Tle Mathématiques Fiche méthode

Résumé — Combinatoire et dénombrement

Sommaire de la fiche
  1. Les deux principes de base
  2. Les quatre modèles
  3. Le coefficient binomial
  4. Les démonstrations exigibles
  5. Les pièges classiques

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Ce résumé condense l’exigible du chapitre. Tout dénombrement commence par deux questions : l’ordre intervient-il ? Les répétitions sont-elles autorisées ? Les réponses déterminent le modèle.

Les deux principes de base

Principe additif

Card(A∪B)=Card A+Card B\text{Card}(A \cup B) = \text{Card}\,A + \text{Card}\,B

Valable si A et B sont DISJOINTS. Sinon : Card(A∪B) = Card A + Card B − Card(A∩B).

Principe multiplicatif

Card(A×B)=Card A×Card B\text{Card}(A \times B) = \text{Card}\,A \times \text{Card}\,B

Pour des choix successifs indépendants — le principe qui fonde tous les arbres de dénombrement.

Les quatre modèles

  1. k-uplet (ordre, répétitions autorisées) : nkn^k listes — les codes PIN, les mots de k lettres.
  2. k-uplet d’éléments distincts (ordre, sans répétition) : n(n−1)⋯(n−k+1)=n!(n−k)!n(n-1)\cdots(n-k+1) = \dfrac{n!}{(n-k)!} — les podiums, les tiercés.
  3. Permutation (ranger tous les éléments) : n!n! — les anagrammes, les files d’attente. Rappel : n!=1×2×⋯×nn! = 1 \times 2 \times \cdots \times n, et 0!=10! = 1.
  4. Combinaison (l’ordre ne compte pas, sans répétition) : choisir une partie à kk éléments — les mains de cartes, les délégations.

Le coefficient binomial

« k parmi n »

(nk)=n!k! (n−k)!=n(n−1)⋯(n−k+1)k!\binom{n}{k} = \frac{n!}{k!\,(n-k)!} = \frac{n(n-1)\cdots(n-k+1)}{k!}

Nombre de parties à k éléments d’un ensemble à n éléments. Cas usuels : (n choose 0) = 1, (n choose 1) = n, (n choose 2) = n(n−1)/2.

Symétrie et Pascal

(nk)=(nn−k)(n−1k−1)+(n−1k)=(nk)\binom{n}{k} = \binom{n}{n-k} \qquad \binom{n-1}{k-1} + \binom{n-1}{k} = \binom{n}{k}

La relation de Pascal engendre le triangle : chaque coefficient est la somme des deux au-dessus.

Nombre de parties

∑k=0n(nk)=2n\sum_{k=0}^{n} \binom{n}{k} = 2^n

Un ensemble à n éléments a 2ⁿ parties : pour chaque élément, on le prend ou non.

Les démonstrations exigibles

  • ∑(nk)=2n\sum \binom{n}{k} = 2^n : on compte les parties de deux manières — d’une part chaque élément est pris ou non (2n2^n), d’autre part on trie les parties selon leur nombre kk d’éléments ((nk)\binom{n}{k} chacune, familles disjointes).
  • Relation de Pascal : on fixe un élément aa ; les parties à kk éléments se répartissent en celles qui contiennent aa ((n−1k−1)\binom{n-1}{k-1}) et celles qui ne le contiennent pas ((n−1k)\binom{n-1}{k}) — deux familles disjointes.

Les pièges classiques

Les réflexes qui sauvent

Se demander d’abord si l’ordre intervient, puis si les répétitions sont autorisées. Le principe additif exige des ensembles disjoints. Et « k parmi n » se note (nk)\binom{n}{k} : le grand nombre en haut.

La phrase qui résume tout

Sans ordre et sans répétition, on compte des parties, donc des coefficients binomiaux. Avec ordre, on compte des listes : nkn^k avec répétitions, n!(n−k)!\frac{n!}{(n-k)!} sans.

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