Tle Physique-Chimie Exercices Gratuit

Exercices — Le modèle du gaz parfait

💡 Conseil : fais chaque exercice au brouillon avant d’ouvrir le corrigé — c’est en te trompant que tu progresses.

Exercice 1 — Convertir dans les unités du système international

Avant d’utiliser la loi des gaz parfaits, il faut savoir convertir. Exprimer dans les unités SI :

  1. une température θ=20\theta = 20 °C ;
  2. une pression P=1013P = 1013 hPa (pression atmosphérique normale) ;
  3. un volume V=250V = 250 mL.
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1. La température absolue s’exprime en kelvin :

T=θ+273,15=20+273,15=293 KT = \theta + 273{,}15 = 20 + 273{,}15 = 293 \text{ K}

2. La pression s’exprime en pascal. Comme 11 hPa =100= 100 Pa :

P=1013×100=1,013×105 PaP = 1013 \times 100 = 1{,}013 \times 10^{5} \text{ Pa}

3. Le volume s’exprime en mètre cube. Comme 11 L =103= 10^{-3} m³ et 250250 mL =0,250= 0{,}250 L :

V=0,250×103=2,50×104 m3V = 0{,}250 \times 10^{-3} = 2{,}50 \times 10^{-4} \text{ m}^{3}

Ces trois conversions (K, Pa, m³) sont le passage obligé de TOUS les exercices du chapitre : automatise-les avant d’aller plus loin.

Exercice 2 — La bouteille de plongée

Une bouteille de plongée de volume intérieur V=12V = 12 L contient de l’air comprimé à la pression P=2,0×107P = 2{,}0 \times 10^{7} Pa (soit 200 bars), à la température T=293T = 293 K. L’air est assimilé à un gaz parfait.

Données : R=8,314R = 8{,}314 J·mol⁻¹·K⁻¹ ; masse molaire de l’air M=29,0M = 29{,}0 g·mol⁻¹.

  1. Calculer la quantité de matière nn d’air contenue dans la bouteille.
  2. En déduire la masse d’air embarquée par le plongeur.
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1. On isole nn dans la loi des gaz parfaits PV=nRTPV = nRT, avec le volume en m³ (V=12×103V = 12 \times 10^{-3} m³) :

n=PVRT=2,0×107×12×1038,314×293=99 moln = \dfrac{PV}{RT} = \dfrac{2{,}0 \times 10^{7} \times 12 \times 10^{-3}}{8{,}314 \times 293} = 99 \text{ mol}

La bouteille contient environ 99 mol d’air — près de cent fois plus que le même volume d’air à pression atmosphérique : c’est tout l’intérêt de comprimer le gaz.

2. On passe de la quantité de matière à la masse avec la masse molaire :

m=n×M=99×29,0=2,9×103 gm = n \times M = 99 \times 29{,}0 = 2{,}9 \times 10^{3} \text{ g}

Le plongeur emporte environ 2,9 kg d’air. Surprenant, non ? L’air comprimé, ça pèse !

Exercice 3 — Masse volumique de l’air

On cherche la masse volumique de l’air, assimilé à un gaz parfait, à la pression P=1,013×105P = 1{,}013 \times 10^{5} Pa et à la température T=293T = 293 K.

Données : R=8,314R = 8{,}314 J·mol⁻¹·K⁻¹ ; masse molaire de l’air M=29,0M = 29{,}0 g·mol⁻¹.

  1. Rappeler la définition de la masse volumique ρ\rho d’un gaz.
  2. En utilisant PV=nRTPV = nRT et m=nMm = nM, montrer que ρ=PMRT\rho = \dfrac{PM}{RT}.
  3. Calculer ρ\rho pour l’air dans les conditions de l’énoncé (attention aux unités de MM).
  4. Que devient ρ\rho si la température augmente à pression constante ? Interpréter.
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1. La masse volumique est la masse par unité de volume :

ρ=mV\rho = \dfrac{m}{V}

en kg·m⁻³ dans le système international.

2. On part de ρ=mV\rho = \dfrac{m}{V} et on remplace m=nMm = nM :

ρ=nMV\rho = \dfrac{nM}{V}

Or la loi des gaz parfaits donne nV=PRT\dfrac{n}{V} = \dfrac{P}{RT}, d’où :

ρ=PMRT\rho = \dfrac{PM}{RT}

3. On convertit la masse molaire en kg·mol⁻¹ : M=29,0×103M = 29{,}0 \times 10^{-3} kg·mol⁻¹. Alors :

ρ=1,013×105×29,0×1038,314×293=1,2 kg⋅m3\rho = \dfrac{1{,}013 \times 10^{5} \times 29{,}0 \times 10^{-3}}{8{,}314 \times 293} = 1{,}2 \text{ kg·m}^{-3}

L’air ambiant a une masse volumique d’environ 1,2 kg·m⁻³ : un mètre cube d’air pèse un peu plus d’un kilogramme.

4. D’après ρ=PMRT\rho = \dfrac{PM}{RT}, si TT augmente à PP constante, alors ρ\rho diminue : l’air chaud est moins dense que l’air froid. C’est exactement le principe de la montgolfière — l’air chauffé dans l’enveloppe, plus léger que l’air extérieur, fait monter le ballon.

Exercice 4 — Le ballon-sonde météo (type bac ⭐)

Un ballon-sonde est gonflé à l’hélium au sol, où il occupe un volume V1=12V_1 = 12 m³ à la pression P1=1,0×105P_1 = 1{,}0 \times 10^{5} Pa et à la température T1=288T_1 = 288 K. Il s’élève ensuite jusqu’à 30 km d’altitude, où la pression vaut P2=5,0×103P_2 = 5{,}0 \times 10^{3} Pa et la température T2=218T_2 = 218 K. L’enveloppe du ballon, très souple, laisse le gaz à la même pression que l’atmosphère. On suppose qu’aucune fuite ne se produit et que l’hélium se comporte comme un gaz parfait. Donnée : R=8,314R = 8{,}314 J·mol⁻¹·K⁻¹.

  1. Calculer la quantité de matière nn d’hélium embarquée.
  2. Justifier que P1V1T1=P2V2T2\dfrac{P_1 V_1}{T_1} = \dfrac{P_2 V_2}{T_2}, puis calculer le volume V2V_2 du ballon à 30 km d’altitude.
  3. Pourquoi les ballons-sondes ne sont-ils que partiellement gonflés au décollage ?
  4. Citer une situation où le modèle du gaz parfait ne s’appliquerait plus, en justifiant.
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1. Au sol, la loi des gaz parfaits donne :

n=P1V1RT1=1,0×105×128,314×288=5,0×102 moln = \dfrac{P_1 V_1}{R\,T_1} = \dfrac{1{,}0 \times 10^{5} \times 12}{8{,}314 \times 288} = 5{,}0 \times 10^{2} \text{ mol}

Le ballon emporte environ 500 mol d’hélium.

2. Le ballon est fermé : nn est constant pendant l’ascension. Or, à chaque instant, PV=nRTPV = nRT, donc PVT=nR\dfrac{PV}{T} = nR est constant, d’où :

P1V1T1=P2V2T2\dfrac{P_1 V_1}{T_1} = \dfrac{P_2 V_2}{T_2}

On isole V2V_2 :

V2=V1×P1P2×T2T1=12×1,0×1055,0×103×218288=1,8×102 m3V_2 = V_1 \times \dfrac{P_1}{P_2} \times \dfrac{T_2}{T_1} = 12 \times \dfrac{1{,}0 \times 10^{5}}{5{,}0 \times 10^{3}} \times \dfrac{218}{288} = 1{,}8 \times 10^{2} \text{ m}^{3}

À 30 km d’altitude, le ballon occupe environ 180 m³ : son volume a été multiplié par 15 ! La chute de pression (qui dilate le gaz) l’emporte largement sur la baisse de température (qui le contracte).

3. Puisque le volume du gaz est appelé à être multiplié par 15 environ, un ballon gonflé à bloc au sol éclaterait bien avant d’atteindre son altitude de mission. On le gonfle donc partiellement, en laissant à l’enveloppe la place de se dilater.

4. Le modèle du gaz parfait suppose des entités ponctuelles et sans interactions entre elles. Il cesse d’être valable à haute pression (les entités sont si proches que leur volume propre et leurs répulsions comptent) ou à basse température proche de la liquéfaction (les attractions entre entités ne sont plus négligeables). Par exemple, l’air comprimé à 2×1072 \times 10^{7} Pa dans une bouteille de plongée commence à s’écarter sensiblement du modèle.


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