Exercices corrigés — La mécanique des fluides
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Un ballon qui s’élève, un tuyau qui se rétrécit, un jet d’eau qui monte : ce chapitre décrit ce que fait un fluide, au repos puis en mouvement. Le programme demande d’expliquer l’origine de la poussée d’Archimède et d’utiliser son expression vectorielle, d’exploiter la conservation du débit volumique pour déterminer une vitesse, puis d’exploiter la relation de Bernoulli, celle-ci étant fournie, pour étudier un écoulement et l’effet Venturi. Les trois premiers exercices vérifient que le cours est compris, sans calcul : deux quiz et un texte à trous, corrigés dès que tu valides. Les deux suivants sont des situations de contrôle, avec un document à exploiter et un corrigé rédigé comme au tableau.
Trois relations pour deux situations : un fluide au repos qui pousse un corps immergé, et un fluide en mouvement dont la vitesse et la pression varient le long de l’écoulement.
Un fluide au repos : la poussée d’Archimède
La pression augmente avec la profondeur : les forces pressantes sont plus intenses sur le bas du corps que sur le haut. Sur les côtés, elles s’annulent deux à deux.
Le vecteur, puis la valeur
Π = ρfluide × Vimmergé × g
L’expression vectorielle s’écrit avec un signe moins, le vecteur poussée étant opposé au vecteur g : la poussée est donc verticale, dirigée vers le haut, et appliquée au centre du volume de fluide déplacé. Sa valeur se calcule avec la relation ci-dessus, en newtons, avec ρ en kg·m⁻³, V en m³ et g en N·kg⁻¹.
C’est le poids du fluide déplacé : ρ est celle du fluide, jamais celle du corps, et V est le seul volume immergé. La poussée ne dépend donc pas de la profondeur, tant que le corps reste entièrement sous la surface.
Un corps lâché dans un fluide monte si sa masse volumique est plus petite que celle du fluide, et il descend dans le cas contraire.
Un fluide en mouvement : le débit, puis Bernoulli
Le débit volumique garde la même valeur d’un bout à l’autre : là où la section est deux fois plus petite, la vitesse est deux fois plus grande.
Le débit volumique et sa conservation
DV = S × v = V / Δt
En m³·s⁻¹, avec S en m² et v en m·s⁻¹. Conversions utiles : 1 L = 10−3 m³ ; 1 cm² = 10−4 m².
S₁ × v₁ = S₂ × v₂
Pour un fluide incompressible en écoulement permanent, tout ce qui entre par une section sort par l’autre. Pour une conduite cylindrique de diamètre D, la section vaut S = π × (D / 2)², et non π × D² : c’est le rayon qui est élevé au carré.
La relation de Bernoulli, et l’effet Venturi
½ρv² + ρgz + p = constante
Les trois termes s’expriment en pascals, comme la pression. L’énoncé fournit toujours cette relation ; elle n’est valable que pour un fluide :
- incompressible : sa masse volumique garde la même valeur en tout point.
- parfait : on néglige les frottements, dans le fluide comme contre les parois.
- en écoulement permanent : en un point donné, la vitesse ne change pas au cours du temps.
- le long d’une même ligne de courant : la courbe que suit une particule de fluide.
L’effet Venturi. Dans une conduite horizontale, l’altitude z garde la même valeur : le terme ρgz prend la même valeur des deux côtés et disparaît. Il reste ½ρv² + p = constante, donc là où la vitesse est grande, la pression est faible. C’est ce qui se passe dans un rétrécissement, où la conservation du débit impose une vitesse plus grande.
Un modèle, donc des limites. Le fluide parfait n’existe pas : les frottements dissipent une partie de l’énergie le long d’une conduite, ce qu’on appelle les pertes de charge. La relation de Bernoulli donne donc une valeur idéale, dont la mesure s’écarte d’autant plus que la conduite est longue, étroite ou rugueuse. Comparer la valeur calculée à la valeur mesurée fait partie du raisonnement attendu.
Avant de te lancer : pour les exercices 4 et 5, cherche au brouillon avant d’ouvrir le corrigé : c’est en te trompant que tu progresses. Les exercices réussis se cochent au fur et à mesure, et la page retient où tu en es.
Pourquoi ça pousse vers le haut
★★★Quiz : la poussée d'Archimède et son origine
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Juste. La bonne réponse : Parce que la pression du fluide augmente avec la profondeur : il appuie plus fort sur le bas du corps que sur le haut. Les forces pressantes s'exercent perpendiculairement à chaque face du corps. Sur les faces latérales, elles s'annulent deux à deux, puisque la pression y est la même à une profondeur donnée. Sur les faces horizontales, en revanche, la pression est plus grande en bas qu'en haut : la résultante de toutes les forces pressantes est donc verticale et dirigée vers le haut. Et le corps n'est pas forcément moins dense que le fluide : une bille d'acier subit elle aussi une poussée d'Archimède, même si elle coule.
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Juste. La bonne réponse : Non : elle ne dépend pas de la profondeur, tant que le corps reste entièrement immergé. La poussée vaut Π = ρfluide × Vimmergé × g. Ni la masse volumique de l'eau, ni le volume immergé, ni l'intensité de la pesanteur ne changent quand on descend le galet : la poussée garde donc la même valeur. Ce qui augmente avec la profondeur, c'est la pression elle-même, mais elle augmente autant sur la face du bas que sur celle du haut. C'est leur différence qui fait la poussée, et cette différence ne change pas.
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Juste. La bonne réponse : Elle est plus petite que celle de l'eau. L'objet remonte si la poussée d'Archimède l'emporte sur son poids, c'est-à-dire si ρeau × V × g est plus grand que ρobjet × V × g. Le volume V est le même dans les deux expressions, puisque l'objet est entièrement immergé : il se simplifie, et la comparaison porte uniquement sur les deux masses volumiques. C'est pour cette raison que le volume de l'objet n'est pas nécessaire.
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Juste. La bonne réponse : Parce que l'air est un fluide : il exerce sur le ballon une poussée égale au poids de l'air déplacé. La poussée d'Archimède ne distingue pas les liquides des gaz : tout fluide au repos exerce sur un corps immergé une force égale au poids du fluide déplacé. Ici, le volume déplacé est celui du ballon, et la masse volumique à employer est celle de l'air, voisine de 1,2 kg·m⁻³ au niveau du sol. Dire que les gaz légers montent d'eux-mêmes ne décrit aucun mécanisme : ce qui fait monter le ballon, c'est que la poussée de l'air l'emporte sur le poids de l'ensemble. Quant à l'hélium, il appuie autant sur le haut que sur le bas de l'enveloppe, à la différence de pression près.
Là où ça va vite
★★★Quiz : débit, Bernoulli et effet Venturi
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Juste. La bonne réponse : Il garde la même valeur. Tout ce qui entre par une section ressort par l'autre, et le fluide ne se comprime pas : le débit volumique garde la même valeur d'un bout à l'autre de la conduite. Ce qui change, c'est la vitesse. Comme le produit S × v reste constant, une section deux fois plus petite impose une vitesse deux fois plus grande.
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Juste. La bonne réponse : Parce que l'altitude z garde la même valeur : ce terme vaut la même chose des deux côtés de l'égalité. On écrit la relation entre deux points d'une même ligne de courant. Si ces deux points sont à la même altitude, le terme ρgz vaut la même chose de part et d'autre et il se simplifie. Ce n'est pas qu'il soit petit : dans une colonne verticale, c'est au contraire lui qui domine. Et z n'a aucune raison d'être nul, puisque l'origine des altitudes se choisit librement : seules les différences d'altitude interviennent.
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Juste. La bonne réponse : Parce que la vitesse y est plus grande, et que la somme ½ρv² + p garde la même valeur. La conservation du débit impose une vitesse plus grande là où la section est plus petite. Dans une conduite horizontale, la relation de Bernoulli se réduit à ½ρv² + p = constante : quand le terme de vitesse augmente, la pression diminue d'autant. Le fluide, lui, est supposé incompressible, donc il n'est pas comprimé. Et il passe exactement autant de fluide par seconde dans le rétrécissement qu'ailleurs, puisque le débit se conserve.
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Juste. La bonne réponse : Les frottements, dans le fluide comme contre les parois. Un fluide parfait est un fluide sans viscosité : on néglige les frottements internes et ceux contre les parois, donc l'énergie qu'ils dissipent. C'est pourquoi la pression réellement nécessaire à l'entrée d'une conduite est un peu plus grande que celle prévue par le calcul. Le poids du fluide, lui, n'est pas négligé : c'est précisément ce que décrit le terme ρgz. Et la masse volumique est supposée constante par une autre hypothèse, celle d'un fluide incompressible.
Le chapitre en un paragraphe
★★★Le cours en un texte à trous
La poussée d'Archimède exercée sur un corps immergé est verticale et dirigée vers le haut , parce que la pression d'un fluide au repos augmente avec la profondeur . Sa valeur est égale au poids du fluide déplacé , et dans l'expression Π = ρ V g, la masse volumique ρ est celle du fluide . Le débit volumique vaut le produit de la section par la vitesse , et il s'exprime en m³·s⁻¹ . Pour un fluide incompressible en écoulement permanent, ce débit ne change pas le long de la conduite. La relation de Bernoulli, ½ρv² + ρgz + p = constante, s'écrit entre deux points d'une même ligne de courant ; comme ses trois termes s'additionnent, ils s'expriment tous dans la même unité, le pascal . Dans une conduite horizontale, là où la vitesse est la plus grande, la pression est la plus faible .
Deux pièges de vocabulaire d'abord : la poussée est égale au poids du fluide déplacé, c'est-à-dire du fluide qui occuperait le volume immergé, et la masse volumique qui intervient est celle du fluide, jamais celle du corps. Celle du corps ne sert qu'à calculer son poids. Côté écoulement, c'est le débit qui se conserve et la vitesse qui augmente dans un rétrécissement : confondre les deux conduit à multiplier ou diviser au mauvais endroit. Enfin, les trois termes de la relation de Bernoulli s'ajoutent, donc ils ont la même unité : le pascal. Un contrôle rapide : ρgz en kg·m⁻³ × m·s⁻² × m donne des kg·m⁻¹·s⁻², c'est-à-dire des pascals.
Le lâcher d'un ballon-sonde
★★★La poussée d'Archimède dans l'air, du vecteur à la conclusion
Les services de météorologie lâchent des ballons-sondes : une enveloppe souple gonflée à l’hélium emporte une petite sonde, qui transmet pendant la montée la température, la pression et l’humidité de l’air. On étudie ici l’instant du lâcher, au niveau du sol.
Données : volume du ballon gonflé : ; masse de l’enveloppe : ; masse de la sonde : ; masse volumique de l’hélium dans ces conditions : ; masse volumique de l’air au sol : ; intensité de la pesanteur : . La masse d’un corps de masse volumique occupant un volume vaut . Le volume de l’enveloppe et celui de la sonde sont négligeables devant celui du gaz.
- Expliquer qualitativement pourquoi l’air exerce sur le ballon une force dirigée vers le haut.
- Calculer la masse d’hélium contenue dans le ballon, puis la masse totale de l’ensemble (enveloppe, hélium et sonde).
- Donner les caractéristiques du vecteur poussée d’Archimède exercée par l’air sur le ballon, puis calculer sa valeur.
- Comparer cette valeur au poids de l’ensemble. Que se passe-t-il au lâcher ?
- Quelle masse de sonde laisserait l’ensemble en équilibre, le volume du ballon ne changeant pas ?
Voir le corrigé
1. L’air est un fluide, et sa pression augmente quand on descend. Les forces pressantes exercées par l’air sur la partie basse de l’enveloppe sont donc un peu plus intenses que celles exercées sur la partie haute, tandis que celles exercées de part et d’autre s’annulent. La résultante de toutes ces forces pressantes est verticale et dirigée vers le haut : c’est la poussée d’Archimède exercée par l’air.
2. La masse d’hélium se déduit de sa masse volumique et du volume qu’il occupe :
On ajoute les trois masses pour obtenir celle de l’ensemble :
3. Le vecteur poussée d’Archimède s’écrit . Le signe moins indique qu’il est opposé au vecteur : sa direction est verticale, son sens est vers le haut, et il s’applique au centre du volume d’air déplacé, c’est-à-dire au centre du ballon. Sa valeur vaut :
Vérification des unités : des multipliés par des donnent des , et des multipliés par des donnent bien des newtons.
4. Le poids de l’ensemble vaut :
La poussée d’Archimède, , est plus grande que le poids, : les deux forces étant verticales et de sens contraires, leur résultante est dirigée vers le haut et vaut . Dès qu’on le lâche, le ballon s’élève.
5. L’ensemble est en équilibre quand la poussée d’Archimède et le poids ont la même valeur, soit . L’intensité de la pesanteur se simplifie de part et d’autre, et il reste une condition sur les masses seules : l’ensemble est en équilibre quand sa masse est égale à celle de l’air déplacé.
La sonde pourrait donc avoir pour masse :
Avec une sonde de , le ballon resterait immobile ; au-delà, le poids l’emporterait et il ne s’élèverait pas.
Réflexe à retenir : quand une question demande une condition d’équilibre dans un fluide, l’intensité de la pesanteur se simplifie presque toujours. La comparaison se ramène alors à deux masses, ou à deux masses volumiques, ce qui évite un calcul de force inutile.
Le jet d'eau de la fontaine
★★★Type contrôle : un relevé d'entretien à exploiter
Le technicien d’une commune vérifie le jet d’eau d’une fontaine. L’eau arrive par une conduite horizontale, passe par une buse qui se rétrécit, puis monte verticalement avant de retomber dans le bassin. Le relevé ci-dessous a été fait un jour sans vent.
Document - le relevé du technicien.
| Grandeur relevée | Valeur |
|---|---|
| Diamètre intérieur de la conduite d’alimentation | |
| Diamètre de la sortie de buse | |
| Volume d’eau recueilli à la sortie de la buse | |
| Durée du recueil | |
| Pression absolue lue au manomètre de la conduite | |
| Hauteur du jet mesurée à la perche |
Données : masse volumique de l’eau : ; pression atmosphérique : ; intensité de la pesanteur : ; . La conduite d’alimentation et la sortie de buse sont à la même altitude. Pour une conduite cylindrique de diamètre , la section vaut . Relation fournie : le long d’une même ligne de courant, pour un fluide incompressible et parfait en écoulement permanent.
- Calculer le débit volumique de la fontaine, en .
- Calculer la section de la conduite d’alimentation, puis celle de la sortie de buse. En déduire la vitesse de l’eau dans la conduite et la vitesse à la sortie de la buse.
- Écrire la relation de Bernoulli entre le point 1, dans la conduite, et le point 2, à la sortie de la buse, où la pression vaut . En déduire l’expression littérale de la pression dans la conduite, puis sa valeur.
- Comparer cette valeur à la pression lue au manomètre, en calculant l’écart relatif, et commenter.
- Au-dessus de la buse, le jet monte verticalement. À son sommet, la vitesse de l’eau est nulle et la pression vaut . Écrire la relation de Bernoulli entre la sortie de la buse et le sommet du jet, établir l’expression littérale de la hauteur , puis calculer sa valeur.
- Comparer cette hauteur à celle qu’a mesurée le technicien. Citer deux causes possibles de l’écart, en précisant chaque fois l’hypothèse du modèle qui est mise en défaut.
Voir le corrigé
1. Le débit volumique est le volume qui traverse une section par unité de temps. On convertit d’abord le volume en mètres cubes : .
Les données comportent trois chiffres significatifs, le résultat aussi.
2. Les deux sections sont des disques. On convertit les diamètres en mètres, et c’est le rayon, moitié du diamètre, qui est élevé au carré.
Ici encore, on garde pour la suite les valeurs non arrondies, et .
Le débit volumique est le même dans toute l’installation, puisque l’eau est incompressible et l’écoulement permanent. On en déduit chaque vitesse par :
Contrôle de cohérence : le rapport des sections vaut , et le rapport des vitesses aussi, .
3. Les deux points sont à la même altitude, donc : le terme prend la même valeur des deux côtés et se simplifie. La relation de Bernoulli entre les points 1 et 2 s’écrit alors :
On isole la pression cherchée :
Vérification des unités : des multipliés par des donnent des , c’est-à-dire des pascals. On remarque aussi que le terme de vitesse dans la conduite, , est très petit devant celui de la buse : presque tout l’écart de pression sert à accélérer l’eau dans le rétrécissement.
4. L’écart relatif se calcule entre la valeur du modèle et la valeur mesurée, prise comme référence. En gardant la valeur non arrondie :
La pression calculée est donc un peu plus faible que celle qui est lue. C’est le sens attendu : la relation de Bernoulli suppose un fluide parfait, sans frottements, alors que l’eau en frotte contre les parois de la conduite et de la buse. Il faut donc, en réalité, une pression un peu plus grande à l’entrée pour obtenir le même débit. Un écart de quelques pour cent montre que le modèle décrit bien cette installation.
5. On applique la relation entre le point 2, à la sortie de la buse, et le sommet du jet. En prenant l’origine des altitudes à la sortie de la buse, on a et au sommet ; la pression vaut aux deux points, et la vitesse est nulle au sommet.
La pression atmosphérique se simplifie de part et d’autre, puis la masse volumique :
Le résultat ne dépend donc ni de la masse volumique du liquide, ni de la pression atmosphérique : dans ce modèle, un jet d’huile sortant à la même vitesse monterait à la même hauteur.
6. Le technicien a mesuré , pour une hauteur prévue de :
Le jet monte donc un peu moins haut que ce que prévoit le calcul. Deux causes peuvent l’expliquer.
- Les frottements de l’air sur le jet, qui freinent l’eau pendant la montée : l’hypothèse du fluide parfait, qui néglige les frottements, est mise en défaut.
- La fragmentation du jet en gouttes au-dessus de la buse : la relation de Bernoulli s’écrit le long d’une même ligne de courant d’un écoulement permanent, et cette description ne tient plus dès que le jet se disperse. La mesure du sommet devient d’ailleurs elle-même délicate.
On peut ajouter que la vitesse n’est pas tout à fait la même partout dans la section de sortie : elle est plus faible près des parois de la buse. La vitesse calculée est une vitesse moyenne, qui surestime la hauteur atteinte par la plus grande partie du jet.
Réflexe à retenir : avant d’écrire la relation de Bernoulli, choisis tes deux points et écris ce que tu connais en chacun. Une pression égale à à l’air libre, une vitesse nulle au sommet d’un jet, une même altitude dans une conduite horizontale : c’est cette liste qui fait disparaître des termes et laisse l’inconnue seule.
Les trois réflexes à retenir
- Convertis avant de poser le calcul. Les diamètres en mètres, les litres en mètres cubes (), les centimètres carrés en mètres carrés (). Et dans , c’est le rayon qui est élevé au carré : employer le diamètre multiplie la section par quatre.
- Dans , la masse volumique est celle du fluide et le volume est le volume immergé. Celle du corps ne sert qu’à calculer son poids. Pour savoir si un corps monte ou descend, compare simplement les deux masses volumiques.
- Avant d’écrire Bernoulli, choisis deux points et dis ce que tu connais en chacun. La pression y vaut souvent , la vitesse y est parfois nulle, l’altitude y est parfois la même : ce sont ces informations qui simplifient la relation. La carte en haut de page rappelle ses quatre conditions d’emploi.
Revoir le cours
- La mécanique des fluides (Tle)
Ce chapitre au bac 2026
Il est tombé dans ces exercices de la session 2026, corrigés en ligne question par question :
- Bac 2026 Antilles-Guyane — Jour 2 : exercice 1, Sécurité incendie (11 points)