Exercices corrigés — Ondes mécaniques progressives
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Une perturbation qui voyage sans emporter la matière avec elle : c’est l’idée de ce chapitre, et on la retrouve dans des situations très variées, du son d’un concert à la houle qui arrive sur une plage, en passant par le sol qui tremble pendant un séisme. Pour la décrire, le cours donne la célérité et le retard, puis, pour une onde périodique, la période et la longueur d’onde, reliées par . On retrouve ces outils en Terminale, avec la diffraction, les interférences et l’effet Doppler.
Si tu viens de regarder la vidéo du cours, ces exercices en sont la suite. Les trois premiers vérifient que le cours est compris, sans calcul : deux quiz et un texte à trous, corrigés dès que tu valides. Les deux suivants sont des situations de contrôle, avec des documents à exploiter, un sismogramme puis deux graphiques qui décrivent une houle, et un corrigé rédigé comme au tableau.
Une perturbation qui voyage
Une onde mécanique progressive est la propagation d’une perturbation dans un milieu matériel : l’air, l’eau, une corde, les roches. Chaque point du milieu reproduit le mouvement de la source avec un retard, en bougeant sur place : l’onde transporte de l’énergie, sans transport de matière. Elle ne se propage pas dans le vide.
La célérité
v = d / Δt
d est la distance parcourue par la perturbation pendant la durée Δt. Avec d en m et Δt en s, v est en m/s. La célérité dépend du milieu de propagation, pas de l’amplitude de la perturbation.
Le retard
τ = d / v
Un point B situé à la distance d d’un point A, plus loin de la source, reproduit le mouvement de A avec le retard τ (la lettre grecque tau), en s.
Une onde périodique sinusoïdale : deux périodicités
En un point, au cours du temps
La période T, en s, est la plus petite durée au bout de laquelle le point retrouve le même état. La fréquence vaut f = 1 / T, en hertz (Hz).
À un instant, le long du milieu
La longueur d’onde λ (la lettre grecque lambda), en m, est la plus petite distance au bout de laquelle la forme du milieu se répète, par exemple entre deux crêtes voisines.
Pendant une période T, l’onde avance d’une longueur d’onde λ : λ = v × T = v / f
La source impose la période, le milieu impose la célérité : la longueur d’onde dépend des deux.
Avant de te lancer : pour les exercices 4 et 5, cherche au brouillon avant d’ouvrir le corrigé : c’est en te trompant que tu progresses. Les exercices réussis se cochent au fur et à mesure, et la page retient où tu en es.
Ce qui voyage, et à quelle vitesse
★★★Quiz de compréhension du cours
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Juste. La bonne réponse : La perturbation : chaque spectateur reste devant son siège. Chaque spectateur se lève et se rassoit sur place, en imitant son voisin avec un petit retard : c'est le mouvement qui passe de proche en proche, et personne ne fait le tour du stade. Une onde mécanique progressive fonctionne de la même façon : dans une corde, dans l'eau ou dans l'air, chaque portion du milieu reproduit le mouvement de sa voisine avec un retard. L'onde transporte de l'énergie, sans transport de matière.
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Juste. La bonne réponse : Non : le son a besoin d'un milieu matériel pour se propager. Le son est une onde mécanique : une perturbation de la matière, transmise de proche en proche. Sans air entre le rocher et l'astronaute, rien ne transmet cette perturbation. Le sol lunaire, lui, est un milieu matériel : la vibration du choc s'y propage. Les sismomètres déposés sur la Lune lors des missions Apollo ont d'ailleurs enregistré des vibrations de son sol.
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Juste. La bonne réponse : Le son arrive d'abord par le rail, où sa célérité est plus grande que dans l'air. La célérité d'une onde dépend du milieu de propagation : environ 340 m/s pour le son dans l'air, et de l'ordre de 5 000 m/s dans l'acier d'un rail. Le coup produit deux ondes, l'une dans le rail, l'autre dans l'air : celle du rail arrive la première. La fréquence d'un son, elle, n'a pratiquement pas d'influence sur sa célérité.
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Juste. La bonne réponse : Une durée trois fois plus grande que celle de Léa. La lumière de l'éclair arrive presque instantanément ; le son, lui, met la durée Δt = d / v pour parcourir la distance d. Le son traverse le même air vers Léa et vers Tom : sa célérité v est la même, et la durée est proportionnelle à la distance. Trois fois plus loin, la durée est trois fois plus grande. La célérité dépend du milieu ; la durée de propagation dépend aussi de la distance.
Deux graphiques, deux périodicités
★★★Quiz : lire un graphique, relier T et λ
Un vibreur impose à l’extrémité d’une très longue corde un mouvement sinusoïdal : une onde périodique se propage le long de la corde. Les deux graphiques ci-dessous décrivent cette onde.
Graphique 1 : le point M au cours du temps
Graphique 2 : la corde à un instant donné
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Juste. La bonne réponse : Le graphique 1, dont l'axe horizontal est le temps. La période est une périodicité temporelle : la plus petite durée au bout de laquelle le point M retrouve le même état. Elle se lit sur un graphique dont l'axe horizontal est un temps : sur le graphique 1, deux maximums voisins sont séparés de 0,20 s. Les deux courbes sont des sinusoïdes, mais leurs axes horizontaux ne portent pas la même grandeur : un temps d'un côté, une position de l'autre.
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Juste. La bonne réponse : La distance entre deux crêtes voisines. La longueur d'onde est la périodicité spatiale : la plus petite distance au bout de laquelle la forme de la corde se répète. On la mesure entre deux crêtes voisines, ou entre deux creux voisins : ici, λ = 0,80 m. Entre une crête et le creux suivant, il n'y a qu'une demi-longueur d'onde, et la hauteur d'une crête est l'amplitude de l'onde, pas une longueur d'onde.
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Juste. La bonne réponse : Elle est divisée par deux. La célérité dépend du milieu, c'est-à-dire de la corde et de sa tension, qui n'ont pas changé : v reste la même. Avec une fréquence deux fois plus grande, la période est deux fois plus petite, et λ = v × T est divisée par deux : les crêtes se resserrent.
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Juste. La bonne réponse : D'une longueur d'onde λ. Pendant une période, le vibreur fait une oscillation complète et produit un motif de l'onde, une crête et un creux : ce motif mesure une longueur d'onde. Pendant cette durée, l'onde a donc avancé d'une longueur d'onde. Comme elle avance à la célérité v, cette distance vaut aussi v × T : c'est la relation λ = v × T. Les points de la corde oscillent sur place, mais la perturbation, elle, avance.
Le chapitre en un paragraphe
★★★Le cours en un texte à trous
Une onde mécanique progressive est la propagation d'une perturbation dans un milieu matériel. Au passage de l'onde, chaque point du milieu bouge sur place : l'onde transporte de l'énergie, sans transport de matière. Une perturbation plus forte se propage à la même célérité : la célérité dépend du milieu de propagation. Un point situé à la distance d de la source reproduit le mouvement de la source avec un retard τ, obtenu en divisant la distance par la célérité . Pour une onde périodique, la période T se lit sur un graphique tracé en fonction du temps , et la longueur d'onde λ sur un graphique tracé en fonction de la position . Pendant une période, l'onde avance d'une longueur d'onde, d'où λ = v × T .
La célérité dépend du milieu : de sa nature et de son état, comme la température de l'air ou la tension d'une corde. Elle ne dépend ni de l'amplitude de la perturbation, c'est-à-dire de sa taille, ni de la distance déjà parcourue. Pour retrouver les deux relations, contrôle les unités : des mètres divisés par des mètres par seconde donnent des secondes, d'où τ = d / v ; des mètres par seconde multipliés par des secondes donnent des mètres, d'où λ = v × T.
Les deux ondes d'un séisme
★★★Un sismogramme à exploiter
Lors d’un séisme, la rupture brutale de roches en profondeur produit des ondes mécaniques qui se propagent dans le sous-sol. Les plus rapides, les ondes P, arrivent les premières aux stations de mesure ; les ondes S, plus lentes, arrivent ensuite. Le document ci-dessous est le sismogramme d’une station située à la distance de l’épicentre, le point de la surface situé juste au-dessus de la zone de rupture : c’est l’enregistrement du mouvement du sol au cours du temps.
Données : dans les roches traversées, la célérité des ondes P vaut et celle des ondes S vaut . L’origine des dates, , est l’instant où le séisme s’est déclenché, déterminé grâce à l’ensemble des stations du réseau. On considère que les deux ondes partent au même instant de l’épicentre et parcourent la distance à célérité constante.
- Relever, sur le sismogramme, la date d’arrivée des ondes P et la date d’arrivée des ondes S.
- Calculer la distance entre l’épicentre et la station à l’aide des ondes P, puis vérifier ce résultat avec les ondes S.
- Calculer le retard des ondes S sur les ondes P à cette station, c’est-à-dire l’écart entre leurs dates d’arrivée.
- Une seconde station se trouve à de l’épicentre, deux fois plus loin que la première. Calculer les dates d’arrivée des ondes P et des ondes S à cette station, puis le retard des ondes S sur les ondes P. Comment ce retard évolue-t-il avec la distance ?
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1. Chaque date se lit au début du train d’ondes correspondant, là où la trace commence à osciller : les ondes P arrivent à et les ondes S à .
2. L’origine des dates est l’instant du séisme : les ondes P ont mis la durée pour parcourir la distance . D’après la définition de la célérité, , donc :
Vérification avec les ondes S, qui ont mis la durée :
Les deux ondes donnent la même distance : la station se trouve à de l’épicentre.
3. Le retard des ondes S sur les ondes P est l’écart entre leurs dates d’arrivée :
4. À la distance , chaque onde met la durée , et l’origine des dates reste l’instant du séisme :
À une distance deux fois plus grande, le retard est deux fois plus grand : au lieu de . Le retard est proportionnel à la distance, puisque : les ondes S perdent du terrain sur les ondes P tout au long du trajet. C’est ce qui permet d’estimer la distance de l’épicentre à partir d’un seul sismogramme, même sans connaître l’instant du séisme : il suffit d’y lire le retard . Avec les distances obtenues par trois stations, on peut ensuite localiser l’épicentre.
Réflexe à retenir : quand deux ondes partent du même endroit au même instant, l’écart entre leurs dates d’arrivée grandit avec la distance parcourue. Mesurer ce retard, c’est mesurer une distance.
La houle au large
★★★Type contrôle, avec deux documents à exploiter
Au large d’une côte, une bouée de mesure, ancrée sur le fond, enregistre en continu la hauteur de la surface de l’eau. Ce jour-là, la houle, formée par une tempête lointaine, est très régulière : on la modélise par une onde périodique sinusoïdale qui se propage vers la côte.
Document 1 : à l’emplacement de la bouée, au cours du temps
Document 2 : la surface de l’eau à un instant donné
Données : la période d’une houle ne change pas quand elle s’approche de la côte. Près de la plage, là où l’eau est peu profonde, cette houle ne se propage plus qu’à la célérité . On rappelle que .
- Lequel des deux documents montre la périodicité temporelle de la houle, et lequel montre sa périodicité spatiale ? Justifier à l’aide des axes.
- Déterminer le plus précisément possible la période de la houle, puis sa fréquence .
- Déterminer la longueur d’onde de la houle au large.
- Calculer la célérité de la houle au large, en puis en .
- Calculer la longueur d’onde de la houle près de la plage. Décrire ce qu’observe une personne qui regarde les vagues arriver sur la plage.
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1. Le document 1 a pour axe horizontal le temps : il montre comment la hauteur de l’eau évolue au cours du temps en un même point, l’emplacement de la bouée. C’est lui qui montre la périodicité temporelle. Le document 2 a pour axe horizontal une distance : il montre la forme de la surface à un instant donné. C’est lui qui montre la périodicité spatiale.
2. Pour être plus précis, on mesure plusieurs périodes d’un coup. Sur le document 1, la première crête est à et la quatrième à : elles sont séparées de trois périodes.
La fréquence est l’inverse de la période :
3. Sur le document 2, la première crête est à et la troisième à : elles sont séparées de deux longueurs d’onde.
Document 1 : à l’emplacement de la bouée, au cours du temps
Document 2 : la surface de l’eau à un instant donné
4. Pendant une période, la houle avance d’une longueur d’onde :
Pour l’exprimer en , on calcule la distance parcourue en une heure, soit :
La houle parcourt environ en une heure : sa célérité vaut environ .
5. La période ne change pas, , mais la célérité diminue :
Près de la plage, les crêtes ne sont plus séparées que de , au lieu de au large : en arrivant, les vagues se resserrent. Elles arrivent pourtant au même rythme qu’au large, une crête toutes les . La longueur d’onde dépend à la fois de la source, qui impose la période, et du milieu, qui impose la célérité.
Réflexe à retenir : pour lire une période ou une longueur d’onde, mesure plusieurs motifs d’un coup, puis divise par leur nombre. L’erreur de lecture se répartit alors sur tous les motifs mesurés.
Les trois réflexes à retenir
- Regarde l’axe horizontal avant de lire un graphique. Si c’est un temps, l’écart entre deux crêtes voisines est une période ; si c’est une distance, c’est une longueur d’onde . Les deux courbes peuvent avoir exactement la même forme.
- Ne confonds pas la célérité et la durée de propagation. La célérité dépend du milieu ; la durée, elle, dépend aussi de la distance parcourue : . Dans un même milieu, une distance deux fois plus grande donne une durée deux fois plus longue.
- Mesure plusieurs périodes ou plusieurs longueurs d’onde d’un coup, puis divise. L’erreur de lecture se répartit sur tous les motifs mesurés. La carte en haut de page rappelle les relations du chapitre.