Exercices — Méthodes de suivi d'un titrage
💡 Conseil : fais chaque exercice au brouillon avant d’ouvrir le corrigé — c’est en te trompant que tu progresses.
Exercice 1 — Vocabulaire du titrage
- Quelles qualités doit posséder la réaction support d’un titrage ?
- Définir l’équivalence d’un titrage.
- Parmi les deux espèces mises en jeu, laquelle est le « réactif titrant » et laquelle est le « réactif titré » ?
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1. La réaction support d’un titrage doit être :
- rapide (l’état final est atteint quasi instantanément après chaque ajout) ;
- totale (le réactif limitant est entièrement consommé) ;
- unique (aucune réaction parasite ne consomme les réactifs).
2. L’équivalence est l’état du titrage où les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de la réaction support : on a versé juste assez de réactif titrant pour consommer tout le réactif titré. À l’équivalence, il y a changement de réactif limitant.
3. Le réactif titrant est celui de la burette, de concentration connue, versé progressivement. Le réactif titré est celui dont on cherche la quantité, placé en général dans le bécher. Réflexe à retenir : « titrant = burette, titré = bécher » — cette association simple évite bien des confusions dans les relations à l’équivalence.
Exercice 2 — Relation à l’équivalence
On titre un volume d’une solution d’acide chlorhydrique de concentration inconnue par une solution d’hydroxyde de sodium de concentration . La réaction support est :
L’équivalence est repérée pour un volume versé .
- Écrire la relation entre les quantités de matière à l’équivalence.
- En déduire la concentration .
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1. La réaction consomme un ion pour un ion (stœchiométrie 1:1). À l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans ces proportions :
2. On isole :
(Les volumes apparaissent au numérateur et au dénominateur : inutile de les convertir tant qu’ils sont dans la même unité.)
Astuce de vérification : et — c’est cohérent, la solution titrée est moins concentrée que la solution titrante. Un rapide contrôle de ce genre détecte les formules inversées.
Exercice 3 — Repérer l’équivalence et choisir un indicateur coloré
Le titrage de l’exercice 2 est suivi par pH-métrie : la courbe présente un saut de pH et le pH à l’équivalence vaut .
- Citer une méthode graphique permettant de déterminer sur la courbe.
- Si l’on voulait faire ce titrage sans pH-mètre, quel indicateur coloré choisir parmi :
- hélianthine (zone de virage – ) ;
- bleu de bromothymol (zone de virage – ) ;
- phénolphtaléine (zone de virage – ) ?
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1. On peut utiliser la méthode des tangentes : on trace deux tangentes parallèles de part et d’autre du saut de pH, puis la parallèle équidistante ; son intersection avec la courbe donne le point d’équivalence, d’abscisse . (Autre méthode acceptée : tracer la courbe dérivée — l’extremum de la dérivée correspond à .)
2. La règle du cours : la zone de virage de l’indicateur doit contenir le pH à l’équivalence. Ici , donc on choisit le bleu de bromothymol ( – contient ✓). L’hélianthine virerait bien avant l’équivalence, la phénolphtaléine bien après.
Réflexe à retenir : on ne choisit jamais un indicateur « au hasard » — on compare toujours sa zone de virage au pH à l’équivalence.
Exercice 4 — Titrage colorimétrique par le permanganate
On titre d’une solution de sulfate de fer (II) par une solution de permanganate de potassium de concentration . La réaction support, en milieu acide, est :
L’équivalence est repérée pour versés.
- Comment repère-t-on l’équivalence dans ce titrage, sans aucun appareil de mesure ?
- Écrire la relation à l’équivalence entre et .
- Calculer la concentration en ions fer (II).
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1. L’ion permanganate est violet, toutes les autres espèces sont incolores (ou très peu colorées). Avant l’équivalence, chaque goutte versée est décolorée par les ions . À l’équivalence, il n’y a plus de : la coloration violette persiste dans le bécher. C’est un titrage colorimétrique, sans indicateur ajouté.
2. D’après l’équation, il faut ions pour ion . À l’équivalence :
3. On isole :
Réflexe à retenir : quand la stœchiométrie n’est pas 1:1, écris toujours la relation à l’équivalence à partir de l’équation ajustée avant de calculer — le facteur 5 oublié est l’erreur la plus fréquente sur ce titrage.
Exercice 5 — Suivi conductimétrique d’un titrage (type contrôle ⭐)
On titre d’acide chlorhydrique par une solution d’hydroxyde de sodium de concentration , en suivant la conductivité du mélange. La courbe est formée de deux segments de droite : diminue avant l’équivalence puis augmente après. Leur intersection donne . Données (conductivités molaires ioniques, en ) : ; ; ; .
- Expliquer pourquoi diminue avant l’équivalence.
- Expliquer pourquoi augmente après l’équivalence.
- Calculer la concentration de l’acide.
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1. Avant l’équivalence, chaque ajout de soude consomme des ions (réaction ) et apporte à la place des ions . Or est beaucoup plus petite que : on remplace des ions très conducteurs par des ions peu conducteurs, donc diminue.
2. Après l’équivalence, il n’y a plus de à consommer : chaque ajout apporte des ions et qui s’accumulent dans le bécher. La quantité d’ions augmente, donc augmente.
3. La réaction support est de stœchiométrie 1:1, donc à l’équivalence :
Réflexe à retenir : pour interpréter une courbe conductimétrique, fais le bilan des ions qui apparaissent et disparaissent à chaque étape, puis compare leurs conductivités molaires ioniques. C’est la méthode attendue dans toutes les questions de ce type.
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