1re Physique-Chimie Exercices Gratuit

Exercices corrigés — Dosages par étalonnage : la spectrophotométrie

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  1. Exercice 1 : Pourquoi cette solution est-elle colorée ?
  2. Exercice 2 : Mesurer une absorbance
  3. Exercice 3 : Le chapitre en un paragraphe
  4. Exercice 4 : Préparer une gamme étalon
  5. Exercice 5 : L'éosine de la trousse à pharmacie
  6. Les trois réflexes à retenir

Un contrôle bientôt ? Faire mon plan de révision

Le rouge d’un sirop de grenadine, le vert d’une boisson à la menthe, la tache d’éosine sur un genou écorché : chaque couleur vient d’une espèce chimique qui absorbe une partie de la lumière. Et plus cette espèce est concentrée, plus elle absorbe. Le dosage par étalonnage part de cette idée pour mesurer une concentration avec un spectrophotomètre et quelques solutions de concentrations connues, sans faire réagir l’échantillon. On le retrouve en TP et dans de nombreux sujets de contrôle. Les trois premiers exercices vérifient que le cours est compris, sans calcul : deux quiz et un texte à trous, corrigés dès que tu valides. Les deux suivants sont des situations de contrôle, avec un corrigé rédigé comme au tableau.

De la couleur à la concentration

1. La couleur

Une espèce colorée absorbe une partie de la lumière blanche, surtout à λmax, la longueur d’onde du maximum de son spectre d’absorption. On la voit de la couleur complémentaire de celle qu’elle absorbe le plus. Par exemple :

absorbe l’orange paraît bleue

Deux couleurs complémentaires se font face sur l’étoile chromatique, ci-dessous.

2. L’absorbance

Le spectrophotomètre mesure l’absorbance A, un nombre sans unité, en général à λmax. Pour une solution diluée, la loi de Beer-Lambert s’écrit :

A = k × C

k = ε × ℓ : ε (epsilon) dépend de l’espèce et de λ, ℓ est l’épaisseur de la cuve.

3. Le dosage

Des solutions étalons, de concentrations connues, donnent la droite A = f(C), qui passe par l’origine. L’échantillon, mesuré dans les mêmes conditions, a pour concentration :

C = A / k

Si l’absorbance dépasse celle de l’étalon le plus concentré, on dilue l’échantillon d’un facteur connu, puis on multiplie le résultat par ce facteur.

L’étoile chromatique et les couleurs du visible

Deux couleurs face à face sur l’étoile sont complémentaires : violet et jaune, bleu et orange, vert et rouge. Une solution qui absorbe surtout le vert paraît rouge.

  • violet de 400 nm à 440 nm
  • bleu de 440 nm à 490 nm
  • vert de 490 nm à 560 nm
  • jaune de 560 nm à 590 nm
  • orange de 590 nm à 625 nm
  • rouge de 625 nm à 800 nm
La carte du chapitre : trois étapes, de la couleur d’une solution à sa concentration. Les limites entre les couleurs varient un peu selon les ouvrages.

Avant de te lancer : pour les exercices 4 et 5, cherche au brouillon avant d’ouvrir le corrigé : c’est en te trompant que tu progresses. Les exercices réussis se cochent au fur et à mesure, et la page retient où tu en es.

Exercice 1

Pourquoi cette solution est-elle colorée ?

★★★

Quiz de compréhension du cours

  1. On éclaire en lumière blanche une solution de sulfate de cuivre, qui paraît bleue. Quelle lumière arrive à l'œil ?
  2. Le spectre d'absorption du colorant alimentaire E110 présente son maximum vers 480 nm, dans le bleu. De quelle couleur apparaît une solution de ce colorant ?
  3. On ajoute de l'eau distillée à une solution bleue de sulfate de cuivre. Que devient sa couleur ?
  4. Le spectre UV-visible d'une solution de caféine présente un seul maximum, à 273 nm, et aucune absorption au-delà de 320 nm. Comment apparaît cette solution ?

Exercice 2

Mesurer une absorbance

★★★

Quiz : le spectrophotomètre et la loi de Beer-Lambert

  1. Avant toute mesure, on place dans le spectrophotomètre une cuve remplie d'eau distillée, le solvant des solutions, et on règle l'affichage à zéro. À quoi sert ce « blanc » ?
  2. Le rouge allura (E129), un colorant alimentaire, absorbe le plus à 504 nm. Deux élèves tracent sa droite d'étalonnage avec la même cuve, l'un à 504 nm, l'autre à 450 nm. Leurs droites ont-elles le même coefficient directeur ?
  3. La droite d'étalonnage d'un colorant a été tracée avec une cuve d'épaisseur 1,0 cm. Par erreur, l'échantillon est mesuré dans une cuve de 2,0 cm. Que vaut alors la concentration lue sur la droite ?
  4. On mesure l'absorbance de solutions de plus en plus concentrées d'un colorant. Au-delà d'une certaine concentration, les points du graphique A = f(C) passent sous la droite tracée avec les premiers points. Que faut-il en conclure ?

Exercice 3

Le chapitre en un paragraphe

★★★

Le cours en un texte à trous

Une espèce colorée absorbe une partie de la lumière blanche : on la voit de la couleur celle qu'elle absorbe le plus. Son spectre d'absorption donne l'absorbance en fonction de la . L'absorbance est un nombre . Pour un dosage, on prépare une  : des solutions de l'espèce à doser, de concentrations connues. Pour des solutions diluées, l'absorbance et la concentration sont  : les points forment une droite qui passe par . On mesure enfin l'échantillon dans la même cuve et à la même que les étalons, puis on lit sa concentration sur la droite.

Exercice 4

Préparer une gamme étalon

★★★

Du protocole de TP à la droite d'étalonnage

Pour doser la tartrazine, un colorant jaune (E102), on prépare d’abord une gamme étalon à partir d’une solution mère S0\text{S}_0 de tartrazine, de concentration C0=5,0×10−5 mol⋅L−1C_0 = 5{,}0 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}. Chaque solution étalon a un volume V=50,0 mLV = 50{,}0\ \text{mL}.

Verrerie disponible : béchers ; éprouvettes graduées de 25 mL25\ \text{mL} et de 50 mL50\ \text{mL} ; pipettes jaugées de 10,0 mL10{,}0\ \text{mL} et de 20,0 mL20{,}0\ \text{mL} ; fioles jaugées de 50,0 mL50{,}0\ \text{mL} et de 100,0 mL100{,}0\ \text{mL}.

  1. On veut préparer la solution étalon S2\text{S}_2, de concentration C2=2,0×10−5 mol⋅L−1C_2 = 2{,}0 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}. Calculer le volume V0V_0 de solution mère à prélever.
  2. Choisir la verrerie, puis rédiger le protocole de préparation de S2\text{S}_2.

On mesure ensuite l’absorbance de chaque solution étalon à 427 nm427\ \text{nm}, la longueur d’onde du maximum d’absorption de la tartrazine, dans une cuve d’épaisseur 1,0 cm1{,}0\ \text{cm}, après avoir fait le blanc avec de l’eau distillée.

Solution étalonConcentration CC (mol⋅L−1\text{mol}\cdot\text{L}^{-1})Absorbance AA
S1\text{S}_11,0×10−51{,}0 \times 10^{-5}0,260{,}26
S2\text{S}_22,0×10−52{,}0 \times 10^{-5}0,500{,}50
S3\text{S}_33,0×10−53{,}0 \times 10^{-5}0,760{,}76
S4\text{S}_44,0×10−54{,}0 \times 10^{-5}1,001{,}00
  1. Montrer que ces mesures sont compatibles avec la loi de Beer-Lambert.
  2. En déduire la valeur du coefficient kk de la relation A=k×CA = k \times C, avec son unité.
Voir le corrigé

1. Lors d’une dilution, la quantité de matière de tartrazine prélevée dans la solution mère se retrouve en entier dans la solution fille : C0×V0=C2×VC_0 \times V_0 = C_2 \times V. On isole le volume à prélever :

V0=C2×VC0=2,0×10−5 mol⋅L−1×50,0 mL5,0×10−5 mol⋅L−1=20 mLV_0 = \dfrac{C_2 \times V}{C_0} = \dfrac{2{,}0 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 50{,}0\ \text{mL}}{5{,}0 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}} = 20\ \text{mL}

Les deux concentrations sont dans la même unité et se simplifient : le volume sort directement en millilitres, l’unité de VV.

2. Le prélèvement doit être précis : on utilise la pipette jaugée de 20,0 mL20{,}0\ \text{mL}, et non une éprouvette graduée, moins précise. Le volume final de 50,0 mL50{,}0\ \text{mL} s’obtient avec la fiole jaugée de 50,0 mL50{,}0\ \text{mL}. Le protocole :

  • verser un peu de solution mère dans un bécher propre et sec, pour ne pas risquer de polluer le flacon ;
  • rincer la pipette jaugée avec un peu de cette solution, puis prélever 20,0 mL20{,}0\ \text{mL} à l’aide d’une propipette (une poire aspirante) ;
  • verser ce prélèvement dans la fiole jaugée de 50,0 mL50{,}0\ \text{mL} ;
  • compléter avec de l’eau distillée jusqu’au trait de jauge, le bas du ménisque sur le trait ;
  • boucher la fiole et la retourner plusieurs fois pour homogénéiser la solution.

3. Si la loi de Beer-Lambert est vérifiée, l’absorbance est proportionnelle à la concentration : le quotient AC\dfrac{A}{C} est le même pour toutes les solutions étalons. On le calcule pour chacune :

A1C1=0,261,0×10−5 mol⋅L−1=2,6×104 L⋅mol−1\dfrac{A_1}{C_1} = \dfrac{0{,}26}{1{,}0 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}} = 2{,}6 \times 10^{4}\ \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}

A2C2=0,502,0×10−5 mol⋅L−1=2,5×104 L⋅mol−1\dfrac{A_2}{C_2} = \dfrac{0{,}50}{2{,}0 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}} = 2{,}5 \times 10^{4}\ \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}

A3C3=0,763,0×10−5 mol⋅L−1=2,5×104 L⋅mol−1\dfrac{A_3}{C_3} = \dfrac{0{,}76}{3{,}0 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}} = 2{,}5 \times 10^{4}\ \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}

A4C4=1,004,0×10−5 mol⋅L−1=2,5×104 L⋅mol−1\dfrac{A_4}{C_4} = \dfrac{1{,}00}{4{,}0 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}} = 2{,}5 \times 10^{4}\ \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}

Les quatre quotients sont très proches : aux incertitudes de mesure près, l’absorbance est proportionnelle à la concentration. Sur un graphique, les points seraient alignés sur une droite passant par l’origine. Les mesures sont donc compatibles avec la loi de Beer-Lambert.

4. Le coefficient kk est la valeur commune de ces quotients. On le calcule avec le point le plus éloigné de l’origine, S4\text{S}_4, sur lequel un petit écart de mesure pèse le moins :

k=A4C4=1,004,0×10−5 mol⋅L−1=2,5×104 L⋅mol−1k = \dfrac{A_4}{C_4} = \dfrac{1{,}00}{4{,}0 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}} = 2{,}5 \times 10^{4}\ \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}

L’absorbance n’a pas d’unité et la concentration s’exprime en mol⋅L−1\text{mol}\cdot\text{L}^{-1} : kk s’exprime donc en L⋅mol−1\text{L}\cdot\text{mol}^{-1}, l’inverse de l’unité de la concentration.

Réflexe à retenir : cette droite ne vaut que pour la tartrazine, à 427 nm427\ \text{nm} et dans cette cuve. L’échantillon à doser se mesure dans les mêmes conditions.

Exercice 5

L'éosine de la trousse à pharmacie

★★★

Type contrôle, avec trois documents à exploiter

L’éosine est un antiseptique rouge, qu’on applique sur la peau. Pour vérifier l’indication de l’étiquette d’un flacon, on dose par étalonnage l’espèce colorée de la solution, l’éosine disodique.

Éosine disodique 2 %

Solution pour application cutanée

Composition pour 100 mL de solution

éosine disodique
2,0 g
eau purifiée
jusqu’à 100 mL

Usage externe.

Document 1 : l’étiquette du flacon.
00,20,40,60,8400450500550600650700 absorbance A longueur d’onde λ (nm) 517
Document 2 : spectre d’absorption d’une solution d’éosine de concentration 8,0 × 10⁻⁶ mol·L⁻¹, mesuré dans une cuve de 1,0 cm. Sous l’axe, les couleurs du visible.
00,20,40,60,81,01,2024681012 absorbance A concentration C (en 10⁻⁶ mol·L⁻¹)
Document 3 : droite d’étalonnage tracée avec cinq solutions étalons d’éosine, dans la même cuve et à la même longueur d’onde que toutes les mesures de l’exercice.

La solution commerciale est trop colorée pour être mesurée telle quelle. On la dilue 1 0001\,000 fois : on obtient la solution S1\text{S}_1. On dilue ensuite S1\text{S}_1 55 fois : on obtient la solution S2\text{S}_2. Les étalons, S1\text{S}_1 et S2\text{S}_2 sont mesurés à la même longueur d’onde, dans la même cuve, après le même blanc.

Données : domaine du vert : de 490 nm490\ \text{nm} à 560 nm560\ \text{nm} ; couples de couleurs complémentaires : violet et jaune, bleu et orange, vert et rouge ; masse molaire de l’éosine disodique : M=692 g⋅mol−1M = 692\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1}. On rappelle : Cm=C×MC_m = C \times M, où CC est la concentration en quantité de matière et CmC_m la concentration en masse.

  1. Déterminer, à l’aide du document 2, la longueur d’onde λmax⁡\lambda_{\max} du maximum d’absorption de l’éosine. Expliquer la couleur rouge de la solution, puis justifier le choix de régler le spectrophotomètre à cette longueur d’onde.
  2. Déterminer, à l’aide du document 3, le coefficient directeur kk de la droite d’étalonnage.
  3. La solution S1\text{S}_1 donne une absorbance A1=2,3A_1 = 2{,}3. Expliquer pourquoi cette mesure ne permet pas de déterminer la concentration de S1\text{S}_1.
  4. La solution S2\text{S}_2 donne une absorbance A2=0,55A_2 = 0{,}55. Déterminer sa concentration C2C_2, puis la concentration CC en éosine disodique de la solution commerciale.
  5. Calculer la concentration en masse CmC_m d’éosine disodique de la solution commerciale. Le résultat est-il en accord avec l’étiquette ?
Voir le corrigé

1. Sur le document 2, le sommet de la courbe se trouve à λmax⁡=517 nm\lambda_{\max} = 517\ \text{nm}. Cette longueur d’onde appartient au domaine du vert, de 490 nm490\ \text{nm} à 560 nm560\ \text{nm} : l’éosine absorbe surtout le vert. La couleur perçue est la complémentaire de la couleur absorbée, et la complémentaire du vert est le rouge : la solution paraît rouge, comme on l’observe.

On règle le spectrophotomètre à 517 nm517\ \text{nm}, parce que l’éosine y absorbe le plus : pour une même concentration, l’absorbance y est la plus grande, ce qui rend la mesure la plus sensible.

2. Les points sont alignés sur une droite qui passe par l’origine : A=k×CA = k \times C. On lit les coordonnées d’un point de la droite éloigné de l’origine, C=10,0×10−6 mol⋅L−1=1,00×10−5 mol⋅L−1C = 10{,}0 \times 10^{-6}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} = 1{,}00 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} et A=0,95A = 0{,}95 :

k=AC=0,951,00×10−5 mol⋅L−1=9,5×104 L⋅mol−1k = \dfrac{A}{C} = \dfrac{0{,}95}{1{,}00 \times 10^{-5}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}} = 9{,}5 \times 10^{4}\ \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}

Attention à l’axe horizontal : la graduation « 10 » signifie 10×10−6 mol⋅L−110 \times 10^{-6}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}, et non 10 mol⋅L−110\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}.

3. L’absorbance A1=2,3A_1 = 2{,}3 est bien plus grande que celle de l’étalon le plus concentré, 0,950{,}95 : la solution S1\text{S}_1 sort de la gamme étalon. Rien ne garantit que la loi de Beer-Lambert reste vérifiée à une telle absorbance : pour les solutions trop concentrées, les points s’écartent en général de la droite. La droite ne peut donc pas servir, et il faut diluer davantage : c’est le rôle de la solution S2\text{S}_2.

4. L’absorbance A2=0,55A_2 = 0{,}55 est dans la gamme étalon. Avec la loi de Beer-Lambert :

C2=A2k=0,559,5×104 L⋅mol−1=5,8×10−6 mol⋅L−1C_2 = \dfrac{A_2}{k} = \dfrac{0{,}55}{9{,}5 \times 10^{4}\ \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}} = 5{,}8 \times 10^{-6}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

La lecture graphique donne la même valeur :

00,20,40,60,81,01,2024681012 absorbance A concentration C (en 10⁻⁶ mol·L⁻¹) A = 0,55C ≈ 5,8
Lecture graphique : on part de A = 0,55 sur l’axe vertical, on rejoint la droite, puis on descend sur l’axe des concentrations.

La solution S2\text{S}_2 est 55 fois plus diluée que S1\text{S}_1, elle-même 1 0001\,000 fois plus diluée que la solution commerciale. Le facteur de dilution total vaut donc F=1 000×5=5 000F = 1\,000 \times 5 = 5\,000 : la solution commerciale est 5 0005\,000 fois plus concentrée que S2\text{S}_2.

C=F×C2=5 000×5,8×10−6 mol⋅L−1=2,9×10−2 mol⋅L−1C = F \times C_2 = 5\,000 \times 5{,}8 \times 10^{-6}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} = 2{,}9 \times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

5. On passe de la concentration en quantité de matière à la concentration en masse avec la masse molaire :

Cm=C×M=2,9×10−2 mol⋅L−1×692 g⋅mol−1=20 g⋅L−1C_m = C \times M = 2{,}9 \times 10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 692\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1} = 20\ \text{g}\cdot\text{L}^{-1}

L’étiquette annonce 2,0 g2{,}0\ \text{g} d’éosine disodique pour 100 mL100\ \text{mL} de solution :

Cm, eˊtiquette=2,0 g0,100 L=20 g⋅L−1C_{m,\,\text{étiquette}} = \dfrac{2{,}0\ \text{g}}{0{,}100\ \text{L}} = 20\ \text{g}\cdot\text{L}^{-1}

Avec deux chiffres significatifs, la valeur mesurée est égale à la valeur annoncée : le dosage confirme l’indication de l’étiquette.

Réflexe à retenir : après une ou plusieurs dilutions, on remonte à la solution de départ en multipliant par le facteur de dilution total. Sans cette étape, on donnerait la concentration de la solution diluée, pas celle du flacon.

Les trois réflexes à retenir

  1. La couleur perçue est la complémentaire de la couleur absorbée. Une solution rouge absorbe surtout le vert : on repère la couleur absorbée au maximum du spectre, λmax⁡\lambda_{\max}, puis on lit sa complémentaire en face, sur l’étoile chromatique.
  2. Les étalons et l’échantillon se mesurent dans les mêmes conditions. La droite d’étalonnage ne vaut que pour la même espèce, la même longueur d’onde et la même cuve, après le même blanc.
  3. Reste dans la gamme étalon. Si l’absorbance de l’échantillon dépasse celle de l’étalon le plus concentré, dilue-le d’un facteur connu, mesure de nouveau, puis multiplie la concentration trouvée par ce facteur.

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