Exercices corrigés — Émission et perception d'un son
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- Exercice 1 : Émission et propagation d'un son
- Exercice 2 : Hauteur, timbre et niveau d'intensité sonore
- Exercice 3 : Le cours sur le son en un paragraphe
- Exercice 4 : Lire une période et une fréquence sur un oscillogramme
- Exercice 5 : Exploiter une échelle de niveaux d'intensité sonore
- Les trois réflexes à retenir
Un moustique qui tourne dans la chambre, une enceinte qu’on monte à fond, un souffleur de feuilles sous la fenêtre : derrière chaque son, il y a un objet qui vibre, de la matière qui transmet la vibration, et une oreille qui la perçoit. Le programme de Seconde demande aussi deux lectures de document : un oscillogramme, pour en tirer la période et la fréquence, et une échelle de niveaux d’intensité sonore, en décibels. Les exercices 1 à 3 se font sans calcul : deux quiz et un texte à trous, corrigés dès que tu valides. Les exercices 4 et 5 sont des situations de contrôle, chacune avec son document et un corrigé rédigé comme au tableau.
Le son, de la source à l’oreille
Émettre et propager
Un son est émis par un objet qui vibre : la source. Une caisse de résonance, mise en vibration par la source, rend le son plus fort sans changer sa hauteur.
La vibration se transmet de proche en proche dans un milieu matériel, gaz, liquide ou solide : le son ne se propage pas dans le vide.
Dans l’air : v ≈ 340 m·s⁻¹
La lumière va à 3,00 × 10⁸ m·s⁻¹, près d’un million de fois plus vite.
Lire un signal périodique
La période T est la plus petite durée au bout de laquelle le motif se répète. Elle s’exprime en secondes (s).
La fréquence f est le nombre de motifs par seconde. Elle s’exprime en hertz (Hz).
f = 1 / T, avec T en secondes
Pour être précis, on mesure la durée de plusieurs motifs, puis on la divise par leur nombre.
Ce que l’oreille perçoit
La hauteur dépend de la fréquence : plus elle est grande, plus le son est aigu. Le timbre dépend de la forme du motif.
Plus l’amplitude est grande, plus l’intensité sonore (en W·m⁻²) est grande, et plus le niveau d’intensité sonore, affiché en décibels (dB) par un sonomètre, est élevé.
Audibles : de 20 Hz à 20 kHz environ
En dessous, des infrasons ; au-dessus, des ultrasons. À partir d’environ 85 dB, une exposition prolongée peut abîmer l’audition ; vers 120 dB, le son devient douloureux.
Avant de te lancer : pour les exercices 4 et 5, cherche au brouillon avant d’ouvrir le corrigé : c’est en te trompant que tu progresses. Les exercices réussis se cochent au fur et à mesure, et la page retient où tu en es.
Émission et propagation d'un son
★★★Quiz de compréhension du cours
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Juste. La bonne réponse : La table, mise en vibration par le mécanisme, joue le rôle d'une caisse de résonance : elle met en mouvement plus d'air. La source du son reste le mécanisme : de fines lames de métal qui vibrent quand les picots d'un cylindre en rotation les accrochent puis les relâchent. Posé sur la table, il lui transmet sa vibration. La table ne produit pas de son par elle-même : elle vibre au rythme du mécanisme, et sa large surface de bois met en mouvement beaucoup plus d'air que la petite boîte. Le son est plus fort, mais les notes restent les mêmes : c'est le rôle d'une caisse de résonance, comme celle d'une guitare.
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Juste. La bonne réponse : Par la ficelle : le son se propage aussi dans les solides. La voix fait vibrer le fond du premier pot, qui fait vibrer la ficelle. La vibration se transmet de proche en proche le long de la ficelle jusqu'au second pot, dont le fond vibre à son tour et met en mouvement l'air près de l'oreille de Nina. Si l'on pince la ficelle entre deux doigts, la transmission s'arrête. Un son se propage dans un milieu matériel, gaz, liquide ou solide ; il ne se propage pas dans le vide.
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Juste. La bonne réponse : Il est poussé puis tiré, en va-et-vient autour de sa position : il transmet la vibration sans voyager jusqu'à l'auditeur. La membrane avance et recule : elle comprime l'air qui la touche, puis le détend. Chaque portion d'air fait de petits allers-retours autour de sa position et pousse sa voisine : la perturbation avance, la matière reste sur place. C'est ce va-et-vient que montre la flamme : elle tremble, mais elle n'est pas soufflée vers l'auditeur. Un son transporte de l'énergie, pas de matière.
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Juste. La bonne réponse : Le son met un peu de temps à parcourir quelques mètres : sans haut-parleur, le coureur le plus éloigné du starter l'entendrait après les autres. Dans l'air, le son parcourt environ 340 m en une seconde : c'est rapide, mais pas instantané. Selon la place du starter, un coureur peut se trouver une dizaine de mètres plus loin qu'un autre : le coup de départ lui parviendrait environ trois centièmes de seconde plus tard, et un 100 m se joue parfois au centième. Avec un haut-parleur derrière chaque bloc, tous les coureurs l'entendent en même temps. La lumière, elle, va à 3,00 × 10⁸ m·s⁻¹, près d'un million de fois plus vite que le son : sur un stade, son trajet est quasi instantané.
Hauteur, timbre et niveau d'intensité sonore
★★★Quiz : ce que l'oreille perçoit
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Juste. La bonne réponse : La période du motif diminue : la fréquence augmente. La hauteur d'un son dépend de sa fréquence : plus la fréquence est grande, plus le son est aigu. Comme f = 1 / T, une fréquence plus grande correspond à une période plus courte : sur l'enregistrement, les motifs sont plus serrés. L'amplitude, elle, est liée à l'intensité sonore : chanter plus aigu ne veut pas dire chanter plus fort.
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Juste. La bonne réponse : Leur timbre. Même période, donc même fréquence et même hauteur : c'est bien la même note. Même niveau d'intensité sonore : aucun des deux sons n'est plus fort que l'autre. Ce qui diffère, c'est la forme du motif, et c'est elle qui fait le timbre : c'est grâce à lui qu'on reconnaît l'instrument sans le voir.
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Juste. La bonne réponse : Des infrasons. L'oreille humaine perçoit les sons dont la fréquence est comprise entre 20 Hz et 20 kHz environ. En dessous de 20 Hz, ce sont des infrasons ; au-dessus de 20 kHz, des ultrasons, comme ceux qu'utilise l'échographie médicale. Ce n'est pas une question de niveau d'intensité sonore : c'est la fréquence de 15 Hz qui place ces grondements hors du domaine audible.
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Juste. La bonne réponse : Son amplitude augmente : l'intensité sonore et le niveau d'intensité sonore augmentent, la note reste la même. Plus l'amplitude du signal est grande, plus l'intensité sonore reçue est grande, et plus le niveau d'intensité sonore est élevé. L'intensité sonore s'exprime en watts par mètre carré (W·m⁻²) ; le niveau d'intensité sonore, en décibels (dB), est la grandeur qu'affiche un sonomètre. La période, elle, ne change pas : la hauteur non plus. Le microphone doit rester à la même place : en l'éloignant, on verrait l'amplitude diminuer sans avoir touché au volume.
Le cours sur le son en un paragraphe
★★★Le cours en un texte à trous
Un son est émis par un objet qui vibre : c'est la source. Il se propage de proche en proche dans un milieu matériel, gaz, liquide ou solide, mais pas dans le vide . Dans l'air, sa vitesse vaut environ 340 m·s⁻¹ . Sur l'enregistrement d'un son périodique, la plus petite durée au bout de laquelle le motif se répète est la période ; la fréquence, en hertz, en est l'inverse . Plus la fréquence est grande, plus le son est aigu . Deux instruments qui jouent la même note se distinguent par leur timbre , lié à la forme du motif. Un sonomètre affiche le niveau d'intensité sonore, en décibels (dB) : à partir d'environ 85 dB, une exposition prolongée peut abîmer l'audition.
Un son a besoin de matière : sans air, sans eau, sans solide entre la source et l'oreille, rien ne se transmet. La valeur 3,00 × 10⁸ m·s⁻¹ est celle de la vitesse de la lumière, près d'un million de fois plus grande que celle du son. La fréquence est l'inverse de la période, f = 1 / T, avec T en secondes : un motif plus court donne une fréquence plus grande, donc un son plus aigu. Un son fort n'est pas forcément aigu : la force du son dépend de l'amplitude, sa hauteur de la fréquence. Enfin, ce sont deux grandeurs différentes : l'intensité sonore s'exprime en watts par mètre carré, et le sonomètre affiche le niveau d'intensité sonore, en décibels.
Lire une période et une fréquence sur un oscillogramme
★★★Application directe : le bourdonnement d'un moustique
Un soir d’été, un moustique tourne autour de la lampe de chevet, avec son bourdonnement aigu. Malik approche son téléphone et lance une application qui affiche, en direct, le signal capté par le microphone : c’est la représentation temporelle du son, qu’on appelle aussi un oscillogramme. Des chercheurs se servent de ce genre d’enregistrement, fait avec un simple téléphone, pour reconnaître l’espèce d’un moustique.
Données : sur l’écran, une division horizontale correspond à , et . La fréquence se calcule par , avec la période en secondes et la fréquence en hertz (). L’être humain entend les sons de fréquence comprise entre et environ, avec . Le bourdonnement d’un gros bourdon, enregistré de la même façon, a une fréquence voisine de .
- Quel objet vibre pour émettre ce son ? Pourquoi peut-on dire que le signal enregistré est périodique ?
- Les points A et B sont deux points identiques du motif. Combien de motifs entiers les séparent, et combien de divisions horizontales ? En déduire la période du signal, en millisecondes puis en secondes.
- Calculer la fréquence du bourdonnement.
- Ce son est-il audible par l’être humain ? Est-il plus aigu ou plus grave que celui du bourdon ? Justifier.
- Le moustique se rapproche du téléphone, sans changer le rythme de ses ailes. Qu’est-ce qui change sur l’oscillogramme, et qu’est-ce qui ne change pas ? Que devient le niveau d’intensité sonore à l’emplacement du téléphone ?
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1. Ce sont les ailes du moustique qui vibrent : en battant, elles poussent puis tirent l’air qui les entoure, et cette vibration se propage de proche en proche jusqu’au microphone. Le signal est périodique : le même motif se répète, identique à lui-même, à intervalles de temps égaux.
2. Entre A et B, on compte 3 motifs entiers, qui s’étendent sur 5 divisions horizontales. Leur durée vaut :
Un motif dure trois fois moins longtemps :
soit . Mesurer trois motifs plutôt qu’un seul rend la lecture plus précise : l’erreur commise en plaçant les deux points se partage entre trois périodes.
3. La fréquence est l’inverse de la période : c’est le nombre de motifs par seconde. Pour ne pas perdre de précision à cause de l’arrondi de , on calcule avec la durée des trois motifs, puisque :
Le bourdonnement a une fréquence de environ : les ailes du moustique battent environ fois par seconde. Si tu as calculé avec la valeur arrondie , tu trouves environ : l’écart vient seulement de l’arrondi.
4. On compare la fréquence aux bornes du domaine audible, écrites dans la même unité : . Le bourdonnement est donc audible. Sa fréquence est bien plus grande que celle du bourdon, voisine de : plus la fréquence est grande, plus le son est aigu, donc le moustique émet le son le plus aigu.
5. Plus près du téléphone, le microphone reçoit un son plus intense : l’amplitude du signal augmente, les motifs montent plus haut et descendent plus bas sur l’écran. L’intensité sonore reçue par le microphone augmente, donc le niveau d’intensité sonore à cet endroit augmente aussi. En revanche, les ailes battent au même rythme : la période, donc la fréquence, ne change pas, et le son garde la même hauteur.
Réflexe à retenir : sur un oscillogramme, la période se lit sur l’axe horizontal, entre deux points identiques du motif. On compte plusieurs motifs, puis on divise leur durée par leur nombre. L’amplitude, elle, se lit sur l’axe vertical.
Exploiter une échelle de niveaux d'intensité sonore
★★★Type évaluation, avec deux documents à exploiter
En automne, les agents des espaces verts d’une commune dégagent les trottoirs des feuilles mortes avec des souffleurs à moteur thermique. Pour choisir les protections de son équipe, la responsable du service fait mesurer le niveau d’intensité sonore avec un sonomètre.
Document 2 : les mesures au sonomètre.
| Où le sonomètre est placé | Niveau d’intensité sonore |
|---|---|
| À l’oreille d’un agent qui utilise un souffleur | |
| Sur le trottoir, à de cet agent | |
| Sur le trottoir, à de deux agents équipés de souffleurs identiques |
Avec deux souffleurs identiques qui fonctionnent côte à côte, l’intensité sonore reçue sur le trottoir est deux fois plus grande qu’avec un seul.
- Quelle grandeur le sonomètre mesure-t-il, et dans quelle unité ? Avec quelle autre grandeur, qui s’exprime en watts par mètre carré (), ne faut-il pas la confondre ?
- Situer le niveau mesuré à l’oreille de l’agent sur l’échelle du document 1 : entre quels repères se trouve-t-il ? Le comparer aux deux seuils de l’échelle.
- Un agent passe une grande partie de sa journée de travail avec son souffleur. Citer deux conséquences possibles pour son audition s’il ne se protège pas, puis deux façons de se protéger.
- Expliquer, à l’aide de l’intensité sonore, pourquoi le niveau mesuré sur le trottoir est plus faible qu’à l’oreille de l’agent. Un passant est-il exposé au même risque que l’agent ?
- Avec deux souffleurs, l’intensité sonore reçue sur le trottoir double. Le niveau d’intensité sonore double-t-il lui aussi ? Que montre cet exemple sur l’échelle des niveaux d’intensité sonore ?
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1. Un sonomètre mesure le niveau d’intensité sonore, noté , en décibels (). Il ne faut pas le confondre avec l’intensité sonore, notée , qui s’exprime en : elle décrit l’énergie que le son apporte, chaque seconde, sur chaque mètre carré. Les deux grandeurs varient dans le même sens : plus l’intensité sonore reçue est grande, plus le niveau d’intensité sonore est élevé.
2. Sur l’échelle, se situe entre le repère de la tondeuse à gazon () et celui du marteau-piqueur à quelques mètres (), tout près de ce dernier. On le compare ensuite aux deux seuils :
- : le seuil de risque est dépassé, une exposition prolongée peut abîmer l’audition de l’agent ;
- : le seuil de douleur n’est pas atteint, le son n’est pas douloureux.
Le son n’est pas douloureux, mais il devient dangereux quand l’exposition dure : l’absence de douleur ne protège pas l’audition.
3. Sans protection, l’agent s’expose à une fatigue auditive (les sons paraissent étouffés après le travail), à des acouphènes, c’est-à-dire des sifflements ou des bourdonnements dans les oreilles, et, si l’exposition se répète, à une perte d’audition qui peut être définitive. Pour se protéger, il peut porter un casque antibruit ou des bouchons d’oreilles, réduire la durée d’exposition en faisant des pauses dans un endroit calme, ou utiliser un appareil moins bruyant.
4. À mesure que le son s’éloigne de la source, l’énergie qu’il transporte se répartit sur une surface de plus en plus grande : chaque mètre carré en reçoit moins. L’intensité sonore reçue diminue donc avec la distance, et le niveau d’intensité sonore diminue avec elle. Sur le trottoir, se situe entre le repère de l’aspirateur () et le seuil de risque (), sous ce seuil. Le passant n’est donc pas exposé au même risque que l’agent : le niveau reste sous le seuil de risque, et il ne fait que passer. Le bruit peut le gêner, mais d’après l’échelle, ce niveau ne présente pas de risque pour son audition.
5. Non. Le niveau passe de à : il n’augmente que de , alors que l’intensité sonore a doublé. S’il doublait, il atteindrait , bien au-delà du seuil de douleur, pour deux appareils situés à : ce serait absurde. L’échelle des niveaux d’intensité sonore n’est pas proportionnelle à l’intensité sonore : quand l’intensité sonore double, le niveau ne gagne que quelques décibels. C’est ce qui permet de ranger sur une même échelle, de à , des intensités sonores qui vont de un à mille milliards.
Réflexe à retenir : pour exploiter une échelle de niveaux d’intensité sonore, on situe la valeur entre deux repères, puis on la compare aux seuils. Et deux niveaux en décibels se comparent, ils ne se multiplient pas.
Les trois réflexes à retenir
- Une période se mesure sur plusieurs motifs. On repère deux points identiques du motif, on compte les motifs entiers qui les séparent et on divise leur durée par ce nombre. La fréquence suit, avec et en secondes.
- Fréquence et amplitude ne disent pas la même chose. La fréquence fixe la hauteur, grave ou aiguë ; l’amplitude renseigne sur l’intensité sonore, donc sur le niveau en décibels. Un son plus fort n’est pas plus aigu pour autant.
- Un niveau en décibels se situe, puis se compare aux seuils. À partir d’environ , une exposition prolongée peut abîmer l’audition ; vers , le son devient douloureux. Et doubler l’intensité sonore n’ajoute que quelques décibels.