Résumé — Les fonctions polynômes de degré 2
Trajectoire d’un ballon, arche d’un pont, chiffre d’affaires selon le prix : beaucoup de phénomènes non linéaires se modélisent par une fonction polynôme de degré 2. Sa courbe, la parabole, offre ce que le linéaire ne peut pas : un maximum ou un minimum.
La parabole
Une fonction polynôme de degré 2 s’écrit (avec ). Sa courbe est une parabole :
Tout dépend du signe de a
• : parabole tournée vers le haut — le sommet est un minimum (courbe décroissante puis croissante).
• : parabole tournée vers le bas — le sommet est un maximum (croissante puis décroissante).
• La courbe admet un axe de symétrie vertical qui passe par le sommet.
• La courbe coupe l’axe des ordonnées en (car ).
Trois formes à savoir reconnaître
- : sommet à l’origine, axe de symétrie .
- : même parabole décalée verticalement, sommet .
- : forme factorisée — les racines et se lisent directement.
Racines et signe (forme factorisée)
La forme factorisée dit tout
Règle de signe : f(x) est du signe de a à l’extérieur des racines, du signe opposé entre les racines.
Par symétrie, l’axe de la parabole passe au milieu des racines :
et le sommet a pour ordonnée .
Trouver l’axe de symétrie sans formule
Pour sans forme factorisée : résous l’équation . Elle donne deux solutions symétriques ( et une autre) : l’axe passe au milieu. Aucune formule n’est exigée — c’est la symétrie qui fait tout le travail.
Le tableau de variations
Pour : décroît sur puis croît — minimum au sommet. Pour : c’est l’inverse — maximum au sommet.
Les pièges classiques
Pas de discriminant ici !
Le calcul des racines par le discriminant ne figure pas au programme de ce module : les racines sont toujours accessibles par la forme factorisée (ou par lecture graphique). Autres pièges : dans , les racines sont et (attention aux signes !) ; et un polynôme de degré 2 a au plus deux racines.