Exercices corrigés — Transformations par oxydo-réduction
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Les réactions d’oxydo-réduction reviennent dans toute la chimie du lycée : l’attaque d’un métal par un acide, le dépôt d’un métal sur un autre, un titrage colorimétrique commencent par la même question, « quelles espèces échangent des électrons ? ». Le programme demande d’identifier ce transfert d’électrons à partir de données expérimentales, de le modéliser par des demi-équations électroniques, puis d’établir l’équation de la réaction entre un oxydant et un réducteur, les couples étant donnés. Les trois premiers exercices vérifient que le cours est compris, sans calcul : deux quiz et un texte à trous, corrigés dès que tu valides. Les deux suivants sont des situations de contrôle, avec un corrigé rédigé comme au tableau.
Le transfert d’électrons, et les deux rôles
Les électrons passent directement du réducteur à l’oxydant : autant d’électrons cédés que d’électrons captés.
Le couple oxydant-réducteur, noté Ox / Réd rassemble un oxydant et un réducteur qui se transforment l’un en l’autre par un gain ou une perte d’électrons. L’oxydant s’écrit toujours en premier, à gauche du trait.
La demi-équation électronique relie ces deux espèces : on écrit un signe =, parce qu’elle ne décrit pas à elle seule une réaction qui se produit. Orientée dans le sens où elle se produit, pour être combinée avec une autre, elle s’écrit avec une flèche. Les électrons se placent du côté de l’oxydant, puisque c’est lui qui les capte.
L’électron, noté e⁻, porte une charge négative. Un ion métallique porte une charge positive parce qu’il a perdu des électrons par rapport à l’atome neutre ; un ion négatif, lui, en a gagné.
Les deux gestes du chapitre
Équilibrer une demi-équation, en milieu acide
- L’élément caractéristique du couple : on égalise son nombre d’atomes de chaque côté.
- L’oxygène : on ajoute des molécules d’eau H₂O du côté qui en manque.
- L’hydrogène : on ajoute des ions hydrogène H⁺, abondants en milieu acide.
- La charge : on ajoute les électrons e⁻ du côté de l’oxydant, jusqu’à égalité.
NO₃⁻ + 4 H⁺ + 3 e⁻ = NO + 2 H₂O
L’exemple du couple NO₃− / NO : un azote de chaque côté, les trois oxygènes de l’ion nitrate retrouvés dans NO et dans 2 H₂O, les quatre hydrogènes apportés par 4 H⁺, et la charge ramenée à zéro par 3 e⁻.
Passer des deux demi-équations à l’équation
- Écrire chaque demi-équation dans le sens où elle se produit : la réduction pour l’oxydant, l’oxydation pour le réducteur.
- Multiplier chacune pour que les deux échangent le même nombre d’électrons : le plus petit multiple commun suffit.
- Additionner les deux : les électrons se trouvent alors en même nombre de part et d’autre, et ils disparaissent.
- Simplifier, puis vérifier : les plus petits nombres entiers possibles, les atomes de chaque élément, et la charge totale.
Réd₁ + Ox₂ ⟶ Ox₁ + Réd₂
Aucun électron ne figure dans l’équation de la réaction : ils sont transférés directement d’une espèce à l’autre.
Deux repères pour la copie. Les couples mis en jeu sont toujours donnés par l’énoncé : il n’y a aucune liste à apprendre par cœur. Et une même espèce chimique peut être l’oxydant d’un couple et le réducteur d’un autre : c’est le couple indiqué qui fixe son rôle, pas son nom.
Avant de te lancer : pour les exercices 4 et 5, cherche au brouillon avant d’ouvrir le corrigé : c’est en te trompant que tu progresses. Les exercices réussis se cochent au fur et à mesure, et la page retient où tu en es.
Qui donne, qui prend ?
★★★Quiz de compréhension du cours
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Juste. La bonne réponse : Il a cédé des électrons : c'est le réducteur de la transformation. Pour que les ions du second métal deviennent des atomes de ce métal, il faut qu'ils captent des électrons : ils jouent donc le rôle d'oxydant. Ces électrons viennent du métal de la lame, qui les cède et se transforme en l'ion correspondant : c'est le réducteur. Il ne s'agit donc pas d'un simple recouvrement, puisque les deux espèces changent de forme.
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Juste. La bonne réponse : Parce qu'elle relie les deux formes d'un même couple, sans décrire une transformation qui se produit. Une demi-équation n'est pas l'écriture d'une réaction : elle dit seulement comment on passe de l'oxydant d'un couple à son réducteur, par un gain d'électrons. La flèche indique le sens d'une transformation : on l'emploie pour l'équation de la réaction, qui décrit une transformation réelle entre un oxydant et un réducteur, et pour une demi-équation seulement quand on l'oriente dans le sens où elle se produit, avant de la combiner avec une autre. L'égalité des charges, elle, est bien vraie, mais c'est le résultat de l'équilibrage, pas la raison du signe.
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Juste. La bonne réponse : Il a cédé un électron : il a été oxydé. Un ion chlorure porte une charge −1 et un atome de chlore dans Cl2 n'en porte aucune : chaque ion a donc perdu un électron, c'est-à-dire qu'il a été oxydé. La demi-équation du couple Cl2 / Cl− s'écrit Cl2 + 2 e− = 2 Cl− : les deux électrons se partagent entre les deux ions chlorure, soit bien un électron chacun.
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Juste. La bonne réponse : Parce que les électrons passent directement du réducteur à l'oxydant : aucun ne reste libre dans le milieu. Un électron ne reste pas seul en solution : il est capté au moment même où il est cédé. C'est pour cette raison qu'aucun électron ne figure dans l'équation de la réaction. Les demi-équations des deux couples, en revanche, ne comptent pas forcément le même nombre d'électrons : c'est justement pourquoi il faut multiplier chaque demi-équation avant de les additionner.
La méthode à l'épreuve
★★★Quiz : écrire et combiner des demi-équations
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Juste. La bonne réponse : Dans des molécules d'eau H2O. En milieu acide, c'est l'eau qui transporte l'oxygène : on ajoute des molécules d'eau H2O du côté qui en manque. Le dioxygène n'intervient pas, car il appartiendrait à un autre couple, dont l'énoncé ne parle pas. Quant aux ions hydrogène, ils servent à l'étape suivante, pour équilibrer l'hydrogène, et ils ne contiennent aucun atome d'oxygène.
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Juste. La bonne réponse : 6 électrons, le plus petit multiple commun de 2 et de 3. On cherche le plus petit nombre entier qui soit à la fois un multiple de 2 et de 3 : c'est 6. On multiplie donc la première demi-équation par 3 et la seconde par 2. Sans cette étape, l'addition laisserait des électrons dans l'équation finale, ce qui est impossible.
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Juste. La bonne réponse : On les divise par 2 : une équation s'écrit avec les plus petits nombres entiers possibles. Diviser tous les coefficients par un même nombre ne change pas les proportions dans lesquelles les espèces réagissent : l'équation décrit la même transformation, et l'usage est de garder les plus petits coefficients entiers, comme pour toute équation de réaction. Les ions hydrogène n'ont aucun rôle particulier dans cette simplification.
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Juste. La bonne réponse : Parce qu'en milieu acide, ce sont les ions hydrogène qui sont présents en quantité dans la solution. Un ion hydrogène H+ est un proton : c'est l'espèce qu'une solution acide contient en quantité, et c'est donc avec elle qu'on équilibre l'hydrogène. En milieu basique, la même demi-équation s'écrirait avec des ions hydroxyde HO−, qui contiennent eux aussi de l'hydrogène. Les charges, quant à elles, sont équilibrées à la dernière étape, avec les électrons.
Le chapitre en un paragraphe
★★★Le cours en un texte à trous
Une réaction d'oxydo-réduction est un transfert d'électrons entre deux espèces chimiques. L'espèce qui cède les électrons est le réducteur , et elle est oxydée au cours de la transformation. Un oxydant et un réducteur qui se transforment l'un en l'autre par un gain ou une perte d'électrons constituent un couple oxydant-réducteur . Dans la demi-équation de ce couple, les électrons s'écrivent du côté de l'oxydant . Pour équilibrer une demi-équation en milieu acide, on ajuste d'abord l'élément caractéristique du couple, puis l'oxygène avec des molécules d'eau H₂O , puis l'hydrogène avec des ions hydrogène H⁺ , et enfin la charge avec des électrons e⁻ . Dans l'équation de la réaction, le nombre d'électrons qui figurent est nul .
Le transfert de protons, lui, caractérise les réactions acide-base, qui font l'objet d'un autre chapitre : ici, ce sont bien des électrons qui changent d'espèce. Attention au vocabulaire croisé : le réducteur est celui qui donne, et c'est donc lui qui est oxydé. Les électrons se placent du côté de l'oxydant, parce que c'est lui qui les capte pour devenir le réducteur du couple. Enfin, aucun électron ne figure dans l'équation de la réaction : les électrons cédés sont captés au même moment, et c'est en égalisant leur nombre dans les deux demi-équations qu'on les fait disparaître.
Graver une plaque de cuivre
★★★Deux demi-équations, puis l'équation de la réaction
Pour fabriquer un circuit imprimé, on part d’une plaque recouverte d’une fine couche de cuivre. On dessine au feutre résistant le motif à conserver, puis on plonge la plaque dans un bain d’eau oxygénée acidifiée. Le cuivre laissé à nu est attaqué, et le bain se colore peu à peu en bleu. L’eau oxygénée est une solution de peroxyde d’hydrogène .
Données : couples oxydant-réducteur mis en jeu : et . Le bain est acide : il contient des ions hydrogène , c’est-à-dire des protons. En milieu acide, on équilibre une demi-équation dans l’ordre suivant : l’élément caractéristique du couple, l’oxygène avec des molécules d’eau , l’hydrogène avec des ions hydrogène , puis la charge avec des électrons .
- Dans chacun des deux couples, nommer l’oxydant et le réducteur.
- Écrire la demi-équation électronique du couple en milieu acide, en suivant la méthode rappelée dans les données.
- Écrire la demi-équation électronique du couple , puis l’écrire dans le sens où le cuivre est oxydé.
- Les deux demi-équations comptent-elles le même nombre d’électrons ? Établir l’équation de la réaction qui attaque le cuivre.
- Vérifier la conservation des atomes de chaque élément, puis celle de la charge totale. Expliquer enfin la couleur bleue du bain.
Voir le corrigé
1. Dans la notation d’un couple, l’oxydant est toujours écrit à gauche du trait. L’oxydant du premier couple est donc le peroxyde d’hydrogène , et son réducteur est l’eau . L’oxydant du second couple est l’ion cuivre (II) , et son réducteur est le cuivre métallique .
2. On suit les étapes de la méthode. Ici, l’élément qui change de forme est l’oxygène, et c’est l’eau elle-même qui le porte du côté du réducteur : on commence donc directement par l’oxygène.
- L’oxygène. Le peroxyde d’hydrogène contient 2 atomes d’oxygène ; il faut donc 2 molécules d’eau à droite : .
- L’hydrogène. Il y a 2 atomes d’hydrogène à gauche et à droite : on ajoute 4 − 2 = 2 ions hydrogène à gauche : .
- La charge. À gauche, elle vaut ; à droite, elle vaut . On ajoute donc 2 électrons à gauche, c’est-à-dire du côté de l’oxydant :
3. L’ion cuivre (II) capte 2 électrons pour donner le cuivre métallique, et la charge est bien conservée, de chaque côté :
Dans le bain, c’est le cuivre qui cède ses électrons : on écrit cette demi-équation dans le sens où elle se produit, avec une flèche, en renversant la précédente :
4. Les deux demi-équations comptent le même nombre d’électrons, 2 : on peut donc les additionner directement, sans multiplier ni l’une ni l’autre. Le peroxyde d’hydrogène est réduit et le cuivre est oxydé :
En additionnant les deux, les 2 électrons se trouvent en même nombre de part et d’autre et ils disparaissent :
Les coefficients ne sont pas tous pairs : l’équation est déjà écrite avec les plus petits nombres entiers possibles.
5. On compte les atomes de chaque élément, puis la charge totale.
- Cuivre : 1 atome à gauche, 1 atome à droite.
- Hydrogène : atomes à gauche, atomes à droite.
- Oxygène : 2 atomes à gauche, atomes à droite.
- Charge : à gauche, à droite.
La couleur bleue du bain vient des ions cuivre (II) formés par la réaction : ils donnent aux solutions aqueuses une teinte bleue, alors que le cuivre métallique de départ était solide et ne colorait rien. La disparition du métal et l’apparition de la couleur sont donc deux façons d’observer la même transformation.
Réflexe à retenir : quand les deux demi-équations comptent le même nombre d’électrons, l’addition est immédiate. Ne saute pas pour autant l’écriture des deux demi-équations : c’est elle qui montre que la méthode est comprise, et elle est notée à part de l’équation finale.
Deux produits qu'on ne mélange pas
★★★Type contrôle, avec deux étiquettes à exploiter
Les deux produits d’entretien ci-dessous se trouvent dans beaucoup de placards. Leurs étiquettes mettent en garde contre leur mélange : on cherche ici à comprendre pourquoi, en écrivant l’équation de la réaction qui se produirait.
Désinfectant ménager
Eau de Javel diluée
Composition
- Hypochlorite de sodium
- ions Na⁺ et ClO⁻
- Chlorure de sodium
- ions Na⁺ et Cl⁻
- Eau
- solvant
Attention : ne pas utiliser en combinaison avec d’autres produits. Peut libérer des gaz dangereux (chlore).
Gel anticalcaire
Nettoyant acide pour sanitaires
Composition
- Acide chlorhydrique
- ions H⁺ et Cl⁻
- Agents de surface
- moins de 5 %
- Eau
- solvant
Attention : au contact d’un acide, l’eau de Javel dégage un gaz toxique.
Données : couples oxydant-réducteur mis en jeu : et . Le dichlore est un gaz. Le mélange est acide : il contient des ions hydrogène , c’est-à-dire des protons. En milieu acide, on équilibre une demi-équation dans l’ordre suivant : l’élément caractéristique du couple, l’oxygène avec des molécules d’eau , l’hydrogène avec des ions hydrogène , puis la charge avec des électrons .
- D’après les étiquettes, quels ions chacun des deux produits apporte-t-il à la solution ?
- Dans chacun des deux couples donnés, nommer l’oxydant et le réducteur. Que remarque-t-on sur le dichlore ?
- Écrire la demi-équation électronique du couple en milieu acide, en suivant la méthode rappelée dans les données.
- Écrire la demi-équation électronique du couple , puis l’écrire dans le sens où l’ion chlorure est oxydé.
- Établir l’équation de la réaction entre l’ion hypochlorite et l’ion chlorure en milieu acide, puis l’écrire avec les plus petits nombres entiers possibles.
- Vérifier la conservation des atomes de chaque élément, puis celle de la charge totale.
- Expliquer, à partir de cette équation, ce que produit le mélange des deux produits, et ce que les deux mentions de danger cherchent à éviter.
- L’eau de Javel employée seule, sans produit acide, ne dégage pas ce gaz. Expliquer pourquoi, à partir de l’équation obtenue.
Voir le corrigé
1. L’eau de Javel apporte des ions sodium , des ions hypochlorite et des ions chlorure . Le nettoyant acide apporte des ions hydrogène et des ions chlorure . Les ions sodium n’apparaissent dans aucun des deux couples donnés : ils ne participent pas à la transformation.
2. L’oxydant est écrit à gauche du trait. Dans le couple , l’oxydant est l’ion hypochlorite et le réducteur est le dichlore . Dans le couple , l’oxydant est le dichlore et le réducteur est l’ion chlorure .
Le dichlore est donc le réducteur du premier couple et l’oxydant du second. Ce n’est pas une contradiction : le rôle d’une espèce chimique dépend du couple dans lequel on la considère, et non de son nom. C’est le couple indiqué par l’énoncé qui fixe ce rôle.
3. On suit les quatre étapes de la méthode.
- L’élément caractéristique, ici le chlore. Le dichlore contient 2 atomes de chlore ; il faut donc 2 ions hypochlorite à gauche : .
- L’oxygène. Il y a atomes d’oxygène à gauche et aucun à droite : on ajoute 2 molécules d’eau à droite : .
- L’hydrogène. Il n’y a aucun atome d’hydrogène à gauche et à droite : on ajoute 4 ions hydrogène à gauche : .
- La charge. À gauche, elle vaut ; à droite, elle vaut . On ajoute donc 2 électrons à gauche, du côté de l’oxydant :
4. Le dichlore capte 2 électrons pour donner 2 ions chlorure. La charge est conservée, à gauche et à droite :
Dans le mélange, ce sont les ions chlorure qui cèdent leurs électrons : on renverse la demi-équation et on l’écrit avec une flèche, dans le sens où elle se produit :
5. L’ion hypochlorite est réduit, l’ion chlorure est oxydé, et les deux demi-équations comptent le même nombre d’électrons, 2 : on peut les additionner directement.
Les 2 électrons se trouvent en même nombre de part et d’autre et ils disparaissent :
Tous les coefficients de cette équation sont des nombres pairs : on les divise par 2 pour obtenir les plus petits nombres entiers possibles.
6. On compte les atomes de chaque élément, puis la charge totale.
- Chlore : atomes à gauche, 2 atomes à droite dans .
- Oxygène : 1 atome à gauche, 1 atome à droite.
- Hydrogène : atomes à gauche, 2 atomes à droite.
- Charge : à gauche, à droite.
7. L’équation montre que le mélange produit du dichlore . Les données précisent que c’est un gaz : il quitte donc la solution et se répand dans l’air de la pièce, un air qu’on respire. C’est exactement ce que les deux mentions de danger cherchent à éviter, et c’est pourquoi on ne mélange pas ces deux produits.
8. Les ions hydrogène figurent parmi les réactifs de l’équation : sans eux, la transformation n’a pas lieu. L’eau de Javel est une solution basique, qui contient très peu d’ions hydrogène ; elle apporte bien les ions hypochlorite et les ions chlorure, mais il manque le troisième réactif. C’est le produit acide qui le fournit, et c’est donc le mélange des deux, et non chacun pris séparément, qui dégage le gaz.
Réflexe à retenir : quand un énoncé met en jeu deux espèces d’un même élément chimique, commence par recopier les couples et par y nommer l’oxydant et le réducteur. Une même espèce peut tenir les deux rôles selon le couple considéré : c’est le couple écrit dans l’énoncé qui décide du sens de chaque demi-équation.
Les trois réflexes à retenir
- Recopie les couples avant d’écrire quoi que ce soit. L’énoncé les donne toujours : il n’y a aucune liste à apprendre. Nomme l’oxydant et le réducteur de chacun, et tu sauras dans quel sens écrire chaque demi-équation.
- Compte les atomes, puis la charge, à chaque ligne. Une demi-équation et une équation se vérifient de la même façon : autant d’atomes de chaque élément de part et d’autre, et la même charge totale. Si les charges ne tombent pas juste, une étape a été oubliée.
- Égalise les électrons avant d’additionner. Et relis l’équation finale : si un électron y figure encore, c’est que les deux demi-équations n’en comptaient pas le même nombre. La carte en haut de page rappelle les quatre étapes de l’équilibrage et le chemin complet.