⁡(−x)=−sin⁡x\sin(-x) = -\sin x ;
  • cos⁡(π−x)=−cos⁡x\cos(\pi - x) = -\cos x et sin⁡(π−x)=sin⁡x\sin(\pi - x) = \sin x ;
  • cos⁡(π+x)=−cos⁡x\cos(\pi + x) = -\cos x et sin⁡(π+x)=−sin⁡x\sin(\pi + x) = -\sin x.

Deux fonctions définies sur ℝ

  • Parité : cos⁡\cos est paire (courbe symétrique par rapport à l’axe des ordonnées), sin⁡\sin est impaire (symétrie par rapport à l’origine).
  • Périodicité : cos⁡(x+2π)=cos⁡x\cos(x + 2\pi) = \cos x et sin⁡(x+2π)=sin⁡x\sin(x + 2\pi) = \sin x — les deux fonctions sont périodiques de période 2π2\pi. Conséquence précieuse : il suffit de les étudier sur un intervalle de longueur 2π2\pi, comme [−π ; π][-\pi\,;\,\pi], puis de translater la courbe.
  • Courbes : deux sinusoïdes qui ondulent entre −1-1 et 11. Celle de sin⁡\sin est celle de cos⁡\cos décalée de π2\dfrac{\pi}{2} vers la droite : cos⁡x=sin⁡(x+π2)\cos x = \sin\left(x + \dfrac{\pi}{2}\right).

Les dérivées

Dérivées des fonctions trigonométriques

(sin⁡x)′=cos⁡x(cos⁡x)′=−sin⁡x(\sin x)' = \cos x \qquad (\cos x)' = -\sin x

(sin⁡(ωt+φ))′=ωcos⁡(ωt+φ)(cos⁡(ωt+φ))′=−ωsin⁡(ωt+φ)\big(\sin(\omega t + \varphi)\big)' = \omega\cos(\omega t + \varphi) \qquad \big(\cos(\omega t + \varphi)\big)' = -\omega\sin(\omega t + \varphi)

Le signe moins apparaît en dérivant cosinus. Les versions avec ωt + φ viennent de la dérivée d’une composée : on multiplie par ω, la dérivée de l’intérieur.

Les deux fonctions sont donc dérivables (et continues) sur R\mathbb{R}, et chacune renseigne sur les variations de l’autre.

Les variations

  • cos⁡\cos est décroissante sur [0 ; π][0\,;\,\pi] (de 11 à −1-1) — cohérent avec sa dérivée : (cos⁡x)′=−sin⁡x≤0(\cos x)' = -\sin x \leq 0 sur [0 ; π][0\,;\,\pi]. Par parité, elle est croissante sur [−π ; 0][-\pi\,;\,0].
  • sin⁡\sin est croissante sur [−π2 ; π2]\left[-\dfrac{\pi}{2}\,;\,\dfrac{\pi}{2}\right] (de −1-1 à 11), car (sin⁡x)′=cos⁡x≥0(\sin x)' = \cos x \geq 0 sur cet intervalle ; elle décroît ensuite sur [π2 ; π]\left[\dfrac{\pi}{2}\,;\,\pi\right].

Ces deux tableaux, complétés par la parité et la période, suffisent à tracer les courbes entières.

Résoudre cos x = a ou sin x = a sur un intervalle : le cercle

La méthode du cercle (aucune formule magique)

1. Trace le cercle trigonométrique. 2. Pour cos⁡x=a\cos x = a : trace la droite verticale d’abscisse aa — elle coupe le cercle en deux points symétriques par rapport à l’axe des abscisses, d’où, sur [−π ; π][-\pi\,;\,\pi], les solutions x=αx = \alpha et x=−αx = -\alpha. Pour sin⁡x=a\sin x = a : droite horizontale d’ordonnée aa, solutions x=αx = \alpha et x=π−αx = \pi - \alpha (à ramener dans l’intervalle demandé). 3. Pour une inéquation, colorie l’arc de cercle qui convient et lis les intervalles.

Exemple modèle : sur [−π ; π][-\pi\,;\,\pi], l’équation cos⁡x=12\cos x = \dfrac{1}{2} a pour solutions x=π3x = \dfrac{\pi}{3} et x=−π3x = -\dfrac{\pi}{3} ; et l’inéquation cos⁡x≤12\cos x \leq \dfrac{1}{2} a pour ensemble de solutions [−π ; −π3]∪[π3 ; π]\left[-\pi\,;\,-\dfrac{\pi}{3}\right] \cup \left[\dfrac{\pi}{3}\,;\,\pi\right] — tout l’arc situé à gauche de la droite verticale d’abscisse 12\dfrac{1}{2}.

Les pièges classiques

Radians, signes et solutions oubliées

En analyse, les angles sont en radians — calculatrice en mode radian, toujours. Le signe : (cos⁡x)′=−sin⁡x(\cos x)' = -\sin x, le moins se perd une fois sur deux. Les angles associés se mélangent vite (sin⁡(π−x)=sin⁡x\sin(\pi - x) = \sin x mais cos⁡(π−x)=−cos⁡x\cos(\pi - x) = -\cos x) : au moindre doute, redessine le cercle. Une équation trigonométrique a presque toujours deux solutions par tour de cercle : sur [−π ; π][-\pi\,;\,\pi], sin⁡x=12\sin x = \dfrac{1}{2} donne π6\dfrac{\pi}{6} et 5π6\dfrac{5\pi}{6}, pas π6\dfrac{\pi}{6} seul. Enfin, les formules d’addition et de duplication (cos⁡(a+b)\cos(a+b), cos⁡2a\cos 2a…) relèvent de l’option maths expertes : en spécialité, tu n’en as pas besoin.

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