Tle Enseignement scientifique BO n°25 du 22-6-2023

La complexité du système climatique

Résumé de cours

La complexité du système climatique Enseignement scientifique · Tle · Les Génies des Sciences · geniesdessciences.com

Ce résumé condense l’exigible du chapitre. L’idée directrice : le climat est un système — océans, atmosphère, biosphère, lithosphère, cryosphère — dont la réponse à une perturbation passe par des rétroactions qui amplifient ou amortissent.

Climat ou météo : ne plus jamais confondre

  • La climatologie étudie les variations du climat, local ou global, à moyen ou long terme : années, siècles, millénaires.
  • La météorologie étudie les phénomènes atmosphériques qu’elle prévoit à court terme : jours, semaines.
  • La température moyenne de la Terre (mesures de terrain + satellites) est un indicateur du climat global, parmi d’autres : niveau des océans, étendue des glaces polaires et des glaciers, etc.
  • Le climat présente une variabilité naturelle sur différentes échelles de temps. Mais depuis plusieurs centaines de milliers d’années, jamais la concentration de CO₂ n’a augmenté aussi rapidement qu’actuellement.

Le réchauffement, réponse à un forçage radiatif

Forçage radiatif

F=Prec¸uePeˊmiseF = P_{\text{reçue}} - P_{\text{émise}}

Différence entre l’énergie radiative reçue et l’énergie radiative émise par la Terre. À l’ère préindustrielle, l’équilibre radiatif donnait F ≈ 0 ; les émissions de GES le rendent positif : le système accumule de l’énergie.

  • Depuis un siècle et demi, on mesure un réchauffement global d’environ +1 °C, réponse du système climatique à l’augmentation du forçage due aux émissions de gaz à effet de serre : CO₂, CH₄, N₂O et vapeur d’eau principalement.
  • Mécanisme : plus la concentration des GES augmente, plus l’atmosphère absorbe le rayonnement infrarouge émis par la surface, et plus la surface reçoit de puissance radiative en retour. La capacité d’un gaz à jouer ce rôle se lit sur son spectre d’absorption combiné à son abondance.
  • L’énergie supplémentaire est essentiellement stockée par les océans (puis l’air et les sols) : d’où hausse de la température moyenne et montée du niveau des mers.

Rétroactions : amplificateurs et amortisseurs

  • Rétroactions positives (amplificatrices) au programme : hausse de la vapeur d’eau (elle-même GES) ; fonte des glaces qui diminue l’albédo (surface plus sombre → plus d’absorption) ; dégel du permafrost qui libère des GES.
  • Rétroaction négative (stabilisatrice) : à court terme, les organismes chlorophylliens constituent un puits de CO₂.
  • L’océan amortit doublement : il absorbe une fraction importante de l’énergie additionnelle et une partie du CO₂ émis. Contrepartie : la dilatation thermique de l’eau élève le niveau marin, à quoi s’ajoute la fusion des glaces continentales — et cette accumulation d’énergie rend le changement climatique irréversible à l’échelle de plusieurs siècles.

Les pièges classiques

Trois erreurs qui coûtent des points

Un hiver froid ne réfute pas le réchauffement : c’est de la météo, pas du climat. La fonte de la banquise (glace de mer, qui flotte) n’élève pas le niveau des océans — seules comptent les glaces continentales et la dilatation thermique. Et « rétroaction positive » ne veut pas dire « bonne nouvelle » : positive signifie amplificatrice de la perturbation.

Exercices corrigés

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