Exercices corrigés — Pourcentages et taux d’évolution
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- Exercice 1 : Calculer un taux d'évolution et un coefficient multiplicateur
- Exercice 2 : Évolutions successives, réciproque et taux moyen
- Exercice 3 : Compléter le cours sur les évolutions en pourcentage
- Exercice 4 : Appliquer un taux d'évolution et retrouver une valeur initiale
- Exercice 5 : Calculer un taux d'évolution global et un taux moyen
- Les trois réflexes à retenir
Une facture qui grimpe, des soldes qui s’enchaînent, un article sur l’inflation : les pourcentages d’évolution se glissent partout, et ils jouent facilement des tours. Une baisse de ne se rattrape pas avec une hausse de , et deux hausses de ne font pas . La plupart de ces pièges disparaissent avec une seule idée : une évolution en pourcentage est une multiplication. Les trois premiers exercices sont des questions flash, à faire de tête, sans calculatrice, comme les automatismes travaillés en classe : deux quiz et un texte à trous, corrigés dès que tu valides. Les deux suivants se rédigent, avec un corrigé détaillé comme au tableau : une facture d’électricité pour appliquer un taux et retrouver une valeur de départ, puis quatre années de hausse des prix, d’après les chiffres de l’Insee, jusqu’au taux d’évolution moyen.
Une évolution en pourcentage, c’est une multiplication
Taux d’évolution et coefficient multiplicateur
Quand une grandeur passe d’une valeur initiale Vi à une valeur finale Vf, son taux d’évolution compare la variation à la valeur de départ :
t = (Vf − Vi) ÷ Vi
Multiplié par 100, il s’écrit en pourcentage : t = 0,15 signifie une hausse de 15 %, t = −0,15 une baisse de 15 %. Le coefficient multiplicateur est CM = 1 + t, qui vaut aussi Vf ÷ Vi : multiplier par CM, c’est appliquer l’évolution. Pour une hausse de p %, CM = 1 + p/100 ; pour une baisse de p %, CM = 1 − p/100.
Hausse de 6 % : CM = 1,06. Baisse de 6 % : CM = 0,94. Pour retrouver la valeur initiale, on divise la valeur finale par CM.
Plusieurs évolutions : on multiplie
Quand des évolutions s’enchaînent, la seconde porte sur une valeur déjà modifiée : on multiplie les coefficients, CMglobal = CM1 × CM2 × … Ici, +10 % puis −10 % donnent 1,10 × 0,90 = 0,99, soit une baisse de 1 %. L’évolution réciproque, celle qui ramène à la valeur de départ, a pour coefficient l’inverse 1/CM.
Le taux d’évolution moyen
Le taux moyen tm de n évolutions successives est le taux qui, appliqué n fois de suite, redonne le même coefficient global CM : (1 + tm)n = CM, soit 1 + tm = CM1/n. Une hausse de 69 % en deux ans correspond à 1,691/2 = 1,3, soit +30 % par an en moyenne, et non 34,5 %.
Un pourcentage d’évolution se multiplie, il ne s’additionne pas.
Une baisse de 20 % ne se rattrape pas avec une hausse de 20 % : 0,80 × 1,20 = 0,96. Il faut une hausse de 25 %, car 0,80 × 1,25 = 1.
Avant de te lancer : pour les exercices 4 et 5, cherche au brouillon avant d’ouvrir le corrigé : c’est en te trompant que tu progresses. La calculatrice sert à partir de l’exercice 4. Les exercices réussis se cochent au fur et à mesure, et la page retient où tu en es.
Calculer un taux d'évolution et un coefficient multiplicateur
★★★Questions flash, sans calculatrice
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Juste. La bonne réponse : +25 %. La variation vaut 10 € − 8 € = 2 €, et on la compare à la valeur de départ : 2 € ÷ 8 € = 0,25, soit +25 %. Diviser par 10 €, la valeur d'arrivée, donnerait 20 % : c'est le taux de la baisse qui ramènerait le prix de 10 € à 8 €. Quant à 2 €, c'est une variation en euros, pas un pourcentage.
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Juste. La bonne réponse : 0,96. Baisser de 4 %, c'est garder 100 % − 4 % = 96 % de la valeur : CM = 1 − 0,04 = 0,96. Le nombre 0,6 correspond à une baisse de 40 %, et 1,04 à une hausse de 4 %. Un coefficient inférieur à 1 traduit une baisse, un coefficient supérieur à 1 une hausse.
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Juste. La bonne réponse : 40 €. La hausse a multiplié l'ancien prix par 1,25 : pour remonter à l'ancien prix, on divise par 1,25. Or 50 € ÷ 1,25 = 40 €, puisque 40 € × 1,25 = 50 €. Retirer 25 % de 50 € donnerait 37,50 € : les 25 % de la hausse portaient sur l'ancien prix, pas sur le nouveau. Et 62,50 € correspond à une seconde hausse de 25 %, pas au prix d'avant.
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Juste. La bonne réponse : +150 %. Le coefficient multiplicateur vaut 5 000 visiteurs ÷ 2 000 visiteurs = 2,5 : le nombre de visiteurs a été multiplié par 2,5. Le taux est CM − 1 = 2,5 − 1 = 1,5, soit +150 %. Répondre +250 % confond le coefficient et le taux, et 60 % vient d'une division par la valeur d'arrivée. Une hausse peut dépasser 100 % : la valeur a alors plus que doublé.
Évolutions successives, réciproque et taux moyen
★★★Questions flash, sans calculatrice
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Juste. La bonne réponse : 19 %. Les coefficients se multiplient : 0,90 × 0,90 = 0,81. Il reste 81 % du prix de départ, soit une baisse globale de 19 %. La seconde baisse porte sur un prix déjà réduit : elle retire moins que la première, d'où un total inférieur à 20 %. Quant à 1 %, c'est le produit des taux, 0,1 × 0,1 : ce sont les coefficients qu'on multiplie, pas les taux.
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Juste. La bonne réponse : Une baisse de 50 %. Doubler, c'est multiplier par 2 : une hausse de 100 %. L'évolution réciproque a pour coefficient l'inverse, 1 ÷ 2 = 0,5 : il faut diviser le prix par deux, soit une baisse de 50 %. Une baisse de 100 % ramènerait le prix à zéro, et une baisse ne peut pas dépasser 100 %.
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Juste. La bonne réponse : 20 % par an. On cherche un coefficient CM tel que CM × CM = 1,44. Or 1,2 × 1,2 = 1,44 : CM = 1,2, soit +20 % par an. C'est le taux d'évolution moyen. Deux hausses de 22 % donneraient 1,22 × 1,22 = 1,4884, soit +48,84 % : la moitié du taux global ne convient pas. Et 6,6 % vient de la racine carrée de 44 : la racine se prend sur le coefficient 1,44, pas sur le taux.
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Juste. La bonne réponse : Aucun : ils finissent au même prix. Les deux prix de départ ont été multipliés par les mêmes coefficients, 1,10 et 0,95, dans un ordre différent. Or l'ordre d'une multiplication ne change pas son résultat : 1,10 × 0,95 = 0,95 × 1,10 = 1,045. Les deux articles finissent au même prix, 4,5 % au-dessus du prix de départ.
Compléter le cours sur les évolutions en pourcentage
★★★Le cours en un texte à trous
Le taux d'évolution d'une grandeur se calcule en divisant sa variation par la valeur initiale ; on l'exprime le plus souvent en pourcentage . Augmenter de 3 %, c'est multiplier par 1,03 ; diminuer de 3 %, c'est multiplier par 0,97 . Ce nombre s'appelle le coefficient multiplicateur . Pour retrouver une valeur initiale à partir de la valeur finale, on divise la valeur finale par ce coefficient . Quand plusieurs évolutions s'enchaînent, on multiplie leurs coefficients : une baisse de 30 % suivie d'une hausse de 30 % ne ramène pas à la valeur de départ . L'évolution réciproque, celle qui ramène à la valeur de départ, a pour coefficient l'inverse du coefficient de départ . Enfin, le taux d'évolution moyen de n évolutions successives est le taux qui, appliqué n fois de suite , donne le même coefficient global.
Trois pièges se cachent dans ce paragraphe. Une baisse de 30 % suivie d'une hausse de 30 % donne 0,70 × 1,30 = 0,91 : il manque 9 % pour revenir au départ, car la hausse porte sur une valeur déjà réduite. L'évolution réciproque a pour coefficient l'inverse 1/CM, et son taux n'est pas l'opposé du taux de départ. Enfin, le taux moyen se calcule à partir du coefficient global : ce n'est pas la moyenne des taux.
Appliquer un taux d'évolution et retrouver une valeur initiale
★★★Application directe, sur une facture d'électricité
Pour une consommation d’électricité identique, la facture annuelle d’un foyer est passée de € en à € en .
- Calculer le taux d’évolution de cette facture entre et , en pourcentage.
- Le fournisseur annonce que, pour la même consommation, la facture augmentera de en . Calculer le montant de la facture en .
- Un voisin a subi la même hausse que ce foyer entre et : il a payé € en . Calculer le montant de sa facture en .
- Quel taux d’évolution ramènerait la facture du foyer de son montant de à celui de ? L’arrondir à , puis le comparer au taux de la question 1.
Voir le corrigé
1. Le taux d’évolution compare la variation de la facture à sa valeur de départ, celle de :
La facture a augmenté de . Le coefficient multiplicateur correspondant est ; on le retrouve en divisant la valeur finale par la valeur initiale : .
2. La hausse de s’applique à la facture la plus récente, celle de . Augmenter de , c’est multiplier par :
Pour la même consommation, la facture de s’élève à €.
3. La facture du voisin a été multipliée par entre et : sa facture de , multipliée par , donne €. Pour remonter à la facture de , on divise donc par le coefficient multiplicateur :
Vérification : . Retirer de € aurait donné €, une réponse fausse : les de la hausse portaient sur la facture de , pas sur celle de .
4. On cherche l’évolution réciproque de la hausse de : son coefficient est l’inverse de .
Le taux correspondant est , soit une baisse d’environ . On peut le vérifier avec les factures : .
Ce n’est pas une baisse de : la baisse se calcule par rapport à la facture de , plus élevée que celle de . La même différence de € représente donc une part plus petite de la valeur de départ, .
Réflexe à retenir : appliquer une évolution, c’est multiplier par ; revenir en arrière, c’est diviser par , ce qui revient à multiplier par .
Calculer un taux d'évolution global et un taux moyen
★★★Type contrôle, avec un document de l'Insee à exploiter
L’Insee mesure chaque année l’évolution des prix à la consommation, c’est-à-dire des prix des biens et des services achetés par les ménages. Le document donne cette évolution, en moyenne sur l’année, par rapport à l’année précédente.
Donnée : on considère un panier d’achats qui coûte € en , et dont le prix suit exactement l’évolution du document. Les prix s’arrondissent au centime.
- Calculer le prix de ce panier en , puis en .
- Calculer le coefficient multiplicateur global des prix entre et , arrondi à . En déduire le taux d’évolution global sur cette période, arrondi à , puis le prix du panier en .
- Un élève affirme : « Les prix ont augmenté de en quatre ans. » Expliquer son erreur.
- Calculer le taux d’évolution annuel moyen des prix entre et , arrondi à . Interpréter ce résultat.
- En , quelle part du panier peut-on acheter avec € ? En déduire de quel pourcentage a baissé, entre et , la quantité de ce panier qu’une même somme permet d’acheter.
Voir le corrigé
1. Chaque année, le prix est multiplié par le coefficient multiplicateur de l’année. En , la hausse de correspond à :
En , la hausse de s’applique au prix de , avec :
Le panier coûte € en et environ € en .
2. Les quatre évolutions s’enchaînent : on multiplie leurs coefficients.
Le taux global est , soit une hausse d’environ entre et . Le prix du panier en s’en déduit :
3. Additionner les taux revient à faire comme si chaque hausse s’appliquait au prix de . Or chaque hausse porte sur un prix déjà augmenté les années précédentes : la hausse de de , par exemple, s’applique au prix de , pas à celui de . Comme toutes ces évolutions sont des hausses, elles se cumulent un peu plus que leur somme : au lieu de . C’est le produit des coefficients qui donne l’évolution globale.
4. Le taux d’évolution moyen est le taux annuel qui, appliqué quatre fois de suite, donne le même coefficient global :
À la calculatrice, on tape , puis la touche puissance et , ou . Le taux moyen vaut , soit environ par an. Contrôle : , qui redonne à l’arrondi près.
Interprétation : si les prix avaient augmenté chaque année du même pourcentage, environ , ils auraient atteint en le même niveau qu’avec les quatre hausses du document. Le panier serait passé de € à environ € par un chemin plus régulier, comme le montre la figure.
La moyenne des quatre taux, , donne ici presque le même nombre, parce que ces taux sont petits. Ce n’est pourtant pas la bonne méthode : quatre hausses de donneraient , et non . Avec des taux plus grands, l’écart devient net, comme pour la piscine de l’exercice 2.
5. En , le panier coûte environ €. Avec €, on en achète la part :
soit environ du panier. Ce nombre est le coefficient de l’évolution réciproque de la hausse des prix : . La quantité de panier qu’une même somme permet d’acheter a donc baissé de , soit environ , et non de : le taux réciproque n’est pas l’opposé du taux de départ.
Réflexe à retenir : dans un problème d’évolutions, écris d’abord le coefficient multiplicateur de chaque étape. On multiplie les coefficients pour enchaîner, on prend l’inverse pour revenir en arrière, et la puissance du coefficient global donne le coefficient moyen.
Les trois réflexes à retenir
- Une évolution en pourcentage est une multiplication. Une hausse de multiplie la valeur par , une baisse de par . Pour appliquer l’évolution, multiplie par ; pour retrouver la valeur de départ, divise par . Et un taux d’évolution se calcule par rapport à la valeur de départ.
- On multiplie les coefficients, on n’additionne pas les taux. Pour des évolutions successives, ; pour revenir en arrière, l’évolution réciproque a pour coefficient . Une baisse de se rattrape par une hausse de , pas de .
- Le taux moyen part du coefficient global. Pour évolutions successives, ; élever le résultat à la puissance contrôle le calcul. La moyenne des taux n’en donne qu’une valeur approchée, d’autant moins bonne que les taux sont grands.
Pour aller plus loin, le taux d’évolution moyen revient dans les exercices sur les suites géométriques et la variation exponentielle, et les pourcentages de répartition dans les exercices d’analyse de l’information chiffrée.