Exercices corrigés — Les éléments chimiques et la radioactivité
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Presque tous les éléments chimiques qui t’entourent ont été fabriqués dans des étoiles, à partir de l’hydrogène des débuts de l’Univers. Et certains noyaux sont instables : ils se désintègrent au hasard, mais à un rythme régulier dès qu’ils sont très nombreux. Ce rythme, caractérisé par la demi-vie, permet de dater des restes anciens et d’utiliser des noyaux radioactifs à l’hôpital, avec des précautions. Les trois premiers exercices vérifient que le cours est compris, sans calcul : deux quiz et un texte à trous, corrigés dès que tu valides. Les deux suivants sont des situations de contrôle : des noyaux à compter demi-vie après demi-vie, puis une datation au carbone 14, avec un corrigé rédigé comme au tableau.
Des étoiles aux noyaux radioactifs
1D’où viennent les éléments
- Premières minutes de l’Univers. Il se forme des noyaux d’hydrogène et d’hélium, environ trois quarts et un quart de la masse, avec des traces de lithium.
- Dans les étoiles. La fusion assemble des noyaux légers en noyaux plus lourds : carbone, azote, oxygène, fer…
- En fin de vie des étoiles. Leur matière est dispersée dans l’espace : de nouvelles étoiles et des planètes, comme la Terre, se forment avec elle.
2Trois milieux, trois compositions
Proportions en masse, valeurs arrondies.
Univers (la matière connue)
H 74 % · He 24 % · autres 2 %
Terre (le globe entier)
Fe 32 % · O 30 % · Si 15 % · Mg 14 % · autres 9 %
Corps humain (un être vivant)
O 65 % · C 18 % · H 10 % · N 3 % · autres 4 %
H hydrogène, He hélium, O oxygène, Fe fer, Si silicium, Mg magnésium, C carbone, N azote. Sur Terre, l’hydrogène se trouve surtout dans l’eau et dans certaines roches : il pèse peu à l’échelle du globe.
3Fusion ou fission
Dans la notation AZX, Z est le nombre de protons et A le nombre de nucléons (protons et neutrons). Dans une réaction nucléaire, la somme des A et la somme des Z se conservent.
- Fusion : des noyaux légers s’assemblent en un noyau plus lourd. C’est la réaction des étoiles.
- Fission : un noyau lourd, comme l’uranium 235, se casse en deux noyaux plus légers. C’est la réaction des centrales nucléaires.
4La demi-vie
Un noyau radioactif se désintègre à un instant aléatoire. Dans un échantillon macroscopique, la moitié des noyaux se désintègre en une demi-vie t½, qui est caractéristique du noyau.
Au bout de n demi-vies : N = N0 / 2n
N0 : noyaux au départ ; N : noyaux restants ; n : nombre de demi-vies écoulées ; 2n : 2 multiplié n fois par lui-même, par exemple 23 = 8.
5Dater et soigner
Dater
Après la mort d’un être vivant, son carbone 14 (demi-vie 5 730 ans) n’est plus renouvelé. On mesure la proportion qui reste, on en déduit le nombre de demi-vies écoulées, puis l’âge :
âge = n × t½
50 %, 25 % et 12,5 % restants : 1, 2 et 3 demi-vies. Pour une autre valeur, on lit l’âge sur la courbe de décroissance.
Soigner, et se protéger
Un traceur radioactif fixé dans un organe permet d’en faire une image (scintigraphie). Le rayonnement d’autres noyaux détruit des cellules malades, comme l’iode 131 dans la thyroïde.
Pour se protéger : limiter la durée d’exposition, s’éloigner de la source (distance), s’abriter derrière un écran de plomb. Un dosimètre mesure la dose reçue.
Avant de te lancer : pour les exercices 4 et 5, cherche au brouillon avant d’ouvrir le corrigé : c’est en te trompant que tu progresses. Les exercices réussis se cochent au fur et à mesure, et la page retient où tu en es.
D'où viennent les éléments ?
★★★Quiz de compréhension du cours
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Juste. La bonne réponse : Les noyaux d'hydrogène datent des premières minutes de l'Univers ; le noyau d'oxygène s'est formé plus tard, dans une étoile. Juste après le Big Bang, la matière était faite d'hydrogène et d'hélium, avec des traces de lithium : il n'existait encore aucun noyau d'oxygène. L'oxygène s'est formé plus tard dans des étoiles, par la fusion de noyaux plus légers, puis il a été dispersé dans l'espace à la fin de leur vie. Le noyau d'hydrogène, un simple proton, n'a pas eu besoin d'étoile : il date des premières minutes de l'Univers. Une même molécule d'eau réunit donc des noyaux d'âges très différents.
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Juste. La bonne réponse : L'oxygène. La Terre est surtout constituée d'oxygène, d'hydrogène, de fer, de silicium et de magnésium, et les êtres vivants de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote : l'oxygène et l'hydrogène figurent dans les deux listes. Mais l'hydrogène représente environ 74 % de la masse de la matière connue de l'Univers. L'oxygène, lui, n'en représente qu'environ 1 %, loin derrière l'hydrogène et l'hélium. Le fer, abondant dans la Terre, ne fait pas partie des principaux éléments des êtres vivants.
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Juste. La bonne réponse : Environ les trois quarts du disque. L'hydrogène représente environ 74 % de la masse de la matière connue de l'Univers, l'hélium environ 24 %, et tous les autres éléments réunis environ 2 %. Le disque entier représente 100 %, soit 360° : le secteur de l'hydrogène en occupe environ les trois quarts (0,74 × 360° ≈ 266°), celui de l'hélium environ un quart. Plus de 95 %, c'est la part de l'hydrogène et de l'hélium réunis.
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Juste. La bonne réponse : D'une fusion : deux noyaux légers s'assemblent en un noyau plus lourd. Pour classer une réaction nucléaire, on compare les noyaux de chaque côté de la flèche. Au départ, deux noyaux de carbone de 12 nucléons ; à l'arrivée, un noyau de néon de 20 nucléons, plus lourd que chacun d'eux : des noyaux légers se sont assemblés, c'est une fusion. Le noyau d'hélium libéré ne change rien à ce classement. Une fission, elle, casse un noyau lourd, comme l'uranium 235 et ses 235 nucléons, en deux noyaux plus légers. Le nombre de nucléons (12 + 12 = 20 + 4) et la charge (6 + 6 = 10 + 2) se conservent.
Des noyaux qui se désintègrent au hasard
★★★Quiz : radioactivité, demi-vie et médecine
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Juste. La bonne réponse : On ne peut pas prévoir combien de ses noyaux se seront désintégrés. L'instant où un noyau se désintègre est aléatoire : on ne peut pas le prévoir. La demi-vie décrit un échantillon macroscopique, qui contient un nombre immense de noyaux : en une demi-vie, la moitié d'entre eux se désintègre. Avec 4 noyaux seulement, le hasard l'emporte : il peut en rester 0, 1, 2, 3 ou 4. C'est pour cela que la définition de la demi-vie précise « dans un échantillon macroscopique ».
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Juste. La bonne réponse : L'échantillon d'iode 131, dont la demi-vie est la plus courte. La demi-vie est caractéristique du noyau radioactif : elle ne dépend pas du nombre de noyaux de l'échantillon. Un mois représente presque 4 demi-vies de l'iode 131 : il reste moins d'un dixième de ses noyaux de départ. Pour le césium 137, un mois est très court devant 30 ans : l'échantillon a perdu moins de 1 % de ses noyaux. Plus la demi-vie est courte, plus le nombre de noyaux diminue vite.
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Juste. La bonne réponse : Des noyaux radioactifs du traceur, fixé dans l'organe. En scintigraphie, la source du rayonnement se trouve à l'intérieur du patient : ce sont les noyaux radioactifs du traceur, concentrés dans l'organe étudié. Une caméra placée près du patient détecte ce rayonnement et forme une image de l'organe et de son fonctionnement. Une radiographie fonctionne autrement : un appareil envoie des rayons X à travers le corps, sans aucun noyau radioactif.
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Juste. La bonne réponse : Son corps contient encore des noyaux radioactifs du traceur, qui émettent un rayonnement. Les noyaux de technétium 99m ne disparaissent pas d'un coup : 6 heures après l'injection, il en reste la moitié, et 12 heures après, le quart. Pendant ces heures, le patient émet encore un peu de rayonnement. Limiter la durée des contacts et garder un peu de distance réduit la dose que reçoit l'enfant : c'est le rayonnement, émis à distance, qu'on limite, et non une contagion. Au bout de quelques jours, il ne reste presque plus rien du traceur.
Le chapitre en un paragraphe
★★★Le cours en un texte à trous
Juste après le Big Bang, la matière contenait surtout de l'hydrogène et de l'hélium . Les autres éléments se sont formés pour l'essentiel dans les étoiles , par des réactions de fusion qui assemblent des noyaux légers en noyaux plus lourds. Dans une centrale nucléaire, au contraire, un noyau lourd d'uranium 235 se casse en deux noyaux plus légers : c'est une fission . Certains noyaux sont instables : un noyau seul se désintègre à un instant aléatoire . Dans un échantillon macroscopique, la moitié des noyaux présents au départ s'est désintégrée au bout d'une durée appelée demi-vie , qui est caractéristique du noyau considéré . Pour dater les restes d'un être vivant, on mesure la proportion de carbone 14 qu'ils contiennent encore.
Juste après le Big Bang, il n'existait que de l'hydrogène et de l'hélium, avec des traces de lithium : le carbone, l'oxygène et le fer se sont formés plus tard, dans les étoiles. La fusion assemble des noyaux légers, la fission casse un noyau lourd : ce sont deux réactions nucléaires opposées. La demi-vie n'est pas la « durée de vie » d'un noyau : au bout d'une demi-vie, la moitié des noyaux de l'échantillon est encore là, et l'instant où chacun se désintégrera reste imprévisible. Enfin, le carbone 12 est stable : sa quantité ne change pas après la mort. C'est le carbone 14, radioactif, qui sert d'horloge.
Les déchets d'un service de médecine nucléaire
★★★Demi-vies et précautions, à l'hôpital
Dans un service de médecine nucléaire, les seringues, les compresses et les flacons qui ont contenu un produit radioactif sont des déchets radioactifs. Ils sont rangés dans des poubelles plombées, c’est-à-dire doublées de plomb, une par noyau radioactif, puis dans un local fermé à clé, le local de décroissance. La règle du service : chaque sac de déchets y reste au moins dix demi-vies du noyau qu’il contient. Une mesure vérifie ensuite que son rayonnement ne se distingue plus de la radioactivité naturelle, avant de l’évacuer avec les déchets ordinaires de l’hôpital.
Données : la demi-vie se note . Technétium 99m, utilisé pour des examens d’imagerie : . Iode 131, utilisé pour traiter certaines maladies de la thyroïde : . On rappelle que .
- Un sac de déchets contient, au moment où on le ferme, noyaux de technétium 99m. Combien en reste-t-il au bout de ? au bout de ?
- Montrer qu’au bout de dix demi-vies, le nombre de noyaux restants est inférieur au millième du nombre de noyaux de départ.
- Calculer, en jours, la durée minimale pendant laquelle ce sac reste dans le local de décroissance. Faire de même pour un sac de déchets d’iode 131.
- Expliquer pourquoi le service range les déchets dans une poubelle différente pour chaque noyau radioactif.
- Citer deux précautions qui protègent le personnel quand il manipule ces déchets, et expliquer comment chacune réduit le rayonnement reçu.
Voir le corrigé
1. À chaque demi-vie, le nombre de noyaux restants est divisé par 2. Au bout de , soit une demi-vie, il reste :
Au bout de , le nombre de demi-vies écoulées vaut :
Le nombre de noyaux a été divisé 4 fois par 2, c’est-à-dire par :
2. Au bout de dix demi-vies, le nombre de noyaux a été divisé dix fois par 2, c’est-à-dire par : il reste noyaux. Comme est plus grand que , est plus petit que : il reste bien moins d’un millième des noyaux de départ.
Moins d’un millième, ce n’est pas zéro : il reste encore des noyaux radioactifs dans le sac. C’est pour cela qu’une mesure le contrôle avant son évacuation.
3. Pour le technétium 99m, dix demi-vies durent :
Comme , cela représente : le sac reste au moins dans le local. Pour l’iode 131 :
4. Un sac qui contiendrait les deux noyaux devrait attendre la durée la plus longue, celle de l’iode 131 : . Les déchets de technétium 99m, qui pourraient sortir au bout de , resteraient alors fois plus longtemps que nécessaire, et le local se remplirait. Avec une poubelle par noyau, chaque sac ne reste que la durée imposée par son propre noyau.
5. Trois précautions réduisent le rayonnement reçu (deux suffisent pour répondre) :
- l’écran : les poubelles et les murs plombés absorbent une grande partie du rayonnement ;
- la distance : manipuler les sacs avec des pinces, sans les porter contre soi, éloigne la source, et le rayonnement reçu diminue quand on s’en éloigne ;
- la durée : rester le moins longtemps possible dans le local réduit la dose reçue.
Le personnel porte aussi un dosimètre. Il ne protège pas : il mesure la dose reçue, pour vérifier qu’elle reste sous les limites fixées.
Réflexe à retenir : pour un calcul de demi-vie, convertis d’abord la durée en nombre de demi-vies, , avec les deux durées dans la même unité. Ensuite seulement, divise fois par 2.
Ötzi, l'homme des glaces
★★★Type contrôle : une datation au carbone 14, avec trois documents
Document 1 - L’homme des glaces. En septembre 1991, deux randonneurs découvrent, dans un glacier des Alpes, à la frontière entre l’Italie et l’Autriche, le corps d’un homme conservé par la glace. Surnommé Ötzi, il portait des vêtements de cuir, une cape d’herbes tressées, un arc en bois et une hache dont la lame en cuivre est fixée à un manche en bois d’if.
Document 2 - Le carbone 14, une horloge. Le carbone d’un être vivant contient une petite proportion de carbone 14, un noyau radioactif. Tant qu’un être vivant est en vie, il échange du carbone avec son milieu (photosynthèse des plantes, respiration, alimentation) : la proportion de carbone 14 de son carbone reste à peu près égale à celle de l’atmosphère. Après sa mort, ces échanges cessent, et les noyaux de carbone 14 qui se désintègrent ne sont plus remplacés. On considère que la proportion de carbone 14 de l’atmosphère est restée la même au cours du temps. La courbe donne la proportion de carbone 14 restante dans un reste d’être vivant, en pourcentage de celle d’un être vivant actuel, en fonction du temps écoulé depuis sa mort.
Document 3 - Le résultat de l’analyse.
Laboratoire de datation par le carbone 14
Résultat d’analyse
- Échantillon
- fragment d’os de l’homme des glaces
- Mesure
- proportion de carbone 14 dans le carbone de l’échantillon
- Résultat
- 53 % de la proportion d’un être vivant actuel
- Déterminer, à l’aide du document 2, la demi-vie du carbone 14. Vérifier la valeur trouvée par une deuxième lecture sur la courbe.
- Expliquer, à l’aide du document 2, pourquoi la proportion de carbone 14 des os d’Ötzi a diminué depuis sa mort.
- Déterminer graphiquement, à l’aide des documents 2 et 3, l’âge des os d’Ötzi. Montrer, sans utiliser la courbe, que cet âge est inférieur à une demi-vie du carbone 14.
- Un archéologue voudrait aussi dater la lame de la hache. Expliquer pourquoi le carbone 14 ne le permet pas, puis citer deux objets de l’équipement d’Ötzi qu’on peut dater par cette méthode.
- Quelle proportion de carbone 14, par rapport à un être vivant actuel, restera-t-il dans ces os quand deux nouvelles demi-vies se seront écoulées ? Quel âge auront-ils alors ?
Voir le corrigé
1. La demi-vie est la durée au bout de laquelle la proportion de carbone 14 a été divisée par 2. Au moment de la mort, il reste du carbone 14 : on cherche sur l’axe vertical, on rejoint la courbe, puis on descend sur l’axe des temps. On lit .
Deuxième lecture : la courbe passe par au bout d’environ . Le passage de à a donc duré environ : la même durée, à la précision de la lecture près. C’est bien une demi-vie de plus. La demi-vie du carbone 14 vaut environ .
2. D’après le document 2, tant qu’Ötzi vivait, il respirait et se nourrissait : son carbone était renouvelé, et sa proportion de carbone 14 restait à peu près égale à celle de l’atmosphère. À sa mort, ces échanges ont cessé. Les noyaux de carbone 14 de ses os ont continué à se désintégrer, sans être remplacés : la proportion de carbone 14 a diminué, divisée par 2 à chaque demi-vie.
3. D’après le document 3, il reste du carbone 14 d’un être vivant actuel. Sur la courbe, correspond à environ : Ötzi est mort il y a environ .
Sans la courbe : au moment de la mort, la proportion vaut ; au bout d’une demi-vie, elle vaut . Comme elle ne fait que diminuer, la valeur de , comprise entre et , est atteinte avant la fin de la première demi-vie : l’âge est inférieur à . Et comme est proche de , l’âge est proche d’une demi-vie, ce que confirme la lecture.
4. La datation au carbone 14 s’applique aux restes d’êtres vivants, qui ont échangé du carbone avec leur milieu jusqu’à leur mort (document 2). La lame est en cuivre, un métal qui ne provient pas d’un être vivant : elle n’a jamais pris part à ces échanges, et la méthode ne s’applique pas. On peut en revanche dater le manche en bois d’if, l’arc en bois, le cuir des vêtements ou les herbes de la cape : tous proviennent d’êtres vivants. On date alors la mort de l’arbre, de l’animal ou de la plante, c’est-à-dire, à peu près, l’époque où l’objet a été fabriqué.
5. Deux nouvelles demi-vies divisent la proportion par 2 deux fois, c’est-à-dire par 4 :
Il restera environ du carbone 14 d’un être vivant actuel. Deux demi-vies durent environ : les os auront alors environ .
Réflexe à retenir : une datation passe par le nombre de demi-vies. Quand la proportion restante n’est pas , ou , on lit l’âge sur la courbe, puis on le contrôle par un encadrement entre deux nombres entiers de demi-vies.
Les trois réflexes à retenir
- Pour classer une réaction nucléaire, compare les noyaux de chaque côté de la flèche. Des noyaux légers qui s’assemblent en un noyau plus lourd : c’est une fusion, comme dans les étoiles. Un noyau lourd, comme l’uranium 235, qui se casse en deux noyaux plus légers : c’est une fission, comme dans les centrales nucléaires.
- Compte en demi-vies avant de calculer. Le nombre de demi-vies écoulées vaut , avec les deux durées dans la même unité. Au bout de demi-vies, il reste noyaux : on divise par 2 à chaque demi-vie, on ne retire pas chaque fois la moitié du nombre de départ.
- Pour dater, passe de la proportion restante au nombre de demi-vies. , et correspondent à 1, 2 et 3 demi-vies ; pour une autre valeur, lis l’âge sur la courbe et contrôle-le par un encadrement. La carte en haut de page rassemble les autres repères du chapitre.