Exercices — Le modèle du gaz parfait
💡 Conseil : fais chaque exercice au brouillon avant d’ouvrir le corrigé — c’est en te trompant que tu progresses.
Exercice 1 — Convertir dans les unités du système international
Avant d’utiliser la loi des gaz parfaits, il faut savoir convertir. Exprimer dans les unités SI :
- une température °C ;
- une pression hPa (pression atmosphérique normale) ;
- un volume mL.
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1. La température absolue s’exprime en kelvin :
2. La pression s’exprime en pascal. Comme hPa Pa :
3. Le volume s’exprime en mètre cube. Comme L m³ et mL L :
Ces trois conversions (K, Pa, m³) sont le passage obligé de TOUS les exercices du chapitre : automatise-les avant d’aller plus loin.
Exercice 2 — La bouteille de plongée
Une bouteille de plongée de volume intérieur L contient de l’air comprimé à la pression Pa (soit 200 bars), à la température K. L’air est assimilé à un gaz parfait.
Données : J·mol⁻¹·K⁻¹ ; masse molaire de l’air g·mol⁻¹.
- Calculer la quantité de matière d’air contenue dans la bouteille.
- En déduire la masse d’air embarquée par le plongeur.
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1. On isole dans la loi des gaz parfaits , avec le volume en m³ ( m³) :
La bouteille contient environ 99 mol d’air — près de cent fois plus que le même volume d’air à pression atmosphérique : c’est tout l’intérêt de comprimer le gaz.
2. On passe de la quantité de matière à la masse avec la masse molaire :
Le plongeur emporte environ 2,9 kg d’air. Surprenant, non ? L’air comprimé, ça pèse !
Exercice 3 — Masse volumique de l’air
On cherche la masse volumique de l’air, assimilé à un gaz parfait, à la pression Pa et à la température K.
Données : J·mol⁻¹·K⁻¹ ; masse molaire de l’air g·mol⁻¹.
- Rappeler la définition de la masse volumique d’un gaz.
- En utilisant et , montrer que .
- Calculer pour l’air dans les conditions de l’énoncé (attention aux unités de ).
- Que devient si la température augmente à pression constante ? Interpréter.
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1. La masse volumique est la masse par unité de volume :
en kg·m⁻³ dans le système international.
2. On part de et on remplace :
Or la loi des gaz parfaits donne , d’où :
3. On convertit la masse molaire en kg·mol⁻¹ : kg·mol⁻¹. Alors :
L’air ambiant a une masse volumique d’environ 1,2 kg·m⁻³ : un mètre cube d’air pèse un peu plus d’un kilogramme.
4. D’après , si augmente à constante, alors diminue : l’air chaud est moins dense que l’air froid. C’est exactement le principe de la montgolfière — l’air chauffé dans l’enveloppe, plus léger que l’air extérieur, fait monter le ballon.
Exercice 4 — Le ballon-sonde météo (type bac ⭐)
Un ballon-sonde est gonflé à l’hélium au sol, où il occupe un volume m³ à la pression Pa et à la température K. Il s’élève ensuite jusqu’à 30 km d’altitude, où la pression vaut Pa et la température K. L’enveloppe du ballon, très souple, laisse le gaz à la même pression que l’atmosphère. On suppose qu’aucune fuite ne se produit et que l’hélium se comporte comme un gaz parfait. Donnée : J·mol⁻¹·K⁻¹.
- Calculer la quantité de matière d’hélium embarquée.
- Justifier que , puis calculer le volume du ballon à 30 km d’altitude.
- Pourquoi les ballons-sondes ne sont-ils que partiellement gonflés au décollage ?
- Citer une situation où le modèle du gaz parfait ne s’appliquerait plus, en justifiant.
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1. Au sol, la loi des gaz parfaits donne :
Le ballon emporte environ 500 mol d’hélium.
2. Le ballon est fermé : est constant pendant l’ascension. Or, à chaque instant, , donc est constant, d’où :
On isole :
À 30 km d’altitude, le ballon occupe environ 180 m³ : son volume a été multiplié par 15 ! La chute de pression (qui dilate le gaz) l’emporte largement sur la baisse de température (qui le contracte).
3. Puisque le volume du gaz est appelé à être multiplié par 15 environ, un ballon gonflé à bloc au sol éclaterait bien avant d’atteindre son altitude de mission. On le gonfle donc partiellement, en laissant à l’enveloppe la place de se dilater.
4. Le modèle du gaz parfait suppose des entités ponctuelles et sans interactions entre elles. Il cesse d’être valable à haute pression (les entités sont si proches que leur volume propre et leurs répulsions comptent) ou à basse température proche de la liquéfaction (les attractions entre entités ne sont plus négligeables). Par exemple, l’air comprimé à Pa dans une bouteille de plongée commence à s’écarter sensiblement du modèle.
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- Le modèle du gaz parfait (Tle)